Lundi 30 juillet, le prisonnier politique Mikel Irastorza a retrouvé des menaces de mort dans sa cellule à la prison de Réau (région Île de France). Une “fouille dite ministérielle” avait été décidée dans l’ensemble des cellules. Quand Mikel Albisu Iriarte a été reconduit dans sa cellule suite à la fouille, il s’est rendu compte qu’un livre avait été déposé au-dessus de ses affaires. Sur ce livre, il y avait un post-it avec une balle dessinée dessus et la phrase “That is for you fuck”. Il est à noter que seul les gardiens ont pu avoir accès à la cellule durant la fouille.

Mikel Irastorza avait été arrêté en 2004, et condamné à 20 ans de prison en tant que dirigeant de ETA (voir notre article). Il est également porte-parole du Collectif des prisonniers politiques basques (EPPK). Mikel Irastorza avait, par ailleurs, été victime d’une agression en avril de la part d’un prisonnier psychotique.

Fresque pour ETA

Fresque pour ETA

Samedi 28 juillet, un bus, qui transportait 11 personnes appartenant à des familles de prisonniers indépendantistes, a été lapidé près de la prison de Algeciras (en Andalousie). Le bus revenait de la prison lorsque l’attaque a eut lieu vers 19h. Une vitre du bus a été brisée mais aucun occupant n’a été blessé. On ne connait pas avec certitude les auteurs de l’attaque, mais plusieurs sources parlent d’une attaque fasciste.

Une vitre du bus transportant les familles des prisonniers indépendantistes

Une vitre du bus transportant les familles des prisonniers indépendantistes

Samedi 30 juin, des militants du mouvement pro-amnestie s’étaient rassemblés en solidarité avec Patxi Ruiz, pour une conférence de presse. Ils dénonçaient les conditions de détention de Patxi Ruiz et notamment le fait qu’il ne puisse pas voir son père gravement malade. Suite à cette conférence de presse, la cour nationale espagnole a cité à comparaitre, le 24 juillet, plusieurs militants qui y étaient présents pour “apologie du terrorisme”.

Patxi Ruiz est un ancien membre de ETA. Il purge une peine de trente ans de prison pour avoir exécuté, en 1998, un conseillé de l’UPN à la mairie de Pampelune.

La conférence de presse en solidarité avec Patxi Ruiz

La conférence de presse en solidarité avec Patxi Ruiz

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La Garde civile a arrêté un jeune Navarrais à Etxarri Aranatz jeudi vers 8h15 du matin, dans une opération menée sur ordre de la Cour Nationale Espagnole pour “glorification du terrorisme et humiliation aux victimes”. Un autre jeune a été arrêté à Azpeitia et un troisième à Gasteiz. Les trois hommes ont été emmenés dans la capitale. Dans le cadre de l’opération,, la Garde civile a investi les facultés de Pharmacie, Lettres et Travail Social de l’Université de Gasteiz qu’elle considère comme un “centre logistique et organisationnel” pour différents délits liés à la gauche indépendantiste basque. L’enquête remonte aux hommages rendus à plusieurs membres défunts d’ETA le 27 mars 2016, le 11 décembre 2016 et le 27 septembre 2017. En réponse à ces arrestations, des manifestations ont eu lieu dans différents endroits du Pays basque. Les trois hommes ont finalement été mis en liberté provisoire.

Un des rassemblements de solidarité le jour même des arrestations

Un des rassemblements de solidarité le jour même des arrestations

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Des dizaines de milliers de manifestants (les chiffres vont de 20.000 à 80.000) ont protesté samedi dans les rues d’Irunea (Pampelune) contre la condamnation des quatre jeunes d’Altsasu. Ceux-ci avaient été condamnés, pour une bagarre dans un bar avec deux gardes civils, à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison (voir notre article). Le caractère politique du verdict, qui s’explique par l’appartenance des jeunes à la gauche indépendantiste, est démontré par la lourdeur des peines (le maximum prévu par la loi) et la motivation des condamnations qui a retenu comme circonstances aggravantes “les raisons idéologiques et de l’animosité envers la Garde civile”.

La manifestation de samedi à Irun

La manifestation de samedi à Irun

Samedi 16 juin à 17h à Bayonne, se tiendra une manifestation pour la libération de T Haramburu, J Esnal, J Parot et U Parot, prisonniers politiques Basques de France. Ces prisonniers appartenaient au “Commando Argala” de ETA. Ils avaient été condamné pour avoir mené des action de lutte armée contre l’état espagnol entre 1978 et 1989.

Les trois premiers ont été condamnés à perpétuité en 1997 par la Cour d’assises spéciale de Paris et U Parot a été condamné à 40 ans de détention par le Tribunal Suprême espagnol. Ayant accompli leur peine de sureté, ils sont libérables depuis maintenant plusieurs années.

