Un large groupe de signataires appelle à manifester ce lundi 21 mai devant le siège du Mouvement Réformateur de Liège à 19h rue Vinâve d’Ile, 9 (à proximité de la place cathédrale) pour résister à la politique migratoire répressive et xénophobe qui est à l’origine de la mort de Mawda, migrante kurde de 2 ans, assassinée par la police le 17 mai matin. Le siège du MR a été choisi car il est le seul parti francophone représenté au niveau fédéral, et l’organisation du 1er Ministre actuel. L’appel exige la fin des rafles, la fermeture des centre fermés, l’accueil et la régularisation des sans-papiers ainsi que la démission des ministres Jambon et Francken.

Ce vendredi soir, 450 personnes s’étaient rassemblées à Bruxelles et 50 à Mons. À Bruxelles, les manifestants se sont réunis devant l’Office des Étrangers (Parc Maximilien, Bruxelles-Nord) avant de manifester vers le Ministère de l’Intérieur (Parc royal, zone neutre) en scandant « Tout le monde déteste la police », « Police/État/Francken/Jambon, assassin! » et « Solidarité avec les sans-papiers ». Plusieurs dizaines de policiers équipés de matraques et de boucliers attendaient les manifestants derrière des barrières barbelées et devant une auto-pompe dans la rue royale pour bloquer la zone neutre (interdite aux manifestations). La manifestation s’est alors ré-orientée vers Madou avant de repartir vers le Parc Maximilien. Quelques heures plus tard, la police est revenue pour une rafle contre les sans-papiers qui occupent le parc.

Manifestation en mémoire de Mawda à Bruxelles le 18/5

Manifestation en mémoire de Mawda à Bruxelles le 18/5

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Le 7 mai dernier, Moïse Bangoura « Lamine » était expulsé de son domicile par un huissier et des policiers. Lamine ne s’était pas laissé faire et la police avait fait venir des renforts avant de procéder à une arrestation très brutale, provoquant la mort. Le parquet de Courtrai avait déclaré que l’autopsie n’indiquait aucune violence policière « excessive », ni aucunes fracture ou hémorragie. On ne sait donc toujours pas ce qui a provoqué le décès. Une manifestation avait donc lieu ce samedi à Roulers pour demander la vérité et la justice dans cette affaire et faire reconnaître la nature raciste de ce meurtre. La police a empêché les manifestants d’approcher le centre-ville, entraînant des jets de pierres et de bouteilles. Les affrontements se sont poursuivis à la fin du rassemblement et ont donné lieu à 5 arrestations administratives et une arrestation judiciaire (pour « dégradations » et « tentative d’homicide »).

Rassemblement pour Lamine

Rassemblement pour Lamine

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Des contre-manifestant.e.s ont pris ce samedi le char N-VA pour cible à la Pride Parade à Bruxelles. Ils ont bloqué le char et tenté de retirer les drapeaux et les bannières du parti qui participait à l’évènement. La police bruxelloise est intervenue brutalement (voir ici la vidéo) et a arrêté administrativement cinq personnes.

Arrestation cet après-midi à la gay pride

Arrestation cet après-midi à la gay pride

Ce jeudi 17 mai, la garde civile espagnole au Pays Basque sud a mené une opération ordonnée par l’Audience Nationale, appelée « Zerga » (impôt) pour saisir les biens d’une cinquantaine d’anciens prisonniers basques en bloquant plus de 45 comptes bancaires et ordonnant des saisies sur salaires d’une trentaine d’entre eux. Quatre véhicules ont été emportées et 14 locaux immobiliers dont des logements ont été identifiés afin de pouvoir empêcher leur vente ou transmission dans le cas où les indemnités dues ne seraient pas réglées. Le but de cette opération est, pour l’état espagnol, de récupérer les indemnités réclamées par la justice espagnole à l’encontre d’anciens prisonniers basques en vue de régler les indemnités pour responsabilité civile qu’il leur sont réclamées par la Justice. Le montant des indemnités réclamées s’élèverait à 8 millions d’euros. Le ministère a précisé que dix d’entre elles auraient appartenu à l’organisation indépendantiste, et les autres auraient été condamnées pour des faits de « kale borroka » (violence de rue).

