Quinze ans après la fin de la guerre, les néo-fascistes du Mouvement Social Italien participent au gouvernement (en coalition avec les monarchistes et la Démocratie Chrétienne) et décident d’organiser leur sixième congrès le 2 juillet 1960 à Gênes. C’est une provocation: la ville de Gênes est la médaille d’or de la Résistance, les contre-manifestants se déchaînent et le Congrès doit être annulé. Les fascistes multiplient les attentats contre les locaux du PCI tandis que des manifestation antifascistes ont lieu dans tout le pays. Le 5 juillet, à Licata, dans le sud de la Sicile, la police tue un manifestant et en blesse quatre autres.

scontri_genova_1960.png

En réaction aux événements de Gênes et de Licata, une grève générale et une manifestation de masses sont organisées le 7 juillet à Reggio Emilia. 20.000 travailleurs défilent, 600 d’entre eux vont ensuite assister au meeting du syndicat CGIL à la Sala Verdi et 300 autres se rassemblent devant le monument aux morts pour chanter des chansons de lutte, malgré l’interdiction de rassemblements dans les lieux publics. Des centaines de policiers anti-émeutes interviennent et tirent à hauteur d’homme à balles de guerre.

Cinq manifestants, touts membres du PCI, dont un ancien partisan, sont tués: Lauro Farioli, Ovidio Franchi, Emilio Reverberi, Marino Serri, Afro Tondelli. Vingt autres manifestants sont blessés. Toute la région sera choquée par l’événement et le cortège funéraire sera immense. Après cet incident, le gouvernement DC-MSI Tambroni démissionne mais personne ne sera condamné pour ce massacre.

Les déceptions de l’après-guerre pour les partisans et la volonté du PCI de « ne pas envenimer les choses » (Le service d’ordre du PCI avait établi des barrages pour empêcher les militants et les anciens partisans de venir armé au cortège) ont créé en réaction une tendance de masse à la radicalisation, hors du contrôle du PCI . Si, quelques années plus tard, Les Brigades rouges pourront compter sur base sociale assez large à Reggio Emilia, c’est en bonne partie en raison de l’expérience qu’avait la ville de la répression de l’état et de la complicité passive du PCI.

lauro_ferioli.png

La chanson Fausto Amodei Pour les morts de Reggio Emilia perpétuera la mémoire du massacre et deviendra extrêmement populaire. Fausto Amodei est un auteur-compositeur-interprète né à Turin en 1934. En 1958, il est parmi les fondateurs du groupe des Cantacronache, premier vrai mouvement pour une chanson populaire et politique en Italie. Sa chanson, qui fait le lien avec la lutte partisane par plusieurs références bien connues à l’époque, connaîtra un grand nombre d’interprétations et servira de base à plusieurs autres chansons. Avec des paroles adaptées, elle sera chantée par les supporters de l’AC Milan et, après la mort de Carlo Guilliani, à Gênes, une nouvelle version circulera intitulée Per i morti di Reggio Emilia, e non solo (Pour les morts de Reggio Emilia et pas seulement).

Voici le texte original et sa traduction:

Compagno cittadino fratello partigiano

teniamoci per mano in questi giorni tristi

Di nuovo a reggio Emilia di nuovo la` in Sicilia

son morti dei compagni per mano dei fascisti

Di nuovo come un tempo sopra l’Italia intera

Fischia il vento infuria la bufera

A diciannove anni e` morto Ovidio Franchi

per quelli che son stanchi o sono ancora incerti

Lauro Farioli e` morto per riparare al torto

di chi si gia` scordato di Duccio Galimberti

Son morti sui vent’anni per il nostro domani

Son morti come vecchi partigiani

Marino Serri e` morto e` morto Afro Tondelli

ma gli occhi dei fratelli si son tenuti asciutti

Compagni sia ben chiaro che questo sangue amaro

versato a Reggio Emilia e` sangue di noi tutti

Sangue del nostro sangue nervi dei nostri nervi

Come fu quello dei Fratelli Cervi

Il solo vero amico che abbiamo al fianco adesso

e` sempre quello stesso che fu con noi in montagna

Ed il nemico attuale e` sempre ancora eguale

a quel che combattemmo sui nostri monti e in Spagna

Uguale la canzone che abbiamo da cantare

Scarpe rotte eppur bisogna andare

Compagno Ovidio Franchi, compagno Afro Tondelli

e voi Marino Serri, Reverberi e Farioli

Dovremo tutti quanti aver d’ora in avanti

voialtri al nostro fianco per non sentirci soli

Morti di Reggio Emilia uscite dalla fossa

fuori a cantar con noi Bandiera Rossa!

Camarades citoyens, frères partisans

Tenons-nous par la main en ces jours tristes

De nouveau à Reggio Emilia, de nouveau là-bas en Sicile

Des camarades sont morts, tués par des fascistes.

De nouveau comme autrefois, sur l’Italie tout entière

le vent hurle et la tempête fait rage.

Ovidio Franchi est mort à dix-neuf ans

Pour ceux qui se sont lassés où sont encore indécis

Lauro Farioli est mort pour réparer la faute

de ceux qui ont déjà oublié Ducio Galimberti

[résistant fusillé par les nazis en 1944]

Ils sont morts à vingt ans pour notre avenir

Ils sont morts comme de vieux partisans

Marino Serri est mort, et mort est Afro Tondelli

Mais les yeux des frères restent secs

Camarades, que ce soit bien clair, ce sang si amer

versé à Reggio Emilia c’est notre sang à tous

Sans de notre sang, nerfs de nos nerfs

Comme l’étaient ceux des frères Cervi

[une célèbre famille de cinq frères tous partisans]

L’ennemi actuel, c’est toujours et encore le même

C’est celui que nous combattions dans nos montagnes et en Espagne.

C’est toujours la même chanson que nous devons chanter

Les chaussures déchirées, il faut pourtant avancer

[ce dernier vers est d’un célèbre chant partisan: Fischia el vento]

Camarade Ovidio Franchi, camarade Afro Tondelli

Et vous Marino Serri, Reverberi et Farili

Nous devrons tous ensemble dorénavant

vous voir à nos côtés pour ne pas nous sentir seuls

Morts de Reggio Emilia! Sortez de la tombe!

Sortez avec nous pour chanter Bandiera Rossa.

reggio_emilia.jpg

Dossier(s): Archives Culture Antirep Tags:

Le 12 février 2007, des dizaines de militants communistes, syndicalistes et antifascistes sont arrêtés dans plusieurs villes italiennes. La police italienne enquêtait sur une organisation clandestine, le Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM), qui avait des cellules dans plusieurs villes italiennes, éditait un journal clandestin, et aurait préparé des attentats contre une résidence et une chaîne de télévision de Berlusconi.
Parmi les milliers de documents en tout genre, la police italienne trouve, enterrées dans le potager d’un des militants italiens arrêtés (d’où le fameux “sous les salades” qui sera la plaisanterie leitmotive de l’affaire), les photos de quatre membres du Secours Rouge Bert, Wahoub, Constant et Abdallah et communique l’information à la police belge.

Quelques uns des militants italiens arrêtés

Quelques uns des militants italiens arrêtés

Du 12 février 2007 au 5 juin 2008, pendant un an et demi, la police va espionner Bert, Wahoub, Constant, Abdallah et leur entourage avec des moyens inouïs: caméras placées devant les domiciles, interception
des conversations téléphoniques et des mails, filatures, checks de tous les voyages à l’étranger par scanning des listes des compagnies aériennes ferrovières et routières, examen des anciennes communications téléphoniques (tous les n° appelés et appelants, en remontant jusqu’à 2004 dans le cas de Bert!), etc.
Les membres du Secours Rouge se doutent tellement peu qu’ils sont suspectés de collusion avec le PCPM qu’un d’eux (Bert) s’est rendu pendant cette période à Milan dans le cadre d’une délégation internationale de soutien aux militants accusés d’en faire partie. La police italienne (qui l’a contrôlé l’entrée du tribunal) n’a réagit aucunement, et encore aujourd’hui, la justice italienne ne s’est intéressée à aucun membre du Secours Rouge belge.

Délégation du SRI au palais de justice de Milan

Délégation du SRI au palais de justice de Milan

5 juin 2008: Vague de perquisitions et d’arrestations chez les membres du Secours Rouge: Virginie est arrêtée chez elle, Bert est arrêté et incarcéré à Forest, Constant est arrêté chez lui et incarcéré à St-Gilles, Wahoub est arrêtée et incarcérée à Berkendael. Abdallah ayant échappé par hasard à l’arrestation, consulte les camarades et son avocat, et sur base de ces consultations, se constitue prisonnier. D’autres perquisitions ont lieu chez des proches ou sur le lieu de travail de ces personnes.
Pierre C., un ancien militant des CCC condamné en même temps que Bert en 1988, est également arrêté.
Bert, Constant, Wahoub et Abdel font l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la juge d’instruction Bernardo-Mendez pour “participation à une activité terroriste”. Bert est incarcéré à Forest, Wahoub à Berkendael, Abdallah et Constant à Saint-Gilles.
De son côté, Pierre C. est incarcéré à Forest; étranger au Secours Rouge, il lui est uniquement reproché de n’avoir pas respecté les conditions de la libération (plus précisément: d’avoir rencontré Bert). Virginie est libérée le soir-même, après avoir refusé de répondre aux enquêteurs.
Les questions posées révèlent que le principal intérêt des policiers est dirigé contre les activités du Secours Rouge. Les militants arrêtés sont invités par exemple à identifier sur photo des personnes ayant assisté à des meetings publics du Secours Rouge. Les 4 refusent de répondre aux questions des enquêteurs et sont placés sous mandat d’arrêt en raison de leurs prétendus liens avec des membres d’un Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM) en Italie.

Wahoub mains attachées et yeux bandés le 5 juin, un policier tend sa main pour qu'on ne puisse la reconnaître

Wahoub mains attachées et yeux bandés le 5 juin, un policier tend sa main pour qu’on ne puisse la reconnaître

Le 5 juin au soir, une première conférence de presse est improvisée au Verschueren.

6 juin: Arrestation d’un autre membre du Secours rouge, Jean-François pour les mêmes raison que Pierre C. Il est d’abord incarcéré à Namur, puis à Verviers, et commence une grève de la faim pour la libération des militants du Secours Rouge, qui durera 32 jours.
Premières répliques aux campagnes de presse: une vidéo du mariage de Flor est mise sur YouTube, qui montre que les “explosifs trouvés chez Sassoye” (en fait, au Verschu…) étaient le reste du feu d’artifice tiré ce soir là.

7 juin: Manifestation devant les prisons de Saint-Gilles et de Berkendael à l’appel du Secours Rouge. A côté du Secours Rouge, plusieurs groupes de solidarité constitués pour l’occasion s’improvisent et s’activent : le réseau S5S (« Solidarité avec les 5 Solidaires »), un groupe sur Facebook, les “mamans de 9 heures” (habituées matinales de la brasserie où travaille Bert et Virginie)… Premiers collages d’affiches de sympathisants.
20080607_manif_04-b8a3d.jpg

Devant la prison de Saint-Gilles

Devant la prison de Saint-Gilles


Devant la prison de Berkendael

Devant la prison de Berkendael

11 juin: Passage des 4 devant la Chambre du Conseil, qui doit se prononcer sur le mandat d’arrêt (donc sur le maintien en détention préventive). La Chambre décide de la remise en liberté de Wahoub, Constant et Abdallah (décision exceptionnelle pour un premier passage). Bert reste quant à lui en détention préventive, son cas étant jugé pendable, primo en raison de son passé de révolutionnaire, secundo parce que les annotations sur les photos seraient de sa main, tertio, parce qu’il doit aussi comparaître (comme Pierre C. et Jean-François) pour violation de sa libération conditionnelle. Le Parquet fait appel (“pour donner une chance à l’enquête” dira son représentant!) et les 3 “libérés” restent en détention préventive jusqu’à ce que la Chambre des Mises en Accusation soit saisie.