A l’occasion de cette manifestation, X Aranburu a écrit depuis sa prison une lettre expliquant sa situation. Dans cette lettre il dénonce les mesures de détention prises à son égard qui transforme sa condamnation en condamnation à une mort lente en prison. Par ailleurs il demande la commutation de sa peine à perpétuité, sans limite dans le temps, en une peine de 30 ans, la peine maximale à laquelle il aurait été condamné s’il avait été jugé par l’état espagnol.

Fresque pour ETA au Pays basque

Fresque pour ETA au Pays basque

L’Audiencia nacional a condamné huit jeunes Basques de la localité d’Altsasu, pour une bagarre dans un bar avec deux gardes civils, à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison. Ce sont les peines maximales prévues par la loi pour une attaque contre les agents de l’autorité, avec blessures, troubles publics et menaces. Le tribunal a condamné Oihan Arnanz et Iñaki Abad à treize ans de prison; Jokin Unamuno et Adur Ramirez de Alda à 12 ans, Jon Ander Cob, Julen Goikoetxea et Aratz Urrizola à 9 ans et Ainara Urkijo à deux ans.

Si le tribunal a rejeté l’accusation de “terrorisme”, le caractère politique du verdict, qui s’explique par l’appartenance des jeunes à la gauche indépendantiste, est démontré par la lourdeur des peines (le maximum prévu par la loi) et la motivation des condamnations qui a retenu comme circonstances aggravantes “les raisons idéologiques et de l’animosité envers la Garde civile”. La décision peut faire l’objet d’un recours dans un délai de 10 jours. Suite à ce verdict, des manifestations ont eu lieu à Altsasu et dans différents points du Pays basque.

L'audience des jeunes d'Altsasu

L’audience des jeunes d’Altsasu

Ce jeudi 17 mai, la garde civile espagnole au Pays Basque sud a mené une opération ordonnée par l’Audience Nationale, appelée “Zerga” (impôt) pour saisir les biens d’une cinquantaine d’anciens prisonniers basques en bloquant plus de 45 comptes bancaires et ordonnant des saisies sur salaires d’une trentaine d’entre eux. Quatre véhicules ont été emportées et 14 locaux immobiliers dont des logements ont été identifiés afin de pouvoir empêcher leur vente ou transmission dans le cas où les indemnités dues ne seraient pas réglées. Le but de cette opération est, pour l’état espagnol, de récupérer les indemnités réclamées par la justice espagnole à l’encontre d’anciens prisonniers basques en vue de régler les indemnités pour responsabilité civile qu’il leur sont réclamées par la Justice. Le montant des indemnités réclamées s’élèverait à 8 millions d’euros. Le ministère a précisé que dix d’entre elles auraient appartenu à l’organisation indépendantiste, et les autres auraient été condamnées pour des faits de “kale borroka” (violence de rue).

Saisie d'un véhicule lors de l'opération

Saisie d’un véhicule lors de l’opération

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Les agents de la Garde Civile ont arrêtés quatre militants basques aujourd’hui mardi suite à un hommage à une membre d’ETA, Belen Gonzalez Penalba, dans son village natal de Lazkao. Les militants inculpés sont Antton Lopez Ruiz et Oihana Garmendia, deux anciens prisonniers, Miren Zabaleta, dirigeant du parti Sortu en Navarre et Miren Zabaleta, porte-parole de Sortu. Ils ont été remis en liberté mais sont inculpés “d’apologie du terrorisme”. Belen Gonzalez Penalba était une dirigeante d’ETA. Membre du “commando Madrid” dans les années ’80, elle était membre de la délégation d’ETA aux négociations de paix en Algérie en 1989 et en Suisse en 1999. Arrêtée en 1999, elle morte d’un cancer en novembre dernier.

Affichage en hommage de Belen Gonzalez Penalba

Affichage en hommage de Belen Gonzalez Penalba

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Le samedi 13 janvier, comme chaque année depuis 2008, une grande manifestation a fait le tour de Bilbao pour exiger le rapatriement des prisonniers basques. Plus de 95.000 personnes ont répondu à l’appel de la Plate-forme civique Saré exiger la fin de la « violation des droits des prisonniers et des prisonniers politiques basques et leurs familles ». Ni la pluie ni le froid n’ont empêché des dizaines de milliers de personnes de participer à cette manifestation massive qui a lieu chaque année en janvier.

Les familles de prisonniers participant à la manifestation brandissaient des panneaux indiquant les destinations et distances qui leur étaient imposées pour visiter leur proches pendant à peine 40 minutes (« Grenade 875 km », « Almeria 1.040 km », etc.). Depuis 1989, il y a eu 16 décès dans des accidents de la route parmis les familles visitant les 300 prisonniers liés à l’ETA et à la gauche indépendantistes. Sur ces 300, seuls cinq sont actuellement détenus au pays basque.

La manifestation de samedi à Bilbao

La manifestation de samedi à Bilbao