Hiyem Yolcu, au nom des prisonniers du TKP/ML, vient d’annoncer qu’ils feraient dans les différentes prisons de Turquie trois jours de grève de la faim du 4 au 6 juillet en soutien à la libération de Turgut Kaya.
A son 35e jour de grève de la faim, la mobilisation continue contre l’extradition de Turgut Kaya vers la Turquie alors qu’il est actuellement emprisonné en Grèce. Dans ce cadre, notre Secours Rouge organise avec l’UPOTUDAK, le Front Populaire et le Leuven Anarchistische Groep un rassemblement de soutien aux prisonniers révolutionnaires en Grèce le mercredi 11 juillet de 17h à 18h devant l’Ambassade de Grèce à Bruxelles (voir notre article).

Solidarité avec Turgut Kaya à Athènes !

Solidarité avec Turgut Kaya à Athènes !

Lors du week-end électoral en Turquie, trois observateurs suisses ont été arrêté par la police. Ils avaient été invité par le HDP a être présent lors des votations. Alors qu’ils avaient déjà visité trois locaux de votes où ils ont pu observer une forte présence militaire, ils se sont fait interpeller sur un check point dans la région de Urfa. Sans motif clair leur détention a duré toute la journée, elle prit fin à la fermeture des bureaux de vote.

Pour rappel des observateurs français ont eux aussi été interpellés le même week-end (voir notre article) et l’agence de presse turque Anatolie annonce que des « initiatives judiciaires » ont été lancée contre une dizaine d’étrangers français, allemands et italiens eux aussi observateurs lors des élections.

En rouge, l'opposition kemaliste, en orange l'AKP et ses alliés, en violet, l'HKP

En rouge, l’opposition kemaliste, en orange l’AKP et ses alliés, en violet, l’HKP

Ce dimanche 24 juin,se tiennent des élections législatives et présidentielles en Turquie. Trois militants (dont une sénatrice) du parti communiste français étaient venus surveiller ces élections à l’invitation du HDP. Ils ont été arrêtés et détenus pendant sept heures à la gendarmerie avant d’être relâchés. Le PCF a dénoncé la tentative du pouvoir turc « d’étouffer toutes les voix qui dénoncent les fraudes massives à l’œuvre ». Ces élections constituent un enjeu important pour Erdogan qui brigue un second mandat avec des pouvoirs renforcés. De nombreux cas de fraude sont déjà signalés.

Erdogan

Erdogan

Dossier(s): Archives Turquie-Kurdistan Tags:

Une manifestation populaire a eu lieu vendredi aux pieds du mont Qandil, dans le Kudistan irakien, base arrière de l’insurrection kurde, régulièrement bombardée par la Turquie. Dans la localité de Qardiah, les manifestants portaient des banderoles où on pouvait lire « Qandil ligne rouge » et scandaient des slogans fustigeant le président turc Recep Tayyip Erdogan, affirmant leur solidarité avec les combattants du PKK implantés dans cette région depuis une vingtaine d’années. Outre des bombardements massifs et répétés (par chasseurs-bombardiers F-16 et par drones), l’armée turque a multiplié au cours des dernières semaines les incursions terrestres dans la région, pénétrant de 30 km à l’intérieur du Kurdistan irakien.

Bombardement turc à Qandil

Bombardement turc à Qandil

Une trentaine de manifestants, principalement des membres d’ATIK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) et du Secours Rouge se sont rassemblés ce mercredi 20 juin devant le siège de la Commission Européenne à Bruxelles, Rond-Point Schuman, entre 11h et 13h. L’objet de la manifestation était d’exiger la libération de Hidir Gönek et de Turgut Kaya, tous deux révolutionnaires turcs emprisonnés en Grèce et menacés d’extradition vers la Turquie où ils risquent d’être emprisonnés car soupçonnés d’appartenir à une organisation « illégale », à savoir le TKP/ML. Turgut et Hidir sont tous deux en grève de la faim depuis une vingtaine de jours.

Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

Un policier turc a été tué, samedi, lors d’une opération antiguérilla, dans la région kurde de Şırnak. Un soldat a également été blessé lors de l’opération soutenue par un drone visant les guérilleros du PKK. Les forces de sécurité turques revendiquent avoir « neutralisé » trois combattants du PKK dans cette opération.