12 juin: Rassemblement solidaire à Bâle devant le consulat de Belgique.

Devant le consulat de Belgique à Bâles

Devant le consulat de Belgique à Bâles

16 juin: Conférence de presse des avocats qui dénoncent la vacuité du dossier et la législation anti-terroriste.

18 juin: Le Tribunal d’Application des Peines estime qu’il n’y avait aucunement lieu d’arrêter Pierre C. et ordonne sa remise en liberté pure et simple. Cette libération va accentuer le “retournement” de la presse qui commence à dénoncer les montages policiers et à donner un bon écho au mouvement de solidarité.

21 juin: 500 personnes manifestent à l’appel du Secours Rouge et du S5S, depuis la maison communale de St-Gilles vers la prison de St-Gilles, puis celles de Forest et de Berkendael.
3-364a7.jpg
1-0b936.jpg
4-9bad6.jpg

22 juin: La police convoque un ami écrivain de Bert et Hotmail ferme la boîte mail du Secours Rouge.
A Zurich, le Secours Rouge profite des rassemblements de l’Euro de foot pour déployer des banderoles de solidarité avec les 4.

Accrochage d'une banderole solidaire à Zürich

Accrochage d’une banderole solidaire à Zürich

25 juin: Les 4 inculpés du SR rendent public un texte commun à propos de leur arrestation et de leur positionnement.
A l’appel du Secours Rouge International, différents collectifs anti-répression manifestent à Paris (devant le centre Wallonie-Bruxelles) et à Berlin (devant l’ambassade de Belgique).
A Bruxelles: Rassemblement de solidarité sur les marches du Palais de Justice où comparaissent devant la Chambre des Mises en Accusation pour Wahoub, Constant et Abdel.
La décision est prise de les libérer sous conditions: ne pas être en contact avec les personnes impliquées dans le dossier durant trois mois (période renouvelable).

Rassemblement solidaire à Berlin

Rassemblement solidaire à Berlin

26 juin: Wahoub, Constant et Abdel sortent de prison.
accueil26juin2.jpg

27 juin: Parution dans La Libre Belgique de la pétition “La bande a bon dos” dénonçant les dérives de “l’anti-terrorisme” à l’occasion de l’affaire du Secours Rouge (premier signataire: la Ligue des Droits de l’Homme).

30 juin: Un feu d’artifice est tiré pendant la nuit pour Bert au-dessus de la prison de Forest.
feudart-a2007.jpg

1er juillet: Passage devant le Tribunal d’Application des Peines de Lantin pour Jean-François et Bert.

3 juillet: 150 personnes participent à un repas de solidarité au Garcia Lorca pour financer la défense des inculpés du SR.

5 juillet: Rassemblement au Palais de Justice.
rass7jui2.jpg

7 juillet: Décision du Tribunal d’Application des Peines de Lantin: Jean-François et Bert n’ont pas enfreint les conditions de leur libération conditionnelle.

9 juillet: Jean-François sort de prison, Bert y reste, parce qu’encore inculpé dans le dossier “italien”.

10 juillet: Manifestation de soutien à Berlin.

19 juillet: 300 personnes manifestent à l’appel du Secours Rouge et du S5S devant la prison de Forest où Bert reste détenu. Des délégations des Secours Rouges suisse, français et italien participent à la manifestation.
placaffiche1907-d5acc2.jpg

La manifestation du 19 juillet

La manifestation du 19 juillet

21 juillet: Manifestation devant le consulat de Belgique à Istanbul à l’appel d’une organisation membre du Secours Rouge International. Action de solidarité à Magdeburg (RFA).

Rassemblement solidaire à Istanbul

Rassemblement solidaire à Istanbul

23 juillet: Bert est libéré sous conditions en Chambre du Conseil (aux mêmes conditions que les trois autres). Le Parquet fait appel de cette décision devant la Chambre des Mises en Accusation. Bert reste en prison.

24 juillet: Les proches de Bert se réunissent devant la prison de Forest pour son anniversaire.
annif3-1ad36.jpg

29 juillet: Peu avant le passage en Chambre des mises, le juge d’instruction décide de libérer Bert qui sort de prison l’après-midi même.
bertlibere.jpg

17 octobre: Soirée de soutien aux 4 du SR au Garcia Lorca avec concert de De Volanges.

14 novembre: La Chambre du conseil se réuni pour examiner la demande des avocats de lever les conditions de la libération (interdiction de contact entre les co-inculpés, etc.). La demande des avocats est rejetée.
Soirée de soutien aux 4 du SR au Garcia Lorca avec repas et concert de Dan Miller.
thumbsoiree08sr-d9a5c.jpg

28 novembre: Soirée de soutien aux 4 du SR au Cinéma Nova avec projet du film « Opération Spring » et débat.

12 décembre: Soirée de soutien aux 4 du SR au Garcia Lorca avec concert de Mary M, Daniel Hélin et de Ioanes.

23 janvier 2009: Soirée de soutien aux 4 du SR au Garcia Lorca avec concert de Maracujah from Belgica et Joystix.
garcia230109b-4279a.jpg
garcia230109d-ba535.jpg

3 février: Première séance de la Commission parlementaire d’évaluation de la législation anti-terroriste.

5 février: Plus de 150 personnes se sont rendues à l’Université de Liège le jeudi 5 février pour participer à la conférence-débat sur le thème de l’anti-terrorisme à laquelle participe Wahoub, invitée comme inculpée du SR.
050209terreur_democratie-1-42afa.jpg

3 mars: Deuxième séance de la Commission parlementaire d’évaluation de la législation anti-terroriste. L’affaire du SR est évoquée dans les débats.

7 mars: Soirée de soutien aux 4 du SR sur le thème du Black Panther Party au Garcia Lorca (projection du film : ’The Murder of Fred Hampton’ et conférence de Claude Guillaumaud-Pujol sur le cas Mumia Abu-Jamal)
affiche-sr-2009-3.jpg

15 mars: Extrait du rapport 2008 du Comité T : « Force est de constater que, sous l’emprise du Parquet fédéral, des juges d’instruction semblent avoir perdu leur position de tiers devant enquêter à charge et à décharge et se positionner du côté de l’accusation. Nous verrons qu’une telle tendance s’est manifestée, par exemple, dans le cadre du dossier ’Secours Rouge’. On assiste, en effet, à un glissement vers l’affirmation d’une présomption de culpabilité – et de dangerosité – , qui a notamment mené à soumettre plusieurs personnes à une détention injustifiée dans l’affaire dite du Secours Rouge. »

5 juin 2009: Plus de 250 personnes participent à la fête organisée par la brasserie où travaille Bertrand (brasserie perquisitionnée le 5 juin) pour financer la défense des inculpés.

Fête solidaire au Verschueren

Fête solidaire au Verschueren

14 juin 2009: Les verdicts sont tombés à Milan, au procès des militants arrêtés le 12 février 2007 et accusés d’être membre du PCPM. Les verdicts sont lourds, même s’ils sont en-deçà du requisitoire : Davide Bortalo et Claudio Latino : 15 ans de prison ; Vincenzo Sisi : 13 ans et 10 mois de prison ; Alfredo Davanzo : 11 ans et 4 mois de prison ; Bruno Ghirardi : 11 ans et un mois de prison ; Massimiliano Toschi : 10 ans et 11 mois de prison ; Massimiliano Gaeta : 8 ans et 3 mois de prison ; Salvatore Scivoli : 7 ans de prison ; Andrea Scantamburlo : 3 ans et 8 mois de prison ; Amarilli Caprio, Alfredo Mazzamauro et Federico Salotto : 3 ans et 6 mois de prison ; Davide Rotondi : 3 ans et 6 mois de prison ; Giampietro Simonetto : 10 jours d’arrestation ; Michele Magon, Alessandre Toschi et Andrea Tonello : acquittés.

Au procès du PCPM, les accusés saluent les sympathisants  présents dans la salle

Au procès du PCPM, les accusés saluent les sympathisants présents dans la salle

26-29 juin 2009: Les 4 du SR sont convoqués par la police pour la formalité des « interrogatoires récapitulatifs », dernière étape de l’instruction.

Courant décembre: Le magistrat instructeur clôture le dossier. La prochaine étape est la transmission de ce dossier devant la Chambre du Conseil qui décidera si il y a matière à procès. Aucune date, aucun délai n’est fixé pour cette audience.

10 février 2010: De deux mois en deux mois, les conditions mises à la libération des quatre membres de notre Secours Rouge arrêtés le 5 juin 2008 étaient renouvelées. Les avocats vont en appel devant la Chambre du Conseil. Entre le 10 février et le 16 mars, toutes les conditions sont levées.

15 mars 2011: La Chambre des mises en accusation se réunit pour statuer de la « régularité de la mise en oeuvre des méthodes particulières de recherche d’observation et d’infiltration ». Les avocats sont priés de quitter l’audience pendant que le procureur présente au juge le « dossier d’instruction secret » autorisé par cette nouvelle loi. Les avocats protestent en vain: cette violation des droits de la défense est devenue légale…

11 mai 2011: Audience de la Chambre du Conseil devant décider s’il y a matière à faire un procès ou s’il faut conclure à un non-lieu. Les avocats déposent une requête de « devoirs d’enquêtes complémentaires ». Le président l’accepte. L’audience est reportée. Une centaine de personnes participent à un rassemblement solidaire devant le palais de justice.
imgp7622.jpg

6 juin 2011: Soirée de solidarité au Terra Incognita
soireenoproces.jpg

19 juin 2011: Des initiatives solidaires ont lieu dans diverses villes en Allemagne (Berlin, Magdbourg, Heilbronn, Stuttgart)

Rassemblement solidaire devant l'ambassade de Belgique à Berlin

Rassemblement solidaire devant l’ambassade de Belgique à Berlin

Octobre 2011: Début d’un vaste campagne de sensibilisation orchestrée par le collectif « No procès » (affichages, bombages, autocollants, pochoirs, tags, tractages, accrochages de banderoles), cette campagne sera relayés par des initiatives à Paris, Toulouse, Montréal, Zurich, Ankara et Istambul.

Affiche de la campagne

Affiche de la campagne

Affichage

Affichage

pochoir et autocollant

pochoir et autocollant

Tag

Tag

Initiative solidaire des 4 du SR à Montréal

Initiative solidaire des 4 du SR à Montréal

Affiche de solidarité du SRI

Affiche de solidarité du SRI

Rassemblement solidaire (Ankara)

Rassemblement solidaire (Ankara)

Novembre-décembre 2011: Suite de la campagne de sensibilisation « No Procès », publication du Cahier du SR n°10, consacré à l’affaire.
couverturecahier10w.jpgLire le contenu du cahier n°10 – format pdf

24 janvier 2012: Suite de la campagne de mobilisation « No Procès » (collages, tags accrochage de banderoles etc.). 200 personnes manifestent du Parvis de Saint-Gilles au palais de justice la veille de l’audience de la Chambre du Conseil.

