Le juge Rafael Martínez Vargas, de la Cour pénale nationale transitoire pour le crime organisé, a décidé d’imposer 18 mois de détention préventive supplémentaires à 51 membres du MOVADEF poursuivis pour « crime de terrorisme, sous forme d’adhésion ou d’affiliation ». En décembre dernier, une grande opération policière avait débouché sur l’arrestation de 77 membres du MOVADEF, dont Edilberto Macarlupu García, Alfredo Víctor Crespo Bragayrac, Fernando Olortegui Crispín, Nérida Espinoza Montano et Isabel Meza Quintana. (voir notre article). La police persécute ce mouvement politique en l’affirmant subordonné au PCP-SL.

Membres du MOVADEF arêtés

Jeudi 18 février, des affrontements se sont déroulés entre des soldats gouvernementaux du bataillon de Puerto Jordán et des combattant·es du Front de guerre Domingo Laín Sáenz, dans la commune d’Arauquita, département d’Arauca. Ces affrontements ont éclaté lorsque des combattant·es de la guérilla cherchant à attaquer une installation militaire ont été surpris par une patrouille de l’armée gouvernementale. Un soldat est mort et trois autres ont été blessés. Par ailleurs, l’armée avait déployé des hélicoptères de combat qui ont été pris pour cible par le guérilla.

Des affrontements ont également été signalé le lundi 15 février, dans le village d’Alto Purare (municipalité de Tame, département d’Arauca). Les troupes gouvernementales étaient parvenues, à l’aide du renseignement militaire, à identifier un groupe du Front Adonay Ardila Pinilla, de l’ELN. Elles ont monté une attaque menée par des de la 16e brigade de l’armée nationale en coordination avec la police de Casanare ainsi que l’armée de l’air colombienne. Un combattant de l’ELN a été capturé. Des armes et du matériel ont également été saisis. Le même jour, l’ELN a libéré deux soldats, qu’elle avait capturé 13 jours plus tôt dans la ville de Guamalito (juridiction de la municipalité d’El Carmen dans le département du Nord de Santander) lorsque les deux hommes avaient quitté leur bataillon pour chercher de la nourriture.

l'ELN a libéré deux soldats qu'elle avait capturé 13 jours plus tôt

l’ELN a libéré deux soldats qu’elle avait capturé 13 jours plus tôt

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En Argentine, l’indignation est forte après la mort d’Úrsula Bahillo, 18 ans, poignardée par son ex-compagnon, un policier de la province de Buenos Aires. Elle avait porté plainte contre lui une dizaine de fois et avait prévenu ses amies : « Si on me tue, vous savez qui est le coupable. » Dans la ville d’origine d’Úrsula, comme à travers tout le pays, la colère monte contre l’inaction des autorités.Mardi 9 février, dans la soirée, une manifestation des amis d’Úrsula Bahillo, devant le commissariat de la ville de Rojas, a été violemment réprimée. Une jeune femme a été blessé à l’oeil par une balle en caoutchouc. Des émeutes ont également éclaté dans cette petite ville où a eu lieu ce dernier féminicide qui émeut l’Argentine.

Cuba a informé la Colombie d’un plan de l’ELN visant à mener une attaque à Bogota dans les prochains jours. Cette information a été transmise au gouvernement colombien par l’ambassadeur cubain Jose Luis Ponce, au moyen d’une note datée du samedi 6 février. Dans la note, signée par l’ambassadeur, Cuba affirme avoir partagé les renseignements avec la délégation de paix de l’ELN, mais que ces derniers « avaient exprimé une ignorance totale » du projet d’attaque. La délégation de l’ELN a également réaffirmé qu’elle n’était pas impliquée dans les décisions ou opérations militaires de l’organisation. L’attaque aurait impliqué du Front de guerre de l’Est de l’ELN.

Cuba dévoile au gouvernement colombien un projet d'attaque de l'ELN

Cuba dévoile au gouvernement colombien un projet d’attaque de l’ELN

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La police haïtienne a tiré à balles réelles sur les manifestants qui revendiquaient la fin du mandat constitutionnel du président Jovenel Moïse. Ils brandissaient au-dessus de leurs têtes des copies de la constitution amendée en mentionnant l’article 134.2 relatif au mandat présidentiel. Les affrontements ont commencé en début d’après-midi: des militants de l’opposition jetaient des pierres contre les forces de l’ordre et ces derniers, policiers et militaires ont fait usage d’armes automatiques et de cartouches de gaz lacrymogène. Parmi les blessés, deux journalistes qui couvraient les affrontements dans les parages du Palais national. L’un d’entre eux a reçu une balle à l’abdomen et serait dans un état critique.

Des policiers de la Direction contre le terrorisme (DIRCOTE) ont capturé Hugo Sixto Campos Córdova, alias « Julio Chapo » ou « Rodrigo » à San Martín de Pangoa (Junín). Hugo Sixto Campos Córdova est un commandant du Parti Communiste du Pérou Militarisé. Il était activement recherché: un mandat d’arrêt avait été lancé contre lui pour la mort de trois personnes à San Antonio de Carrizales et à La Libertad de Mantaro, dans la province de Huancayo, en 2018.

Les profils Twitter de l’ancien commandant en second de la guérilla, Ivan Marquez et de son adjoint, Jesus Santrich, apparaissent avec la mention « compte suspendu », et leurs messages ne peuvent plus être lus. Le compte de la nouvelle rébellion, nommée « Segunda Marquetalia », a également été suspendu. La décision de Twitter intervient après la diffusion par les anciens rebelles d’une vidéo dans laquelle ils critiquaient le président conservateur de la Colombie, Ivan Duque, l’accusant de « porter atteinte à l’accord de paix » et soutenant une initiative en cours pour révoquer son mandat. Le 29 août 2019, Iván Márquez, était apparu dans une vidéo aux cotés de deux autres commandants de la guérilla pour annoncer “une nouvelle étape de lutte armée” (voir notre article).

Iván Márquez, ancien négociateur des FARC reprend les armes

Le gouvernement du Cauca a indiqué que dans les semaines à venir, il renforcerait les opérations militaires dans la municipalité de Saint-Sébastien, suite à des patrouilles effectuées par l’ELN dans la zone urbaine. Le 23 décembre, des vidéos ont, en effet circulé, où des combattant·es et des militant·es de la guérilla se mobilisaient sans aucune restriction dans les rues du quartier d’El Rosal.

Une patrouille de l'ELN dans la municipalité de Saint-Sébastien

Une patrouille de l’ELN dans la municipalité de Saint-Sébastien

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Le 12 octobre 2020, des fonctionnaires du Corps vénézuélien d’enquêtes scientifiques, pénales et criminelles (CICPC) ont fait une descente au domicile de Vanessa Rosales, l’ont arrêtée et transférée au pénitencier de Mérida, où elle est depuis lors détenue au secret dans une zone isolée. Vanessa Rosales est une militante féministe dans la communauté de Pueblo Nuevo, une communauté à faibles revenus située au centre de la ville de Mérida, au Venezuela. Elle est accusée d’avoir fourni des informations et des médicaments pour une interruption de grossesse à une jeune fille de 13 ans qui avait été abusée sexuellement. Elle est emprisonnée dans l’attente de son procès.

Une militante féministe emprisonnée pour avoir accompagné un avortement

Une militante féministe emprisonnée pour avoir accompagné un avortement

Des anarchistes ont revendiqué l’attaque à l’explosif menée le 24 décembre dernier contre le bâtiment du 21e commissariat, à Estación Central (Santiago), attaque menée avec un engin composée de dynamite et d’ANFO (un explosif artisanal composé de nitrate d’ammonium et de gazole). L’attaque est revendiquée comme « action de vengeance pour les centaines de mutilé.e.s et de mort.e.s et les milliers de prisonnier.e.s que la répression et ses appareils ont provoqué le long de l’histoire. » Avec cette attaque, les auteurs cherchent « à rendre une partie des durs coups que nous avons reçu, en démontrant que la vengeance est possible et en rappelant que ce commissariat est responsable de l’éborgnement d’un jeune rebelle de Villa Portales, qui a été la cible de plus de quatre tirs de la part de la police, le 21 décembre 2019, à l’âge de 17 ans. Ils sont également responsables de la torture des marchands ambulants ». Lire le communiqué complet