Andreï Sokolov est un révolutionnaire russe léniniste qui s’est rapproché de l’anarchisme. Détenu une première fois dans les années ’90 pour le dynamitage de la statue du tsar Nicolas II que le gouvernement Eltsine avait fait édifier, il a depuis été assistant parlementaire pour le Parti communiste, et emprisonné à quatre reprises, notamment sous l’accusation d’avoir fourni des armes et des systèmes pyrotechniques aux forces clandestines révolutionnaires communistes et anarchistes en Russie (Andreï est armurier de profession). Il a été arrêté par les services de sécurité ukrainiens le 18 décembre et enfermé à la prison de Mariupol.

Andreï lors de sa précédente détention (prison de Lefortovo, Moscou)

Andreï lors de sa précédente détention (prison de Lefortovo, Moscou)

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Christodoulos, membre de l’Organisation Révolutionnaire du 17 Novembre (17-N), s’était échappé il y a un an de la prison de Koridallos, le 7 janvier 2014. Il purgeait à l’époque une sextuple condamnation à vie et avait bénéficié d’un congé pénitentiaire suite auquel il n’était pas retourné à la prison. A l’époque une énorme chasse à l’homme avait eu lieu, la police grecque avait même reçu l’aide de forces de sécurité américaines. Quelques jours plus tard, le 14 janvier, Christodoulos avait publié sur Indymedia Athens un communiqué où il expliquait son retour à la clandestinité et à la lutte armée. La police grecque a annonce il y a quelques heures avoir capturé le guerillero à Anavyssos (à 40km d’Athènes). Christodoulos est soupçonné d’avoir depuis son évasion participé à des actions, la police grecque dit avoir retrouvé son ADN sur un engin explosif destiné à un commissariat en mai 2014.

Christodoulos a été arrêté alors qu’il roulait à vélo, il avait radicalement changé d’apparence et portait des lunettes. La police prétend l’avoir suivi depuis plusieurs mois et ne pas l’avoir arrêté avant car le terrain lui permettait de s’enfuir facilement. Dans sa cache la police a retrouvé 7 fusils AK-47, un lance grenade et un baril d’explosif. Christodoulos sera probablement enfermé à la prison de Domokos où 3 autres prisonniers de 17-N ont déjà été transférés.

Christodoulos Xiros

Christodoulos Xiros

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Nikos Maziotis avait été l’un des premiers prisonniers à être transféré à la première prison de type-C (prison spécial pour les prisonniers politiques et rebelles). Ce 2 janvier, d’autres prisonniers ont également été transférés à la prison de Domokos. Il s’agit de Kostas Gournas (Lutte Révolutionnaire), Dimitris Koufontinas, Alexandros Yiotopoulos et un troisième (Organisation Révolutionnaire du 17 Novembre), Yannis Naxakis et Grigoris Sarafoudis (anarchistes, voir ‘Edit’ plus bas). D’autres prisonniers ont également été transférés à la prison de Domokos.

Edit : Yannis Naxakis et Grigoris Sarafoudis sont en fait accusés par l’état grec d’être membres de la Conspiration des Cellules de Feu alors qu’ils ont communiqués qu’ils étaient anarchistes mais pas membres de la CCF, désolé pour cette erreur.

La prison de Domokos

La prison de Domokos

Le 30 décembre, Nikos Maziotis, combattant de l’organisation Lutte Révolutionnaire a été transféré dans une nouvelle prison de type-c à Domokos. En solidarité, les bureaux du Conseil Légal de l’Etat – Bureau Judiciaire de Veria ont été attaqués à la peinture et 4 distributeurs de billets ont été détruits.

Pour écrire à Nikos :
Nikos Maziotis
Geniko Katastima Kratisis Domokou,
Ε Pteryga, 35010 Domokos, Fthiotida,
Greece

Nikos Maziotis

Nikos Maziotis

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La Cour Fédérale suisse de Lausanne a refusé à Marco Camenisch la libération conditionnelle auquel il a droit après avoir purgé les 2 tiers de sa peine après un an de réflexion. Cette décision fait suite au refus de deux autres cours de justice. La raison donnée par les autorités suisses est que « la violence chronique et une vision du monde qui promeut le crime », ce sont donc explicitement les opinions anarchistes et le refus de repentir du prisonnier qui sont visés. Dans leur rapport, les juges mentionnent aussi que Marco fait preuve d’un manque de « renonciation par rapport à ses violences passées et d’une distanciation par rapport à la violence comme moyen politique ». La cour écrit plus clairement que Marco ne pourra pas espérer de libération avant le mois de mai 2018.

