La Defensoría Popular est un collectif créé dans les années 2008 par un groupe de travailleurs (avocats, procureurs et étudiants) pour pour défendre pénalement les personnes, les travailleurs, les organisations syndicales ou estudiantines engagées dans les luttes sociales au Chili. Defensoría Popular est présent dans la rue, dans chaque manifestation et dans les tribunaux. Defensoría Popular dénonce l’utilisation de la loi antiterroriste et a démontré l’utilisation de montages policiers dans des procès contre des militants étudiants, syndicaux, sociaux et les Mapuche. Dans le procès “Caso bombas”, le collectif a pu démontrer la violation des droits de la défense et dévoiler les montages policiers à l’encontre d’anarchistes arrêtés arbitrairement, séquestrés et déclarés coupables avant que les tribunaux ne disposent des “pièces à conviction”.

Deux de ses membres, avocats, effectuent une tournée en Europe pour présenter son action. La conférence organisée au Pianofabriek, ce vendredi 28, à 19H00 permettra de découvrir ce collectif.

Le 22 novembre, une des deux conférencières, l’avocate membre de la Defensoría Popular, María Ribera, a été détenue à l’aéroport Charles de Gaule de Paris par des policiers français qui n’ayant trouvé aucun motif pour lui interdire l’entrée, ont justifié sa rétention pour des motifs politiques. A sa descente d’avion, les policiers ont retenu son passeport et l’ont conduite dans une salle d’interrogatoire et ensuite dans une cellule, où elle est restée enfermée plusieurs heures. Ils l’ont interrogé sur les motifs de son voyage et disposaient de toute son histoire politique y compris des informations concernant sa détention par la police militaire à l’époque de la dictature de Pinochet.

Le site de Defensoria Popular

Belgique/Chili: Conférence sur la Defensoria Popular

A l’aube du 29 octobre 2014, une attaque à l’explosif a visé le LABOCAR, le laboratoire de la police scientifique dans la ville de Temuco. L’engin artisanal était composée d’un extincteur rempli de poudre et mis à feu par un système d’horlogerie, il a creusé un trou dans le mur d’enceinte en manquant de peu l’installation de gaz située derrière le mur. La police a procédé à au moins une perquisition et une arrestation à Temuco après cette action.

Le groupe anarchiste Conspiration des cellules du feu (CCF) a revendiqué les deux attentats à la bombe survenus en juillet puis le 8 septembre dernier dans deux stations de métro d’un quartier chic de la capitale. Ces actions visaient les structures du pouvoir sur son territoire et non pas les consommateurs et/ou les travailleurs, a indiqué la CCF qui avaient prévu l’explosion à un endroit et un moment où elle ne pouvait blesser personne. Mais un employé a déplacé le sac dans un endroit passant et 14 personnes ont été blessées.

Cette revendication est intervenue quelques heures après l’annonce de l’arrestation de trois anarchistes, deux hommes et d’une femme, considérés comme suspects dans l’attentat du 8 septembre, dans le cadre d’une opération ayant mobilisé 200 carabiniers (photo). Il s’agit de Natalie Casanova Muñoz (26 ans), Juan Flores Riquelme (22 ans), et Guillermo Durán Méndez (25 ans). Ils nient leur participation. Durant les cinq jours à venir, la police doit mener des analyses ADN et chimiques (détection d’explosif). Ils sont détenu à l’isolement à la prison de Santiago 1 et de San Miguel.

Chili: Trois personnes arrêtées après des attentats revendiqués par les Cellules de Feu

De violentes émeutes ont éclaté au Chili jeudi, à Santiago, dans les quartiers de Peñalolen, San Bernardo, Quilicura et Cerro Navia, alors que le pays marquait le 41e anniversaire du coup d’État militaire de Pinochet. Des manifestants ont affronté les policiers, ont lancé des pierres et des bombes incendiaires, et érigé des barricades enflammées. Au moins un autocar public a aussi été incendié. Au moins sept personnes ont été arrêtées et un sous-officier des carabiniers blessé. Un femme âgée a été tuée par une “balle perdue”.

Trois carabiniers ont par ailleurs été blessés par un tir de chevrotines à Valparaiso, alors que leur véhicule approchait d’une barricade à Cerro Placeres.

Chili: Affrontements pour l’anniversaire du coup d’état

Dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonniers anarchistes, des militants ont établi mercredi 27 août un barrage routier dans l’une des artères de Santiago du Chili, à huit heures du soir. La police est intervenue, ainsi que les pompiers suite à l’emploi de cocktails Molotov.

Chili: Action pour les prisonniers anarchistes

Des dizaines de milliers d’étudiants et d’enseignants chiliens sont descendus dans la rue hier jeudi pour réclamer la gratuité de l’enseignement. La présidente socialiste Michelle Bachelet, élue en 2013, a fait d’une réforme en profondeur de l’enseignement l’un des points clés de sa campagne. Les manifestants, étudiants et professeurs, pensent que le projet de réforme maintiendra le système éducatif coûteux et inégalitaire fondé sous la dictature de Pinochet. Des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre dans le centre de Santiago en marge de la manifestation.

Chili: Affrontements à la manifestation étudiante

Sept militants mapuches avaient été arrêtés et jugés sur base de la loi antiterroriste en 2003 pour avoir en vertu de la loi sur le terrorisme pour avoir détruit des camions. Le mercredi, la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a rendu sa décision dans l’affaire des militants mapuche a décrété que le gouvernement chilien devait annuler leurs condamnations pour terrorisme. Avec cette résolution, le gouvernement chilien doit libérer et indemniser les militants condamnés “en violation des obligations internationales.” Le Ministre de la Justice du Chili a déclaré mercredi que le Chili respectera ces décisions. Il devra payer 50.000 US$ à chaque militant et 29.000 US$ de frais de procédure.

Des banderolles de solidarité ont été accrochées dans plusieurs pays.

A Madrid :

Banderole de solidarité avec N. Maziotis à Madrid

A Zurich :

Banderole de solidarité avec N. Maziotis à Zurich

A Santiago :

Banderole de solidarité avec N. Maziotis à Santiago

A Alexandroupoli :

Banderole de solidarité avec N. Maziotis à Alexandroupoli

Banderole de solidarité avec N. Maziotis à Madrid
Banderole de solidarité avec N. Maziotis à Zurich
Banderole de solidarité avec N. Maziotis à Santiago
Banderole de solidarité avec N. Maziotis à Alexandroupoli