En début de semaine dernière, les indiens Munduruku ont envahis le commissariat de la police militaire de la ville de Jacaréancaga, ils se sont emparé des armes et ont finalement incendié le bâtiment. Ils avaient investis la ville pour protester contre la violence dont leur communauté fait l’objet. Le 23 juin dernier, Lelo Akay, indien de la communauté Munduruku avait été été tué à coup de couteaux. Deux suspects avaient été arrêtés par la police militaire puis relâchés aussitôt. Cette région de l’Amazonie brésilienne, aux alentours du fleuve Tapajos, est connue pour les récurrents conflits agraire et la violence causée par l’appétit des exploitants de bois ou des chercheurs d’or. Les assassinats de représentants indigènes ou de paysans sans terres y sont monnaie courante et sont presque toujours couverts par la police et les autorités locales.

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Le gouvernement du Pérou renforcera aux forces policières dans la zone amazonienne pour combattre la guérilla du PCP-SL a annoncé le ministre de l’intérieur. Le Plan d’action antiguérilla pour la région de la vallée des rivières Apurimac, Ene et Mantaro (VRAEM) sera réévalué, de nouveaux effectifs et de nouveaux équipements y seront déployés.

De violents affrontements ohnt opposés lundi des policiers anti-émeutes de l’Escadron Mobile Antitroubles (ESMAD) et à peu près 600 travailleurs de Conalvías à Puerto Libertador. Les ouvriers bloquaient complètement une route depuis plus de 24 heures la route qui menait à Montelíbano, San José de Uré et à la mine de Cerro Matoso. C’est un changement abusif de condition d’embauche pour des travailleurs ré-engagés qui est à l’origine du conflit. Des véhicules lourds barrant la route ont été incendiés et 20 ouvriers ont été arrêtés.

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Marco Patiño, alias « Efren » et « Patequeso », a été arrêté par les forces de l’ordre dans la province de Caqueta (sud). Il était notamment poursuivi pour avoir maintenu en captivité Ingrid Betancourt et Luis Mendieta, un général de la police. Marco Patiño serait membre des FARC depuis 31 ans et aurait notamment été commandant en second du Font 55 de la guérilla.

Une bombe a explosé devant le Tribunal de Police d’Alto Puente. Les policiers du Groupe d’Opérations Policières Spéciales (GOPE) des Carabiniers et les experts de la police scientifiques sont descendus sur les lieux. L’attaque a été revendiquée par un groupe anarchiste en solidarité avec Tortuga et « tous les prisonniers politiques du monde ».

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Le département « antiterroriste » de la Police Nationale du Pérou (PNP) a réussi à capturer dans la province iqueña de Pisco, Maribel Telba Lozano Mejía, 39 ans, recherchée pour le délit de terrorisme et d’atteinte à l’Etat. Maribel Telba Lozano Mejía aurait été membre de la « force principale » du PCP-SL dans la zone de Chincha e Ica-Sur Chico.

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Mercredi soir, l’armée de l’air colombienne a annoncé la disparition d’un de ses avions de combat dans une région montagneuse de la province de Cauca. L’appareil, un Super Tucano, effectuait une mission de soutien aux troupes combattant les FARC. Dès le lendemain, la guérilla a revendiqué la responsabilité de cette attaque. L’épave de l’avion a été retrouvée dans la zone de Jambalo, où des guérilleros ont remis le corps d’un militaire et ses effets, dont sa plaque d’identification, à la délégation humanitaire et de journalistes dépêchée sur place. Le corps du second occupant de l’appareil a été retrouvé par les secours locaux à proximité des restes du Super Tucano. Le président Santos a immédiatement réagit, jugeant ‘qu’il est très improbable que l’avion ait été abattu par la guérilla, car elle n’a pas la capacité pour le faire’ et que les FARC tentaient de profiter de la situation. Il a ajouté qu’il n’était ‘pas question de démilitariser le moindre centimètre de notre territoire’. Le Super Tucano est un avion conçu et fabriqué au Brésil pour la contre-guérilla. Il est armé de mitrailleuses belges…

Débris d'un Super Tucano

Débris d’un Super Tucano

Des organisations étudiantes et ouvrières chiliennes ont manifesté hier dans les rues de Santiago pour commémorer l’anniversaire de la nationalisation en cuivre et pour exiger une « renationalisation » de la richesse principale du pays. La manifestation a donné lieu à des affrontements avec la police quand des manifestants ont tenté d’arriver au siège de la Corporation du Cuivre (Codelco). La police a employé des jets de l’eau et de gaz pour empêcher la progression des manifestants, qui ont répliqué avec pierres et d’autres projectiles.

À la marche, qui n’était pas autorisée, participaient notamment la Confédération des Étudiants du Chili (Confech), et la Confédération de Travailleurs en Cuivre (CTC). Il y a 41 ans le Parlement a approuvé, par l’unanimité de députés et de sénateurs, un projet du gouvernement du président Salvador Allende pour nationaliser le cuivre. Allende a qualifié de la « deuxième indépendance » la nationalisation en cuivre, mais durant la dictature d’Augusto Pinochet les grandes entreprises multinationales ont pu revenir grâce à une réforme qui a permis la concession des gisements.