Cinq anciens membres de direction du PCP-SL, y compris son fondateur, Abimael Guzman, le Président Gonzalo, mais aussi Osman Morote Barrionuevo et le « camarade Artemio » passent actuellement en jugement pour un attaque à la voiture piégée du quartier chic de Lima, Miraflores, en juillet 1992. Ils sont tous gardé le silence face aux juges de la deuxième Cour pénale nationale. Dans le cas de Gonzalo et d’Artemio, la procédure se déroule dans la salle d’audience du Centre de détention de la base navale de Callao où ils sont détenus.

Vendredi à l’aube, 1.650 policiers ont encerclé le terrain de 50.000 m2 où, depuis le 31 mars, environ 5.000 personnes s’affairaient à construire leurs baraques en bois. Le bataillon de choc est entré en premier dans la favela baptisée « Telerj », du nom de l’immeuble désaffecté situé sur ce terrain vague. Les policiers annonçaient par haut-parleur que les habitants seraient relogés dans des abris municipaux.

La police exécutait un ordre judiciaire d’expulsion à la demande de l’entreprise de téléphonie Oi, propriétaire du terrain. Certaines familles sont sorties dans le calme mais des dizaines de jeunes ont lancé des pierres et des bouteilles sur les forces de l’ordre qui ont réagi en tirant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Au cours des heurts, au moins 19 personnes ont été blessées – dont 12 policiers et trois enfants. Plusieurs autobus qui passaient dans ce quartier d’Engenho Novo (zone nord de Rio) ont été incendiés ainsi que trois véhicules de chaînes de télévision et de stations de radio locales. Après l’expulsion des habitants, un bulldozer a procédé à la démolition des baraques.

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Vingt-huit dirigeants du MOVADEF ont été arrêtés par les autorités péruviennes sur des soupçons de trafic de drogue et d’appartenance à une organisation terroriste. Les personnes arrêtées sont également accusées de financement d’activité terroriste avec l’argent du trafic de la drogue et de blanchiment d’argent. Il s’agit de la première grande opération contre des membres du MOVADEF, groupe qui demande la libération des militants du PCP-SL et d’autres personnes emprisonnées durant les années 80 et 90.

Les autorités accusent le MOVADEF d’être la facade politique du PCP-SL. Le coup de filet, qui a eu lieu mercredi soir, est le résultat d’une enquête de deux ans. Les enquêteurs prétendent établir un lien entre le MOVADEF et des guérilleros du Comité régional du Huallaga. Parmi les personnes arrêtées figurent Alfredo Crespo, l’avocat d’Abimael Guzman, le Président Gonzalo (arrêté en 1992), ainsi que Walter Humala, chanteur et cousin éloigné du président péruvien Ollanta Humala.

Une manifestation du MOVADEF

Une manifestation du MOVADEF

Deux policiers ont été tués vendredi dans une embuscade attribuée à la guérilla des FARC, dans l’ouest de la Colombie, avant la reprise de négociations de paix avec les autorités. Les deux agents ont été la cible d’un tir nourri dans la matinée alors qu’ils se livraient à des exercices de sécurité à Jambalo dans le Cauca.

L’armée colombienne a abattu six guérilleros des FARC et en a capturé huit autres lors d’affrontements dans le sud du pays. Les combats, qui remontent à la nuit de lundi à mardi, se sont déroulés dans la localité de Tumaco, située dans la province de Nariño. Quatre rebelles ont aussi été capturés mardi dans la province du Cauca (sud-ouest) et quatre autres se sont rendus dans celle de Tolima (centre).

guérilleros abattus

guérilleros abattus

Ce week-end, les autorités boliviennes ont adopté une nouvelle loi visant les exploitations minières. Celle-ci interdit aux mineurs indépendants de travailler avec leurs homologues du privé pour extraire les ressources minières du pays. Elle exige également que tout contrat d’exploitation d’un site soit d’abord approuvé par les autorités législatives. Des centaines de mineurs indépendants dénonçant cette nouvelle mesure restrictive d’emploi ont manifesté leur colère lundi en bloquant des voies de circulation à Cochebamba. Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pour disperser les barrages. Des manifestants ont répliqué en lançant des bâtons de dynamite. Deux mineurs sont décédés dans les heurts tandis qu’au moins cinquante autres ont été grièvement blessés.

Chaque année, des milliers de jeunes descendent dans les rues de Santiago et d’autres grandes villes du pays en mémoire de Rafael et Eduardo Vergara, deux jeunes militants abattus par la police lors d’une manifestation contre le régime de Pinochet en 1985. Les manifestants ont érigé des barricades dans le quartier de Villa Francia, où sont décédés les deux frères, mais des rassemblements similaires ont eut lieu tout le week-end à travers le pays. Tous ont été invariablement réprimés par les forces anti-émeutes et de violents affrontements ont émaillé les multiples rassemblements. Selon les Carabineros, 92 personnes ont été interpellées dimanche à Santiago et six autres personnes dans d’autres villes. Samedi, ils avaient déjà procédé à 31 arrestations.

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Des policiers de la Direction contre le terrorisme (DIRCOTE) ont arrêté Jorge Luis Chang Hugo César Martínez Jiménez Sarmiento, alias « camarade Rodrigo » dans le district de Puente Piedra. Le « camarade Rodrigo » était activement recherché depuis 2006, pour sa participation à des actions du Comité Régional du Huallaga du PCP-SL remontant pour certaines à 1995, comme l’attaque à la voiture piégée de l’hôtel Maria Angola à Lima.

Luis Chang Hugo César Martínez Jiménez Sarmiento

Luis Chang Hugo César Martínez Jiménez Sarmiento