La Cour d’Appel de Metz jugeait une nouvelle fois le président du Collectif BDS 57, suite à une plainte d’un pharmacien de la ville qui avait reçu un courrier, privé, lui demandant de ne plus vendre les génériques Teva, une grosse entreprise israélienne. Lors d’un premier procès au printemps dernier, Richard S. avait bénéficié d’une relaxe. Il y a eu appel des 3 parties civiles ( Téva Santé, France-Israël et Avocats sans Frontières) et de la procureure. Le procès en appel n’avait pu se tenir suite à un mouvement d’avocats. Hier enfin il s’est tenu à partir de 14 h, jusque vers 17h. La décision a été mise en délibéré au 28 février. De 60 à 80 personnes solidaires étaient présentent pour exiger la relaxe pour Richard S., face à une trentaine de contre-manifestants sionistes. Le verdict sera rendu le 28 février.

Rassemblement devant le palais de justice de Metz lors du procès en première instance

Rassemblement devant le palais de justice de Metz lors du procès en première instance

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Georges Louis, délégué syndical CGT et militant du Secours Rouge Arabe, avait été arrêté ce 17 janvier après une perquisition musclée à son domicile. Les conditions anti-terroristes s’appliquant, il était impossible de savoir le motif de son arrestation. Une supposition était que cette perquisition était liée au procès précédent qui l’avait vu condamné à 5 mois de prison avec sursis pour avoir participé à des affrontements avec la police lors d’une manifestation contre la Loi Travail XXL. L’ADN de Georges aurait en fait été trouvé sur une « fausse bombe » (un sac à dos contenant un bombonne de gaz, une cannette et des fils) trouvée en rue lors de la COP21, il y a deux ans. Ce n’est que récemment que l’ADN avait été comparé au sien et avait déclenché la perquisition. Le procureur a requis 18 mois ferme, mais il a finalement été condamné à 6 mois de « stage de citoyenneté » à sa charge, et a été libéré après l’audience de ce soir.

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Notre camarade Georges Louis, délégué syndical à la CGT et militant du Secours Rouge Arabe a à nouveau été arrêté. A 4H30 du matin, dix policiers armés et cagoulés et quatre policiers en civils ont emmené notre camarade après avoir défoncé sa porte et dévasté son appartement. Georges est actuellement détenu et interrogé à Saint-Denis sans que nous sachions les motifs de cette arrestation. A deux reprises dans le cadre de l’état d’urgence, Georges avait été la cible d’interdictions de manifester : l’une le 23 février à l’occasion de la manifestation de lycéens pour Theo et l’autre le 7 mai pour le second tour de l’élection présidentielle. Georges avait ensuite été arrêté le 10 octobre dernier dans le cadre de la répression contre le mouvement d’opposition à la Loi Travail XXL. Il avait donc été poursuivi et condamné en novembre dernier à 5 mois de prison avec sursis pour “violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique” et pour “participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens”.

Dans sa déclaration au tribunal, Georges avait été extrêmement clair quand au sens de son engagement et à ses pratiques militantes. Si ses camarades de travail connaissent Georges comme un délégué syndical, dévoué et combattif, nous le connaissons comme un militant actif dans la solidarité internationale, toujours présent dans les mobilisations pour les prisonniers révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes. A l’heure où notre camarade est une nouvelle fois confronté à la répression, alors que ses proches et ses amis sont dans l’ignorance des raisons de cette nouvelle arrestation, nous exprimons ici nos salutations les plus chaleureuses et notre pleine solidarité à Georges Louis.

Le Secours Rouge Arabe, Paris,
Le Secours Rouge International, Bruxelles-Zürich,
le 17 janvier 2018

La page Facebook de soutien à Georges

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Après la perquisition chez Georges Louis

Après la perquisition chez Georges Louis

Un incident s’est produit hier matin devant la société Mayco. Alors qu’un huissier devait se rendre dans les locaux de l’entreprise, les grévistes qui bloquent depuis plus de 70 jours la société lui ont barré l’accès aux locaux, provoquant l’intervention violente des gendarmes qui ont blessé cinq grévistes en usant de matraque et de gazeuses. Trois grévistes sont à l’hôpital et les deux autres en garde à vue. Les grévistes ont accepté les propositions de sortie de conflit de la direction, mais ils souhaitent que les dirigeants ne sanctionnent pas les grévistes une fois la grève terminée, point sur lequel le directeur refuse de s’engager, provoquant la poursuite de la grève.

Piquet de grève chez Mayco

Piquet de grève chez Mayco

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Le gouvernement français a choisi d’abandonner le projet controversé d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Matignon a informé mercredi des élus locaux, peu avant une déclaration du Premier ministre à la sortie du Conseil des ministres. L’alternative devrait être d’aménager l’actuel aéroport Nantes-Atlantique, comme l’envisageaient des médiateurs dans leur rapport remis le 13 décembre. Malgré l’abandon, l’exécutif s’est engagé à évacuer la ZAD. Des renforts de sept escadrons de gendarmerie mobile, soit plus de 500 hommes, sont attendus aujourd’hui mercredi sur place avec pour objectif de quadriller la zone et procéder à des contrôles.