Tag de solidarité sur le Centre

Tag de solidarité sur le Centre

Affichage

Affichage

Rassemblement pour les 4 du SR au consulat belge à Toulouse

Rassemblement pour les 4 du SR au consulat belge à Toulouse

Tag

Tag

Banderole solidaire des 4 du SR

Banderole solidaire des 4 du SR

Appel à la manifestation

Appel à la manifestation

Manifestation solidaire des 4 du SR à Bruxelles

Manifestation solidaire des 4 du SR à Bruxelles

25 janvier 2012: Audience devant la Chambre du Conseil qui annoncera sa décision le 8 mars.

24 février 2012: Le procès du 24 juin 2010 à la cour d’appel de Milan contre les militants accusés d’avoir travaillé à la construction de l’organisation clandestine Parti Communiste Politico-Militaire et jugés pour « association subversive », « association à finalité terroriste » et « bande armée » est cassé par la justice italienne. La cour de cassation déclare qu’on ne pouvait légalement qualifier le PCPM d’organisation « terroriste » même si il avait des activités « criminelles ». Cette décision devrait avoir une incidence directe sur la procédure en cours en Belgique, la justice belge pouvant difficilement accuser les quatre membres du Secours Rouge de « participation à une activité terroriste » (celle du PCPM) si cette activité n’est plus qualifiée comme telle dans un nouveau jugement italien.

8 mars 2012: Audience devant la Chambre du Conseil. Les avocats évoquent une reprise du débat en raison de la décision de la cours de cassation en Italie. Audience est fixée pour débattre de cette demande. Soirée de solidarité à « La Pétroleuse », à Saint-Gilles.

22 mars 2012: Audience devant la Chambre du Conseil. Les avocats demandent la reprise du débat en raison de la décision de la cours de cassation en Italie, mais il faudrait alors attendre la traduction de la décision italienne.

19 avril 2012: La Chambre du Conseil rejette la demande de reprise des débats et rend son arrêt: non-lieu général en ce qui concerne le délit de « participation à activité terroriste », mais renvoi devant le tribunal correctionnel pour « tentative de faux » (de fabrication de fausse pièces d’identité) pour les quatre, et pour possession d’un brouilleur hertzien interdit, pour Bertrand seulement. La mise sur la touche de la loi anti-terroriste est un premier et important succès pour la défense.
duotag-2.jpg

24 avril 2012: Le parquet fait appel contre cette décision

24 avril 2011: Audience pour rien: les débats sont reportés

19 septembre 2012: Soirée d’information et de solidarité.

11 décembre 2012: L’audience qui devait débattre de l’appel du parquet se réduit à une question technique (débat sur la traduction des dernières décisions de la justice italienne dans l’affaire du PCPM). Rassemblement solidaire au palais de justice.

Appel au rassemblement du 11 décembre

Appel au rassemblement du 11 décembre

25 janvier 2013: Soirée d’information et de solidarité au Garcia Lorca.
fgarcia2013.jpg

29 janvier 2013: Audience au palais de justice ( audience « pour rien » puisque les débats sont une nouvelle fois reportés) et rassemblement solidaire.
palais13.jpg

19 février 2013: Audience au palais de justice et nouveau rassemblement solidaire. Le soir, 100 personnes participent à un meeting de dénonciation des lois anti-terroristes organisé par le soutien aux 4 sur SR.
manifestation-palais-de-justice-bruxelles.jpgmeeting_loi_antiterroristes.jpg

28 février 2013: Le parquet gagne son appel: les 4 seront renvoyé devant un tribunal pour tous les chefs d’accusations, y compris la « participation à activité terroriste ». Les avocats se pourvoient en cassation.

5 juin 2013: La cour de Cassation casse en tout point l’arrêt de renvoi en correctionnelle du 28 février. La cour de Cassation a estimé que l’arrêt n’était pas suffisamment motivé (en réalité, il n’y avait aucune motivation), considérant les importantes questions soulevées par les avocats et notamment celle de la territorialité (est-ce que la justice belge est compétente pour cette affaire « italienne » ?) Concrètement, cela signifie un nouveau renvoi devant une nouvelle Chambre des mises en accusation qui devra statuer sur la tenue d’un éventuel procès et, surtout, sur les éventuels chefs d’accusation.

14 novembre 2013: Les bâtiments du ministère de la justice situés boulevard de Waterloo et avenue de la Porte de Hal sont été tagués du slogan « solidarité CAS / Secours Rouge / No Border », dans la perspective, dit le communiqué, des « procès à venir cette fin d’année contre diverses initiatives de la militance, de la dissidence, de la rébellion et de la résistance ».

tags solidaires

tags solidaires

1er janvier 2014: Aucune nouvelle: les autorités n’ont même pas fixé la date de comparution en Chambre des mises en accusation. Visiblement, elles « jouent la montre ».

1er janvier 2015: Toujours aucune nouvelle.

1er janvier 2016: Toujours aucune nouvelle.

1er janvier 2017: Toujours aucune nouvelle.

1er janvier 2018: Toujours aucune nouvelle.

5 octobre 2018: Prescription de l’affaire.

Voir le communiqué final du Secours Rouge

15 décembre 2018: Des centaines de personnes participent à la « fête de la victoire » des 4 du Secours Rouge.
tef.jpg

Le discours des 4 inculpés.

Quelques principes élémentaires de sécurité informatique

Il y a des virus sur Mac ! Jusqu’à récemment, les utilisateurs de Mac pouvaient se vanter d’utiliser un système où “il n’existe pas de virus”. C’est partiellement vrai, mais ça l’est beaucoup moins à l’heure actuelle. En effet, la popularité grandissante de ce système a poussé les pirates à trouver des failles de sécurité dans ce système. En outre, il existe quantités de malware (programmes malveillants) sur Mac. Des keyloggers par exemple (programmes qui enregistrent les frappes clavier et les envoient au pirate).

Gardez vos logiciels à jour ! Lorsque des logiciels sont publiés, les développeurs font des erreurs. Et la plupart des virus utilisent ces erreurs pour faire leur travail. Il est donc important d’avoir un système d’exploitation mis à jour, et que les programmes installés sur votre ordinateur soient également mis-à-jour. Aujourd’hui, les manœuvres de mises à jour sont toutefois largement automatisées, et cela ne devrait pas poser de problème.

Vous devez toujours télécharger vos logiciels soit sur les sites officiels de leurs éditeurs. Par exemple, le logiciel de messagerie ‘Thunderbird’ ou le navigateur internet ‘Firefox’ sur le site de la société Mozilla qui publie ce logiciel. Si vous ne le faites pas, vous pourriez télécharger une version infectée de ces logiciels, et compromettre la sécurité de votre ordinateur. Vous pouvez également télécharger vos logiciels directement sur l’App Store.

Vous devez diversifier vos mots de passe. Certaines sociétés collaborent très volontiers avec la police, d’autres préfèrent défendre la liberté du net. Vous devez garder en mémoire que si vos mots de passe sont identiques, une société comme Microsoft qui collabore avec la police avec plaisir pourrait transmettre votre mot de passe de messagerie Hotmail. Et que si ce mot de passe est identique à celui de votre clé PGP : la répression n’aura besoin ni de mandat, ni de virus pour vous espionner. Autre point sur les mots de passe : pour qu’un mot de passe soit incassable, celui-ci doit faire 20 caractères (ou plus), et ne contenir qu’une combinaison aléatoire de lettres minuscules, majuscules, de chiffres et de caractères spéciaux (&#[]=* entres autres). Un bon mot de passe pourrait être par exemple : !DM\cxV(KG84″-t=7R. Cela semble impossible à retenir, et pourtant. S’il est utilisé régulièrement, il sera rapidement mémorisé. Vous pouvez également trouver des procédés mémotechniques vous permettant de retrouver votre mot de passe. Par exemple vous pourriez trouver une suite de mots dont vous changez les lettres par des caractères spéciaux et par des chiffres. Mais ceci n’est qu’un exemple. Votre mot de passe ne doit jamais contenir de mots pouvant se trouver dans un dictionnaire (quelle qu’en soit la langue). Des logiciels classiques et simples peuvent tester plusieurs dizaines ou centaines de mots de passe à la seconde en testant de tels mots. Vos mots de passe ne doivent pas contenir de dates connues (ou d’anniversaire), de noms ou de prénoms. Du pur aléatoire reste le mieux! Ne l’écrivez nulle-part, il pourrait être saisit lors d’une perquisition ou noté lors d’une “visite” sans que vous ne le sachiez.

Si vous utilisez une connexion internet sans-fil, veillez à ce que le wi-fi soit crypté par un code ‘WPA2’. Si votre wi-fi n’est pas crypté par ce code ou qu’il est crypté par un code ‘WEP’, la police pourra sans problèmes se connecter à votre borne wi-fi et récupérer toutes les données qui y transitent. Si vous n’utilisez pas le wi-fi, désactivez-le. Pour paramètrer le wi-fi, ouvrez un navigateur internet et visitez l’adresse http://192.168.1.1

1. Paramétrer le ‘coupe-feu’ de OSX

Nous allons commencer par activer le ‘coupe-feu’ de notre système. Rendons-nous donc dans ‘Préférences Systèmes’ puis dans ‘sécurité et confidentialité’.

Paramétrer le 'coupe-feu'

Paramétrer le ‘coupe-feu’

Cliquez sur l’onglet ‘Coupe-feu’. Si le cadenas en bas à gauche de la fenêtre est verrouillé, cliquez dessus et tapez votre mot de passe. (Sinon, poursuivez) Cliquez sur activer le coupe-feu, puis sur ‘Options du coupe-feu’.

Paramétrer le 'coupe-feu'

Paramétrer le ‘coupe-feu’

Paramétrer le 'coupe-feu'

Paramétrer le ‘coupe-feu’

Dans les options du coupe-feu, cochez les cases suivantes et cliquez sur OK.

Coupe-feu, c’est fait ! Mais au fait, pourquoi est ce qu’un élément aussi critique d’un ordinateur est-il désactivé par défaut ? Très simple, Apple a bénéficié ces dernières années de plusieurs qualificatifs, ‘Sûr’ (et nous avons vu que ce n’était plus vrai), et ‘Simple’. En activant le coupe-feu par défaut, Apple reconnaîtrait que c’est un besoin. En outre, des fenêtres peuvent s’afficher pour vous demander des autorisations. Ce qui rendrait le système ‘moins simple’. La sécurité de OSX est donc mal assurée pour des raisons de marketing.

2. Les options de confidentialité

Toujours dans le menu ‘Sécurité’, allons dans l’onglet ‘Confidentialité’. Ou pour chaque colonne on tentera de désactiver l’option. Notez qu’en désactivant la localisation, vous ne pourrez pas utiliser l’outil d’Apple en cas de perte ou de vol ! A double tranchant donc.

Enfin, une fois tout cela fait, on re-clique sur le petit cadenas en bas à gauche de la fenêtre de façon à protéger ces options par mot de passe!

Chapitre 1 : La suppression de données

Tous les logiciels que nous utilisons au quotidien laissent des traces sur l’ordinateur. Même après avoir effacé l’historique de navigation, beaucoup de fichiers restent présents sur l’ordinateur. Nous allons découvrir un utilitaire qui permettent d’effacer ces ‘résidus’.

Les logiciels que nous allons utiliser : CCleaner http://www.piriform.com

1. CCleaner

Démarrer l’application et cochez simplement les éléments à effacer.

2. Effacer vos données « pour du vrai ».

Attention, ce chapitre est un peu compliqué. Pour commencer, nous allons expliquer pourquoi vos données ne sont pas effacées lorsque vous « videz la corbeille ». En gros, lorsque vous ouvrez un fichier, votre ordinateur sait où il se trouve sur votre disque dur et peut donc l’ouvrir. Lorsque vous videz la corbeille, votre ordinateur va ‘oublier’ l’endroit où se trouve votre fichier et retenir cet endroit comme étant ‘vide’. Ce qui veut dire deux choses:

– les endroits où se trouvent les données vidées de la corbeille sont des endroits qui attendent de recevoir de nouvelles données.

