Hier mardi, dans l’après-midi, divers groupes féministes se sont réunis pour une marche à l’occasion de la Journée mondiale d’action pour l’accès à l’avortement légal et sans risque. Vers 17h10, les premiers rangs de manifestantes sont arrivés sur la Plaza de la Constitución. La police a alors renforcé la protection au Palais National. A partir de 17h50, des manifestantes cagoulées ont tenté d’enlever les barrières métalliques qui protégeaient le palais. D’autres repoussaient ces barrières, coinçant les policières déployées pour défendre le bâtiment. Celles-ci ont usés d’extincteurs. Ailleurs sur l’esplanade de la capitale, la police a usé de gaz lacrymogènes et des pétards pour contenir les manifestantes. Ces affrontements ont fait plusieurs blessés.

Les affrontements entre les communautés paysannes et indigènes qui revendiquent leurs terres et la Force publique qui défend les propriétés de la multinationale Kappa Cartón de Colombia ont repris (voir notre dernier article). Les derniers heurts se sont produits dans le village de San José de La Laguna, où les manifestants se sont opposés aux forces anti-émeutes (ESMAD). Un manifestant a été blessé, soignée à l’hôpital local, puis transférée à une clinique de Popayán.

Un des domaines disputés

Les affrontements ne cessent pas dans une zone rurale de la municipalité de Cajibío, Cauca. Ils opposent les communautés paysannes et indigènes qui revendiquaient leurs terres ancestrales, et les forces anti-émeutes (ESMAD) qui protègent les intérêts de la multinationale Smurfit Kappa Cartón de Colombia. La multinationale se plaint que plus de 10 de ses exploitations forestières aient été occupées et que des dizaines d’hectares de pins et d’eucalyptus, plantés par ses soins, ont été abattus. Quatre jeunes indigènes Misak ont ​​été blessés par les ESMAD et un jeune homme a été arrêté. Des affrontements dans cette même commune, le mois dernier, s’étaient soldés par la mort d’un paysan et l’incendie, par la foule, de la mairie (voir notre article).

Un des domaines disputés

Jeudi après-midi, une manifestation anti-gouvernementale s’est terminée en violents affrontements à Medellin, dans le secteur du Parque de los Deseos. Les manifestants s’en sont pris à des installations du chemin de fer et ont lancé des cocktails Molotov et des petites bombes artisanales sur les policiers anti-émeutes. Les affrontements se sont poursuivis dans la soirée. La police affirme que des coups de feu ont été tiré contre elle par une personne, un balle aurait touché le bouclier d’un policier. Un couvre feu pour mineurs a été établi dans le Nord de la ville

Le Chili a commémoré hier samedi les 48 ans du coup d’État militaire qui a renversé le président Salvador Allende. Aux abords du palais présidentiel de La Moneda, certains manifestants ont incendié un arrêt de bus, tandis que d’autres ont lancé des feux d’artifice et des fusées éclairantes en direction de la police. Les incidents se sont ensuite déplacés à l’entrée du cimetière général de la capitale chilienne, où les manifestants ont érigé une barricade, tandis que la police a utilisé des canons à d’eau et des gaz lacrymogènes pour les disperser.

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Le docteur Abimael Guzman, le président Gonzalo du Parti Communiste du Pérou (dit « sentier lumineux »), est mort à 06h40 heure locale (11h40 GMT) au centre pénitentiaire de haute sécurité de la base navale de Callao, près de Lima. Incarcéré depuis le 12 septembre 1992, le président Gonzalo purgeait une peine de prison à perpétuité à la suite de deux condamnations en 2006 et 2018. Il avait été hospitalisé en juillet. Le Dr Abimael Guzman a passé 29 ans à l’isolement dans une prison souterraine. Il était âgé de 86 ans. Il avait dirigé le PCP, réactualisé le maoïsme dans le mouvement communiste, et lancé la guerre populaire au Pérou en 1980 qui avait réalisé de grands progrès jusqu’en 1992.

Le président Gonzalo à son arrestation

 

Au petit matin du 9 septembre 2020, deux policiers ont assassiné l’avocat Javier Ordóñez, en le tasant et le battant à mort (voir notre article). Cette mort est devenu le symbole des violences policières, meurtrières, contre les manifestants antigouvernementaux. Des manifestations ont eu lieu mardi à Bogota pour le premier anniversaire de ce meurtre. Ces manifestations se sont transformées en affrontements avec les forces anti-émeute. Plusieurs personnes ont été blessées, au moins une a été arrêtée, et il y a eu beaucoup de dégâts matériels, dont une moto de police.

De nouveaux affrontements entre manifestants anti-gouvernementaux et forces de sécurité ont eu lieu lundi après-midi dans le secteur de Puerto Rellena, dans la ville de Cali. Les manifestants ont tenté de barricader les rues du secteur, ce qui a provoqué l’intervention de la brigade anti-émeute, l’Esmad. Les manifestants ont lancé des projectiles sur les policiers qui faisaient usage de gaz lacrymogènes.

Une manifestation réclamant la liberté pour les prisonniers politiques du mouvement social a eu lieu dans l’après-midi du vendredi 3 août, aux abords de la Plaza Baquedano. Elle a commencé peu avant 18h00 et s’est terminée vers 20h00. Les manifestants ont barricadé l’Avenida Vicuña Mackenna et allumé un feu. Les policiers sont intervenus avec des gaz lacrymogènes et des auto-pompes. 12 personnes ont été interpellées pour troubles et une pour port d’élément incendiaire.

 

 

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Lundi 30 juillet, le Front de guerre urbaine Camilo Torres Restrepo de l’ELN a mené une attaque d’un poste de police à Cúcuta, dans le département du Nord de Santander. Cette attaque avait pour but de répondre aux « actions de répression généralisée de l’armée et de la police » contre la population civile lors des mouvements de protestation qui ont débuté en avril (voir nos articles ici et ici). On dénombre 14 blessé·es.

Combattantes de l'ELN

Combattantes de l’ELN

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