A la ZAD

A la ZAD

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Notre camarade Georges Louis, délégué syndical à la CGT et militant du Secours Rouge Arabe a à nouveau été arrêté ce matin. Une unité spéciale de la police a perquisitionné son domicile. Après avoir fouillé et saccagé son appartement, ils ont emmené Georges pour l’interroger. Georges avait déjà été arrêté le 10 octobre dernier dans le cadre de la répression contre le mouvement d’opposition à la Loi Travail XXL. Voir le communiqué du SRI publié à l’époque. Nous attendons plus d’informations sur cette nouvelle arrestation.

Au rassemblement à Paris en novembre 2017.

Au rassemblement à Paris en novembre 2017.

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Le Défenseur des Droits vient de remettre, à l’Assemblée Nationale, un rapport assez conséquent sur le maintien de l’ordre en France. Le flashball de type LBD 40, qui a mutilé à de multiple reprises des manifestants, y est mis sur la sellette: « le recours à certaines armes dites de « force intermédiaire » à l’occasion des manifestations doit être encadré et limité compte tenu des tensions que ces armes suscitent et des blessures graves, voire des décès, qu’elles occasionnent. Ainsi, en particulier, le lanceur de balles de défense « LBD 40×46 », dont les caractéristiques techniques et les conditions d’utilisation sont inadaptées à une utilisation dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre, devrait être retiré de la dotation des forces de sécurité dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre. » On appréciera le fait que le LBD 40 avait été introduit, notamment suite aux critiques formulées en 2015 par Le Défenseur des Droits contre l’imprécision des flash-ball, moins puissants, de l’ancienne génération.

Mais dans le rapport on apprend que le préfet de police (de Paris) a désormais pris la décision de proscrire le LBD40 dans les opérations de maintien de l’ordre: « Le Préfet de police a, quant à lui, indiqué à la mission avoir pris la décision d’interdire l’usage du LBD 40×46 dans les opérations de maintien de l’ordre au regard de sa dangerosité et de son caractère inadapté dans ce contexte. Cette évolution est positive et s’inscrit dans le sens d’une meilleure adéquation entre les moyens mis à la disposition des forces de sécurité et les objectifs du maintien de l’ordre. »

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Le rapport

La responsable d’Amnesty international à Nice, Martine Landry, comparaissait ce lundi devant un tribunal qui lui reproche d’avoir facilité l’entrée de deux mineurs étrangers en situation irrégulière. Martine Landry a rencontré les deux Guinéens à la gare de Menton. Ils avaient été renvoyés à deux reprises en Italie par les agents français. La militante décide alors, le 28 juillet, de les faire passer du poste frontière italien au poste frontière français. « Ils avaient des papiers et ont le droit à un accueil en France. Je ne fais qu’appliquer les lois françaises », assure-t-elle. Un passage de la frontière qui lui vaudra ces poursuites où elle encourt cinq ans de prison et 30.000 euros d’amende.

A l’extérieur du palais de justice, plus de 100 personnes se sont rassemblées en solidarité. Estimant un manque de documentation à propos de ces deux jeunes migrants, et notamment de leur âge, la procureure a demandé un renvoi, accordé par le tribunal. La nouvelle audience est donc reportée au 14 février à 13h30.

Le rassemblement solidaire

Le rassemblement solidaire

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Hier lundi 8 janvier, les deux magistrates toulousaines qui enquêtaient sur la mort du militant écologiste, tué dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 par l’explosion d’une grenade offensive sur le site du barrage de Sivens (Tarn), ont conclu que personne ne devait être poursuivi pour la mort du militant écologiste de 21 ans. Empressées de blanchir les gendarmes, les juges ont refusé d’organiser une reconstitution ou de procéder à l’audition du préfet comme le demandait l’avocat de la famille.

Remi Fraisse

Remi Fraisse

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Mercredi 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansız, Fidan Doğan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement exécutées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan, situés au 147 rue La Fayette, à Paris. L’enquête menée en France a révélé que le meurtrier présumé, Ömer Güney, arrêté quelques jours après le crime, avait agi pour le compte des services secrets turcs. Le réquisitoire du Procureur de la République va dans ce sens.

Cependant, La mort d’Ömer Güney, le 17 décembre 2016, à un mois de son procès qui devait commencer à Paris, le 23 janvier 2017, a empêché la tenue d’un procès public qui aurait permis de juger non seulement l’exécutant, mais aussi, et surtout, le commanditaire, l’Etat turc. Sachant l’état de santé de Güney, le fait d’avoir fixé une date très éloignée pour le procès, comme le refus du gouvernement français de lever le secret-défense sur des renseignements qui auraient pu permettre la progression de l’enquête judiciaire, indique la volonté des autorités françaises d’éviter de voir l’Etat turc mis en accusation. Une manifestation aura lieu samedi 6 à Paris contre cette impunité organisée des commanditaires des assassinats.

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