Suit à la décision de l’Audiencia Nacional espagnole de commuer le reste de la peine de Mónica Caballero et Francisco Solar en expulsion (voir notre article), les deux anarchistes chiliens ont été remis par la police espagnole à la police chilienne. Ils sont arrivés ce dimanche matin à l’aéroport international de Santiago d’où ils sont sortis libres.

La libération de Mónica Caballero et Francisco Solar

La libération de Mónica Caballero et Francisco Solar

L’Acoforag, qui regroupe et représente les compagnies forestières au Chili, a déclaré que ses membres avaient déposés plus de 100 plaintes pour les actes de violence (incendies volontaires et sabotages) dans les régions mapuches depuis 2014. Les industriels déplorent que seulement 10 dossiers ont débouchés sur des inculpations – mais aucune pour « incendie criminel » (pour port d’arme). L’association patronale fait remarquer que dans les régions où l’état d’urgence a été proclamé suite aux incendies de forêts, comme en Arauco, les attaques ont baissées: « nous pouvons conclure que la simple déclaration d’exception et de la présence des forces armées dans la région, garanti le retour à la tranquillité », explique le porte-parole de l’Acoforag.

Attaque d’un colmpagnie forestière en pays mapuche

Attaque d'un colmpagnie forestière en pays mapuche

Des affrontements ont éclaté mercredi 1er mars à la mine de cuivre d’Escondida, la plus grande mine de cuivre du monde, située dans le nord du pays. Les manifestants grévistes ont tenté de bloquer une autoroute, coupant brièvement la circulation et l’accès au sud de la ville d’Antofagasta. Les ouvriers ont aussi dressé des barricades sur les routes principales de la mine et ont mis le feu à des pneus, et caillassé les forces de sécurité qui intervenaient avec gaz lacrymogènes et canons à eau. Les mineurs sont en grève depuis trois semaines au début du mois dernier en réaction à un nouveau système de paiement. Escondida, situé dans la région riche en cuivre d’Antofagasta, occupe un peu plus de 10.000 travailleurs à plein temps.

Une route d’accès à Escondida, lieu d’affrontements

Une route d'accès à Escondida, lieu d'affrontements

Des manifestants mapuches sont descendus dans les rues de Santiago mardi pour protester contre l’arrestation de leur cheffe spirituelle, Francisca Linconao machi. La mobilisation a commencé pacifiquement, mais a pris fin avec l’intervention de la police anti-émeute qui a utilisé des canons à eau pour disperser les manifestants et arrêté plusieurs d’entre eux. Linconao est accusé d’avoir participé à l’incendie d’une propriété qui a causé la mort, en 2013, d’un homme d’affaires Werner Luchsinger occupant des terres spoliées. Presque 650.000 des 17 millions de Chiliens appartiennent au plus grand groupe autochtone du pays, les Mapuches. Des dizaines de Mapuches sont poursuivis pour incendies volontaires contre des infrastructures gouvernementales et les entreprises forestières, hydroélectrique dans la région d’Araucanie.

Manifestants mapuches

Manifestants mapuches

La police chilienne a réprimé avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes une manifestation Mapuche à Santiago du Chili. Des centaines de partisans et parents d’une dirigeante traditionnel mapuche, Francisca Linconao, emprisonnée et en grève de la faim, se sont rassemblés lundi après-midi devant les tribunaux de la capitale pour protester contre son arrestation et contre toutes par les arrestations de Mapuches dans la région de l’Araucanie dans le sud du Chili. Au moins cinq personnes ont été arrêtées et quatre policiers ont été blessés dans des incidents lors de cette manifestation. Les organisations mapuches ont tenu le même jour une autre manifestation au Palais de La Moneda à Santiago. Le rassemblement a également été dispersé par l’intervention des Carabiniers qui ont arrêté une douzaine de personnes.

Les Mapuches à Santiago

Les Mapuches àLes Mapuches à Santiago (archive)

Des manifestations de masse ont eu lieu dans tout le Chili vendredi contre le système de retraite mis en place par Pinochet, qui pénalise les bas revenus, et que le gouvernement veut maintenir avec de légères réformes. Des affrontements ont eu lieu à à Valparaiso, Arica, Santiago, Viña del Mar, ainsi qu’à Concepción. A Santiago du Chili, des dizaines de barricades ont été érigées dans différentes parties de la capitale, le métro a été bloqué et deux bus incendiés.

Affrontements vendredi à Santiago

Arrestation à Valparaiso

Affrontements vendredi à Santiago
Arrestation à Valparaiso

La manifestation qui dénonçait hier mercredi le rejet de la violence contre les femmes, et qui a rassemblé 50.000 personnes, s’est terminée en affrontements à Temuco (Santiago du Chili). Au grand carrefour Caupolicán et Montt, un feu a été allumés et la circulation a été bloquée, ce qui a provoqué l’intervention de la police et des autopompes. Au carrefour Manuel Rodríguez et la Alameda, des groupes de manifestants masqués ont affrontés la police en lançant des cocktails Molotov..

Incidents en fin de manifestation à Santiago

Incidents en fin de manifestation à Santiago

Fin août, un tribunal chilien a finalement accepté la demande des avocats des anarchistes Juan Flores, Nataly Casanova et Enrique Guzmán qui cherchaient à rouvrir l’enquête basée sur la loi anti-terroriste. La défense veut avoir accès à une vidéo que la police affirme être essentiellement pour l’enquête, mais à laquelle ni le procureur ni la police ne veut donner accès. La période d’enquête a été prolongée de 30 jours.

De gauche à droite : Guillermo Durán Méndez, Natalie Casanova Muñoz et Juan Flores Riquelme

De gauche à droite : Guillermo Durán Méndez, Natalie Casanova Muñoz et Juan Flores Riquelme

Dans la matinée du lundi 8 août à Alto Hospicio, dans la région de Tarapacá, au nord du Chili, une énorme opération d’expulsion de 1.300 familles a abouti à des affrontements sérieux entre les occupants et 300 carabiniers. Des barricades ont été érigées, les carabiniers ont été caillassés, mais l’expulsion n’a pas pu être empêchée. Treize personnes ont été arrêtées et au moins 17 ont été blessées. Pendant ce temps-là, une entreprise de BTP se chargeait de la démolition des logements situés sur le terrain où un nouvel hôpital est censé être construit.

Les affrontements à Alto Hospicio

Les affrontements à Alto Hospicio

Felipe Duran et Christian Levinao avaient été arrêtés avaient été arrêtés le 22 septembre dernier dans une communauté de la région de Chomio (voir l’article que nous avions écrit à l’époque). Le procès s’est terminé ce vendredi par un verdict plaidant unanimement l’acquittement: l’accusation n’ayant présenté aucune preuve. Felipe Duran est un journaliste indépendant, il a été soutenu durant toute cette affaire par le Syndicat National des Travailleurs de Médias de Communication Indépendants qui a dénoncé la « persécution de la part du gouvernement chilien et des grandes entreprises transnationales » ainsi qu’un montage politique.

Felipe Duran

Felipe Duran