Saisie d'un véhicule lors de l'opération

Saisie d’un véhicule lors de l’opération

Un zadiste, âgé d’une trentaine d’années, a été condamné ce jeudi à Nantes à une peine de un an ferme avec mandat dépôt pour des violences sur deux gendarmes mobiles commises le dimanche 15 avril, sur la Zad, à Vigneux-de-Bretagne. Il a été maintenu en détention après l’audience et il a interdiction de paraître en Loire-Atlantique pendant une durée de six ans. Le trentenaire contestait avoir jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, admettant seulement avoir été présent sur une zone d’affrontements avec un bouclier. Les gendarmes mobiles visés ont eu respectivement zéro et un jour d’incapacité totale de travail.

Affrontements à la ZAD (archives)

Affrontements à la ZAD (archives)

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Un rassemblement aura lieu ce soir à 18h devant l’Office des Étrangers à Bruxelles (Chaussée d’Anvers, 59 B, 1000 Bruxelles) pour exiger la démission de Jan Jambon (vice-premier et ministre de la sécurité et de l’intérieur) et Théo Franken (secrétaire d’état à l’asile et aux migrations).

Ce jeudi 17 mai au matin, une quinzaine de patrouilleuses avec 30 policier à l’intérieur ont pris en chasse une camionnette avec une trentaine de migrants à l’intérieur. Lors de la course-poursuite sur l’autoroute E42, la police a plusieurs fois ouvert le feu sur le véhicule. Mawda, une jeune Kurde (de 2 ou 3 ans selon les sources) originaire de la région de Soulémaniyé, dans le Kurdistan irakien, a ainsi été tuée d’une balle dans la joue occasionnant un trauma crânien. La police et la justice ont publié plusieurs fois de façon contradictoire depuis hier matin, affirmant d’abord que ce n’était pas une balle qui avait tué Mawda, avant d’affirmer que les occupants du véhicule s’étaient servi de l’enfant pour casser la vitre arrière, avant de finalement reconnaître que c’était une « balle perdue » (qui visait pourtant le fourgon) qui avait causé la mort. La police accuse à présent les migrants d’avoir utilisé Mawda comme « bouclier humain ».

Une première enquête accuse directement les migrants « d’homicide volontaire », une enquête du Comité P (« police des polices ») doit également déterminer si la police a fait usage d’un usage disproportionné de la force.

Mawda

Mawda

EDIT: Alors que les autorités multiplient les communications pour noyer le poisson et différer l’aveu de culpabilité des policiers, 350 manifestants se sont rassemblés devant l’Office des étrangers avant de partir dans une manifestation sauvage qui a pris fin près de la maison communale de Saint-Josse.

La manifestation de cette fin d'après-midi

La manifestation de cette fin d’après-midi

Les expulsions ont repris aujourd’hui jeudi à 6 heures du matin la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. L’opération vise les occupants n’ayant pas régularisé leur situation en déposant un projet agricole. Une quinzaine de projets sont en cours de régularisation. Cette deuxième opération d’expulsion sur la ZAD viserait une dizaine de lieux de vie des zadistes. Cinq étaient immédiatement visés dont « La ChâTeigne », « PuiPlu », « la Vosgerie » et « la Lande de Rohanne », tous à l’ouest de la D81.

Les affrontements ont commencé. Les zadistes ont essuyés des tirs de grenades lacrymogènes près de la forêt de Rohan et un hélicoptère a survolé la zone. Plusieurs barricades ont été érigées sur la départementale 81, dont une a été incendiée. Peu après 8 h, cinq lieux étaient évacués et les huissiers ont pu terminer leurs constatations et procédures d’expulsion. Un calme relatif est revenu avant 9 h sur la ZAD, malgré quelques face à face et accrochages sporadiques entre opposants et gendarmes. Un bulldozer a dégagé les barricades, rebouché les tranchées et ouvert le passage aux engins de chantier qui ont procédé à la destruction des cinq premiers lieux ciblés.

