En août 2015, des migrants qui avaient été expulsés de la Halle Pajol (18e arrondissement de Paris) pour atterrir dans un centre Emmaüs ont protesté contre leurs conditions de vie (isolés, démarches bloquées, nourriture périmée, lave-linge en panne, pas de kit d’hygiène,…) et demandent à rencontrer ceux qui les avaient expulsé de la Halle en leur promettant des conditions correctes (OFPRA, mairie et Emmaüs). Ils font appel à des militants solidaires qui les rejoignent, ensemble ils font un sit-in dans le hall d’entrée. Le centre a immédiatement appelé la police en prétextant une « séquestration », quatre personnes (trois solidaires et le migrant qui faisait la traduction) sont arrêtées et placées sous contrôle judiciaire. En octobre 2015, les quatre ont été condamnés à 4 mois de prison avec sursis et à payer des dédommagements à Emmaüs. Tant les condamnés que le parquet et Emmaüs ont fait appel, le procès d’appel commencera donc le 3 octobre prochain à 13h30 au TGI de Paris.

Emmaüs en appel contre des militants solidaires des migrants

Emmaüs en appel contre des militants solidaires des migrants

Le 28 juin dernier, des manifestants opposés à la loi Travail bloquaient le rond-point des Postes, à Lille, au petit matin. Dans la matinée, les policiers chargeaient et procédaient à plusieurs arrestations (voir notre article). Ce mardi 30 août, 6 manifestants passent au tribunal sur des prétextes divers (bitume abimé, non dispersion, etc.).

Rassemblement solidaire devant le tribunal de grande instance, boulevard du peuple belge, à Lille, à partir de 12h30. Comme toujours, ça peut durer un bon moment… N’hésitez pas à venir plus tard. Ramenez de quoi manger et boire.

Les incidents du 28 juin

Les incidents du 28 juin

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A Toulouse et dans d’autres villes, des manifestations ont eu lieu ce samedi 27 août pour la libération du leader emprisonné du PKK, Abdulah Ocalan, et en soutien à la résistance au Rojava qui combat Daesh, l’état turc et leurs alliés réactionnaires. L’OCML-VP était présente sur place dans le cadre de la campagne de soutien au Bataillon International de Libération

Rassemblement pour la libération d’Ocalan à Toulouse

Rassemblement pour la libération d’Ocalan à Toulouse

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En avril 2017 doit être inauguré le centre de semi-liberté (CSL) de Saint-Martin-Boulogne (Pas-de-Calais), construit par le groupe Eiffage pour un contrat de 5,4 M€. Ses 47 cellules individuelles sont fabriquées dans des conteneurs maritimes recyclés. C’est CAPSA, une PME sous-traitante d’Eiffage, qui transforme ces containers commandés en Chine, dans l’usine de Meyzieu, dans le Rhône. Les cellules feront 11,7 m² et seront composées d’une kitchenette, d’une salle de bains et seront recouvertes d’un bardage. Elles doivent être livrées d’ici décembre. Comme l’exige la réglementation, les matériaux ne seront ni démontables, ni cassables et on ne pourra rien attacher sur les murs. Le procédé est plus économique et, surtout, plus rapide que les constructions traditionnelles. L’administration pénitentiaire considère ce CSL comme un test grandeur nature. En fonction du bilan tiré, l’expérience sera renouvelée.

Les containers-cellules fabriqués par CAPSA

Les containers-cellules fabriqués par CAPSA

La ministre du travail El Khomri a « elle même » licencié un délégué syndical d’Air France ce 8 août. Au lendemain de l’arrachage de chemise à Air France, 5 procédures de licenciement avaient été lancées, mais l’une d’entre elles n’avait pas aboutie parce que l’inspection du travail avait refusé de licencier, arguant qu’il était difficile de voir sur les vidéos si la personne concernée était bousculante ou bousculée. Les 4 autres licenciements n’étaient pas passé par l’inspection du travail puisque les personnes concernées ne détenaient pas de mandats syndicaux.

