Dans l’enquête sur les sabotages des lignes TGV en novembre 2008, la police avait entendu à l’époque, entre autres, un homme témoignant sous X. Ce dernier avait alors notamment affirmé que le groupe mené par Julien Coupat avait un ‘projet de renversement de l’Etat’. Un mois plus tard, une seconde audition a eu lieu et le témoin parle à visage découvert. Dès ce moment, il se rétracte et affirme que le groupe de Tarnac a un idéal libertaire qui n’a rien de répréhensible et qu’il n’avait jamais été informé d’éventuels projets violents visant l’Etat. Il avait alors également dénoncé les pressions policières, qui l’avaient poussé à s’associer à la supercherie.

Les avocats de la défense avait dès lors demandé que ce témoin soit à nouveau entendu par le juge, en leur présence. L’homme a été interrogé jeudi à son domicile et aurait cette fois nié avoir subi des pressions de la sous-direction antiterroriste pour livrer un témoignage à charge. Malgré sa rétractation, des soupçons de manipulation et de falisification subsistent pour le premier témoignage. C’est pourquoi les avocats de la défense vont formuler des demandes d’actes dans les jours qui viennent. Ces derniers regrettent également que cette nouvelle audition ait été menée sans eux, alors que ce sont eux qui la réclamaient.

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A l’aube du 16 novembre, Tobias a été arrêté par des flics en civil, accusé d’être un des responsables des nombreuses attaques incendiaires contre des voitures de luxe ou de société. Il a été incarcéré deux jours plus tard à la prison de Moabit. Rappelons que ces attaques continuent à un rythme élevé à Berlin et dans d’autres villes allemandes (sur la photo, une Opel de la police incendiée à Berlin mercredi 25).

Incendie de voiture de luxe

Incendie de voiture de luxe

Lui écrire:

-Tobias Poge
-Ecrou 3054/09/1
-JVA Moabit
-Alt Moabit 12A
-10559 Berlin Deutschland

Le blog de soutien

Le blog sur les actions directes en Allemagne

Le nombre de personnes arrêtées et fouillées dans le Nord en vertu de l’article 44 de la loi sur le terrorisme a augmenté de façon spectaculaire. Dans le troisième trimestre, 10.265 personnes ont été arrêtées par rapport à 1.657 pour la même période l’an dernier. Sur les 10.265, seulement 39 ont ensuite été arrêtées. Il y a aussi un déséquilibre politique et géographique immense – 2.203 personnes ont été arrêtées dans la républicaine Derry, mais seulement un dans le loyaliste Larne.

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Le 24 novembre, 35 jeunes militants de la gauche indépendantiste basque membres présumés de l’organisation Segi, étaient interpelés. Segi est considérée comme terroriste par la Cour suprême espagnole depuis 2007, suspectée d’être un des viviers de l’ETA. Sur les 35 personnes interpellées, 31 ont été placée en détention par la juge de la plus haute instance pénale espagnole et accusées d’appartenir et de collaborer avec une organisation terroriste. Les quatre autres ont été remises en liberté.

Ce samedi soir, plus de 20.000 personnes ont manifesté dans les rues de Bilbao afin de réclamer la remise en liberté des jeunes militants (photo). De nombreux cris pour l’indépendance et en faveur des organisations interdites par la justice espagnole ont été entendus. A Bayonne, vendredi soir, une soixantaine de personnes s’étaient réunies à l’appel de Segi et de Batasuna devant le consulat général d’Espagne pour dénoncer les arrestations et la répression des états français et espagnol.

Manifestation pour Segi

Manifestation pour Segi

Moins d’une demi-heure et à peine quelques centaines de mètres après le départ du cortège de la place de-Neuve, les premières vitrines volent en éclats sous les coups de marteau du Black Block, défilant en un groupe compact non loin derrière les tracteurs et les délégations d’agriculteurs d’Asie ou d’Amérique du sud en tête du défilé. A la place Bel-Air, les vitrines du Crédit Suisse sont les premières à être brisées. Le long du quai des Bergues, c’est le tour de voitures de luxe, de banques et de bijouteries, mais aussi une pharmacie et le Starbuck Café.