– en attendant, si aucune nouvelle donnée ne vient les remplacer, elles restent là.

Sachant qu’il n’a pas besoin de cette place, l’ordinateur oublie qu’il y a quelque chose qui s’y trouve. Et lorsque votre ordinateur placera de nouvelles données à cet endroit précis, il écrasera ce qui se trouve sur place pour placer de nouvelles choses. Nous allons donc ‘nettoyer l’espace libre’ et écrire du vide (des suites de ‘0’ en fait) sur le disque dur. A chaque fois que l’espace libre du disque dur est remplit de ‘0’, cela s’appelle « une passe ». Les techniques d’effacement vont de 1 à 35 passes. La méthode des 35 passes est appelée « Méthode Gutmann ».

Pour ré-écrire : l’ordinateur va enfin utiliser des ‘algorithmes’. Qui sont des ‘façons’ de procéder. Mais attention, les choses ne sont pas simples, et nous devons garder plusieurs éléments en mémoire:

– La meilleure serrure incassable et inviolable posée sur une porte n’empêchera pas un cambrioleur de passer par la fenêtre.

– Il y a énormément de légendes urbaines concernant l’effacement de fichiers.

– C’est un domaine extrêmement aléatoire, un fichier peut-être détruit totalement sans même qu’on l’ait voulu.

Nous ne pratiquerons pas dans ce guide d’effacement à 35 passes. Et pour cause, Peter Gutmann (inventeur de l’effacement à 35 passes) a lui-même déclaré que c’était une méthode qui n’était pas plus sûre que les autres. Toutefois, si vous souhaitez faire 35 passes, vous pouvez tout de même suivre ce tutoriel.

Vu le flou et le débat qui entourent le sujet de l’effacement sécurisé, nous choisirons un «entre-deux» avec 3 à 7 passes dans la plupart des cas.

Note : Si vous utilisez un disque dur nouvelle génération « SSD », notez que les activités intensives telles que l’effacement sécurisé régulier peuvent diminuer la durée de vie de votre disque dur. Vous pourrez selon le cas et la situation choisir de ne faire que 2 ou 3 passes et/ou de faire la procédure moins régulièrement qu’avec un disque dur HDD classique.

Nous allons décrire ici comment détruire la totalité de l’espace libre (Wipe Free Space).

A. Effacer pour du vrai avec CCleaner

Wipe free space: Ré-ouvrons CCleaner et allons cette fois-ci dans le menu ‘Outils’ puis dans le sous-menu ‘Effacer l’espace libre’. Si vous avez plusieurs disques durs, sélectionnez le bon. Sélectionner le niveau de sécurité (1, 7 ou 35 passes) et cliquez enfin sur ‘Effacer l’espace libre’.

Effacer avec CCleaner

Effacer avec CCleaner

Il n’y a pas d’option de File Shredding, mais notons qu’il existe une option pour que Ccleaner déchiquette directement ce qu’il efface lors de son usage normal. Pour faire cela : Options, Paramètres, Effacement sécurisé.

Effacer avec CCleaner

Effacer avec CCleaner

Chapitre 2: Naviguer sur internet avec TOR

Nous allons utiliser un logiciel qui a fait ses preuves : TOR. D’ailleurs, s’il vous arrive de regarder des séries télévisées policières ou d’espionnage américaines, vous constaterez que les méchants utilisent souvent le logiciel TOR pour communiquer au nez et à la barbe de pauvres agents du FBI déjà surchargés de travail. TOR (pour The Onion Router) est un logiciel qui fait en sorte de rediriger des connexions internet dans un réseaux de ‘noeuds’, de telles sortes que, depuis un site on ne peut pas déterminer qui vous êtes. Pour bien comprendre, voici une belle infographie qui explique comment vos données voyagent sur le réseau.

En gros, les connexions voyagent à travers plusieurs ordinateurs. Elles ressortent toutes par des ordinateurs bien particuliers que l’on appelle les « noeuds sortants ». Ces noeuds sortants sont des ordinateurs mis à disposition par des volontaires à travers le monde. Trêve de bavardage et passons directement à la pratique pour mieux comprendre. Rendons-nous sur le site officiel du projet TOR pour y télécharger le ‘TOR Browser Bundle’.
https://www.torproject.org/

Une fois le ‘Tor Browser Bundle’ vous constaterez que nous n’avons parlé que de TOR et que vous avez téléchargé autre chose. Nous allons donc expliquer ce qu’est le ‘Browser Bundle’. Browser Bundle veut dire ‘Navigateur tout-en-un’.

Pourquoi télécharger tout un navigateur alors que l’on a déjà Firefox ou Safari installé sur son ordinateur ? C’est simple : le navigateur que l’on utilise tous les jours contient -malgré tous les nettoyages quotidiens que l’on lui appliquera- des informations sur nous. D’autre part, un navigateur fonctionne d’une façon qui permet les petites intrusions dans notre vie privée. Et tous ces petits comportements sont paramétrés différemment dans le Browser Bundle.

Par exemple, vous constaterez que Youtube ne fonctionne pas par défaut lors de l’utilisation de TOR. C’est parce que le programme qui charge la vidéo dans un navigateur est intrusif. D’autres parts, vous constaterez que le moteur de recherches de Google est également inutilisable. La raison est que notre connexion est redirigée par plusieurs machines (et pas par des humains), et que Google fonctionne de façon a empécher les ‘robots’ de naviguer sur internet. Les robots sont des programmes qui parcourent le net pour (par exemple) envoyer des spams, scanner des sites à la recherche d’informations confidentielles, etc… Puisque nous ne pourrons pas utiliser Google, il faudra utiliser d’autres moteurs de recherches plus permissifs et axés sur la vie privée.

Une fois le fichier télécharger, nous allons le lancer. TOR Browser Bundle est un logiciel portable, c’est-à-dire qu’il ne s’installe pas dans l’ordinateur, il s’exécute directement.

Infographie TOR

Infographie TOR

TOR démarre et nous allons devoir faire preuve de patience à partir de maintenant puisque TOR s’éxécute leeentement. Le temps d’expliquer les différents composants qui s’affichent à l’écran.

– Vidalia Control Panel : le panneau de contrôle ‘Vidalia’. Depuis cette fenêtre, vous pourrez changer la provenance de votre connexion, voir où votre connexion ressort, forcer TOR à faire ressortir votre connexion par un pays spécifié. Pratique si on veut utiliser un service internet interdit dans notre pays. On ne se servira pas de ce panneau dans ce tutoriel, mais vous devez le laisser ouvert pour que TOR fonctionne !

– Le navigateur TOR : il ressemble à une fenêtre Firefox, et pour cause c’est une copie conforme de ce logiciel à la différence prêt que certaines extensions y ont été installées et que les paramètres de confidentialité y ont été modifiés. Pour commencer à tester TOR, nous allons voir de quel pays Internet pense que nous venons. Et pour faire ça, on va aller sur un site internet censé géo-localiser notre connexion. Rendons-nous donc sur le site internet http://www.whatismyipadress.com

Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas du tout l’endroit où vous êtes qui est marqué sur la carte ! Vous voici donc anonyme. Mais comme toujours, il ne faut jamais prendre ces mesures comme des mesures 100 % efficaces. Il y a des failles dans TOR, certaines n’ont pas encore été découvertes. Et il faut éviter de se reposer entièrement sur ce logiciel. Le meilleur anonymat restant le cybercafé.

[fond rouge]Mise à jour: Comme prévu au début de l’écriture de ce guide “Certaines failles n’ont pas encore été découvertes”. L’une de ces failles a en effet été découverte puisque l’une des révélations de Edward Snowden indiquent que les noeuds TOR non mis à jour peuvent être écoutés par la NSA. Comme nous l’avons déjà dit : mettre à jour et ne pas s’en remettre totalement à la technologie sont donc des règles d’or ![/fond rouge]

Quelques règles de bases sur TOR :

– Ne pas modifier les paramètres par défaut du navigateur.

– Si TOR nous prévient que l’on prend un risque, agir comme il nous le conseille.

– Ne pas se connecter à un compte e-mail ou autre depuis TOR, puisque l’on ne serait plus du tout anonyme.

– Ne pas utiliser TOR sur un wi-fi ouvert, non-sécurisé ou sécurisé par un code WEP

Autre règle, tenter de garder en permanence une connexion HTTPS. Une connexion HTTPS veut dire « protocole de transfert hypertexte sécurisé ». C’est une couche de cryptage qui enveloppe le protocole de connexion entre votre routeur internet et le site que vous voulez visitez. Imaginez donc que vous croisiez un ami dans la rue et que vous alliez lui dire bonjour et discuter 5 minutes avec lui. Comme vous êtes dans la rue, tout le monde entend ce que vous lui dites. Pour ne pas que d’autres gens sachent ce que vous dites à votre ami, il faudrait coder la façon dont vous lui parler. Dans notre métaphore, votre ami est le site que vous voulez visiter. De plus, en utilisant TOR, c’est un peu comme si, au lieu d’aller directement dire bonjour à votre ami, vous le disiez à une chaine de volontaires se mettant entre vous et lui. Vous dites bonjour au premier, qui le répete au second, etc… Les transferts entre les noeuds TOR sont cryptés par défaut, sauf la connexion entre le noeud sortant et le site internet ! Un peu comme si toute la chaîne codait ce que vous voulez dire à votre ami, sauf la dernière qui lui dit ‘Bonjour’ en français, ruinant tout l’effort collectif. Le cryptage HTTPS permet que le noeud sortant code lui aussi ce qu’il transmet au site.

Dans le TOR Browser Bundle, une extension nommée ‘HTTPS Everywhere’ (que vous pouvez par ailleurs installer sur votre navigateur Firefox ou Chrome habituel) se charge de crypter automatiquement ce genre d’informations. Mais parfois, le site que vous souhaiter voir n’est simplement pas compatible avec HTTPS. Il vaut mieux à ce moment passer son chemin et utiliser un autre site. (Snowden a cependant révélé que le HTTPS n’est pas toujours sur !)

Vous voilà prêt à utiliser TOR !

Dossier(s): Archives Dossiers Tech Tags:

Lille, 29 septembre

Rassemblement sur la grande place de Lille à l’initiative de Solidarité Georges Lille.
lille.jpg

Lannemezan, 30 septembre

Plusieurs délégations de comités de soutien à la libération de Georges Ibrahim Abdallah se sont rassemblées devant la prison de Lannemezan pendant l’audience qui statuait sur la dernière demande de libération.
lannemezan3009.jpg

Loos, 30 septembre

Au pied des terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle (près de Lens) surplombant la rocade minière, à l’initiative du Collectif « Bassin minier » pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah.
loos.jpg

Paris, 18 octobre

A l’initiative de Convergence Palestine et avec le collectif anti-impérialiste Coup pour coup et d’Action Antifasciste Paris-banlieue, rassemblement place de la République et réalisation d’une fresque.
convergences.jpg

Beyrouth (Liban), 22 octobre

Rassemblement avec prise de parole de l’écrivain palestinien Khaleb Barakat, coordinateur de la campagne pour la libération d’Ahmad Saadat
beyrouth.jpg

Bordeaux, 24 octobre

Un concert de solidarité à l’Athénée libertaire : GUYOM TOUT SEUL, m. , et LORAN.
affiche-gia-bordeaux.jpg

Pau, 24 octobre

Trois militants de Libertat s’enchainent aux grilles de la Préfecture des Pyrénées Atlantiques (ils sont arrêtés et amenés au commissariat).
pau.jpg

Lyon, 24 octobre

A l’initiative d’un Collectif lyonnais/Sud-Est de soutien à Georges Abdallah, rassemblement et table de presse devant le Palais de Justice de Lyon.
abdallah_lyon.jpg

Perpignan, 24 octobre

Rassemblement devant le tribunal Place Arago. A l’initiative de la CNT 66, CNT-SO 66, Comité BDS 66, AFPS, LDH 66.

