Des organisations populaires ont manifesté devant la municipalité de Lomas de Zamora. Un groupe a tenté d’entrer de force dans le bâtiment, ce qui a débouché sur une confrontation avec la police de Buenos Aires. Les policiers ont tenté de disperser les manifestants avec des balles en caoutchouc tandis que les manifestants jetaient des pierres et brisaient des vitres. Certains manifestants ont réussi à pénétrer de force dans le conseil municipal tandis que d’autres boutait le feu dans le hall central. La majorité des manifestants appartenaient au Mouvement Teresa Rodríguez (MTR) et revendiquaient des emplois, des travaux publics dans les quartiers populaires, l’amélioration du système de santé publique et le financement des cuisines populaires.

 

Lundi, les forces de sécurité ont chassé les paysans occupants illégalement des terres de la firma El Retiro, dans le département du Cauca. Un des occupants, Huber Samir Camayo, a été tué par balle par la police à cette occasion. Le jeune homme a été transféré à l’hôpital universitaire de la ville de Popayán, où il est décédé après avoir subi une série d’interventions chirurgicales. Suite à cela, il y a eu une émeute contre le commissariat. Hier mercredi, après l’enterrement, il y a eu de nouvelles attaques contre les policiers restés dans le poste, provoquant l’intervention des forces anti-émeutes (Esmad). Les manifestants cagoulés se sont alors dirigés vers les bureaux du maire de Cajibío et les ont incendiés.

Après l’arrivée par bateau en Espagne d’un groupe éclaireur de sept personnes (« l’escadron 421 »), c’est un contingent de 177 personnes, entièrement composé de natifs d’origine maya qui avait prévu de les rejoindre en Europe pour des rencontres tous azimuts avec des centaines de groupes de solidarité, d’associations culturelles, de groupes artistiques, de syndicats, d’ONG etc. Mais il est toujours bloquée au Mexique : 62 de ses délégué·es n’ont toujours pas obtenu de passeport. Les personnes natives étant qualifiées par le ministère des Affaires étrangères mexicain d’extemporáneas, c’est-à-dire d’inopportunes, d’inconvenantes.

Elles sont aussi inopportunes pour le gouvernement français: le ministère des Affaires étrangères n’a toujours pas accordé de visas à ce jour. La délégation zapatiste du Congrès national indigène (CNI) et du Front pour la défense de la terre et de l’eau (FDT) des États de Tlaxcala, Puebla et Morelos, au Mexique, qui était attendue ce week-end sur l’ex-Zad de Notre-Dame-des-Landes n’a pas pu entrer en France. Un rassemblement avait été organisé le 30 juillet à Nantes, devant la préfecture pour exiger que la délégation zapatiste puisse entrer en Europe. Seules les sept zapatistes arrivés en Espagne ont pu rejoindre Notre-Dame-des-Landes.

L’arrivée de l’Escadron 421 en Espagne

Le chantier de construction du commissariat de police de Talcahuano a été attaqué en mémoire de Luisa Toledo Sepúlveda, décédée le 6 juillet. Luisa Toledo est une résistante chilienne, dont les trois fils, eux-mêmes résistants, ont été assassinés part le régime de Pinochet. C’est la mort de deux d’entre eux, le 29 mars 1985, qui est à l’origine de la « Journée du Jeune Combattant », une journée annuelle de mobilisation, de commémoration et de lutte révolutionnaire qui débouchent presque systématiquement sur des émeutes et des affrontements dans plusieurs villes du Chili. Les funérailles de Luisa Toledo ont donné lieu à un grand rassemblement de forces militantes et antagonistes. Pour en savoir plus

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Les manifestations menées hier vendredi à Santiago du Chili pour exiger que le gouvernement du président Piñera gracie les prisonniers politiques ont débouché à une série d’émeutes et de blocus des rues principales de la ville. Les affrontements se sont concentrées dans le centre de la ville, où le trafic a été détourné de la station de métro Los Héroes vers l’avenue San Francisco. Des manifestants cagoulés ont érigé des barricades et y ont mis le feu. Ces incidents se sont produits après que les manifestants qui protestaient à côté de la place Baqueado pour demander l’amnistie se soient dirigés vers le centre de Santiago du Chili.