Marco Camenisch

Marco Camenisch

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Le samedi 27 décembre, la manifestation appelée à 17 heures en solidarité avec les anarchistes détenus dans le cadre de l’Opération Pandora a parcouru les rues du centre de Barcelone et s’est terminée dans le quartier de Gràcia. Au moment d’entrer dans le quartier, des manifestants masquées ont attaqué un grand nombre de succursales bancaires, l’hôtel 5 étoiles Casa Fuster et quelques locaux commerciaux de multinationales. Aucune arrestation n’a été signalée.

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Nikos Maziotis, membre de l’organisation Lutte Révolutionnaire, a été transféré hier mardi de la prison de Diavata au tout nouveau quartier de haute sécurité et d’isolement (prison de « type C »‘) à Domokos. Les nouvelles prisons de type C ont été spécifiquement construites pour les révolutionnaires en Grèce.

Nikos Maziotis

Nikos Maziotis

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En Grande-Bretagne, il n’y a aucune limite de temps lorsqu’une personne est soumise à une caution sans charge et un sergent de garde n’a pas besoin de la permission d’un tribunal pour remettre une interdiction de manifester. Or, si elle est bafouée, le manifestant est passible d’arrestation pour violation de liberté sous caution. Une stratégie qui permet ainsi, non seulement d’empêcher quelqu’un de rejoindre une manifestation, mais aussi de lui passer l’envie de retenter un autre jour. Depuis 2008, au moins 732 personnes ont ainsi été arrêtées sans jamais avoir été poursuivies ensuite pour aucune accusation, alors que ces derniers se rendaient à des manifestations autorisées. Près de 85% des personnes interdites de manifester de la sorte, n’ont pas été par la suite mises en accusation.

La mise en liberté sous caution est donc devenue un instrument utilisé par la police britannique pour punir les manifestants et nier leur droit à manifester. La police mène sa propre justice extra-judiciaire sans aller devant aucun tribunal. Le “Network for Police Monitoring” a accumulé les preuves de la stratégie policière : “La caution policière est utilisée comme un moyen de perturber l’activité de protestation sans faire face aux inconvénients de devoir passer par un processus juridique formel. En raison de la longue expérience de la police d’avoir abusé des modalités de conditions préalables à l’inculpation contre les manifestants de manière irresponsable, nous croyons que la seule solution est le retrait complet de ce pouvoir pour toutes les infractions liées aux manifestations”.

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Dans la nuit du 20 au 21 février 2009, pendant la grève générale de 43 jours « Liyannaj Kont Pwofitasyon » (« contre l’exploitation outrancière »), un motocycliste s’est tué à 2 heures du matin, en conduisant sans casque à une vitesse non déterminée (compte-tours était bloqué à 18.500 tours!). Aucune enquête n’avait alors été diligentée en raison de la jurisprudence constante en Guadeloupe comme dans l’hexagone : La vitesse excessive et l’absence de casque constituent les causes déterminantes du décès. Mais un an après l’accident, quand la moto a été détruite, quand les constatations ne pouvaient plus être effectuées, le procureur général a ouvert une enquête contre de Charly Lendo, secrétaire adjoint de l’UGTG et 17 autres syndicalistes, mis en examen pour avoir causé indirectement la mort en raison des barrages élevés lors de la grève.

Les 17 militants de l’UGTG ont bénéficié d’un non-lieu après avoir été menacé et harcelé pendant deux ans. Seul Charly Lendo est convoqué devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre le mardi 20 Janvier 2015. Depuis le mouvement LKP de 2009, ce sont plus de 100 militants syndicalistes de l’UGTG qui ont été convoqués par la justice. Rapporté à la population salariée de la France, ce chiffre correspond à 15.000 syndicalistes convoqués devant les tribunaux. Même les avocats des syndicalistes ont fait l’objet de pressions. Le 14 janvier prochain, à la Bourse du travail à Paris, se tiendra, à l’appel du Comité international contre la répression, en présence de deux dirigeants de l’UGTG, un meeting de soutien pour l’arrêt de la répression anti syndicale en Guadeloupe.

Charly Lendo

Charly Lendo

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