Rennes, 24 octobre

Rassemblement place du Parlement. A l’initiative de l’AFPS, Breizhistance, collectif BDS Rennes, PCF-Rennes, SLB, UJFP.

Toulouse, 24 octobre

Meeting du collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31. Les deux intervenants de cette soirée, Khaled Barakat, écrivain palestinien, coordinateur de la campagne pour la libération d’Ahmad Saadat et Charlotte Kates, membre de Samidoun, organisation de défense des prisonniers palestiniens.
ob_001fc7_meeting-georges.jpg

Bruxelles (Belgique), 24 octobre

A l’initiative du Secours Rouge de Belgique, rassemblement devant la résidence de l’ambassadeur de France, 52 boulevard du Régent. Un co-voiturage est organisé par le Collectif « Bassin minier » pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah et Solidarité Georges Lille.
15449695310_cba4f33267_z.jpg

Zürich (Suisse), 24 octobre

Accrochage de banderoles par les Revolutionäre Jugend Zürich, Revolutionärer Aufbau et le Rote Hilfe Schweiz (Secours Rouge de Suisse)
zurichgia.jpg

Hambourg (Allemagne), 24 octobre

Meeting à l’initiative du Netzwerk Freiheit für alle Politisches Gefangenen (Secours Rouge International) et du Palästina Arbeitskreis à l’Internationales Zentrum B5. Avec un orateur palestinien.

Tunis (Tunisie), 24 octobre

Rassemblement devant l’ambassade de France avenue centrale Habib Bourguiba, à l’appel du Comité Tunisien de Solidarité avec Georges Abdallah.
gia1_tunisie_25.10.2014-2.jpg

Nantes, 25 octobre

Rassemblement place de la Petite Hollande. A l’initiative du Comité Libérez Georges.
affiche-gia5.jpg

Orléans, 25 octobre

Rassemblement place du Martroi. A l’initiative des JC Orléans.
orleans2.jpg

Lannemezan, 25 octobre

Manifestation de 300 personnes à partir de la gare de Lannemezan jusqu’à la prison. Des covoiturages avaient été organisés à partir de Toulouse, Paris, Marseille et Bordeaux.
lannemezan2014.jpg

A Lannemezan : Libérons Georges Abdallah ! von coup-pour-coup

Milan (Italie), 25 octobre

Rassemblement Piazza Cadorna à l’initiative de Fronte Palestina et de l’Assemblea di lotta uniti contro la repression (avec la participation du Collettivo contro la repressione per un Soccorso Rosso Internazionale).
milano1.jpgmilano2.jpg

Gaza (Palestine), 25 octobre

Meeting organisé par le Front Populaire de Libération de la Palestine pour la libération de Georges et d’Ahmad Sa’adat.
gazagia.jpg

Bordeaux, 5 novembre

Rassemblement place Pey Berland à l’appel du comité Libérons Georges 33.

_
Lille, 5 novembre

Rassemblement Place de Buisses à l’initiative de Solidarité Georges Lille.
lille05102014.jpg

Beyrouth, 5 novembre

Rassemblement devant l’ambassade de France, avec sit-in, tractage et peintures au pochoir sur l’enceinte de l’ambassade.
beyrouth-2.jpg

Awkar (Liban), 8 novembre

Rassemblement devant l’ambassade des États-Unis à l’appel de la Campagne internationale.
awkar.jpg

_
Des dizaines d’étudiants à l’Université de Bir Zeit à Ramallah se sont opposés à la visite du Consul français à l’Université le mercredi 19 novembre et ont appelé à la libération de Georges Abdallah.
bir.jpg

Présentation du dossier

La semaine du « No border Camp », à Bruxelles a été l’occasion d’une répression policière d’une grande ampleur et d’une grande brutalité, dont le sommet a été atteint lors des arrestations préventives de masse le 29 septembre et le 1er octobre. Ce dossier fait le récapitulatif des mobilisations, des initiatives et des répressions survenues à cette occasion, ainsi que de leurs diverses suites politiques et judiciaires.

22 octobre: Libération des quatre inculpés

Les quatre inculpés de l’attaque du commissariat des Marolles ont été mis en liberté provisoire vendredi 22. C’est le juge d’instruction lui-même qui a levé ses mandats d’arrêt.

19 octobre: Confirmation des mandats d’arrêt

La cour d’appel qui s’est réuni hier pour statuer sur les détentions préventives des quatre personnes inculpées pour l’attaque du commissariat des Marolles a confirmé les mandats d’arrêt. Les quatre personnes détenues resteront donc en prison au moins un mois supplémentaire, jusqu’au prochain passage devant la chambre du conseil.

16 octobre: Manifestation anti-répression

Un rassemblement anti-répression convoqué Porte de Hal à 15H00 s’est transformé en une manifestation improvisée qui a amené 500 personnes, (parmi lesquelles une délégation de notre Secours Rouge) devant la prison de Saint-Gilles. Les manifestants ont un moment bloqué la barrière de Saint-Gilles, et ont terminé place Albert après un long face à face rue Ducpétiaux avec un barrage de policiers anti-émeute épaulés par une auto-pompe. Le rassemblement place Albert s’est disloqué petit à petit sans incident.

occupation de la barrière de St gilles

occupation de la barrière de St gilles

10 octobre: Rassemblement devant la prison de Saint-Gilles

10 octobre : Une centaine de manifestants (parmi lesquels une délégation de notre Secours Rouge) se rassemblent devant la prison de Saint-Gilles pour réclamer la libération des quatre personnes toujours détenues suite à l’attaque du commissariat des Marolles. Entourés d’un sérieux contingent policier, les manifestants ont scandé des slogans en solidarité avec les détenus et contre les violences policières et la répression.

Rassemblement pour les inculpés 'No Border'

Rassemblement pour les inculpés ‘No Border’

9 octobre: Action anti-carcérale à Gand

Une double attaque incendiaire vise à Gand, dans la nuit de mardi à mercredi, un chantier de Besix et le bureau d’architectes Bontinck

7 octobre: Action contre STERIA à Bruxelles

Un groupe de militants ont attaqué l’immeuble où se trouvent les bureaux de la société Stéria à Bruxelles. Le slogan ’Smash Eurodac’ a été peint sur les murs et plusieurs vitres ont été brisées. Stéria est la société qui a conçu la base de données Eurodac dans le cadre de la politique de migration répressive mise en place en Europe. Ce système permet aux états membres d’identifier les demandeurs d’asile et les personnes ’ayant illégalement franchi les frontières extérieures de l’Europe’ en comparant leurs empreintes digitales avec celles contenues dans une base de données centrale où figurent deux millions de candidats à l’immigration. Stéria a récemment vanté l’exceptionnelle efficacité de son système ’capable de traiter 500.000 comparaisons par seconde avec un taux de précision de 99,9%.

6 octobre: Communiqué de la FGTB

Dans un communiqué, la FGTB wallonne condamne « les dérives sécuritaires dans les manifs ». Le communiqué mentionne entre autres que : la FGTB wallonne refuse la répression dont sont de plus en plus régulièrement victimes des militants qui choisissent des modes d’action et d’expression alternatifs non violents. Nous ne cautionnons en aucun cas l’amalgame qui est fait entre ces militants et de dangereux émeutiers et ne serons jamais complices des dérives sécuritaires qui les visent. Notons que quand elles s’accompagnent d’intimidations et de violences policières, ces pratiques se rapprochent dangereusement de celles des pires régimes politiques. » La FGTB fédérale de pour sa part envoyé un courrier au bourgmestre de Bruxelles-Ville et responsable de la zone de police, Freddy Thielemans.

Rappelons cependant que le service d’ordre commun avait pour consigne d’aviser la police si elle voyait des clowns, ces personnes déguisées pour baisser la tension entre policiers et manifestants. Par conséquent la FGTB fédérale dénoncerait ce à quoi elle a contribué (pour ne pas parler de l’attitude honteuse de certains délégués se faisant les auxiliaires directs des arrestations et des violences policières).

6 octobre: Action contre la prison de Forest

Une dizaine de personnes vêtues d’habits sombres, portant capuchons et bonnets ont lancé lundi soir peu après 23heures des feux d’artifice en direction de la prison de Forest où sont incarcérés les quatre personnes accusées de l’attaque du commissariat des Marolles. La police de la zone Midi a interpellé deux suspects après ratissage du quartier.

Un riverain est sorti de chez lui et leur a demandé de partir. Il a dû retourner rapidement vers sa maison car l’un des individus l’aurait menacé. La police qui a ratissé le quartier avec le témoin et a arrêté deux personnes. Reconnus par le riverain, ils ont été privés de leur liberté. Les policiers auraient trouvé sur eux un papier mentionnant l’adresse et le numéro de téléphone de la prison. Âgés de 22 et 31 ans, les deux personnes arrêtées ont respectivement les nationalités suisse et autrichienne.

6 octobre: Décision de la Chambre du conseil

La chambre du conseil de Bruxelles se réunit pour décider ou non du maintien en détention des quatre personnes arrêtées dans le cadre de la semaine du ’No Border Camp’. Une cinquantaine de personnes, dont une délégation de notre Secours Rouge, s’étaient rassemblées devant le Palais de Justice en solidarité avec les inculpés.

La Chambre du conseil décide la libération de trois des quatre inculpés pour l’attaque du commissariat des Marolles et confirme la détention prétentive du quatrième (un des deux Italiens). Le parquet fait appel aux libérations (l’appel est suspensif : ils restent donc en prison), l’avocat du quatrième fait appel au maintien en détention. Tous repasseront donc dans les 15 jours en chambre d’appel.

2 octobre: Manifestations « No Border »

2 octobre : Manifestation « No Border » 1200 manifestants parmi lesquels une délégation de notre Secours Rouge. Un calicot géant No Border est suspendu place de Brouckère. Un policier en civil est expulsé de la manifestation sous le slogan moqueur: « c’est pas facile d’être un flic en civil ». Ce sera le seul incident. La police avait établi un lourd dispositif pour isoler soigneusement la manifestation de la population des quartiers pauvres de Molenbeek. Plus tôt dans la journée, 50 personnes avaient déployés une banderole et tracté contre la présence de Frontex à à l’aéroport de Zaventem.

1er octobre: Attaque du commissariat des Marolles

C’était vers 22 heures que le commissariat de la place du Jeu de Balle a été attaqué. Une cinquantaine personnes se seraient lancées à l’assaut du commissariat, vêtues de noir et masquées, porteurs de haches et de marteaux. Elles ont immédiatement jeté des pierres vers le commissariat et vers un policier qui quittait les lieux, et qui a reçu plusieurs pierres dans le dos et sur la tête avant de se réfugier dans le commissariat. L’agent s’est brisé l’omoplate. Un autre agent a été plus légèrement blessé. Les dégâts au commissariat sont importants : on dénombre 66 coups sur les vitres du bâtiment et des voitures ont été endommagées.

