Tôt dans la matinée de mardi, environ 60 membres de la Garda (police de la République d’Irlande) ont fouillé des maisons et des commerces dans la ville de Cork et dans le nord du Comté. Des documents ainsi que d’autre matériel auraient été saisis, mais il n’y a aucune arrestation. Cette opération s’est déroulée que la Real IRA ait revendiqué l’exécution d’un trafiquant de drogue reconnu à Cork le 20 janvier. La police maintient une ligne ouverte pour savoir si la R.IRA est responsable de l’exécution de Gérard Staunton. Une brochure a été distribuée la semaine dernière par les républicains de la R. IRA dans laquelle les républicains avertissent qu’ils ont une liste de trafiquants de drogue présumés qui ont été ‘marqués pour l’exécution’.

Peu de jours après que l’INLA et l’O.IRA n’aient déposé les armes, la Réal IRA avait revendiqué diverses actions armées… Dans un appel téléphonique au Belfast Telegraph, un porte-parole déclarant parler au nom de la ‘brigade de Belfast’ de la R.IRA., a déclaré que l’organisation avait réalisé l’attaque contre la caserne du PSNI (police nord-irlandaise) dans Old Park, Belfast et contre un entrepreneur local qui travaillait avec les Britanniques. La R.IRA de Cork explique clairement sa position sur la question de la drogue et les attaques contre les barons de la drogue (notamment l’exécution de Staunton, où en affirmant qu’ils y ont été contraints au regard de la gravité et de la répétition des faits) dans le bulletin Beir Bua de Cork (photo).

Jaquette du Beir Bua

Jaquette du Beir Bua

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De 400 à 500 manifestants se sont rassemblés Langestrasse, prenant la police tout à fait au dépourvu. Les murs ont été remplis de slogans, de tags et de graffitis contre les yuppies, le capital, en solidarité avec les sans-papiers, etc. signés de nombreux anarchistes et de quelques marteaux et faucilles. Limmatplatz, certains ont essayé de détruire les caméras de vidéosurveillance avec de longs bâtons, ce qui a partiellement fonctionné. Des limousines, une voiture des socialistes et celle du porte-parole de la police urbaine ont été démolies. Le long de la Langstrasse, de nombreux bordels et boîtes de nuit ont été barbouillés de slogans contre le sexisme et le patriarcat. En plus, les vitres des locaux suivants ont volé en éclats:

-McDonalds.
-Hooters (grande chaîne de restauration internationale qui emploie uniquement des femmes, étant obligées de porter des petits shorts et décolletés profonds. Sans doute le point de rencontre du pire machisme et de l’oppression patriarcale.)
-Une joaillerie.
-La Banque cantonale de Zurich.
-Mercedes.
-Un local yuppi construit sur les décombres d’un ancien squat.
-Un shop mobilezone.
-Une banque spécialisée sur la gestion de grosses fortunes.
-Tamedia [une entreprise médiatique suisse.

Le défilé a été bloqué à la Stauffacherbrücke par quelques fourgons de flics (qui lui barraient la route pour la première fois) se précipitant sur place, ce qui a empêché la pénétration du centre-ville. Après quelques pavés, balles en caoutchouc et lacrymos, le défilé a fait demi-tour et est resté dans le 4e arrondissement jusqu’à 2h du mat. Il n’y a pas eu d’arrestations.

Tags de la manifestation surprise de Zurich

Tags de la manifestation surprise de Zurich

Voir la manif au journal télévisé zurichois

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Le vendredi 22 janvier, le feu a été mis dans le service local des Etrangers à Göttingen. Une forte déflagration s’est produite blessant légèrement un employé qui tentait d’éteindre l’incendie. La police a trouvé à proximité des lieux une sorte de lettre de revendication exigeant un arrêt général des expulsions de réfugiés.

Service local des étrangers de Gottingen

Service local des étrangers de Gottingen

En décembre 2004, un texte qui dénonçait la participation de la société Bouygues aux chantiers des centres de rétention et appelait au lancement d’un mouvement contre l’entreprise, dans le cadre de la campagne anti-rétention qui s’est déroulée de novembre 2004 à avril 2005, était reproduit sur les sites CNT, Indymedia, Pajol, Réseau anti-pub. En janvier 2005, la société Bouygues a porté plainte contre la diffusion de ce texte.

Aujourd’hui, après cinq ans d’instruction, quatre personnes, dont les administrateurs techniques des sites Indymedia, Pajol, Réseau anti-pub, sont renvoyés en correctionnelle, pour avoir commis le délit de ‘provocation directe, suivie d’effet, à la commission de destructions, dégradations et détériorations dangereuses pour les personnes’.

Rassemblement de soutien aux personnes inculpées vendredi 12 février 2010 à 13h à la 17e chambre correctionnelle de Paris, Palais de Justice de Paris, 4 bd du Palais, 75001 Paris (métro Cité).

