Des représentants du parti Marcha Patriótica et du syndicat Central Unitaria de Trabajadores ont dénoncé l’arrestation d’Hubert Ballesteros, dirigeant syndical et promoteur de la grève nationale agricole, pour crime de « rébellion et de terrorisme ». Une manifestation a été organisée pour exiger la relaxe de ce dirigeant syndical (il est membre du comité exécutif de la CUT) accusé de liaison avec les FARC.

manifestation pour Hubert Ballesteros

manifestation pour Hubert Ballesteros

Depuis plus d’une semaine, les paysans colombiens, rejoints par des mineurs indépendants et plusieurs syndicats de chauffeurs routiers et d’employés des secteurs de la santé et de l’éducation, mènent un mouvement social illimité. Ils demande à être reçu par les autorités pour obtenir des aides et un meilleur accès à la propriété foncière. Concrètement, ils demandent notamment l’établissement de prix planchers pour certains produits, la baise des prix des intrants agricoles, une politique favorable aux mineurs des petites exploitations, de meilleurs services publics dans les campagnes, des garanties en matière d’accès à la terre,… Depuis lundi dernier, ils organisent manifestations, rassemblements et barrages routiers dans onze provinces à travers le pays. Toutes les mobilisations ont été diversement réprimée par les forces de l’ordre. D’après un bilan officiel publié hier soir, deux personnes sont mortes, plus d’une centaines ont été blessées et au moins 175 interpellées. Les forces anti-émeutes font usage de gaz lacrymogène (gaz qui a causé un des deux décès), mais selon plusieurs sources sur place, elles tireraient régulièrement à balles réelles sur les foules de paysans, ce qui aurait provoqué le second décès.

Emeutes paysannes en Colombie

Au moins treize soldats ont été abattus dans une attaque de la guérilla dans la province d’Arauca (est du pays). C’est dans cette même région que les FARC avaient dirigé une embuscade le mois dernier. Quinze soldats avaient été tués au cours de cet assaut. Par ailleurs, vendredi, les FARC ont annoncé une ‘pause’ dans les négociations qu’ils mènent avec les autorités colombiennes depuis près d’un an afin d’étudier une proposition selon laquelle tout accord de paix devrait faire l’objet d’un referundum.

Le principal dirigeants du PCP-SL à Piura, Cernaqué Aurelio Silva, le « camarade Paul », a été arrêté aujourd’hui par la Division des enquêtes criminelles. L’homme âgé de 51 ans a été arrêté à l’aube dans le bourg de Tumbes. Il est accusé de nombreuses actions de la guérilla, certaines s’étant soldées par le mort de policiers et par celle de l’ancien président de la région.

Cernaqué Aurelio Silva, le

Cernaqué Aurelio Silva, le

Les forces de sécurité colombiennes ont tué dimanche deux commandants des FARC au sud-ouest du pays. Le commandant du Front 6 des FARC et de son second, connus sous les surnoms de « Jaimito » et d' »el Burro » sont morts pendant le bombardement de leur camp situé dans la région rurale de Toribio, dans le département du Cauca (sud-ouest), lors d’une opération conjointe police-armée.

Samedi, cinq gardes d’un ranch de bétail situé dans la région de San Pedro (au nord d’Asuncion, la capitale) ont été capturés puis abattus. Selon les autorités, cette attaque aurait été menée par des membres de l’Armée du Peuple Paraguayen. Elle s’est déroulée à proximité d’un ranch détenu par un riche Brésilien. La police a rapidement découvert quatre corps sur place, le cinquième ayant été retrouvé plus tard. La brigade policière a ensuite été prise en embuscade et un policier a été blessé. Le ministre de la Défense a immédiatement attribué cet assaut à l’EPP et a déclaré être prêt à agir avec un maximum de rigueur. Il a ajouté que des troupes allaient être déployées dans la région et a placé le pays en alerte maximale. Jusqu’à présent, l’action n’a pas été revendiquée.

La brigade spéciale de renseignement militaire de l’Armée péruvienne assure avoir identifié le troisième guérillero maoïste tué lundi. Il s’agit du « camarade Alfonso », adjoint direct du « camarade Alipio » à la direction militaire du PCP-SL dans la région VRAEM.

Marco Antonio Quispe Palomino, le

Marco Antonio Quispe Palomino, le

Le « Groupe Loup » des forces spéciales de l’armée péruvienne a porté un coup sévère au PCP-SL puisque l’armée revendique la mort de deux des principaux commandants militaires de guérilla maoïste. L’opération a eu lieu hier lundi dans une habitation de la petite communauté de Pampas de Vista Alegre, un village isolé de 70 habitants de la région d’Ayacucho.

Trois maoïstes auraient été tué dans l’opération, dont Alejandro Borda Casafranca (« camarade Alipio »), principal commandant militaire, Marco Antonio Quispe Palomino (« camarade Gabriel ») et un guérillero non identifiés. Ils ont été tués dans une explosions suivi d’un incendie ce qui rend les corps méconnaissables et les autorités annoncent des tests d’ADN pour confirmer l’identité des guérilleros.

Après la capture du président Gonzalo, Alexandre Borda « Alipio » avait rejoint la fraction « Proseguir », d’abord sous la direction du « camarade Feliciano » jusqu’à la capture de celui-ci en 1999, puis sous la direction du « camarade Jose », Víctor Quispe Palomino. Le deuxième guérillero tué hier, le « camarade Gabri!el », est le propre frère du « camarade Jose ».

Les dépouilles des maoïstes tués sont amenés à une base militaire

Les dépouilles des maoïstes tués sont amenés à une base militaire

Des centaines de personnes ont pris part à la procession funéraire de Rodrigo Melinao. Le jeune homme avait été retrouvé mort, abattu de deux balles dans le thorax, à proximité d’une ferme dans une zone très militarisée où les forces spéciales de police effectuent des raids quotidiens. Elles y répriment la communauté mapuche qui lutte contre l’appropriation par des sociétés privées de son territoire ancestral. Melinao y vivait dans la clandestinité après avoir été condamné en juillet dernier pour avoir mené des actions de libération des terres. La procession, longue de plusieurs dizaines de mètres, a été violemment réprimée du début à la fin, et de violents affrontements ont opposé les Mapuches et les forces de l’ordre.

Répression de la procession funéraire de Rodrigo Melinao Affrontements à la procession funéraire de Rodrigo Melinao