La police a interpellé 6 personnes. Parmi elles, se trouvait un mineur qui a dû être relâché sur ordre du parquet de Namur. Les 5 autres ont la trentaine. Présentés devant le parquet, quatre d’entre eux ont été placés sous mandat d’arrêt. Il s’agit d’un Suisse, d’un Espagnol et de deux Italiens. « Ce qui leur est reproché pour le moment c’est une association de malfaiteurs puisqu’il y avait une coordination du groupe pour attaquer le commissariat. Il y a également des coups et blessures à agents avec préméditation puisque le groupe est arrivé manifestement dans le but d’en découdre avec les forces de l’ordre. Il y a également des dégradations immobilières et des véhicules qui ont été mis hors d’usage », indique le Substitut du Procureur du Roi de Namur. Les personnes arrêtées risquent jusqu’à 10 ans de prison.

Commissariat des marolles attaqué

Commissariat des marolles attaqué

1er octobre: Manifestation sauvage étouffée dans l’oeuf

Le quartier de la gare du midi est quadrillé par la police. Dans les alentours de la gare il est affiché : « Par ordre de police tout rassemblement de plus de 5 personnes est interdit aux alentours de la gare du Midi de 15h aujourd’hui jusqu’à 6h du matin ». La police commence par arrêter les petits groupes, puis elle arrête toutes les personnes au look de manifestant. 
Entre 120 et 150 personnes sont arrêtées, parmi lesquels 10 mineurs. Des groupes de manifestants vont et viennent dans le bas de Saint-Gilles. 
Pendant un certain temps il y a une situation tendue à un bar de la rue Jean Volders: 30 activistes étaient à l’intérieur avec la police les attendant en dehors. La situation s’est ensuite calmée.

Rafle gare du Midi le 1er octobre

Rafle gare du Midi le 1er octobre

1er octobre: Recueil de plainte contre la police et les autorités

Un groupe d’avocats bruxellois a préparé une plainte en réaction aux arrestations préventives qui ont lors de l’euromanifestation syndicale. Selon la loi, la police ne peut procéder à ce type d’arrestations qu’en cas de troubles. Or, mercredi, les personnes arrêtées ne faisaient que se rendre au rassemblement en groupe, sans perturber l’ordre public. La plupart n’ont même pas contesté le contrôle d’identité subi. La plainte porte aussi sur « usage excessif de la violence ».

30 septembre: Blocage du siège de British Petroleum

Six personnes se font arrêter à 12H45 suite à un bref blocage du siège central du British Petroleum. Elles seront relâchées vers 21h.

29 septembre: Arrestations de masse à la manifestation eurosyndicale

Les participants du No Border Camp et d’autres militants anti-capitalistes voulant participer à la manifestation eurosyndicale se font arrêter préventivement. Dès 11H55, les premières arrestations surviennent à la Place Sainctelette et la rue Ribaucourt. Ceux qui échappent à ces arrestation se rassemblent place Bara où ils sont bloqué par la police qui procès à de nouvelles arrestations et qui confisque des banderolles. A 13H40, il y a déjà 240 activistes arrêtés préventivement. A 14H00, environ 150 activistes ont pu rejoindre la manifestation principale. La police a bloqué le camion du bloc anticapitaliste. La police essaie à nouveau d’encercler les manifestants. A 14H25, une dizaine d’autres personnes ont été arrêtées à le station de métro Yzer, à proximité du camp « No Border »

A 14H55, 
Le bloc anticapitaliste est encerclé au cœur de la manifestation par les policiers anti-émeute. Le groupe est enfermé dans un « kessel » dos au mur. Le cordon de policier est lui-même entouré de manifestants. Certains responsables syndicaux appellent à la désolidarisation. De nombreux syndiqués se solidarisent pourtant. Plusieurs manifestants qui protestent contre les arrestations sont eux-mêmes violemment arrêtés. Le « kessel » glisse le long de l’avenue de la Porte de Hal jusqu’au débouché de la chaussée de Waterloo où un important dispositif policier le réceptionne. Les militants arrêtés sont alors forcés à s’asseoir en file, les mains liées derrière le dos. Ils sont plus d’une centaine. Une ambulance vient apporter les premiers soin à quelques uns d’entre eux.
Vers 16H00, la manifestation a fini de défiler devant la porte de Hal où reste la centaine de personnes arrêtées, les policiers et environ 200 personnes solidaires, des manifestants, des syndicalistes et des gens du quartier restent avec le bloc anticapitaliste à la Porte de Hal. Les bus de la police viennent peu à peu enlever les personnes arrêtées pour les enfermer aux casernes. De nombreux manifestants y subissent des mauvais traitements: coups, insultes, humiliations (notamment à caractère sexuel).

18H25: 
Les premiers activistes sont relâchées. Les libérations auront lieu au compte goutte toute la nuit. Quatre manifestants sont hospitalisés suite aux violences policières : deux Belges et une Allemande de 19 ans et un Allemands d’une cinquantaine d’années sérieusement blessé au cou.

Arrestations à l'euromanifestation syndicale

Arrestations à l’euromanifestation syndicale


Policiers en civil

29 septembre: Arrestations au parc Léopold

42 activistes sont arrêtés au Parc Leopold où doit se tenir la conférence de Frontex à la Bibliothèque Solvay.

Arrestations au Parc Leopold

Arrestations au Parc Leopold

26 septembre: Première manifestation

La première manifestation organisée dans le cadre de la semaine du camp « No Border »(devait partir de la gare de Nossegem à 14H00 pour marcher sur le centre 127bis. Les arrivants sont accueillis à la gare par un lourd dispositif policiers. Les policiers filment les visages, procèdent à des fouilles, des contrôles d’identités systématiques et bloquent les manifestants dans les couloirs de la gare. La manifestation se met finalement en route et arrive devant le centre fermé à 15H45. 11 personnes qui voulaient bloquer l’entrée du centre sont arrêtées vers 17H20. Peu après, les policier arrête un photographe qui les prenaient en photo et le matraquent. Les manifestants rentrent sur Bruxelles « encagés » par un dispositif policier.

Contrôle à la gare de Nossegem

Contrôle à la gare de Nossegem

1.Appel du SRI aux journées d’action

Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste libanais. Il a été arrêté à Lyon en 1984. En 1987 il a été condamné à la prison à perpétuité comme fondateur supposé des Fractions Armées Révolutionaires Libanaises. Il était légalement libérable après 14 ans de prison, et il est en prison depuis 29 ans malgré neuf demandes de libération. Récemment, un tribunal la lui avait accordée, mais ce jugement n’a pas été appliqué par les autorités jusqu’à ce qu’un tribunal rende un avis contraire, sous la pression des Etats-Unis et d’Israël, qui ont exprimé leur « sérieuse inquiétude » que Georges Abdallah retourne sur le champ de bataille.

Georges n’est qu’un exemple des nombreux révolutionnaires prisonniers, qui restent des décennies derrières les barreaux parce que leur identité révolutionnaire n’a pas été brisée et parce qu’ils continuent à se comporter comme des révolutionnaires.

Le Secours Rouge International appelle à deux journées d’action les vendredi 5 et samedi 6 juillet.

A cette occasion une douzaine de prisonniers révolutionnaires, communistes, anarchistes et antifascistes emprisonnés en Italie, en Grèce, au Maroc et en Suisse mèneront une grève de la faim de solidarité avec Georges.
Montrons notre solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah et tous les révolutionnaires prisonniers de longue durée non repentis et luttons à leurs côtés pour leur libération !

Appeal in English

2. Mobilisations en France

Paris: Samedi 6, rassemblement devant le siège du Parti Socialiste pour les 1er et 2e arrondissements à l’appel du Secours rouge arabe et du Comité Anti-impérialiste. Des affiches pour Georges sont collées sur la façades.

Collage Georges Ibrahim Abdallah siège PS Paris

Collage Georges Ibrahim Abdallah siège PS Paris

Lille: Samedi 6, un groupe de militants solidaires du nord de la France et de Belgique a accrochés six banderoles aux entrées autoroutières de Lille – et dans le centre ville.

banderoles Georges Ibrahim Abdallah Lille 6 juillet 2013

banderoles Georges Ibrahim Abdallah Lille 6 juillet 2013

Carvin: Stand et intervention pour Georges Abdallah du comité « Bassin Minier » au Festival de la Résistance, samedi 6.

Carvin Festival Résistance Georges Ibrahim Abdallah

Carvin Festival Résistance Georges Ibrahim Abdallah

Feuchy (Pas-de-Calais): La banderole « Libérez Abdallah ! » est déployée sur le fronton de l’usine Fraisnor occupée par les travailleurs en lutte contre la liquidation de leur entreprise depuis fin mai.

Fraisnor Georges Abdallah

Fraisnor Georges Abdallah

Bordeaux: Un rassemblement a eu lieu le samedi 5.

Rassemblement Georges ibrahim Abdallah Bordeaux

Rassemblement Georges ibrahim Abdallah Bordeaux

Toulouse: Réalisation d’une peinture murale

peinture murale toulouse georges ibrahim abdallah

peinture murale toulouse georges ibrahim abdallah

Le blog français de la campagne pour la libération de Georges Abdallah

3. Mobilisations hors de France

Tunis: Collages d’affiches jeudi 4 par le Comité tunisien pour la libération de Georges Ibrahim Aballah. Un rassemblement s’est tenu ce vendredi 5 juillet devant l’ambassade de France à Tunis, à l’occasion de la visite de François Hollande.
Voir l’article du quotidien libanais Al Safir sur cette mobilisation

affiche Georges Abdallah Tunis

affiche Georges Abdallah Tunis

Ambassade France à Tunis Manifestation Georges Ibrahim Abdallah

Ambassade France à Tunis Manifestation Georges Ibrahim Abdallah

Montréal: Rassemblement vendredi 5 à l’appel du Secours Rouge Canada, devant le consulat de France.

Georges Ibrahim Abdallah Montréal

Georges Ibrahim Abdallah Montréal

Rassemblement devant le consulat de France à Montréal

Rassemblement devant le consulat de France à Montréal

Berne: vendredi 5 au soir, un rassemblement a eu lieu à Berne, devant l’ambassade de France, à l’appel du Secours Rouge de Suisse.

Rassemblement Georges Ibrahim Abdallah Berne

Rassemblement Georges Ibrahim Abdallah Berne

Winterthur: Des affiches ont été collées.

winterthur georges ibrahim abdallah

winterthur georges ibrahim abdallah

Bâle: Une banderole a été accrochée devant le siège de la banque française BNP-Paribas

BNP Paribas, Bale, Georges Ibrahim Abdallah

BNP Paribas, Bale, Georges Ibrahim Abdallah

Hambourg: Rassemblement à Altona et meeting à l’Internationales Zentrum organisés le samedi 6 par la section hambourgeoise du Netzwerk Freiheit für alle politische Gefangenen.

Rassemblement Georges Abdallah Hambourg

Rassemblement Georges Abdallah Hambourg

Stuttgart: Rassemblement sur la Schillerplatz et un meeting à Arabischen Kulturclub organisés le samedi 6 par la section locale du Netzwerk Freiheit für alle politische Gefangenen. En outre, des collages ont eu lieu dans la ville de Stuttgart.

Georges Ibrahim Abdallah Stuttgart

Georges Ibrahim Abdallah Stuttgart

Affiche Stuttgart Georges Ibrahim Abdallah

Affiche Stuttgart Georges Ibrahim Abdallah

Magdeburg: Les inculpés de « Zuzamen Kampfen » ont mené une grève de la faim de solidarité.

A l'Infoladen de Magdeburg où a eu lieu la grève de la faim de solidarité

A l’Infoladen de Magdeburg où a eu lieu la grève de la faim de solidarité

Magdeburg

Magdeburg

Le site de la campagne pour Georges Abdallah en Allemagne

Rome: Rassemblement devant l’ambassade de France (une trentaine de personnes) et une soirée de soldiarité avec projection d’un film sur les prisonniers politiques arabes (une cinquantaine de participants).

