Depuis ce matin, 500 policiers ont été déployés sur l’ensemble de la zone d’implantation du futur aéroport. Cette opération vise à évacuer les trois sites actuellement occupés par les opposants au projet ainsi qu’à détruire les logements qu’ils y ont construit et qu’ils protègent grâce à d’importantes barricades. Outre l’évacuation, les autorités ont également annoncé qu’elles allaient se saisir de tous les matériaux, outils et matériels de chantier. Cela fait maintenant de nombreux mois que les opposants au projet occupent les sites et font régulièrement face aux opérations policières.

Opération d'évacuation à Notre-Dame-des-Landes

Opération d’évacuation à Notre-Dame-des-Landes

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Les 22, 23 et 24 novembre sont le rendez-vous d’initiatives de solidarité avec les inculpés du procès contre l’organisation Lutte Révolutionnaire en Grèce. des grèves de la faim de solidarité ont déjà eu lieu dans les prisons grecques et des soirées d’informations ont lieu en Angleterre, au Japon et au Danemark.

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Une grande manifestation étudiante a eu lieu à Londres. De nombreux manifestants étaient en colère contre le syndicat étudiant (NUS) pour avoir accepté un itinéraire proposé par la police qui contournait le parlement et les quartiers les plus fréquentés. Cet itinéraire avait été décidé conjointement par la police et le NUS pour assurer une manifestation pacifique, suite aux incidents violents d’il y a deux ans.

À plusieurs reprises des groupes d’étudiants ont essayé de rompre l’itinéraire pour se rapprocher le parlement, mais ils ont été arrêtés par la police. Une tentative de sit-in sur le pont de Westminster également n’a pas duré longtemps. Lorsque le dirigeant du NUS a commencé son discours au point d’arrivée, il a été hué par la foule qui scandait: « NUS, honte à vous, où est ce que vous nous avez f * amenés? » Finalement, les manifestants mécontents ont carrément pris la tribune d’assaut. Le syndicat NUS avait déjà subi une grosse perte de confiance lorsque son ancien président avait condamné les étudiants impliqués dans des heurts avec la police il ya deux ans.

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Mikel Albisu Iriarte, alias ‘Antza’ et sa compagne Soledad Iparraguirre Guenechea, alias ‘Anboto’ avaient été interpellés en octobre 2004 à Salie-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques). Tous deux membres actifs de la direction de l’ETA, ils ont été inculpés pour avoir dirigé une entreprise à visée terroriste et avoir dans ce cadre commis de multiples délits (vols, extorsions, faux,…). En décembre 2010, ils avaient été condamnés en première instance à vingt ans de prison assortis d’une sûreté pour deux-tiers de la peine. Depuis le 12 novembre, le couple comparaissait devant la cour d’appel d’assises de Paris, laquelle a requis ce mercredi la peine maximale à l’égard des deux inculpés. Les délibérations de la cour devraient durer jusque ce jeudi soir, moment où l’ancien numéro 1 de l’appareil politique de l’ETA et la dirigeante en charge de la trésorerie seront fixés sur leur sort. L’avocat général a notamment justifié la lourde peine en affirmant que ‘Antza’ et ‘Anboto’ avaient cherché à donner un tour politique à leur procès en faisant une déclaration sur le passé du Pays-Basque et sur l’avenir politique de la région.

EDIT: Ce 22 novembre, la cour d’assises spéciale de Paris qui a confirmé le verdict de première instance, c’est à dire que les deux militants ont été condamnés à vingt ans de réclusion.

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L’armée belge dispose d’une capacité offensive de cyberattaques qui lui permet de riposter en cas d’agression à l’encontre de son système informatique ou de communication. La riposte militaire belge doit s’inscrire dans le droit international des conflits armés, et doit notamment être « proportionnée, nécessaire et immédiate ». Une cellule de « gestion de la cyberdéfense » existe désormais au sein du service de renseignement militaire SGRS. Elle a recruté ces dernières années des experts techniques. « Ce sont nos hackers », explique le patron du départment Infosec & Cyber Defence, le lieutenant-colonel Miguel De Bruycker.. « Il n’y a jusqu’ici jamais eu de cyberoffensive belge dans le cadre d’une opération militaire », précise-t-il néanmoins.

