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Marco Camenisch 2

Andi, la secrétaire de la Commission pour un Secours Rouge International et membre du Revolutionärer Aufbau Schweiz purge actuellement sa peine à la prison de Winterthur. Mais entre le 24 décembre et le 3 janvier, les autorités ont décidé de la transférer vers la prison de Zurich. Justification: la prison de Winterthur sera fermée durant cette période. Or, celle-ci sera uniquement fermée du 24 au 26 décembre et du 31 décembre au 2 février, périodes durant lesquelles les autres prisonniers recevront un ‘congé exceptionnel’. Andi, elle, devra rester dix jours à la prison de Zurich, où le régime de détention est extrêmement plus strict. S’agissant d’un centre de détention provisoire destiné au personnes en attente d’être jugées, les contacts entre prisonniers sont extrêmement limités, la communication avec l’extérieur quasi impossible et seule une heure de promenade est autorisée. Cette mesure visant Andi est une nouvelle manoeuvre de provocation à l’égard de notre camarade après les menaces de transfert durant sa grève de la faim en solidarité avec Georges Abdallah et le refus d’une sortie préalablement accordée. Cette attitude harcelante de la part des autorités est analogue à celle subie par le prisonnier anarcho-vert Marco Camenish détenu en Suisse depuis 2002. Entre le 24 décembre et le 3 janvier, pour écrire à Andi:

– Andrea Stauffacher
– Gefängnis Zurich
– Postfach 1266
– 8026 Zurich

A Genève, en marge de la conférence Global Energy 2013, sponsorisée principalement par Gazprom, des militants de Greenpeace ont mené diverses actions entrainant l’arrestation de huit d’entre eux. Ils ont d’abord déployé une banderole sur la façade de l’hôtel de luxe qui accueille le meeting avant d’étaler un tas de neige artificielle qu’ils avaient pollué avec du fuel provenant de tonneaux portant le logo Gazprom devant l’entrée. Un groupe de militants est ensuite entré dans le bâtiment, tous déguisés en serveurs pour distribuer un cocktail baptisé ‘Black Swan’ (terme industriel pour désigner une marée noire) aux participants. Une militante a tenté de prendre la parole mais a immédiatement été embarquée. Le porte-parole de la police de Genève a déclaré qu’il ne savait pas combien de temps ils seraient détenus.

Action de Greenpeace à Genève

Action de Greenpeace à Genève

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Six grévistes de l’entreprise de services à bord Gate Gourmet ont reçu leur lettre de licenciement suite à une manifestation samedi dernier à Genève. Lors d’une action de soutien aux grévistes samedi à l’aéroport, une quinzaine de manifestants sont entrés de force dans les locaux de Gate Gourmet. La direction a appelé la police. Trois jaunes et la direction de Gate Gourmet ont déposé des plaintes pénales pour violation de domicile, lésions corporelles et injures.

Le 12 septembre dernier, Gate Gourmet avait licencié 86 employés sur 122 en leur proposant de nouvelles conditions péjorées à compter du 1er janvier. Depuis le 14 septembre, une vingtaine d’employés se sont mis en grève. Comme leurs collègues non grévistes, ils ont finalement signé leur nouveau contrat de travail dans les délais le 23 septembre pour pouvoir continuer la lutte.

grève à Gate Gourmet

grève à Gate Gourmet

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Plusieurs municipalités suisses viennent de légiférer pour prendre des mesures visant les demandeurs d’asile. Ceux y sont dorénavant interdits de se rendre dans les cours d’école, les piscines, les plaines de jeux et à l’église. Ces mesures, que les autorités justifient par ‘des mesures de sécurité par un souci de prévention des conflits avec les habitants’ visent les demandeurs d’asile résidant dans les centres d’accueil.

Andrea « Andi » Stauffacher, secrétaire du Secours Rouge International, incarcérée pour des actions radicales de solidarité avec les prisonniers révolutionnaires, avait été transférée et placée à l’isolement en raison de sa participation à la grève de la faim de solidarité des prisonniers révolutionnaires avec Georges Abdallah. Les autorités pénitentiaires du canton de Zurich avaient exigé, sous peine de sanction, non seulement qu’elle ne participe pas à cette grève, mais qu’elle produise un document se dissociant de cette initiative. Andi a non seulement refusé, mais elle a mené un jour de grève de la faim supplémentaire pour protester contre cette mise à l’isolement. Andi a maintenant réintégré « sa » cellule de la prison de Winterthur.

Ce n’est pas qu’en Suisse que les autorités pénitentiaires ont essayer de bloquer cette grève de la faim de solidarité. La prisonnière des Brigades Rouge/PCC Nadia Lioce, condamnée à la perpétuité, a reçu les documents l’invitant à participer à cette initiative des semaines après leur date d’envoi et… le lendemain du jour où grève prenait fin. Elle a rédigé un document dans lequel elle approuve pleinement cette initiative solidaire dans les prisons.