Bruxelles: Un rassemblement a eu lieu vendredi 5 à l’initiative du Secours Rouge de Belgique en face de la résidence de l’ambassadeur de France.

Georges Ibrahim Abdallah manifestation Bruxelles

Georges Ibrahim Abdallah manifestation Bruxelles

Rassemblement Bruxelles Georges Abdallah

Rassemblement Bruxelles Georges Abdallah

Zürich: Des banderoles ont été accrochées et des affiches ont été collées en différents endroits de la ville le samedi 5. Le dimanche 6, une banderole a été accrochée sur le consulat de France.

Georges Ibrahim Abdallah Zürich

Georges Ibrahim Abdallah Zürich

Banderoles Georges Ibrahim Abdallah Zurich

Banderoles Georges Ibrahim Abdallah Zurich

consulat France Zurich Georges ibrahim Abdallah

consulat France Zurich Georges ibrahim Abdallah

4. Mobilisation dans les prisons

Andrea

Andrea

En Suisse, Andrea « Andi » Stauffacher (membre de la Révolutionarer Aufbau et du Secrétariat du Secours rouge international) et Marco Camenisch (prisonnier vert-anarchiste de longue durée) sont en grève de la faim. Cette grève est leur contribution aux journées internationales d’action pour Georges Ibrahim Abdallah. Mercredi 3, le service compétent de l’Office cantonal de correction a posé à Andi un ultimatum : soit elle cesse la grève de la faim dans les 24 heures, soit elle est transférée dans une prison de haute sécurité. Cet ultimatum est une réponse à l’initiative collective des prisonniers politiques pour participer à la campagne pour Georges. C’est le même département qui maintient Marco en prison alors qu’il est libérable depuis longtemps, parce qu’il maintient son identité anarchiste, il ne doit pas sortir. Andi a refusé de céder à l’ultimatum, et elle a été transférée.

Communiqué de la grève de la faim (en français) – format PDF

Communiqué de la grève de la faim (en allemand) – format PDF

Communiqué de la grève de la faim (en anglais) – format PDF

Communiqué de la grève de la faim (en italien) – format PDF

Réaction d’Andi à l’ultimatum en anglais – format PDF

Réaction d’Andi à l’ultimatum en allemand – format PDF

Réaction d’Andi à l’ultimatum en italien – format PDF

Réaction d’Andi à l’ultimatum en français – format PDF

Dix prisonniers politiques marxistes-léninistes-maoïstes, membre de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc/Groupe Aziz ELBOUR et de la Voie démocratique basiste, sont entré vendredi 5 juillet en grève de la faim en solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah dans le cadre des journées internationales d’actions. Ces prisonniers ont été condamnés fin avril à des peines de deux à trois ans de prisons suite à des manifestations à l »université de Marrakech et sont détenus à la prison locale de Boulmherez de Marrakech. Il s’agit de Ibrahim ENNAJMI, Hamid ELBAGHDADI, Abdelhak ETTALHAWI, Aziz ELBOUR, Hicham ELMASKINI, Hamid ZADOU, Mohamed ELWAKASSI, Mohamed ELMOADEN, Boujmâa JAMOU, Mohamed AHRIK.

groupe Aziz Elbour

groupe Aziz Elbour

Lire le communiqué des prisonniers en arabe – format pdf

Lire le communiqué des prisonniers en français – format pdf

Déclarations d’autres prisonniers politiques solidaires:

Solidaritätbotschaft von Thomas Mayer-Falk (déclaration de solidarité de Thomas Mayer-Falk en allemand)

Déclaration de Marco Camenish en allemand et en anglais – format PDF

Déclaration de Marco Camenish en français – format PDF

Communiqué de solidarité de deux prisonniers du PC-pm, en italien – format PDF

Communiqué de solidarité de deux prisonniers du Pc-pm en allemand – format PDF

Communiqué de solidarité de deux prisonniers du Pc-pm en français – format PDF

Déclaration de solidarité de Sadi Naci Özpolat, condamné pour appartenance au DHKP-C et détenu à Bochum, en allemand – format PDF

Communiqué de solidarité de D. Koufontinas et de K. Gournas en anglais – format PDF

Communiqué de solidarité de D. Koufontinas et de K. Gournas en français – format PDF

Communiqué de solidarité de D. Koufontinas et de K. Gournas en allemand – format PDF

Lettre de solidarité de Nadia Lioce (BR PCC) en italien – format PDF

Communiqué de solidarité des inculpés de « Zuzamen Kampfen » en allemand – format PDF

En soutien à cette grève de la faim Netzwerk Freiheit für alle politischen Gefagenen a édité et diffusé dans plusieurs ville un dépliant:

La publication du Netzwerk Freiheit für alle politischen Gefagenen

La publication du Netzwerk Freiheit für alle politischen Gefagenen

Lire la publication du Netzwerk Freiheit für alle politischen Gefangenen

5. Autres appels et initiatives:

Appel du Secours Rouge Arabe

darkelegance_logo.png

Emission sur Radio Galère 88.4 jeudi 4 juillet de 18H à 20H avec les collectifs PACA, Bordeaux,Toulouse, Paris, Nord Pas-de-Calais.

Le site de radio Galère

La page de l’événement facebook

En Allemagne aussi une émission radio a traité des journées d’action pour Georges et plus particulièrement de la grève de solidarité des prisonniers politiques.

Pour écouter cette émission

Chapitre 1: Le cryptage de données

Ce guide est pour Mac (Pour Windows, cliquez ici)

Dans ce chapitre nous ne présenterons qu’un seul logiciel. Celui-ci a fait ses preuves, fonctionne sur Windows, Mac et Linux et est relativement simple d’utilisation. Ce logiciel est Truecrypt. Allons donc le télécharger sur https://truecrypt.ch/downloads/ et sélectionnons la version du programme compatible avec Mac OS X.

ATTENTION : Ne téléchargez pas Truecrypt sur http://www.truecrypt.org qui était le site originel. Le projet Truecrypt a été abandonné par ses créateurs et a été reprit par l’équipe suisse de TCNext : téléchargez la dernière version de Truecrypt (7.1a) sur le site https://truecrypt.ch/downloads/

Double-cliquons sur le fichier fraichement téléchargé et cliquons sur accepter. Dans la nouvelle fenêtre qui s’ouvre, cliquons sur Truecrypt 7.1a.mpkg. Continuer, Installer, Mot de passe, Fermer.

Truecrypt est à présent installé, on peut fermer les diverses fenêtres et glisser le “disque dur” Truecrypt qui est sur le bureau, dans la corbeille.

Ensuite, on ouvre une fenêtre Finder, dans la colonne de gauche on clique sur Applications et on clique sur Truecrypt dans la liste des applications.

Truecrypt est capable de faire plusieurs choses:

– Créer un ‘Conteneur’ crypté dans votre ordinateur. Ceci créera un fichier crypté dont
vous déciderez la taille, etc…

– Crypter une clé USB ou un disque dur portable ou tout autre support amovible.

– Crypter la totalité de votre disque dur (pour les utilisateurs avancés et amoureux du risque, nous ne détaillerons pas la procédure dans cette édition du guide mais vous trouverez facilement des tutoriels en ligne).

Dans ce tutoriel, nous verrons la pratique la plus courante et la plus pratique pour chacun : c’est à dire le cryptage d’un support amovible. Un support amovible est un support que vous pouvez connecter et déconnecter de votre ordinateur, par exemple : une clé usb, un disque dur portable, une carte SD ou micro-SD, etc…

Le tutoriel se pratique de la même façon pour chacun de ses supports. Nous parlerons plus loin de « la clé usb » pour simplifier, mais vous pouvez utiliser n’importe quel support pour ce tutoriel.

1. Préparer le support

La clé usb doit être vide. Si elle ne l’est pas, tout ce qui se trouve dessus sera effacé.

2. Démarrer Truecrypt

Double-cliquons sur l’icône de Truecrypt (dossier applications) pour le démarrer, et cliquons sur « Create Volume » pour commencer la procédure de création de notre volume crypté. Cochons la case Create a volume within a partition/drive, puis “Standard Truecrypt Volume”. On sélectionne enfin le volume (attention à choisir le bon !). Enfin, on laisse coché “Never save history” puis “Next” et “Yes”.

Démarrer Truecrypt

Démarrer Truecrypt

A l’étape suivante il nous sera proposé de choisir un algorythme de cryptage et un algorythme de hash. Nous voilà dans le vif du sujet et quelques explications s’imposent.

3. Qu’est-ce-qu’un algorythme de cryptage ?

Un algorythme de cryptage, en gros, c’est la méthode mathématique que votre ordinateur utilisera pour crypter l’information. Par exemple, un algorythme utilisable pour un humain serait de remplacer chaque lettre par celle qui la suit dans l’alphabet pour écrire ‘BONJOUR’ on écrira plutôt ‘CPOKPVS’. Evidemment, l’ordinateur crypte des quantités beaucoup plus grandes que de simples mots et avec des méthodes mathématiques inutilisables par un cerveau humain. Un algorythme est donc un langage codé utilisé par un ordinateur. Truecrypt nous propose trois algorythmes : AES, Twofish et Serpent. Il nous propose également des « cascades » d’algorythmes. C’est à dire qu’après avoir crypté en AES, il crypte à nouveau en Twofish, etc…

Quelle est la différence entre AES (aussi appellé RSA), Twofish et Serpent ? Lorsque le gouvernement américain a mis à jour ses méthodes de sécurité informatique en 1997, il a organisé un concours visant à trouver un algorythme de cryptage puissant, capable de protéger les secrets gouvernementaux, le gagnant allait devenir le AES (Advanced Encryption Standard). Les trois finalistes étaient RSA, Twofish et Serpent, trois algorythmes remarquablement complexes. C’est RSA qui a gagné le concours. Mais apparement, Twofish était tout aussi puissant et a perdu à cause de sa vitesse plus lente, et Serpent a perdu car il aurait été impossible à décrypter au besoin. Moralité de cette petite histoire (imprégnée de légendes urbaines?) Ces trois algorythmes sont tous les trois extrêmement performants, et vous opterez sans doute pour une cascade des trois. Pas d’inquiétude donc et sélectionnez « votre préféré ».

Note : Le cryptage est un enjeu extrêmement important tant au niveau gouvernemental et répressif qu’au niveau technologique (la plupart des appareils informatiques utilisent le cryptage) qu’au niveau antirépressif. Certaines personnes travaillent quotidiennement à rechercher des failles de sécurité permettant de casser ces algorythmes et de les rendre obsolètes. Si ces méthodes semblent aujourd’hui incassables, celles qui les précédaient l’ont pourtant étées (alors qu’elles étaient elles aussi réputées incassables). C’est pourquoi il peut-être intéressant de s’informer si jamais un de ces algorythmes venait à être brisé. L’algorythme AES étant l’un des plus utilisé au monde, s’il venait à être cassé, de nombreux gouvernements devraient le remplacer par un autre (probablement Twofish ou Serpent). Il faut garder en mémoire que si ces méthodes sont sûres aujourd’hui elles ne le seront pas éternellement.

Dans notre exemple, nous choisirons donc un algorythme en cascade : AES-TWOFISH-SERPENT. Et un Hash Algorythm SHA-512. Précisons que si le cryptage est légal en Belgique il ne l’est pas partout. En France par exemple, il est illégal de crypter un document ou une communication avec un algorythme impossible à décrypter par les autorités !