Au niveau national, le conseiller en sécurité du Premier ministre, Pascal Petry, annonce la création, début 2013, d’un centre belge de cybersécurité qui serait centralisé autour d’un organe unique coordonnant l’action de tous les intervenants: les services de renseignement, la police, l’armée, etc.

Dans la soirée du mercredi 8 août 2012, des pétards sont lancés devant le CRA (équivalent français de nos « centres fermés ») du Canet à Marseille. Deux personnes sont arrêtées. Après 40h de garde à vue, elles ont été déférées devant le procureur et le juge des libertés et de la détention. Elles en sortent avec un contrôle judiciaire hebdomadaire et une interdiction de s’approcher des centres de rétention. Ces deux personnes passaient devant le Tribunal d’Instance de Marseille ce vendredi 16 novembre 2012. Elles étaient accusés de « mise en danger d’autrui ». Le procureur a demandé 800 euros pour l’une, 1 500 euros pour l’autre. Après la plaidoirie de l’avocat qui a argumenté contre l’accusation de « mise en danger d’autrui », les deux personnes accusées ont été condamnées à 400 euros chacune. De nombreuses personnes sont venues soutenir les deux inculpés – une bonne cinquantaine à l’intérieur et tout autant qui n’ont pas pu entrer.

Vendredi 16 novembre, deux personnes ont été arrêtées devant la permanence du Parti Socialiste de Paris 12e qui avait été taguée et placardée d’affiches en soutien la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Après une détention de 62 heures, elles ont été inculpées et libérées avec une convocation en justice pour le 16 janvier. L’une d’elle a rédigé un compte-rendu détaillé de l’arrestation, des interrogatoires, de la perquisition etc.

Lire le compte-rendu

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Une manifestation organisée dans la soirée du dimanche 18 pour protester contre l’ouverture d’une section locale du parti ultranationaliste Aube Dorée à Agrinio, dans l’ouest de la Grèce, s’est terminée en affrontements avec les forces de l’ordre. La police locale, renforcée par des agents anti-émeutes en provenance d’Athènes, ont tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes contre les 200 personnes qui s’étaient rassemblées dans la ville contre la cérémonie d’inauguration de cette section, cérémonie à laquelle assistaient des membres haut placés du parti ainsi que de nombreux militants venus de tout le pays. Plus tôt dans la journée, les bureaux d’Aube Dorée à Karditsa et à Xanthi dans le nord avaient été la cible d’attaques jusqu’ici non revendiquées.

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L’Observatoire International des Prisons a publié aujourd’hui un communiqué de presse dans lequel il dénonce clairement l’absence de politique pénale en Belgique. Il condamne notamment le manque de mesures efficaces pour lutter contre la surpopulation carcérale. Il critique également la détention à domicile (couteuse et totalement contraire à l’objectif de réduction de la surpopulation, elle entraine un traumatisme réel pour le détenu, sa famille et son entourage) et la détention préventive sous surveillance électronique (elle sera l’occasion de faire tomber une nouvelle catégorie de prévenus sous le coup d’un enfermement). Rappelons que cette dernière vient d’entrer en phase de test dans notre pays. Elle a également récemment été commentée dans un rapport de l’Institut National de Criminalistique et de Criminologie, lequel ‘précise qu’il est possible que les détenus placés sous surveillance électronique restent plus longtemps sous contrôle judiciaire que s’ils avaient été en prison’. Enfin, l’OIP dénonce la mise en place de la vidéoconférence qu’il considère comme ‘dangereuse et non acceptable dans un état de droit’ en raison de la dépersonnification de la procédure.

Samedi, un homme muni d’un détecteur de métaux a découvert une cachette dans la forêt de Saint-Aigulin, à 80 kilomètres au nord-est de Bordeaux. Il y a découvert un bidon contenant des documents en basque, un CD, une clé USB et un disque dur. L’homme a remis le bidon aux autorités locales qui l’on immédiatement remis à la section antiterroriste du parquet de Paris. Ce dernier a annoncé un potentiel lien avec l’ETA, et a ouvert une enquête. Après première analyse des documents, ce prétendu lien n’a pas pu être établi.

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