Secours Rouge

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Le militant présumé d’ETA Zugaitz Izaguirre Ameztoy a été interpellé samedi à La Pineda-Vila Seca (Tarragone), en Catalogne. L’homme, âgé de 29 ans, a été condamné par contumace à sept ans de prison, pour appartenance à l’ETA. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par l’Audience Nationale, la plus haute instance pénale espagnole. Né à Oiartzun, au pays Basque sud, il avait déjà été arrêté en 2003 lors d’une opération de la police nationale contre l’ETA.

Zugaitz Izaguirre Ameztoy

Zugaitz Izaguirre Ameztoy

Un membre présumé d’ETA a été arrêté hier jeudi à Saint Mexant (Corrèze), après une brève course-poursuite avec une patrouille de gendarmerie, alors que deux autres personnes qui l’accompagnaient ont pu s’échapper à l’arrestation. Les trois personnes avaient volé un véhicule en Dordogne. Joseba Urbieta Alkorta, qui était armé, a été interpellé sans violence.

Juan Carlos Iriarte (originaire de Saint-Sébastien, de nationalité espagnole), a été interpellé ce matin à Hendaye par les services de la police judiciaire de Bayonne. Les autorités l’accusent d’avoir été en contact avec le “chef présumé” d’ETA, Mikel Karrera et deux de ses compagnons, Arkaitz Agirregabiria et Maite Aranalde arrêtés le 20 mai à Bayonne.

De source antiterroriste espagnole, il aurait servi de lien entre ces derniers et le collaborateur présumé Benoît Aramendi, également interpellé le 20 mai, mais à Urrugne. Le domicile de Juan Carlos Iriarte a été perquisitionné et l’interpellé a été transféré au commissariat de Bayonne où il est interrogé par les services de la Police judiciaire de Bayonne, sous l’égide de la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire) de Bordeaux, qui poursuit l’ enquête.

Le parquet de Paris a ouvert lundi une information judiciaire, confiée à trois juges d’instruction, après l’arrestation jeudi en France de cadres présumés d’ETA. L’information judiciaire vise les chefs d’association de malfaiteurs, recel de vols, infraction à la législation sur les armes, recel d’extorsion et détention de faux documents administratifs, le tout en relation avec une entreprise terroriste.

Le chef présumé de l’appareil militaire d’ETA, son adjoint présumé et deux membres de l’organisation indépendantiste basque armée doivent être présentés lundi en fin de journée aux magistrats en vue de leur éventuelle mise en examen. Le parquet a requis leur placement en détention, selon cette source.

Mikel Karrera Sarobe, identifié par le ministère espagnol de l’Intérieur comme “le plus haut dirigeant” et chef militaire de l’ETA, son “adjoint” présumé, Arkaitz Aguirregabiria del Barrio, et Maite Aranalde Ijurco, une Espagnole également membre présumée de l’ETA, avaient été interpellés jeudi à Bayonne. Un quatrième membre présumé de l’organisation, le Français Benoît Aramendi, avait été interpellé à Urrugne (sud-ouest) avec sa compagne qui a été remise en liberté.

L’ADN de Mikel Karrera Sarobe correspondrait à un ADN retrouvé dans une voiture ayant permis à un commando de l’ETA de s’échapper en décembre 2007 après une fusillade à Capbreton ayant couté la vie de deux gardes civils espagnols. fusillade le 1er décembre 2007 à Capbreton, dans les Landes. Ces deux gardes civils espagnols à Capbreton? Ils effectuaient «une mission de renseignement» dans cette région française en collaboration avec le RG français. Ils effectuaient un repérage dans la zone d’un centre commercial, soupçonné d’être un lieu de rendez-vous d’ETA. Ils sont tombés nez à nez avec trois etarras, deux hommes et une femme, et ont été abattus alors qu’ils tentaient de quitter le centre.

L’Audience nationale a condamné trois membre d’ETA, Mattin Sarasola, Igor Portu et Mikel San Sebastian, à 1.040 ans de prison chacun pour leur participation à l’attentat du 30 décembre 2006 à l’aéroport de Madrid-Barajas (photo), qui avait tué deux personnes (qui dormaient dans une camionette et n’avaient pas entendu les consignes d’évacuation).

