Trois militaires ont été blessés à Tame, dans l’Arauca, lundi soir. lorsque les guérilleros de la « Commission Martha Elena Barón » du Front « Domingo Lain Saenz » de l’ELN ont fait exploser un IED à leur passage. Les militaires ont été blessés par des éclats, dont un sous-officier qui a été transporté à l’hôpital San Antonio à Tame. Des forces de l’armée nationale ont été déployées dans le secteur.

Des renforts militaires ont été déployés sur la zone

Des renforts militaires ont été déployés sur la zone

Gianni Scovino, un anarchiste de 33 ans, membre de la Fondation La Tortuga a été brutalement agressé par des membres de la Police nationale bolivarienne et de la Garde nationale bolivarienne dans le parking du grand centre commercial Dairy Plaza, dans l’état d’Anzoátegui, alors qu’il était sur un Recyclage pour la Fondation Tortuga. Une vidéo de l’attaque est disponible ici). Après avoir été brutalement battu, il a été retenu pendant 36 heures au Détachement 521 du Commandement de la Zone 521 de la Garde nationale avant d’être transféré dans un établissement médical pour traitement. À l’heure actuelle, il se remet à l’hôpital.

Mise à jour du 17 août à 14h: Les 10 officiers concernés (6 de la police nationale bolivarienne et 4 de la garde nationale bolivarienne) ont été privés de liberté et déferrés à un tribunal militaire. De plus, la défense de Gianni a démontré qu’il souffrait du syndrome d’Asperger.

Gianni Scovino

Gianni Scovino

Santiago Maldonado, un artisan de 28 ans, originaire de Buenos Aires, a disparu depuis le 1e août, il a été vu pour la dernière fois dans une manifestation de la communauté mapuche, alors que la gendarmerie chargeait violemment les manifestants. Santiago a été embarqué par les gendarmes qui l’ont passé à tabac, ils auraient ensuite voulu attendre que les marques de coups s’estompent avant de le relâcher, mais il n’a toujours pas été retrouvé, faisant craindre le pire. L’état nie même l’avoir arrêté et offre l’équivalent de 24.000€ pour tout renseignement permettant de le retrouver, mais ce mouvement n’a convaincu personne. Même Amnesty International a officiellement exigé « une réponse » de l’état argentin.

Vidéo d’une manifestation de soutien à Santiago.

Manifestation à Buenos Aires le 7 août pour la

Manifestation à Buenos Aires le 7 août pour la

Mercredi, deux guérilleros appartenant à la « Commission Rafael Blanco Flores » du Bloc Oriental e l’ELN, qui circulaient à bord d’un bateau sur la rivière Vichada, ont été interceptés et capturés par une forces mixte (Armée Aviation Marine) des forces armées colombiennes.
Jeudi, une forte charge explosive a explosé près du Commandement de la police dans la municipalité de Bello, au nord de Medellin. Il semblerait que l’explosion visait un bus chargé de 36 policiers anti-émeutes (ESMAD) revenant à leur base après la surveillance d’un match de foot, mais il n’y a eu aucun blessé.

Vendredi, la police a capturé, dans la municipalité de Bello, Carlos Alberto Sanchez Zapata, alias « Gonzalo » ou « Paisa », qui serait une des principaux dirigeant du Front « José María Becerra » de l’ELN. Il était notamment recherché pour « homicide aggravé à des fins terroristes ». Les autorités colombiennes l’accusent d’avoir notamment participé à l’attaque à la voiture piégée dans le quartier de Lomas de Grenada, à Popayan, en juin 2011, et l’attaquer à l’explosif, en novembre 2011, de l’Office des affaires ethniques autochtones de la 3e division de l’armée gouvernementale. Membre de l’ELN depuis 17 ans, il avait perdu trois doigts dans une explosion.

Carlos Alberto Sanchez Zapata

Carlos Alberto Sanchez Zapata

Les enseignants qui appartiennent à l’Union des travailleurs du Pérou pour l’éducation (Sutep) sont depuis deux mois de grève illimitée. Jeudi matin, ils sont revenus à se rassembler sur la place San Martin, à Lima, pour une manifestation dans le cadre de leurs actions de protestation. C’est lorsqu’ils ont voulu marcher vers le Congrès qu’ils se sont heurté aux forces de l’ordre, avenue Abancay. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et fait usage d’autopompes. Les affrontements ont duré environ 30 minutes. Après cela, les enseignants ont décidé de revenir à San Martin, encadrés par un important contingent de police.