Cliquons sur Next deux fois pour arriver à l’étape du choix du mot de passe.

4. Le choix du mot de passe

Nous avons déjà vu comment créer un mot de passe au début, mais pour rappel :

– Votre mot de passe doit compter au moins 20 caractères, et contenir lettres minuscules et majuscules, des chiffres et des caractères spéciaux (comme $*^ par exemple). Ce mot de passe ne doit pas contenir de mots existants, de prénoms ou de noms, de dates, etc…

– Dans les cas de Truecrypt et de PGP (comme on le verra au chapitre « Crypter ses e-mails ») il est particulièrement important de bien choisir un mot de passe qui ne sert qu’à ça.

Et voici notre mot de passe : 6tN82_9=w5^J_qXnEdA(

On écrit donc notre mot de passe dans les champs adéquats.
On ne cochera pas la case « use keyfiles » cette fois, mais sachez que cette fonction permet de créer un petit fichier clé que l’on stockera sur une autre clé usb et qui serait nécessaire à l’ouverture de notre clé usb.
A l’étape suivante, on choisira dans la case “Filesystem type” la réponse “FAT”. Puis “Next” à nouveau. Vous pouvez cocher la case “Quick Format” si votre clé USB est neuve, puisque le formatage rapide permettrait une récupération des fichiers auparavant sur la clé USB.

A l’étape suivante, on devra secouer la souris au-dessus de la fenêtre Truecrypt. Pourquoi ? Simplement parce qu’un ordinateur étant une machine ‘logique’ il lui est à peu près impossible de générer de l’aléatoire. Il utilisera donc « l’entropie » (le désordre) générée par notre main humaine pour rendre l’algorythme encore plus complexe.

Après avoir laissé les cases ‘Fat’ et ‘Default’ si on veut stocker des fichiers de moins de 4Gb, et ‘NTFS’ et ‘Default’ dans l’autre cas, on clique sur ‘Format’. Cette action effacera les éventuels fichiers que vous auriez laissé sur votre clé USB.

Voilà, l’odinateur est en train de crypter notre clé. Il ne nous reste plus qu’à patienter le temps que l’opération se termine.

Fin de la procédure.

5. Ouverture de notre clé cryptée

Une fois notre clé cryptée, nous allons voire comment ouvrir celle-ci pour y déposer les fichiers que l’on veut protéger.

Losque la clé usb est insérée dans l’ordinateur, on démarre Truecrypt et on clique sur « Mount all devices » pour ensuite taper notre mot de passe. Laissons les trois cases décochées pour plus de sécurité, et on clique sur OK.
Lorsqu’une fenêtre s’ouvre “Le disque que vous avez inséré n’est pas lisible par cet ordinateur”, cliquez sur “Ignorer”. Puis double-cliquer le le nouveau disque “No Name” qui est disponible sur le bureau. Vous pouvez glisser et déposer vos fichiers dedans (ou dehors).

Ouverture de la clé cryptée

Ouverture de la clé cryptée

Lorsque vous n’avez plus besoin de votre clé. Retournez à la fenêtre Truecrypt et cliquez sur ‘Dismount All’. Vous pouvez ensuite retirer la clé de votre ordinateur.

Chapitre 2: Crypter ses e-mails

Mise à jour 4 avril 2022 : Attention, depuis 2019 Thunderbird intègre nativement OpenPGP et le développement de l’extension Enigmail a été interrompu. Le procédé est largement simplifié. Nous vous renvoyons donc vers le site de Mozilla pour un guide à jour. Nous laissons ce guide en ligne pour les explications qu’il contient sur le fonctionnement.

Nous voici à un des plus importants chapitres, le cryptage des e-mails. Crypter ses e-mails c’est important : et spécialement si on a ‘rien à se reprocher’.

Crypter ses communications par e-mail c’est :

– Empêcher qu’on lise ses e-mails et protéger sa vie privée, même si on a rien à se reprocher,
– Être solidaire de ceux qui l’utilisent quotidiennement en créant une zone de flou,
– Empécher la lecture de ses e-mails par la répression avec une technique déjà éprouvée par de nombreux militants, dont ceux du Secours Rouge.

Si le cryptage d’e-mails avec GPG/OpenPGP semble être difficile, ce n’est comme bien souvent qu’une impression.

Les logiciels dont nous aurons besoin :
– GPGSuite sur http://www.gpgtools.org/
– Thunderbird : https://www.mozilla.org/fr/thunderbird/
– L’extension Enigmail (mais ne la télécharger pas tout de suite).

Nous pourrions choisir une adresse e-mail chez un fournisseur militant comme Riseup.net. Mais cela ne changera rien : une fois que les e-mails sont cryptés ils sont autant illisibles par Google, Yahoo ou Riseup.

1. Installer GPGSuite

Rendez-vous sur http://www.gpgtools.org/

GPG Suite

GPG Suite

On double-clique sur le fichier téléchargé et on procède à l’installation. Lorsqu’une fenêtre vous demande si “Keychain Access peut accéder à vos contacts”, sachez que ce ne sera utilisé que pour mieux automatiser les procédures de cryptage. Mais accepter ou refuser ne changera pas grand chose. Dans notre exemple, nous acceptons. Et GPG Keychain Access s’ouvre et nous propose tout de suite de créer une paire de clés.

Mais qu’est-ce-que c’est qu’une paire de clé GPG ?

Le chiffrement par GPG est appellé « chiffrement assymétrique », mais un dessin valant mieux que des paragraphes d’explication, voici une petite infographie qui expliquera mieux ce qu’est une paire de clé.

Explication du dessin :

Paul veut envoyer un e-mail à Georgette, pour se faire, nos deux protagonistes installent GPG sur leurs ordinateurs, et chacun d’eux crée une paire de clé. Une clé publique et une clé privée chacun.
Paul et Georgette s’échangent auparavant leurs clés publiques qui, elles, peuvent voyager sans être cryptées (mais nous verrons plus tard que ce n’est pas toujours vrai).

Créer une paire de clés GPG

Créer une paire de clés GPG

Nous apprenons donc plusieurs choses :

– Les clés publiques servent à crypter,

– Les clés privées servent à décrypter.

– Le cryptage et le décryptage se font sur l’ordinateur même et ne dépendent pas d’internet.

D’autres part, sachez que les clés sont en fait deux petits fichiers texte (se terminant par l’extension ‘.asc’)

Procédons : On rentre un nom (qui peut-être fictif) et l’adresse e-mail que l’on veut utiliser. Laissons la case “Upload key after generation” décochée pour l’instant. Dans le panneau “Advanced” on changera la longueur de clé à “4096” pour rendre la clé encore plus forte.

GPG Keychain Access

GPG Keychain Access

On rentre ensuite un mot de passe super compliqué (comme expliqué au début du guide). Pendant que la clé est générée, faites plein d’autres choses sur votre ordinateur (ouvrez photoshop, allez sur youtube, écrivez un roman,… Ce que vous voulez !) cela rendra la clé ENCORE plus forte puisque les ordinateurs ne peuvent pas créer de choses aléatoires sans l’aide d’actions humaines.

Une fois ceci terminé, fermez GPG Keychain Access.

2. Installer Thunderbird

Telecharger Thunderbird depuis www.mozilla.org/fr/thunderbird/ double-cliquez sur le fichier téléchargé et glissez-déposez le logo de Thunderbird sur le dossier “Applications”.

Ceci fait, fermez la petite fenêtre et glissez-déposez le “disque-dur” Thunderbird qui est sur le bureau dans la corbeille. Puis ouvrez Thunderbird qui est dans votre dossier “Applications”. Définissez Thunderbird comme application par défaut pour les e-mails (sauf si vous utilisez d’abord l’application “Mail” de Mac”). A l’ouverture de Thunderbird, cliquez sur “Passer cette étape et utiliser mon adresse existante.

On rentre ensuite nos informations : un nom (ce que vous voulez), l’adresse e-mail que l’on veut utiliser et le mot de passe que l’on utilise pour se connecter à ce compte.

Vous avez à choisir si vous voulez cocher la case « Retenir le mot de passe ». Ne pas la cocher compliquera les choses, mais ce mot de passe est très facile à voler si quelqu’un s’empare de votre ordinateur. Dans notre exemple, on cochera la case, mais sachez que si vos e-mails sont cryptés : même en ayant le mot de passe de la boîte mail on ne peut pas lire les courriers cryptés.

On clique donc sur suivant, et Thunderbird se chargera de remplir les cases à l’étape suivante, si vous utilisez un service plus ou moins mainstream. Sinon, cherchez sur google quels sont les paramètres IMAP de votre fournisseur e-mail.

Il nous propose alors de choisir entre ‘IMAP’ et ‘POP3’.

Un compte IMAP permet de conserver simultanément ses e-mails dans sa boite à mail en ligne ET sur son ordinateur, dans Thunderbird.

Au contraire, un compte POP3 récupérera tous les e-mails sur l’ordinateur que vous utilisez. Ce qui veut dire que si vous voulez utiliser cette adresse sur plusieurs ordinateurs, ou changer d’ordinateur tout en conservant vos e-mails : la tâche est rendue beaucoup plus complexe, voir impossible.

On laisse donc la case IMAP cochée et on clique sur ‘Terminer’.

3. InstallerEnigmail

Se rendre dans le menu “Outils” puis “Modules complémentaires”, rechercher Enigmail, “installer” et “redémarrer maintenant”.

4. Derniers paramètres

Enfin, cliquons sur “Outils”, “Paramètre des comptes” puis dans la colonne de gauche “OpenPGP”. On coche la case “Activer le support OpenPGP (Enigmail) pour cette identité. On coche la case “Chiffrer les e-mails par défaut”.

Toujours dans le même menu, on se rend dans l’onglet “Rédaction et adressage” dans la colonne de gauche” et on décoche la case “Rédiger les messages en HTML”.

Cliquez enfin sur OK.

5. Partager les clés publiques

Comme nous l’avons dit auparavant, nos contacts ont besoin de notre clé publique et nous avons besoin des leurs pour communiquer en GPG. Pour obtenir votre clé publique, ouvrez à nouveau “GPG Keychain Access” (via la recherche du finder). Séléctionnez votre clé dans la liste et cliquez sur “Exporter” en lui donnant le nom que vous souhaiter et en l’enregistrant dans un dossier facile à retrouver. Par exemple “Bureau”. Une fois ce fichier obtenu, on peut l’envoyer par e-mail à un ami, la donner via une clé usb, l’héberger sur son site web, etc…

Partage de clés publiques

Partage de clés publiques

6. Importer une clé publique

Lorsque l’on reçoit une clé publique d’un ami. On enregistre le fichier (sur le bureau par exemple). Puis on ouvre GPG Keychain Access, on clique sur importer, on sélectionne le fichier, et voilà !

Importer une clé publique

Importer une clé publique

7. Premier e-mail

Retour à Thunderbird, cliquons sur écrire (en haut à gauche). Tout d’abord, comme nous avons activé le chiffrement automatique de nos e-mails, si on veut envoyer un e-mail pas chiffré, on devra désactiver le chiffrement comme ceci :

Ecrire un mail crypté

Ecrire un mail crypté

Ensuite, lorsque l’on veut envoyer un e-mail chiffré cette fois, tout est automatique !

Ecrire un mail crypté

Ecrire un mail crypté

8. Pièces-jointes cryptées

Lorsque l’on veut enregistrer une pièce-jointe cryptée, on double-clique (ou ctrl + click) sur la pièce-jointe et “Déchiffrer et enregistrer-sous”.

Crypter une pièce jointe

Crypter une pièce jointe

Dossier(s): Archives Dossiers Tech Tags: