Pour la deuxième fois ce moins-ci, ce samedi, de grandes manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du Brésil pour s’opposer à Bolsonaro. Plus de 500 000 Brésiliens sont morts du COVID-19 sous la direction de Bolsonaro, qui a été largement critiqué pour avoir rejeté la gravité de la maladie et s’être opposé aux masques et aux mesures de distanciation physique. Bolsonaro fait aussi l’objet d’une enquête au Sénat, qui étudie la possibilité de corruption liée à l’achat d’un vaccin indien contre le coronavirus. Sur l’avenue Paulista de Sao Paulo, lieu traditionnel des manifestations politiques, les manifestants se sont rassemblés à 16 heures heure locale. Il y a eu plus tard des affrontements entre les manifestants et la police.

 

Des manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs villes du Brésil, entre la fin de l’après-midi et le début de la soirée du mardi 13, pour exiger la destitution du président Jair Bolsonaro.  A São Paulo, la manifestation a été suivie de près par un important contingent de la police militaire. Les manifestants ont quitté la Praça da República, dans le centre de São Paulo, et avaient l’intention de marcher jusqu’à la Praça Roosevelt, mais en ont été empêchés par la police militaire. Au moins une personne a été arrêtée. A Rio de Janeiro, la manifestation, qui thématisait aussi le refus de la privatisation de Correios, s’est soldé par une forte répression de la police militaire. Les manifestants ont été la cibles de gaz et de balles en caoutchouc. Deux manifestants ont été arrêtés.

Trois fusillades ont eu lieu au début de ce mois entre des patrouilles militaires et des combattants de la guérilla maoïste du Parti Communiste du Pérou Militarisé dans le district de Llochegua, (province de Huanta, région d’Ayacucho). Le communiqué de l’armée indique qu’un sous-officier a été blessé et évacué d’urgence sur Lima, et affirme que trois guérilleros ont été mortellement blessés. Suite à ces engagements, quatre autres patrouilles ont découvert des camps évacués par les guérilleros.

 

 

Il y a quelques jours, lors des manifestations antigouvernementales à Medellin, en Colombie, une jeune fille de 15 ans a été violée par la police. Le 2 juillet, des groupes de féministes ont attaqué le commissariat avec des cocktails Molotov. Ce n’est pas un cas isolé, dans le cadre de la répression des manifestations anti-gouvernementales commencées il y a plus de deux mois, 28 femmes ont été violées.

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Les mobilisations antigouvernementales ne cessent pas en Colombie. Mercredi, une manifestation qui s’est déroulée à Floridablanca, Santander, s’est terminée par l’attaque de la mairie (photo). Le même jour, la manifestation ayant lieu dans le quartier « Sena Norte » de la ville de Popayán a donné lieu à de violents affrontements entre les manifestants et les policiers des Escouades mobiles anti-émeutes, les Esmad. Deux localités de la métropole, Bogota, ont également été le théâtre d’affrontements: les municipalités de Suba et d’Usme. Les manifestants ont bloqués des routes, détruits des bus et affrontés la police. Hier vendredi, c’est dans le quartier « 20 de Julio » de Bogotá que des manifestants se sont affrontés aux Esmad.

La cérémonie de serment des membres de l’Assemblée constituante chilienne a été perturbée par des affrontements entre policiers et manifestants. Des marches organisées par des groupes de gauche et indigènes se sont heurtés à des policiers lourdement armés tenant des barricades à l’extérieur de l’ancien bâtiment du congrès de Santiago où devait se dérouler la cérémonie. Des heurts ont éclaté après que certains manifestants aient tenté de franchir les barrières, la police faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Des délégués de l’Assemblée ont demandé le retrait des forces spéciales répressives, et le responsable du tribunal électoral, qui présidait la cérémonie, a suspendu la cérémonie jusqu’à midi.

La décision de rédiger une nouvelle constitution chilienne, pour remplacer celle de Pinochet, est un résultat des manifestations massives qui ont commencé en octobre 2019 contre l’austérité et les inégalités et qui ont été avivées par la répression féroce de la police. L’organe constitutionnel est composé de 155 délégués, dont 17 candidats autochtones, également répartis entre hommes et femmes, et a été choisi par un vote en mai. Il est dominé par des candidats indépendants et de gauche, certains ayant des liens dans le mouvement de protestation, avec une part de candidats plus conservateurs soutenus par l’actuel gouvernement de centre-droit.

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Voilà maintenant deux mois que des manifestations massives et des grèves contre la politique du président Ivan Duque secouent la Colombie. Les troubles ont été déclenchés par une proposition de réforme fiscale désormais retirée. Plus de 60 personnes sont mortes depuis le début du mouvement. Lundi, un commissariat de police dans la ville de Madrid, dans la région centrale de Cundinamarca, a été attaqué par une foule de manifestants. Le siège a duré plus de cinq heures. Les émeutiers ont érigé des barricades et incendié des motos de patrouille. Plusieurs policiers ont été blessés. Des émeutes et des affrontements avec la police ont eu lieu lundi dans d’autres villes, dont la capitale du pays, Bogota, où huit bus ont été incendiés et six personnes arrêtées. A Facatativa, un tribunal a été incendié pour la deuxième fois depuis mai. À Barranquilla, un groupe de manifestants a renversé une statue de Christophe Colomb vieille de près de 130 ans.

Les manifestants indigènes manifestaient devant le Parlement à Brasilia contre un projet de loi portant atteinte à leurs droits, quand ils ont été attaqués par des membres des forces de l’ordre. Dans les affrontements qui ont suivi, au moins trois policiers ont été blessés par des flèches. L’Association des peuples indigènes du Brésil, a indiqué que deux autochtones avaient été hospitalisés après avoir été grièvement blessés et qu’une dizaine d’enfants, d’anciens et de femmes avaient été légèrement atteints. Les affrontements ont provoqué la suspension de la séance de la commission parlementaire qui débattait du texte controversé. Divers groupes indigènes manifestent depuis le début du mois à Brasilia contre ce projet de loi qui modifie les règles en vigueur de délimitation de leurs terres. Ils craignent que leurs terres ancestrales, où leur droit de vivre est garanti par la Constitution, soient ouvertes à l’exploitation commerciale, notamment à l’abattage des forêts et à l’extraction minière. Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, le président Bolsonaro prône l’exploitation des ressources des terres indigènes et zones protégées d’Amazonie.

Une attaque à la voiture piégée a blessé 36 militaires mardi dans une base de l’armée de la ville de Cucuta, dans le nord-est de la Colombie. Il s’agirait d’une action à la guérilla de l’ELN, l’Armée de libération nationale. Trois des militaires blessés sont dans un état grave. Il était environ 15 heures, heure locale, quand deux personnes circulant à bord une camionnette Toyota blanche se sont infiltrées dans la base, se faisant passer pour des fonctionnaires. Elles ont ensuite déclenché deux explosions dans le véhicule qui ont touché l’unité militaire.

EDIT: L’ELN a fait une déclaration (en enregistrement audio) indiquant que « Aucune unité de l’Armée de Libération Nationale a eu à faire avec l’attazque qui a eu lieu jeudi 15 à la 30e Brigade dans la ville de Cucuta ».

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Le révolutionnaire internationaliste Bernhard « Bernd » Heidbreder est décédé d’un cancer en exil au Venezuela. Il avait longtemps fait partie des personnes les plus recherchées de l’Office fédéral de la police criminelle allemande en tant que membre du groupe K.O.M.I.T.E.E. Le K.O.M.I.T.E.E. était une organisation clandestine de la gauche révolutionnaire qui avait incendié un bâtiment de l’Armée allemande à Bad Freienwalde en raison de la complicité de l’Allemagne dans le génocide au Kurdistan. En 1995, une patrouille de police avait surpris plusieurs militants du groupe en train de placer une charge de 120kg d’explosif dans un centre de détention pour sans-papier en construction à Berlin-Grünau. Les militants parviennent à s’échapper mais laissent des traces permettant d’identifier trois d’entre eux. Après une longue chasse à l’homme, ils sont apparus au Venezuela où ils ont continué des activités politiques, sociales et artistiques.