L’AIEC (Association Intercommunale des Eaux du Condroz) a attaqué en référé le site internet ‘Page de Suie’ pour la publication en juin d’un article expliquant comment récupérer un accès normal à l’eau courant après la pose d’un réducteur de débit pour mauvais paiement. L’accusation demande une astreinte de 1000€ par jour de retard à dater de 8 jours après le jugement et la saisie du matériel ayant servi au détournement (une pompe et une citerne) pour le vendre au profit de l’AIEC. Le procès en référé aura lieu le 17 novembre, l’AIEC demandera également la coupure définitive de l’eau et une amende pour les dommages de plus de 8000€, le 18 novembre.

Au moins trois manifestations ont lieu aujourd’hui en France contre la répression policière, à Notre-Dame-des-Landes, Paris et Toulouse. La manifestation qui a eu lieu à Lyon ce jeudi 6 novembre a été réprimée : une centaine de personnes s’étaient rassemblées, une quinzaine de fourgonettes de CRS et leurs contenus étaient déjà présents et ont rapidement chargé la manifestation. Celle-ci a recommencé sur une autre place et a à nouveau tenté de manifester sauvagement, sans succès. 16 personnes ont été arrêtées, 5 étaient toujours gardées à vues aujourd’hui dont 4 ont été libérées et passeront en procès en janvier. Une personne est toujours gardée à vue.

Manifestation à Lyon le 6 novembre.

Manifestation à Lyon le 6 novembre.

A l’aube du 29 octobre 2014, une attaque à l’explosif a visé le LABOCAR, le laboratoire de la police scientifique dans la ville de Temuco. L’engin artisanal était composée d’un extincteur rempli de poudre et mis à feu par un système d’horlogerie, il a creusé un trou dans le mur d’enceinte en manquant de peu l’installation de gaz située derrière le mur. La police a procédé à au moins une perquisition et une arrestation à Temuco après cette action.

De nombreuses manifestations ont lieu aux quatre coins de la France depuis plusieurs jours, celles-ci ont donné lieu à une forte répression et à des centaines d’arrestations. A Toulouse, quatre manifestants ont été condamnés en comparution immédiate à des peines de prison avec un sursis partiel. Les quatre personnes sont donc ressorties libres du procès. Un tribunal d’application des peines décidera de quelle façon les manifestants purgeront leur peine.

La manifestation du premier novembre à Toulouse

La manifestation du premier novembre à Toulouse

Le 31 octobre, les juges du tribunal fédéral de Mexico ont rendu leur verdict contre Amélie Trudeau Pelletier, Fallon Poisson Rouiller et Carlos López Marín, accusés de dommages à la propriété d’autrui sous la foröe d’un incendie (il s’agissait de l’attaque contre le Secrétariat d’Etat aux Communications et au Transport). Les prisoniers anarchistes ont été condamnés à 7 ans et 6 mois de prison. Les avocats feront appel. Le verdict pour l’affaire de l’attaque contre le concessionnaire Nissan n’a pas encore été rendu.

Mexique: Quatre anarchistes condamnés

Quelques milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui encore contre la police suite au meurtre d’un militant à la ZAD du Testet. Des rassemblements ont eu lieu à Kolbsheim, Strasbourg, Bordeaux, Périgueux, Pau, Bayonne, Dijon, Chalon-sur-Saone, Nantes, Saint-Brieuc, Brest, Montepellieu, Bézier, Avignon, Epinal, Cahors, Toulouse, Alençon, Dunkerque, Lille, Arras, Foch, Nantes, Segré, Amiens, La Rochelle, Aix en Provence, Apt, Nice, Gap et en Réunion. A Bruxelles, une centaine de personnes se sont rassemblées à 18h Avenue Stalingrad. C’est à Nantes et à Toulouse que les affrontements ont été les plus violents. De nombreux blessés ont été dénombrés dans les rangs des manifestants (notamment un manifestant qui a eu le nez arraché par un tir de flashball et plusieurs autres qui ont reçu des éclats de grenades dans les mollets). Les policiers ont été attaqués avec des bouteilles d’acide, des cocktails molotov et divers projectiles, ils ont répliqué par des tirs de flashball, de grenades lacrymogènes et de désencerclement. A Toulouse, des manifestants continuent d’affronter la police tout en démolissant vitrines de banques et mobiliers urbains. Il y a eu au moins 34 arrestations (21 à Nantes et 13 à Toulouse). Dans toutes la France, des bureaux du PS, des grands magasins, des banques ont été tagués et attaqués. Des dizaines de rassemblements sont encore prévus dans les jours qui viennent.

Affrontements à Nantes

Un manifestant a le nez arraché par un tir de flashball

Affrontements à Nantes
Un manifestant a le nez arraché par un tir de flashball

Suite au meurtre de Rémi Fraisse, la mobilisation ne faiblit pas. La thèse avancée à présent par le gouvernement -alors qu’il commence à admettre que c’est effectivement un gendarme qui a lancé la grenade- est que les gendarmes ont réagi en ‘légitime défense’ en lançant des grenades offensives mêlant TNT et gaz lacrymogène. Le gouvernement a précisé qu’il n’y aurait pas de suspension dans la gendarmerie et que les grenades offensives au TNT continueraient à être utilisées contre des manifestants.

A Paris, des centaines de personnes ont manifesté avec des casques hier soir.180 personnes ont été arrêtées suite à des affrontements. 33 personnes ont été gardées-à-vue (27 pour refus de prévèvement et 6 pour attroupement armé). Plusieurs personnes sont toujours en état d’arrestation.
A Rouen, une trentaine de manifestants ont occupé un centre de recrutement de la gendarmerie, quatre personnes ont été arrêtées puis relâchées. Voir la vidéo.

Des dizaines de rassemblements ont eu lieu et continuent à avoir lieu partout en France, en Italie et à Bruxelles (voir notre article).
Vous pouvez consulter une liste à jour de tous les rassemblements ici (désolé c’est sur Facebook, mais il ne faut pas de compte pour consulter la liste).

France : La mobilisation pour Rémi Fraisse ne faiblit pas

Nikos Maziotis devait intervenir le 17 octobre dernier lors d’une conférence intitulée « Lutte armée, mouvement révolutionnaire et révolution sociale » au Centre Social Occupé K*Vox, à Exarchia (Athènes). La police avait alors coupé les lignes téléphoniques de toute l’aile où est incarcéré Nikos. Le K*Vox a donc reporté la soirée au 5 novembre prochain à 17h, prévoyant une fois encore l’intervention de Nikos Maziotis.

Grèce : Report de la soirée d’intervetion de Nikos Maziotis