Dans la nuit du vendredi 4 octobre, vers 1h30, l’armée israélienne a envahi le centre de Naplouse, a arrêté 4 résidents et terrorisé la ville pendant plus de 2 heures, tirant des salves de grenades lacrymogènes et des bombes assourdissantes. Les soldats ont détruit et pillé les locaux de l’Union de la Jeunesse Progressiste Palestinienne (PPYU). Ce centre avait auparavant été détruit le centre deux fois en 2004 et il avait dû fermer pendant 2 ans. Les personnes arrêtées sont : Thabet Nasser (de Madama, au sud de Naplouse), Zahahr Eshteri (Naplouse), Yousef Abugulme (de Beit Furik, à l’est de Naplouse) et Mohammed Shtawi (du camp de réfugiés Al Ein, Naplouse).

Alors que l’armée d’occupation terrorisaient les habitants, la jeunesse de Naplouse est descendue dans les rues. Les soldats ont tiré des volées de gaz lacrymogènes qui ont provoqué un début d’incendie. Ils ont également tiré à balles réelles au cœur de la vieille ville.

Palestinian Progressive Youth Union

Palestinian Progressive Youth Union

Musab al-Sarahneh, un enfant âgé de 6 ans du camp de réfugiés de Fawwar (sud d’Hébron) a perdu son œil droit vendredi 27 septembre. Il était assis, donnant la main à sa mère, dans une voiture qui les ramenait à la maison après une visite à un oncle. Alors qu’ils approchaient de l’entrée du camp de Fawwar, un soldat israélien a ouvert le feu sur leur véhicule. L’une des balles caoutchouc acier tiré par le soldat israélien a atteint l’enfant en plein dans un œil.

L’incident a eu lieu alors que les forces israéliennes avaient fermé l’entrée principale du camp. Quelques jeunes se sont alors rassemblés et ont lancé des pierres et des bouteilles vides sur les soldats israéliens, qui ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes, faisant des blessés parmi les manifestants.

enfant palestinien éborgné

enfant palestinien éborgné

A 7 heures du matin mercredi, des centaines de membres des Compagnies Nationales de Sécurité (CNS) sont intervenues pour déloger 120 familles de logements sociaux qu’elles squattaient depuis un an dans la localité de Merabout, à dix kilomètres de Tizzi Ouzou. Exclus des listes des bénéficiaires de logements sociaux pour des raisons qui leurs sont inconnues, les familles contestaient cette éviction en occupant ces logements, n’ayant par ailleurs nulle part d’autre où aller. Les habitants ont tenté de s’opposer à ce délogement en bloquant une voie de circulation. Cette action de solidarité n’a pas empêché l’action musclée des CNS vis à vis des familles et a entraîné une violente réaction de leur part à l’égard des manifestants. Les heurts ont duré près de trois heures à l’issue desquelles quatre jeunes manifestants ont été embarqués.

Emeutes du logement près de Tizzi Ouzzou

Les marins de Sidi Mansour (Sfax) ont manifesté, hier tard dans la nuit, pour demander la libération de l’un des leurs arrêté par la police maritime. Très vite un accrochage a lieu puis des confrontations avec la police, obligeant les agents de l’ordre à tirer des coups de feux en l’air pour calmer les manifestants. Aujourd’hui, les manifestations ont repris de plus belle, les manifestants soutenus cette fois par les habitants de Sidi Mansour, accusant la police d’avoir tué la veille l’un des leurs.

sidi mansour affrontements

sidi mansour affrontements

Hier, des dizaines d’habitants d’un bidonville de Bouira, en Kabylie, ont bloqué la circulation sur la route menant au tribunal de la ville pour dénoncer les promesses gouvernementales non tenues quant à leur relogement ainsi que leurs conditions de vie misérables. Très rapidement, les forces anti-émeutes sont intervenues à coups de tirs de gaz lacrymogène, les habitants répliquant à coups de jets de pierres. Neuf personnes ont été arrêtées.

Emeutes à Bouira

Emeutes à Bouira

Lundi soir, des soldats israéliens ont ouvert le feu sur deux hommes qui s’étaient approchés de la clôture de sécurité qui sépare la bande de Gaza du territoire israélien. Un porte-parole de l’armée a confirmé ces tirs, déclarant que les deux Palestiniens avaient été ‘touchés’ mais sans donner d’autres précisions sur les éventuelles blessures, ou sur leur décès. Lundi soir, un homme de 36 ans est décédé après avoir été touchés par des tirs d’obus israéliens à l’hôpital de Beit Hanoun, mais il s’agit probablement de deux affaires distinctes.

En août dernier, les rappeurs Weld Ed 15 et Klay BBJ ont donné un concert à Hammamet, à 60 kilomètres au sud de Tunis. Fin août, sans même avoir été informés de poursuites à leur encontre ni de la tenue d’un procès, les deux hommes ont été condamnés à 21 mois de prison ferme pour ‘outrage à des fonctionnaires, atteinte aux bonnes moeurs et diffamation’ en raison de leurs textes jugés insultants par les autorités. Depuis, Weld Ed 15 est entré dans la clandestinité, tandis que Klay BBJ a lui décidé de faire appel de ce jugement. Hier, il a été une nouvelle fois reconnu coupable mais sa peine a été réduite. Le juge s’est prononcé, après une audience éclair de moins d’une heure trente, ‘Nous avons décidé d’une peine de six mois ferme avec exécution immédiate’. L’avocat du rappeur a immédiatement annoncé qu’il ferait appel.

Klay BBJ

Un manifestant de 20 ans, Rachid Chine est décédé ce lundi de la blessure causée par une des balles en caoutchouc tirée par la police marocaine, lors d’affrontements dans la ville d’Assa Zag dans la région de Smara. De nombreux autres manifestants et quelques policiers ont été blessés. Une cantine des forces auxiliaires et une voiture de police ont été incendiée.

Assa Zag a connu de violents affrontements entre des citoyens de la tribu Aitoussi et des éléments des forces de l’ordre suite au démantèlement, la veille au soir par les autorités d’un camp monté par les tribus Aitoussi durant cinq jours dans la région de Tizmi. Durant ces deux dernières semaines, la région a connu des échauffourées entre la tribu des Aitoussi et les tribus Ait Lanssass, ce qui a provoqué l’intervention des forces de l’ordre.

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Le procureur général de Libye a lancé des mandats d’arrêt à l’encontre des meneurs des mouvements de grève qui perturbent depuis plusieurs semaines les exportations de pétrole. Selon des sources pétrolières, les mouvements et arrêts observés dans l’ouest sont essentiellement le fait de la puissante tribu Zintane, qui aspire à un rôle politique accru dans la Libye de l’après-Kadhafi. Les revendications d’ordre salarial ont pris une connotation politique pour obtenir une plus grande part de la manne pétrolière et une plus grande autonomie.

Des dizaines de Palestiniens ont subi des tirs de gaz lacrymogène près du camp de réfugiés situé au sud de la ville de Al-Khalil (Hébron) vendredi. D’après plusieurs témoins, des affrontements ont éclaté après que des soldats israéliens aient installé un poste de contrôle à l’entrée du camp de Fawwar. Les militaires ont tiré des gaz et des balles en caoutchouc sur les jeunes qui s’opposaient à leur présence, faisant de nombreux blessés. Les soldats ont ensuite fermé l’entrée du camp et ont empêché l’accès aux résidents locaux pendant plusieurs heures.