Igor Portu et Mattin Sarasola avaient été interpellés le 9 janvier 2008. Mikel San Sebastian avait été arrêté le 15 février 2008 à Saint-Jean-de-Luz, dans le sud-ouest de la France. Garikoitz Aspiazu Rubina, “Txeroki”, interpellé en 2008 en France, doit également être jugé à une date ultérieure pour cette action.

Attentat d'ETA contre l'aéroport de Madrid-Barajas

Attentat d’ETA contre l’aéroport de Madrid-Barajas

Un membre présumé du mouvement de la jeunesse radicale basque Segi, recherché par le ministère espagnol de l’Intérieur, a été interpellé aujourd’hui à Saint-Sébastien. Iker Santamaria Alvarez, 31 ans, est accusé de “collaboration avec une organisation armée”, autrement avec ETA.

Logo de SEGI

Logo de SEGI

La Ministre de la Défense espagnol, Carmen Chacon, vient de décorer pour les services qu’il a rendus à l’Espagne Mikel Lejarza “El Lobo” (le loup), dont les missions depuis le franquisme étaient d’infiltrer la gauche indépendantiste basques. Sous la dictature de Franco, les infiltrations de Lejarza ont permis l’assassinat de plusieurs militants basques, comme Montxo Martinez Antia, Josu Mujika ou Txiki Paredes Manot.

Trois juges de l’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, ont blanchi sans la moindre ambiguïté les cinq dirigeants et journalistes d’Egunkaria, l’unique quotidien écrit en langue basque. Un juge d’instruction, la Garde civile et des associations antiterroristes avaient obtenu en février 2003 la fermeture de , affirmant qu’il était ‘dirigé’ et ‘financé’ par ETA dont il était la ‘branche médiatique’.

Sept ans plus tard, ces trois juges assurent n’avoir pas trouvé ‘le plus petit élément de preuve’ dans un dossier ‘inconsistant’ qui se contente d’assimiler tout ce qui touche à la culture basque au séparatisme armé. Pour le Tribunal, les inculpations sont d’autant plus ‘incompréhensibles’ que les enquêteurs n’ont recensé aucun article ‘en faveur du terrorisme ou des terroristes’ ni démontré ‘que la ligne éditoriale avait une orientation politique déterminée’… Ce qui, ajoutent les juges, ‘ne serait de toute façon pas délictueux’. Les juges vont jusqu’à briser le tabou de la torture dans les prisons espagnoles, donnant crédit aux accusations portées par les journalistes incarcérés… Des sévices jusque-là obstinément niés et sur lesquels la justice espagnole n’a jamais enquêté.

Des témoignages plus détaillés des interrogatoires infligés à certaines des personnes arrêtées mercredi. Naia Zuriarrain et Saioa Agirre ont subi des tortures de la part d’agents de la Giardia Civil pendant cinq jours. Les deux jeunes femmes ont été agressées sexuellement: elles ont été maintenues nues, elles ont été touchées sur diverses parties du corps. Cette situation s’est répétée à plusieurs reprises. Dans le cas de Naia, ils lui ont mis un sac sur la tête à quatre ou cinq reprises et l’ont serré jusqu’à ce qu’elle étouffe, et ils lui ont jeté de l’eau froide. Dans le cas de Saioa, ils lui ont mis le sac sur la tête mais ne l’ont pas serré. Elles ont été frappées à de nombreuses reprises, à la tête et sur différentes parties du corps. Elles n’ont pu dormir à aucun moment. Ils les ont attachées avec du caoutchouc et les ont obligées à rester dans des postures douloureuses. Les pressions, les cris et les menaces ont été incessants durant ces cinq jours. Elles ont été obligées de faire des déclarations à la police en conséquence de ces tortures. Elles ont dénoncé ces tortures au médecin du Tribunal et au juge. Elles ont déclaré au juge que toutes leurs déclarations étaient fausses.