Combattants du PKK

Combattants du PKK

Les YPG ont annoncé ce mardi leur retrait de Manbij (Minbej), une ville qu’elle avait prise aux jihadistes du groupe Etat islamique en 2016 (voir notre article) dans une dure bataille où était notamment tombée une combattante du Bataillon international de Libération (voir notre article). Cette annonce intervient au lendemain d’une réunion entre le secrétaire d’Etat américain et son homologue turc, qui a abouti à un accord concernant Manbij, selon le département d’Etat. Les YPG forment l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS ou QSD) qui avaient formé un « Conseil militaire de Manbij » avec des forces locales.

Depuis plusieurs semaines, le président turc Erdogan menaçait de lancer ses forces contre la région de Manbij, où sont pourtant stationnées des militaires français et américains soutenant les FDS dans leur lutte contre l’Etat islamique. Ces menaces survenant après l’offensive turco-jihadiste sur Afrin. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière turque, la région de Manbij est hautement stratégique. Les escarmouches s’étaient multipliées entre les FDS et les forces turques, essentiellement sous la forme de tirs d’artillerie.

Combattants et combattantes des YPG (archive)

Combattants et combattantes des YPG (archive)

Trois militaires turcs ont été tués et un autre blessé lors d’une attaque à la roquette réalisée dimanche par des combattants du PKK dans la région montagneuse de Hakkari (frontalière de l’Irak et de l’Iran). Cette opération intervient dans le contexte d’une campagne de harcèlement allant crescendo, menées par les guérillas du PKK, et visant notamment les forces de police dans la province de Hakkari. Par ailleurs, deux autres militaires turcs ont été tués sur le territoire du Kurdistan irakien ou les forces armées turques mènent des opérations visant le PKK.

Opération anti-PKK au Kudistan nord

Opération anti-PKK au Kudistan nord

La chanteuse Pinar Aydinlar (membre du HDP, Parti Démocratique des Peuples), emprisonnée depuis la semaine dernière, a été victime de torture sexuelle et de menaces verbales dans la prison pour femmes de Bakirköy (Istanbul), son avocat a déposé une plainte pénale auprès du procureur.

Pinar Aydinlar, deux fois candidate sur les listes électorales du HDP, a déjà plusieurs fois été arrêtée et réprimée. Elle avait déjà été arrêtée en 2012 pour un concert de 2010 où elle avait fait la « propagande du réseau terroriste TKP/ML » en reprenant des chansons et en entonnant des slogans dont « notre leader est Ibrahim Kaypakkaya ». Elle avait de nouveau été arrêtée en mai 2016.

Pinar Aydinlar

Pinar Aydinlar

Le 1er mai, les Forces démocratiques syriennes (FDS), ont lancé leur offensive « Tempête de Cizire » contre les dernières positions encore tenue par l’État islamique (ou Daesh) sur la rive orientale de l’Euphrate, près de la frontière avec l’Irak. Cette offensive avait été suspendue en raison de l’invasion d’Afrin par l’armée turque: les SDF avaient alors massivement transféré des forces à Afrin pour renforcer la résistance à l’invasion. Quelques attaques lancées par les forces du régime syrien contre les SDF dans la province de Deir ez-Zor, le long de l’Euphrate, dont elles occupent la rive occidentale, avaient aussi retardé cette offensive.

Les jihadistes occupent deux poches à l’est de Deir ez-Zor province, celle de Hajin et celle d’al-Dashisha (le long de la frontière). Ces dernières semaines, profitant de l’affaiblissement des SDF consécutif à l’invasion d’Afrin, ils avaient repris l’initiative en lançant des raids. L’offensive lancée le 1er Mai a inversé la tendance. L’avancée des SDF est facilitée par 40 frappes aériennes des USA (et une française) contre des bâtiments occupés par les jihadistes. Les SDF progressent lentement, 21 km en dix jours, moins à cause de la résistance (pourtant effective) des jihadistes qu’à cause des mines et pièges. Elles sont à seulement 2 km de Baxoz, sur les rives de l’Euphrate.

Combattants des SDF

Combattants des SDF

Dossier(s): Archives Turquie-Kurdistan Tags: