Au moins douze personnes ont été blessées aujourd’hui dans un affrontement entre des agents de sécurité privés et les étudiants de l’Université nationale autonome du Honduras (UNAH) à Tegucigalpa qui refusent de quitter les lieux de l’institution et exigeant la démission du recteur. Les vigiles avaient été appelés par les autorités pour déloger les étudiants et mettre fin à l’occupation des bâtiments du campus. Les étudiants masqués ont caillassé les vigiles qui ont usés de matraques et de chaînes.

Les affrontements à l'UNAH

Les affrontements à l’UNAH

José Antonio Núñez Moya, alias « Diego » avait rejoint les milices urbaines de l’ELN dans la ville de Ibague il y a 15 ans. Il a ensuite pris la responsabilité des activités militaires de l’ELN pour le canton de Libano. Il aurait été mandaté par l’ELN pour reconstituer le « Front bolchevique » qui a subi de rudes coups de la part des forces de répression.

Après plusieurs mois de recherches, les forces spéciales de la police, appuyées par des unités de la 5e division d’infanterie de l’armée, ont bouclé ce jeudi 13 juillet la municipalité de Rionegro (Antioquia) et arrêté le José Antonio Núñez Moya. On a retrouvé chez lui quelques armes de poing, des documents et du matériel explosif. Il a été transféré à la prison de Picaleña sous les accusations d’homicide aggravé, trafic, fabrication et la possession d’armes et vol qualifié et aggravé.

José Antonio Núñez Moya

José Antonio Núñez Moya

Il n’y aura pas de cessez-le-feu bilatéral sans trève « vérifiable » de l’ELN, dernière guérilla active en Colombie a déclaré le négociateur en chef du gouvernement colombien. Le négociateur de l’ELN, Pablo Beltran, avait assuré vendredi en Equateur que les deux parties étaient proches d’un accord pour « un cessez-le-feu temporaire ». Il avait toutefois précisé que durant ce cessez-le-feu, l’ELN suspendrait ses opérations offensives mais pas « défensives ». Il avait également demandé que « le gouvernement rompe ses liens avec les paramilitaires » et souhaité « un arrêt des attaques et des persécutions visant les dirigeants syndicaux, environnementaux, et les défenseurs des droits de l’homme ».

Le négociateur de l'ELN, Pablo Beltran,

Le négociateur de l’ELN, Pablo Beltran,

L’affrontement s’est produit dans une zone rurale du village de Teorama, dans le département de Norte de Santander, près de la frontière vénézuélienne. Un soldat a été tué et un autre blessé dans une attaque attribuée à l’ELN (Front Hector du bloc nord-est). L’incident s’est produit à 4h30 du matin alors que des membres de la 7e Division armée menaient des « opérations de sécurité et de défense pour la protection et la réparation du pipeline de Caño Limón Coveñas », le second plus grand du pays.

combattants de l'ELN

combattants de l’ELN

Plusieurs personnes ont été arrêtées et blessées mercredi lors d’affrontements entre manifestants étudiants et policiers dans la ville de Titipetío, dans l’État mexicain de Michoacán. 300 étudiants avaient organisé une manifestation pour exiger le paiement des bourses, des transports et des timbres alimentaires. Les manifestants ont arrêté le trafic ferroviaire local lorsqu’ils ont bloqué les voies ferrées. La police est alors intervenue extrêmement brutalement; Huit manifestants ont été blessées, dont un a été admis à l’hôpital après avoir été touché d’une balle dans le cou. Suite à la brutalité de cette répression, le directeur adjoint de la police territoriale a été renvoyé.

Un manifestant a été touché au cou par une balle de la police

Un manifestant a été touché au cou par une balle de la police

Environ 5.000 étudiants chiliens ont défilé dans les rues de Santiago à l’appel de la CONFECH, hier mercredi 2& juin, pour réclamer une nouvelle fois l’enseignement supérieur gratuit et de qualité pour tous. Des affrontements avec les forces anti-émeutes des Carabiniers, qui ont fait usage de canon à eau et de gaz lacrymogènes, ont commencé près de la place Baquedano, lorsque des groupes de manifestants ont voulu franchir les barrières.

Les affrontements de mercredi à Santiago

Les affrontements de mercredi à Santiago

Un militaire colombien a été arrêté à Pereira (département de Risaralda) pour sa collaboration présumée avec le réseau de soutien du « Front Ernesto Che Guevara » de l’ELN, a déclaré ce mardi le procureur à la presse. Le militaire aurait aidé à la coordination du transport des fournitures pour la guérilla et se serait livré à des activités de renseignement. Il a fallu plusieurs mois d’enquête pour démasquer le guérillero infiltré qui doit répondre du crime de rébellion.

combattants de l'ELN

combattants de l’ELN

Une manifestation violente a opposé lundi les étudiants de l’Université de Panama (UP) et la police après que les premiers aient bloqué la route Transistmica, l’une des trois principales rues de Panama City, en face du campus. Les étudiants s’opposent à un projet de décret de réforme cadastrale qui déboucherait sur une augmentation des impôts. Au cours des affrontements, deux policiers ont été blessés par des pierres. Les étudiants du campus régional de l’UP de la ville de Colon, à 80 kilomètres au nord de la capitale, ont également manifestés.

Les étudiants de l'UP lors des affrontements de lundi

Les étudiants de l’UP lors des affrontements de lundi

A Bogota, une manifestation de plusieurs milliers d’enseignants grévistes est partie du ministère de l’Education avant-hier à dix heures, en direction de l’aéroport El Dorado. Au grand carrefour entre l’avenue de Cali et la 26e rue, les policiers des unités mobile anti-émeutes, les ESMAD, ont attaqué la manifestation avec des gaz lacrymogènes, des bombes assourdissantes et des jets d’eau. Les autorités ont justifiés l’attaque brutale des ESMAD en disant qu’il n’était pas question de laisser les manifestants bloquer l’accès à l’aéroport. Les enseignants sont en grève depuis le 11 mai dernier, ils réclament une revalorisation de leur salaire.

Les incidents sur la 26e rue, à Bogota

Les incidents sur la 26e rue, à Bogota

Dix membres présumés de l’ELN ont été capturés dans différents endroits du département d’Arauca (nord-est) par les militaires de la huitième division de l’armée gouvernementale. Ils appartiennent à la Commission « Camilo Cienfuegos » du Front « Domingo Lain Saenz » de l’ELN, et sont accusés de rébellion, de terrorisme, de tentative d’assassinat dans la municipalité d’Arauquita et de sabotages répétés contre les oléoducs. Parmi les personnes capturées le responsable de la logistique du front.

Combattants de l'ELN (archives)

Combattants de l’ELN (archives)