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Entre 400 et 500 personnes se sont rassemblées par surprise dans une manifestation non-autorisée sur une place proche de la gare. Les manifestants ont sprayé plusieurs voitures et façades et endommagé des vitres de véhicules, de restaurants et de magasins. De nombreux tags dénonçaient le World Economic Forum de Davos et le capitalisme, et appelaient au 1er Mai. D’importants affrontements ont eu lieu avec la police. Des manifestants ont lancé des pierres et des bouteilles contre des policiers. Les forces de l’ordre ont riposté avec des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène pour empêcher les manifestants de se diriger vers le centre-ville. La police n’a pu procédé à aucune arrestation. Elle évalue les dégâts à plusieurs centaines de milliers de francs et un policier a été blessé. Cette manifestation, qui a pris de court les forces de l’ordre, pourrait entraîner la mise en place de mesures préventives. La police va se pencher sur l’idée d’instaurer des patrouilles de réserve de 40 à 50 agents durant le week-end.

Manifestation anticapitaliste à Zurich

Manifestation anticapitaliste à Zurich

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Le 25 janvier a commencé le procès de dix personnes sans-papiers accusées d’avoir participé, le 22 juin 2008, à la révolte collective qui a abouti à la destruction du centre de rétention administrative de Vincennes (photo). Ils sont inculpés d’incendie volontaire, dégradation et violence en réunion.

Le procès est à l’image de l’instruction, menée exclusivement à charge pendant un an. La quasi totalité des demandes de la défense (circonstance de la mort de Salem Souli la veille de la révolte, expertises techniques des matériaux des bâtiments, rapport des pompiers…) a été rejetée. Seule a été acceptée la demande de visionnage de la totalité des bandes de vidéosurveillance, mais en audience. Cette décision qui apparaissait comme une concession a, en fait, porté atteinte aux droits de la défense en imposant, sans concertation et du jour au lendemain, aux avocats et aux prévenus trois semaines d’audience consécutives. Ainsi depuis le 1er février, le procès se poursuit entre personnes de connivence: les juges, le procureur, les avocats des parties civiles, à savoir l’Etat, ainsi que les policiers du centre. Les inculpés et leurs avocats ont quitté le procès, ces derniers affirmant ne pas avoir les moyens de la défense et ne voulant pas être ‘la caution de cette comédie’.

Suite à un appel à une semaine de solidarité avec les inculpés de Vincennes du 16 au 24 janvier, partout en France et ailleurs, des personnes ont exprimé leur solidarité de diverses façons: repas de solidarité à Reims; banderoles accrochées à Trièves, Grenoble, Paris, Bordeaux et Marseille; occupations à Air-France, et à Carlson-wagonlit travel (Paris); soirées d’information et de débats à Paris, Marseille, Dijon, Milan et, Saint-Etienne; manifestations de rues et balades-diffusions de tracts à Paris, Bordeaux et Angers; rassemblement devant les palais de justice de Paris, de Marseille et de Limoges; rassemblements devant les centres de rétention de Marseille, d’Utrecht, de Besançon et de Turin; inscriptions et collages sur les murs des villes, des camps, des palais de justice, des banques qui dénoncent les sans papiers, des entreprises qui construisent les camps à Paris, Lyon, Turin, Bordeaux, Angers, Grenoble, Nîmes, Reims et Marseille; sabotage des distributeurs des banques qui dénoncent des sans papiers, entreprises qui participent à la machine à expulser (Paris). RDV à l’audience du mercredi 10 février à 13h30 Au TGI de Paris (16e chambre)

Centre de rétention de Vincennes

Centre de rétention de Vincennes

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Le hangar de Calais qui était occupé depuis samedi par une centaine de migrants et une vingtaine de militants altermondialistes de ‘No Border’ a été entièrement évacué vers 16h30 par les forces de l’ordre ce dimanche 7 février. Le quartier autour du hangar a été entièrement bouclé depuis 15h30 par une dizaine de camions de CRS. Au moment de l’évacuation, il ne restait plus qu’une dizaine de militants et les derniers migrants avaient quitté les lieux alors que le bâtiment était encadré par les CRS. Le hangar de 600 mètres carré avait été loué il y a quelques semaines par l’association ‘SOS soutien ô sans-papiers’ qui en a ensuite confié la gestion aux militants de ‘No Border’. Ces derniers n’ont jamais caché leur intention de s’en servir comme hébergement pour les migrants.

Voir la video de l’AFP sur le site de RTL

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La police portugaise aurait découvert ce vendredi une base de l’ETA, située dans la ville d’Obidos dans la centre du pays. La base a été découverte lorsque les deux occupants d’une camionnette ont fui alors que les officiers de la Garde Républicaine Nationale, qui patrouille dans les zones rurales du pays, essayaient de faire stopper leur véhicule. Dans la base, la police a découvert plus d’une demi tonne d’explosifs, ainsi que les équipements de fabrication de ceux-ci. Des détonateurs, des cartes et de fausses plaques d’immatriculation ont également été trouvés. Selon la police, le matériel était stocké dans de très bonnes conditions de sécurité, plusieurs explosifs étaient prêts à être utilisés.

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