Plus loin, à la place Dorcière, vers la gare routière, quatre voitures sont incendiées, dégageant une épaisse fumée noire qui semble remplir le ciel. Toujours pas de réels affrontements entre la police et les manifestants. Le cortège poursuit tant bien que mal son chemin à la rue des Pâquis, comme prévu sur le parcours négocié avec les forces de l’ordre. Mais au bout de la rue, un cordon de police empêche les gens d’aller plus loin. C’est là, vers 15h30, que les choses vont vraiment dégénérer, la police répondant aux jets de bouteilles et tirs d’engins pyrotechniques à coups de canon à eau et de gaz lacrymogène. Face aux charges de la police, la foule se disperse dans les rues adjacentes.

A la place des Alpes, se tient ce qui ressemble encore à une manifestation. Des chars, de la musique, l’ambiance semble plutôt bon enfant, alors qu’à quelques rues de là, les gaz lacrymogènes vous brûlent les yeux et la gorge. Vers 16h, les organisateurs décident de dissoudre la manifestation. La foule se dirige alors vers le parc des Cropettes, où la manifestation devait s’achever de façon festive, après être passée devant le siège de l’OMC à la rue de Lausanne, qu’elle n’atteindra jamais.

Une partie de la foule poursuit sur la rue de Montbrillant, en direction de la place des Nations. Là encore, la police l’empêche de poursuivre et la refoule avec force gaz lacrymogènes. Ces affrontements sporadiques finiront par atteindre le parc des Cropettes vers 17h. La quantité de gaz lâchée par la police est telle qu’à un moment donné, le parc des Cropettes semble disparaître tout entier dans la brume. La situation est confuse, des passants ne savent plus où se mettre à l’abri. Les échauffourrées se poursuivent de manière sporadique et dispersée tout autour de la gare, avant que les choses ne retournent petit à petit au calme vers 19h.

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Dans la nuit de mardi à mercredi, les vitres d’une agence Fortis, d’une agence Dexia, d’une agence de la Citybank ainsi que celles d’une banque de la poste ont été brisées à Ixelles et Neder-over-Hembeek en soldiarité avec les deux antifascistes passant en procès ce jour-là à Gand et avec les prisonniers en lutte. Un distributeur de billets a aussi été défoncé.

Alors que les avocats de la défense remettent depuis quelques semaines de nombreux éléments de l’enquête judiciaire en cause (faux témoignages, rapports de police incohérents,…) Christophe B., interpellé le 24 novembre dernier, a été mis en examen ce vendredi. Il a été laissé en liberté sous contrôle après trois jours de garde à vue et une audition par le juge. B. est poursuivi pour ‘association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, recel de vol, recel de faux documents administratifs et falsification de documents administratifs’. Il se voit donc imputé, contrairement à ce qui avait été annoncé, les sabotages commis par le placement de fers à bétons sur des caténaires en novembre 2008. Cette nouvelle mise en examen prouve donc que malgré tout, la police et le juge d’instruction poursuivent encore et toujours la piste du groupe de Tarnac.

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Un grand rassemblement national était prévu ce samedi en marge du sommet de l’OMC réunissant 4.000 délégués et ministres à partir de ce lundi. Plusieurs milliers de manifestants s’étaient réunis en cortège pour rejoindre le siège de l’Organisation Mondiale du Commerce depuis le centre-ville de Genève. Parmi la foule, les banderoles affichaient des slogans tels que ‘OMC faillite sociale’ ou ‘L’agriculture va Doha dans le mur’. Quelques dizaines de manifestants cagoulés ont brisé les vitrines d’un bijoutier, de banques et d’un hôtel. Ils ont également incendiés de nombreux véhicules luxueux qui se trouvaient le long du parcours, ce qui a entraîné une intervention policière. Plusieurs charges des forces de l’ordre, tirant des grenades lacrymogènes et des balles de caoutchouc, soutenues par une auto-pompe, ont disloqué le cortège une petite heure après son départ. La police a interdit à tous les manifestants de rejoindre le siège de l’OMC.

Manif anti-OMC

Manif anti-OMC

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