Une manifestation violente a opposé lundi les étudiants de l’Université de Panama (UP) et la police après que les premiers aient bloqué la route Transistmica, l’une des trois principales rues de Panama City, en face du campus. Les étudiants s’opposent à un projet de décret de réforme cadastrale qui déboucherait sur une augmentation des impôts. Au cours des affrontements, deux policiers ont été blessés par des pierres. Les étudiants du campus régional de l’UP de la ville de Colon, à 80 kilomètres au nord de la capitale, ont également manifestés.

Les étudiants de l'UP lors des affrontements de lundi

Les étudiants de l’UP lors des affrontements de lundi

A Bogota, une manifestation de plusieurs milliers d’enseignants grévistes est partie du ministère de l’Education avant-hier à dix heures, en direction de l’aéroport El Dorado. Au grand carrefour entre l’avenue de Cali et la 26e rue, les policiers des unités mobile anti-émeutes, les ESMAD, ont attaqué la manifestation avec des gaz lacrymogènes, des bombes assourdissantes et des jets d’eau. Les autorités ont justifiés l’attaque brutale des ESMAD en disant qu’il n’était pas question de laisser les manifestants bloquer l’accès à l’aéroport. Les enseignants sont en grève depuis le 11 mai dernier, ils réclament une revalorisation de leur salaire.

Les incidents sur la 26e rue, à Bogota

Les incidents sur la 26e rue, à Bogota

Dix membres présumés de l’ELN ont été capturés dans différents endroits du département d’Arauca (nord-est) par les militaires de la huitième division de l’armée gouvernementale. Ils appartiennent à la Commission « Camilo Cienfuegos » du Front « Domingo Lain Saenz » de l’ELN, et sont accusés de rébellion, de terrorisme, de tentative d’assassinat dans la municipalité d’Arauquita et de sabotages répétés contre les oléoducs. Parmi les personnes capturées le responsable de la logistique du front.

Combattants de l'ELN (archives)

Combattants de l’ELN (archives)

Un homme connu sous le pseudonyme de Papi, qui serait le commandant des milices urbaines de la Compagnie « Héros du Tarazá » de l’ELN, a été capturé lors d’une opération à laquelle ont participé la force aérienne (cinq appareils!), la police et 7e division de l’armée. L’arrestation a eu lieu dans la zone urbaine du canton Raudal (département d’Antioquia). Mardi, la 7e division de l’armée avait déjà arrêté, à Medellin et à Tarazá, quatre autres hommes, également accusés d’appartenir à la compagnie « Héros de Tarazá ». Dans le même département d’Antioquia, un policier colombien a été tué et deux autres blessés aujourd’hui lors d’une attaque de l’ELN sur la route reliant les villes de Campamento et Yarumal.

Arrestation de

Arrestation de

Au moins une personne a été tuée lors d’une manifestation samedi contre une installation minière à Izabal. Les policiers ont essuyé des coups de feu à plusieurs reprises. Les manifestants ont brûlé le siège de la police de la ville d’El Estor (Izabal), à 155 km au nord-est de la capitale et la maison du maire. Des affrontements ont encore eu lieu lorsque les forces de police ont débloqué une route barrée par les manifestants. Ceux-ci protestaient contre la pollution du lac Izabal et du Rio Dulce, affectant la pêche artisanale, par les opérations de la Compañía Procesadora de Níquel (PRONICO), une filiale de la société russe de Solway Investment Group spécialisée dans le ferro-nickel.

Les affrontements samedi à Izabal

Les affrontements samedi à Izabal

Les agents de la Direction de lutte contre le terrorisme (DIRCOTE) et de l’Unité de désamorçage des explosifs (Udex) ont été déployés près du grand pont Carapongo où deux engins explosifs ont été retrouvés. Il y avait sur ces engins des drapeaux du PCP-SL, et les murs proches du pont étaient couverts de slogans et d’emblèmes du parti maoïste. Les policiers ont immédiatement fait badigeonner ces slogans pour les rendre illisibles. Les charges étaient reliées aux drapeaux qui les recouvraient pour exploser lorsque les policiers auraient voulu les retirer – une technique utilisée par la guérilla maoïste au Pérou.

A la télévision péruvienne...

A la télévision péruvienne…

Un fonctionnaire de l’ONU a été enlevé en Colombie par des dissidents des FARC au moment même de la visite du Conseil de sécurité des Nations unies, venu exprimer son soutien au processus de paix avec cette guérilla. Les dissidents des FARC sont estimés à environ 400 sur quelque 7000 combattants de cette guérilla.

Les paramilitaires profitent eux du désarmement des FARC pour prendre le contrôle de nouveaux territoires et d’assassiner impunément des militants syndicaux, associatifs, ou défenseurs des droits humains. Plusieurs dizaines d’assassinats de cet ordre ont été commis au cours des quatre premiers mois de l’année, et à l’assassinat de ces militants se sont ajoutés ceux de membres des FARC démobilisés et des parents de guérilleros démobilisés. Les corps de ces victimes, dont une mineure de 14 ans, portaient toutes des signes de torture.

Dans un centre de guérilleros des FARC désarmés et démobilisés

Dans un centre de guérilleros des FARC désarmés et démobilisés

Des manifestants masqués sorti vers 14H00 du campus de l’Universidad del Valle, à Cali, se sont affrontés avec les membres de la police anti-émeute (ESMAD) après avoir bloqué l’avenue Pasoancho. ils ont lancé des pierres et des engins explosifs artisanaux sur les froces de police qui ont repris le contrôle de la situation vers 16H00.

Affrontements devant l’Universidad del Valle

Affrontements devant l’Universidad del Valle

Quelque 150.000 manifestants ont défilé pour réclamer la destitution du Président Temer, visé par une opération anti-corruption et la tenue d’une élection présidentielle anticipée. Ces manifestations ont débouché sur des affrontements avec les forces de l’ordre. Les autorités brésiliennes ont dû évacuer les employés des bâtiments du ministère de l’Agriculture, dans la capitale Brasilia, que les manifestants ont incendiés.

Ensuite, tous les ministères de la ville ont été évacués. Des troupes ont été déployées sur place afin de stopper les manifestants et protéger les bâtiments. Après le ministère de l’Agriculture, c’est celui des Finances qui a été visé par les manifestants: le bâtiment a été également incendié. Le ministère de la Planification a également été attaqué, et ses vitres ont été brisées. La police militaire, y compris la police montée, est intervenue contre les manifestants. ​Les organisateurs de la manifestation accusent la police d’avoir utilisé des armes à feu et font état d’un mort à la suite de tirs. Il y a en tout cas des dizaines de blessés. Le président Temer a ordonné mercredi à l’armée de protéger les bâtiments gouvernementaux de Brasilia.

Les affrontements à Brasilia

Les affrontements à Brasilia

Dans une opération conjointe des forces armées dans la commune de Santa Rosa (Sur de Bolivar), deux responsables de l’ELN ont été abattus. Le premier est connu sous l’alias de Fabian, qui commandait le Front « Résistance Guamocó » de l’ELN, la seconde est connue sous l’alias de Sofia et commandait la sécurité de la direction du Front. Les militaires ont saisi à cette occasion 10 kilos de poudre, 10 IED, 11 détonateurs, toute sorte de matériel explosif, des munitions de différents calibres, du matériel informatique et du matériel de communication.

La macabre mise en scène lors de la conférence de presse des militaires

La macabre mise en scène lors de la conférence de presse des militaires