L’armée colombienne affirme avoir capturé 20 guérilleros des FARC (dont quatre dans une zone rurale de l’Aranca) et un de l’ELN dans une série d’opérations dans diverses régions du pays, mais particulièrement destinées à affaiblir le « Bloc Sud » des FARC. Des opérations ont eu lieudans le Nariño, Cauca, Meta, Guaviare, etc. Des armes et des explosifs ont été saisis.

A deux mois du Mondial, Rio de Janeiro a été le théâtre de nouvelles manifestations violentes mardi soir. À l’origine de cette violence, la mort d’un danseur d’une favela abattu par les forces de l’ordre qui l’avaient confondu avec un trafiquant de drogue. Barricades en feu, échanges de tirs, jeunes jetant des pierres et des bouteilles en verre sur la police… La police et les bâtiments gouvernementaux ont été pris pour cible par les émeutiers.

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Le 16 avril, à Iquitos, la police péruvienne a expulsé plus de 800 familles qui squattaient depuis deux mois neuf hectares de terrains appartenant à l’INIA (Instituto Nacional de Investigación Agraria). Des terrains inutilisés depuis plus de quarante ans. Les squatteurs ont résisté aux 500 policiers avec des bâtons et des machettes, lançant divers projectiles (dont une trentaine de cocktails Molotov) et érigeant quelques barricades. Les squatteurs ont attaqué des rangées de policiers anti-émeute qui ont riposté à la lacrymo et à la matraque. Une vingtaine de personnes ont été arrêtées. Plusieurs des habitations ont été incendiées ou rasées au bulldozer.

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Luis José Solano Sepúlveda, alias Polio, 43 ans, un des principaux commandant de l’ELN, a été tué par des militaires de la cinquième brigade de l’armée coloimbienne au lieu-dit de Honda Loma (canton de Morales, dans le sud de la province de Bolívar). Lors de l’assaut de la base de l’état-major de l’ELN, trois autres guérilleros ont été capturés, y compris l’opérateur radio. Dans le camp, les militaires ont trouvé des armes et des munitions, de l’équipement informatique et de communication.

Luis José Solano Sepúlveda était membre de l’ELN depuis au moins 20 ans. Il était activement recherché pour plusieurs embuscades contre les forces de sécurités colombiennes. Entre 2011 et 2013 , il commandait la guérilla en Antioquia. Il avait pris le commandement de la zone sud de Bolivar après la capture du précédant commandant de zone.

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Quatre combattants des FARC ont été tués ce week-end dans des affrontements avec l’armée gouvernementale dans les provinces d’Arauca, Meta et Cauca. Deux jeunes guérilleros (23 et 18 ans) ont été tué dans une zone rurale des environ de Tame,une ville de l’Arauca. Une guérillera a été capturée lors de la même opération. Une guérillera du 40e Front des FARCF a été tuée à La Uribe, une ville du Meta. Un combattant du 6e Front des FARC a été tué à Toroto, une zone rurale du Cauca.

Le mercredi 9 avril, entre huit et neuf heures du matin, a eu lieu l’expulsion de la maison occupée “La Grieta”, et de la bibliothèque “Los Libros de la Esquina”. L’espace a été habité pendant plus de 11 ans. Diverses initiatives portant différentes dynamiques ont pu converger dans cet espace. Quelques semaines avant l’expulsion, tout le matériel de lecture ainsi que les archives qui étaient dans la bibliothèque ont été déplacés et emmenés dans un endroit sûr. La matinée du 9 avril, les occupants ont mis en place une résistance en coupant la rue à l’aide de barricades en feu et en affrontant la police.

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Cinq anciens membres de direction du PCP-SL, y compris son fondateur, Abimael Guzman, le Président Gonzalo, mais aussi Osman Morote Barrionuevo et le « camarade Artemio » passent actuellement en jugement pour un attaque à la voiture piégée du quartier chic de Lima, Miraflores, en juillet 1992. Ils sont tous gardé le silence face aux juges de la deuxième Cour pénale nationale. Dans le cas de Gonzalo et d’Artemio, la procédure se déroule dans la salle d’audience du Centre de détention de la base navale de Callao où ils sont détenus.

Vendredi à l’aube, 1.650 policiers ont encerclé le terrain de 50.000 m2 où, depuis le 31 mars, environ 5.000 personnes s’affairaient à construire leurs baraques en bois. Le bataillon de choc est entré en premier dans la favela baptisée « Telerj », du nom de l’immeuble désaffecté situé sur ce terrain vague. Les policiers annonçaient par haut-parleur que les habitants seraient relogés dans des abris municipaux.

La police exécutait un ordre judiciaire d’expulsion à la demande de l’entreprise de téléphonie Oi, propriétaire du terrain. Certaines familles sont sorties dans le calme mais des dizaines de jeunes ont lancé des pierres et des bouteilles sur les forces de l’ordre qui ont réagi en tirant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Au cours des heurts, au moins 19 personnes ont été blessées – dont 12 policiers et trois enfants. Plusieurs autobus qui passaient dans ce quartier d’Engenho Novo (zone nord de Rio) ont été incendiés ainsi que trois véhicules de chaînes de télévision et de stations de radio locales. Après l’expulsion des habitants, un bulldozer a procédé à la démolition des baraques.

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