 

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Au troisième mois de grève générale, de nouvelles manifestations de masse contre l’austérité ont débouché sur des affrontements en Colombie. A Bogotá, le 28 juillet, suite à 17 marches et mobilisations, quatre affrontements distincts ont eu lieu. Dans le secteur d’Usme, au sud de la capitale, des manifestants cagoulés ont caillassé plusieurs policiers. Six policiers ont été blessés et ont été évalués. Il y a eu des émeutes et des affrontements à proximité du Portal de Americas et du Portal de Suba. Au carrefour de la Carrera 10 avec la Calle 27 Sur, il y a eu un barrage, et l’intervention policière a conduit à des émeutes.

Dans la ville de Bucaramanga, après les manifestations, tard dans la nuit, il y a eu des émeutes dans la zone autour de l’Université industrielle de Santander. Deux policiers ont été blessés et le système de vidéosurveillance a été saboté. Plus au nord, à Barranquilla, trois manifestations se sont terminées dans le centre-ville par une attaque contre la mairie de district. Il y a eu aussi trois émeutes à Medellín, dont l’une était importante et a duré plusieurs heures dans le quartier de Moravia, au nord-est de la ville. Cinq policiers ont été blessés.

La fraction des FARC qui n’a pas mis bas les armes a revendiqué, dans une vidéo, plusieurs attaques contre les forces armées mais aussi le mitraillage de l’hélicoptère transportant le président et une attaque contre une base américaine. Le bloc Magdalena Medio des FARC, dirigé par alias Iván Mordisco et Gentil Duarte, a notamment revendiqué l’action contre la 30e brigade de l’armée à Cúcuta, une action d’abord attribuée à l’ELN (voir notre article) et celle contre le quartier général des forces US en Colombie (voir un extrait de la vidéo).

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Pour la deuxième fois ce moins-ci, ce samedi, de grandes manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du Brésil pour s’opposer à Bolsonaro. Plus de 500 000 Brésiliens sont morts du COVID-19 sous la direction de Bolsonaro, qui a été largement critiqué pour avoir rejeté la gravité de la maladie et s’être opposé aux masques et aux mesures de distanciation physique. Bolsonaro fait aussi l’objet d’une enquête au Sénat, qui étudie la possibilité de corruption liée à l’achat d’un vaccin indien contre le coronavirus. Sur l’avenue Paulista de Sao Paulo, lieu traditionnel des manifestations politiques, les manifestants se sont rassemblés à 16 heures heure locale. Il y a eu plus tard des affrontements entre les manifestants et la police.

 

Des manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs villes du Brésil, entre la fin de l’après-midi et le début de la soirée du mardi 13, pour exiger la destitution du président Jair Bolsonaro.  A São Paulo, la manifestation a été suivie de près par un important contingent de la police militaire. Les manifestants ont quitté la Praça da República, dans le centre de São Paulo, et avaient l’intention de marcher jusqu’à la Praça Roosevelt, mais en ont été empêchés par la police militaire. Au moins une personne a été arrêtée. A Rio de Janeiro, la manifestation, qui thématisait aussi le refus de la privatisation de Correios, s’est soldé par une forte répression de la police militaire. Les manifestants ont été la cibles de gaz et de balles en caoutchouc. Deux manifestants ont été arrêtés.

Trois fusillades ont eu lieu au début de ce mois entre des patrouilles militaires et des combattants de la guérilla maoïste du Parti Communiste du Pérou Militarisé dans le district de Llochegua, (province de Huanta, région d’Ayacucho). Le communiqué de l’armée indique qu’un sous-officier a été blessé et évacué d’urgence sur Lima, et affirme que trois guérilleros ont été mortellement blessés. Suite à ces engagements, quatre autres patrouilles ont découvert des camps évacués par les guérilleros.