La fuite du DRH d'Air France

La fuite du DRH d’Air France

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De violents échauffourées ont eu lieu hier dimanche en fin d’après midi à hauteur de l’aérodrome de Tallard et de l’autoroute A 51. Une trentaine de manifestants anti-THT sont venus protester contre la construction des lignes à très haute-tension dans le val de Durance. Mais l’opération « péage gratuit » a mal tourné. Les gendarmes ont chargé les manifestants dont certains étaient masqués. Trois manifestants placés en garde-à-vue à la compagnie de gendarmerie de Gap pour « dégradation » et « rébellion ». Les manifestants se sont alors rassemblés devant la gendarmerie de Gap, afin de soutenir les leur en garde-à-vue dans ce même bâtiment. Hier soir vers 21h30, le parquet de Gap a décidé de lever ces gardes à vue. Les trois manifestants ont donc été relâchés. Ce lundi matin, le parquet étudiait le dossier avant de prendre une décision sur les suites à donner.

Au rassemblement pour la libération des manifestants

Au rassemblement pour la libération des manifestants

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Mercredi soir, un rassemblement était prévu en hommage aux migrants décédés en tentant de franchir la frontière à Calais. En face de ce rassemblement, une manifestation fasciste devait se dérouler, en mémoire du prêtre assassiné par les jihadistes à Saint-Étienne-de-Rouvray. Invoquant l’état d’urgence, la préfecture du Pas-de-Calais a interdit les deux rassemblements. Malgré l’interdiction, une vingtaine de personnes se sont tout de même rassemblées. Elles ont rapidement été dispersée par la police. L’une d’elle a été placée en garde à vue au commissariat de Calais, et libérée hier jeudi. Elle est convoquée le 18 octobre devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer pour participation à une manifestation interdite, port d’arme (un couteau) et rébellion.

Le précédent hommage aux migrants décédés (Calais, 22 juillet)

Le précédent hommage aux migrants décédés (Calais, 22 juillet)

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Deux militants CGT, accusés de violences contre des policiers lors de la manifestation nationale du 14 juin contre la loi travail à Paris (voir notre article), ont été relaxés de ces faits mercredi, mais l’un a été condamné pour rébellion. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce docker du Havre, âgé de 33 ans, à un mois d’emprisonnement avec sursis pour s’être rebellé lors de son interpellation. Également jugé pour avoir lancé des projectiles sur la police, il a été relaxé faute de preuves. Le second prévenu, 39 ans, élu à Sorbiers (Loire), agent territorial de Saint-Etienne et représentant CGT, était jugé pour avoir lancé un fumigène vers les policiers et résisté violemment à son interpellation. Il a été relaxé «au bénéfice du doute».

La manifestation du 14 juin

La manifestation du 14 juin

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Ce lundi 25 juillet, l’ouverture d’un squat a été rendue publique au Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, 41 avenue de Fontainebleau. En début de soirée, de nombreux policiers lourdement équipés (tenues anti-émeute, casques, matraques, flashballs, gazeuses, etc.) sont intervenus. La porte d’entrée étant barricadée, les policiers sont passés par derrière, avec la collaboration du supermarché Diagonal voisin. Une partie des occupants ont été interpellés à l’intérieur de l’immeuble puis embarqués. Quelques dizaines de personnes solidaires présentes ont tenté en vain de bloquer le passage des véhicules de police, en criant « Libérez nos camarades ». Les policiers ont sorti matraques et gazeuses pour faire les dégager.

Les policiers devant le squat

Les policiers devant le squat

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Deux militants de la CGT, arrêtés le 14 juin lors de la manifestation nationale contre la loi travail à Paris et accusés de violences envers les policiers, comparaissaient mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Le premier, agent territorial de Saint-Étienne et représentant CGT, était passé en comparution immédiate le 16 juin, deux jours après son arrestation dans la manifestation parisienne, marquée par des violences. Il avait demandé à ce que son procès soit reporté pour pouvoir préparer correctement sa défense. Le second, également arrêté le 14 juin, est un docker du Havre. Entre 150 et 200 militants CGT, dont plusieurs venus de Saint-Etienne, s’étaient rassemblés à proximité du Palais de justice pour dénoncer la criminalisation de l’action syndicale et exiger la relaxe.

La manifestation du 14 juin

La manifestation du 14 juin

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