Dans la nuit de samedi à dimanche, en marge de la fête ‘Tanz dich Frei’ (Libère-toi par la danse), des membres du Black Block ont pris d’assaut divers bâtiment publics parmi lesquels l’ambassade de Suède et le Palais Fédéral. Ceux-ci ont été principalement la cible de jets de peinture. Les forces anti-émeutes sont rapidement intervenues avec des gaz lacrymogènes et des tirs de balles en caoutchouc. Les manifestants ont eux réagi en lançant des bouteilles, des fusées et des pétards. Les autorités ont annoncé avoir arrêté plus de soixante antifascistes au cours de la nuit.

Black Block à Berne

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Andrea « Andi » Stauffacher, membre de l’organisation Revolutionärer Aufbau, du Secours Rouge de Suisse, et du secrétariat international du Secours Rouge International a été incarcérée hier à la prison de Winterthur. Andi avait été condamnée en novembre 2011 à dix-sept mois de prison ferme par le tribunal pénal de Bellinzona pour « dommages à la propriété et d’emploi d’explosifs avec dessein délictueux ». Il s’agissait d’usage de feux d’artifice pour des attaques ayant causé des dégâts au consulat espagnol à Zurich (action faite en solidarité avec une grève de la faim des prisonniers révolutionnaires en Espagne) et contre un immeuble abritant des locaux de police.

Une trace partielle d’ADN retrouvée sur les lieux correspondrait à son profil ADN tel qu’il avait été établi en 2002, mais selon la loi, ce dernier profil n’aurait pas dû être conservé si longtemps. Le tribunal fédéral a donné raison aux avocats sur ce point : la preuve était illégale. Mais le tribunal a finalement confirmé la condamnation en déclarant que si la police avait procédé légalement (en faisant un nouveau relevé ADN) le résultat aurait été le même… Un nouveaux recours ont été déposé, mais, à la différence du précédent, il n’est pas suspensif, et notre camarade a donc été incarcérée.

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Le syndicaliste Pierre-André Charrière a été acquitté. La Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal l’a libéré de l’accusation de diffamation, portée par l’entreprise Barbey SA. En mai 2010, lors d’une grève des employés de cette fabrique d’aliments de Granges-Marnand, Pierre-André Charrière avait affirmé que l’employeur traitait les salariés «comme des esclaves» et qu’ils étaient licenciés s’ils se plaignaient de leurs conditions de travail. Les dirigeants de Barbey SA avaient déposé plainte pour diffamation, après la publication de ses propos dans le quotidien «24 heures».

Les 12 000 francs demandés par Barbey SA pour réparation morale ne lui ont pas été octroyés, les frais sont à la charge de l’Etat et le plaignant doit verser 1000 francs à Pierre-André Charrière pour ses frais d’avocat. La Cour d’appel ne suit donc pas les deux premiers verdicts de culpabilité rendus par la justice vaudoise. Le syndicaliste avait été condamné à 30 jours-amende par le procureur, puis sa peine avait été réduite à 10 jours-amende par le Tribunal de police.

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En fin de semaine, les autorités de la ville de Zurich ont annoncé leur intention d’évacuer le Squat de la Binz, occupé depuis 2006. Hier, en fin de soirée, des centaines de personnes se sont rassemblées pour dénoncer cette décision et empêcher l’évacuation. Peu après, plus de 1000 personnes ont rejoint les militants présents et les membres du squat. Les forces de l’ordre sont intervenues pour contenir la foule, faisant usage de gaz lacrymogènes, de lances à eau et de balles en caoutchouc. Les manifestants, après leur dispersion, se sont rabattus dans divers quartiers de la ville. Des containers et des voitures ont été incendiés et des bâtiments maculés de peinture. Personne n’a été interpellé ni blessé selon les premiers rapports des autorités.

Contre l'éviction d'un squat à Zurich

Contre l’éviction d’un squat à Zurich

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La justice vaudoise a reçu la plainte déposée contre Nestlé pour homicide involontaire par négligence dans l’assassinat d’un syndicaliste colombien. L’origine de l’affaire remonte à septembre 2005 lorsque le leader syndical Luciano Romero Molina a été assassiné à Valledupar, dans le nord-est de la Colombie. Il avait quitté Cicolac, filiale de Nestlé, depuis trois ans. Ses meurtriers, des paramilitaires, ont été condamnés.

A l’origine de la plainte, le syndicat colombien Sinaltrainal et le European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR) jugent que Nestlé est coresponsable par négligence du meurtre parce qu’elle n’a pas protégé cet ex-employé menacé. Ils veulent en faire un cas «exemplaire». Selon le syndicat, des membres de la direction de Cicolac aurait désigné Luciano Romero comme membre de la guérilla, ce qui aurait signé son arrêt de mort dans le contexte colombien de l’époque. Luciano Romero a été tué un mois avant sa venue à Berne devant le Tribunal des Peuples qui devait débattre des activités de Nestlé en Colombie.