Dix-neuf escadrons de gendarmerie, dont deux en réserve, étaient présents sur le secteur, soit 1.500 à 1.700 militaires. Une manifestation est prévue samedi dans le centre-ville de Nantes, avec un appel à la reconstruction des lieux de vie détruits dès dimanche matin. Une soirée de solidarité aura lieu ce soir à Bruxelles, à 19H au Barlok.

Les blindés de la gendarmerie forçant une barricade ce jeudi matin

Les blindés de la gendarmerie forçant une barricade ce jeudi matin


Destruction de la ChâTeigne dans l'après-midi

Destruction de la ChâTeigne dans l’après-midi

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Ce mardi 15 mai, Recep Tayyip Erdoğan a entamé sa visite de 3 jours en Grande-Bretagne par une rencontre avec la première ministre, Theresa May pour y discuter commerces, relations economiques et internationale. Des affrontements ont eu lieu avec la police qui ont voulu refouler les manifestants anti-Erdogan s’opposant aux manifestants pro-Erdogan rassemblés à Londres. Plusieurs personnes ont été bléssées et six hommes ont été arrêtés.

Toujours dans le cadre de la visite d’Erdogan, ce mardi matin, les ami.e.s d’Anna Campbell (internationaliste tuée à Afrin – voir notre article) ont escaladé le toit d’Airbus à Filton, dans la banlieu de Bristol, et déployés 3 bannières géantes d’Anna, Barin Kobane et Arin Mirkan (combattantes YPJ mortes à Afrin). Illes se sont installé.e.s sur le toit avec du matériel de camping et des fournitures pour pouvoir tenir l’occupation quelques jours. L’usine de Filton fabrique l’aile pour l’A400M, un avion de transport militaire vendus à l’armée turque.

Manifestants anti-Erdogan à Londres

Manifestants anti-Erdogan à Londres

Bannière d'Anna Campbell déployée depuis le toit de l'usine Airbus à Filton

Bannière d’Anna Campbell déployée depuis le toit de l’usine Airbus à Filton

Voilà 32 ans que le Secours rouge est actif sur Bruxelles – 18 ans sous ce nom. Cette activité ininterrompue, sur une ligne invariée, n’empêche pas ce collectif qu’on croit connu, de l’être bien mal. Les questions ne manquent pas:
– quelle est l’articulation entre le SR en Belgique et le SR International?
– quelles sont les méthodes qui permettent à différentes positions politiques de cohabiter dans le SR?
– pourquoi décidons nous de publier ceci et de ne pas publier cela sur notre site?
– plus généralement: quels sont nos critères d’intervention?
– quelles méthodes de lutte adoptons nous et quelles autres rejetons nous (et pourquoi)?
Etc. etc.

Venez avec vos questions et posez les nous autour d’un verre vendredi 25 mai (dans dix jours donc) à partir de 18H30, au Sacco-Vanzetti!

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Voir le résumé de notre histoire

Ce vendredi 11 mai, des étudiants de l’université de Nanterre se sont mobilisés et ont occupé le centre d’examen d’Arcueil, pour faire annuler leurs examens. Ces derniers avaient été délocalisé à Arcueil suite à l’occupation du campus de Nanterre. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes dans le but de disperser les manifestants, sans succès. Les examens ont finalement été annulé.

Ce lundi, à Nantes une étudiante a été gravement blessée par la police dans le cadre d’une action similaire. Les étudiants nantais avaient formé une chaîne humaine afin de bloquer l’accès aux locaux d’examen. La direction de l’université a fait appel à la police qui a délogé les étudiants à coup de matraque. L’étudiante a été hospitalisée suite à un coup de matraque sur la tête.

Les étudiants réalisent ces actions dans le cadre du mouvement contre la loi sur « l’orientation et la réussite des étudiants » (ORE) qui vise à limiter l’accès aux études supérieures. Plusieurs autres étudiants avaient déjà été blessés lors d’action de blocage similaires (voir cet article et cet article)

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