Affrontements entre policiers et enseignants grévistes à Lima

Affrontements entre policiers et enseignants grévistes à Lima

Une équipe d’observateurs de la mission des Nations Unies, des membres de la police nationale et des les membres des FARC, qui participaient aux travaux de démantèlement d’une dépôt d’armes et de munitions des FARC, ont été pris dans une embuscade à 8H heure locale près de Caloto dans le département de Cauca (sud-ouest). Lors de l’attaque, un policier de 31 ans a été blessé. Il a été transporté à Cali et son pronostic est réservé. L’embuscade serait l’oeuvre des dissidents des FARC.

La mission de l’ONU en Colombie a annoncé fin juillet avoir vidé plus de dépôts caches d’armes des FARC dans le cadre de la dernière phase du désarmement de cette guérilla qui comptait plus de 7.000 combattants, mais a mis en doute son achèvement avant la date prévue du 1er septembre. La mission a précisé que la guérilla avait communiqué des informations sur 779 dépôts, bien que les FARC aient déclaré en compter plus de 900. Plusieurs centaines de membres des FARC ne se reconnaissent pas dans l’accord de paix signé avec le gouvernement du président Juan Manuel Santos et sont entrés en dissidence.

Agent de l'ONU pour le désarmement des FARC en Colombie

Agent de l’ONU pour le désarmement des FARC en Colombie

Des affrontements sérieux ont opposés hier les mineurs en grève depuis 12 jours à la police anti-émeute (ESMAD) dans la ville de Segovia, au nord-est du pays. Les mineurs avaient établi des barrages. Les affrontements ont causés d’importants dommages dans les infrastructures et le transport et la ville connait aujourd’hui des problèmes d’approvisionnement d’eau en raison des dommages causés au système d’adduction. 14 personnes ont été blessées. Les ESMAD se sont signalé une fois de plus par leur brutalité, attaquant la maison médicale, les médecins et les infirmières, et lançant des gaz lacrymogènes dans l’hôpital. 300 militaires ont été envoyés dans la ville pour maintenir l’ordre. D’autres affrontements ont eu lieu à Remedios.

Affrontements à Segovia

Affrontements à Segovia

La police nationale colombienne a capturé deux commandants de l’ELN dans les provinces d’Antioquia et de Bolivar. Au cours de la première opération policière, Luis Fernando Diaz Meza, alias « Luisito » ou « Barbao », a été capturé dans le village de Arenas Blancas, dans une zone rurale de la municipalité d’El Bagré (Antioquia). Il faisait l’objet d’un avis de recherche Interpol pour son rôle présumé dans la mort de quatre policiers lors d’une embuscade réalisée par l’ELN en 2014, et l’attaque d’un détachement de l’armée en 2012 qui s’était soldé par la mort d’un militaire. Avant d’être membres de l’ELN, Luis Fernando Diaz Meza a milité dans les FARC pendant plus de huit ans.

La deuxième opération de police a débouché sur la capture de Luz Marina Ortiz Vallejo, alias « Xiomara », commandante du Front Guillermo Ariza, qui fait partie du Front « Dario Ramirez Castro » de l’ELN actif dans le Bolivar et l’Antioquia. La commandante « Xiomara » aurait été arrêtée à son retour d’une conférence de l’ELN qui visait à renforcer l’idéologie et de la doctrine militaire des structures de guérilla dans le Bolivar et l’Antioquia. Elle avait été une première fois arrêtée en décembre 2010 dans la zone rurale de la municipalité de Norosí (Bolivar), comme membre de la Compagnie « Simón Bolívar » l’ELN. Assignée à domicile en mars 2011, elle était repassée à la clandestinité.

Combattante de l'ELN

Combattante de l’ELN

Mardi 25 juillet, le prisonnier anarchiste Abraham Cortés Ávila a été relâché après presque 4 ans derrière les barreaux. Abraham Cortés Ávila a été arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco, il était le dernier à rester en prison après les arrestations du 2 octobre 2013. Abraham était accusé de tentative d’homicide, pour avoir supposément lancé des cocktails Molotov contre les lignes de policiers anti-émeutes. Ceci en plus d’une autre accusation pour atteinte à l’ordre public en réunion. Pour ces accusations, il avait été condamné à 13 ans et 4 mois de prison , réduit en appel à 5 ans et 9 mois pour atteinte à l’ordre public en réunion, l’accusation de tentative d’homicide ayant été rejetée. Il a bénéficié d’une libération anticipée.

Abraham Cortés Ávila

Abraham Cortés Ávila