Suite à plusieurs jours de luttes intenses contre la construction d’un incinérateur de déchets à Luoding, le gouvernement local vient d’annoncer l’annulation du projet. Le projet en question était de construire un incinérateur de déchet qui devait traiter 100 tonnes d’ordures chaque jour en plein cœur d’un quartier densément peuplé et déjà surpollué. Les habitants ont commencé par se mettre en grève, bloquer les routes, organiser des marches. La réaction de la police ne s’est pas faite attendre puisque les unités anti-émeutes chinoises accompagnées d’agents de sécurité ont rapidement réprimé les manifestants à coups de bâtons, en arrêtant une vingtaine.

Suite à la répression du mouvement, 10.000 manifestants se sont rassemblés, et la situation a tourné en la défaveur des forces de l’ordre : un commissariat et plusieurs voitures ont été démolis par la foule. Suivant ce soulèvement, le projet a été annulé il y a quelques heures.

Affrontements à Luoding.

Affrontements à Luoding.

Le 21 janvier, à Dongguan (dans la province du Guangdong), des habitants d’un quartier de la ville ont affronté des employés d’un chantier de construction d’un nouveau complexe résidentiel. La police anti-émeute est intervenue. Les autorités avaient promis aux habitants du quartier que tout le monde bénéficierait de ces nouvelles installations, mais des murs de séparation empêchent l’accès de ce nouveau complexe résidentiel. Au moins trois personnes ont été blessées pendant les affrontements.

Chine: Affrontements entre la police et des résidents

Mme Zhou Xiuyun, 47 ans, s’était déplacée avec son mari sur un chantier de la ville de Taiyuan (province du Shanxi), pour exiger plus de 20.000 yuans (2.600 euros) de paiements en retard dus à son fils. Les forces de l’ordre étaient brutalement intervenues, un policier saisissant la femme par le cou et la plaquant au sol puis l’amenant inconsciente dans le commissariat local où elle est décédée. Pendant ce temps, son mari et son fils y étant passés à tabac. Le père aurait notamment eu quatre côtes cassées.

La diffusion d’une vidéo de l’arrestation brutale de Me Zhou Xiuyun a fait scandale en Chine et contraint le Bureau de sécurité publique de Taiyuan à annoncer la suspension des policiers en cause. Cette affaire a grimpé lundi en tête des sujets les plus débattus sur Sina Weibo, l’équivalent chinois de Twitter, juste après la disparition de l’avion d’AirAsia. Les travailleurs migrants, véritables citoyens de seconde zone en Chine, sont particulièrement victimes des abus policiers.

Chine: La police tue une ouvrière

Le réveillon de Noël a été émaillé d’affrontements entre des manifestants et la police à Hong Kong. Cette dernière a annoncé, jeudi 25 décembre, avoir procédé à une dizaine d’arrestations. Les forces de l’ordre ont fait usage de sprays au poivre et de bâtons pour disperser les protestataires. Il s’agit des premiers incidents depuis l’évacuation des barricades et des villages de tentes érigés par le mouvement Occupy Central et les fédérations d’étudiants. Dix hommes et deux femmes âgés de 13 à 43 ans ont été interpellés pour violences sur représentant de l’ordre, résistance à un représentant de l’ordre et troubles à l’ordre public notamment.

Les chaînes de télévision ont diffusé des images des affrontements où l’on voit des manifestants plaqués au sol. Deux policiers ont également été blessés. D’autres protestataires s’étaient réunis dans le quartier de Causeway Bay, autre gros point de blocage évacué la semaine dernière, en brandissant des parapluies jaunes, accessoire utilisé pour se protéger des projections de gaz au poivre devenu l’emblème de leur mouvement.

Hong Kong: Une dizaine de manifestants arrêtés

Quarante personnes ont été arrêtées dimanche à Hong Kong, selon la police, après des nouveaux heurts entre plusieurs centaines de manifestants prodémocratie et les forces de l’ordre. Plusieurs manifestants ont été blessés dans ces affrontements avec les policiers qui ont utilisé des bombes au poivre pour disperser des étudiants tentant d’encercler le siège du gouvernement.

Dans une atmosphère électrique, des protestataires portant des casques de chantier et se protégeant avec des parapluies contre les tirs de bombes au poivre, ont tenté de forcer le cordon policier déployé autour du siège du chef de l’exécutif de Hong Kong. Plusieurs milliers de personnes ont également afflué dans le parc Tamar près du Parlement. Les manifestants ont également tenté dimanche d’occuper la route Lung Wo, l’une des principales voies de communication reliant l’Est et l’Ouest de l’île de Hong Kong, défendue par la police qui considère cette occupation comme illégale.

Hong Kong: Encore des arrestations

Au total 80 personnes ont été interpellées mardi à Hong Kong lors d’une opération policière dans une rue bloquée par des manifestants depuis deux mois dans le quartier de Mongkok. Ils ont été arrêtés pour rassemblement illégal et violation d’une décision de justice exigeant le démantèlement des barricades dans les rues. Des échauffourées se sont produites au moment où la police tentait de disperser une centaine de manifestants qui refusaient de quitter les lieux alors que des ouvriers démantelaient des barricades à Mongkok, dans la partie continentale de Hong Kong.

Hong Kong: 80 arrestations

Des heurts ont opposé des policiers à des manifestants mercredi à Hong Kong alors qu’un petit groupe de protestataires masqués tentait de faire irruption dans le Conseil législatif de l’ancienne colonie britannique. Une centaine de policiers ont fait usage de leurs bâtons et de gaz au poivre contre les manifestants aux premières heures mercredi. Quatre personnes ont été interpellées.

Ces heurts sont survenus quelques heures après le démantèlement de barricades par les autorités, suite à une première décision de justice visant à réduire l’étendue des sites occupés depuis le 28 septembre par les manifestants. Ces derniers réclament l’instauration d’un véritable suffrage universel dans le territoire sous tutelle chinoise. Les échauffourées ont éclaté lorsque une dizaine de personnes masquées ont forcé une porte d’entrée du Conseil législatif à l’aide de barricades. Au moins l’une d’entre elles a réussi à pénétrer dans le bâtiment avant d’en être expulsée. Une séance parlementaire prévue mercredi a été annulée, de même que les visites du public, a dit le gouvernement local.

Hong-Kong: Nouveaux affrontements

De nouveaux heurts se sont produits jeudi 6 novembre à Hongkong entre manifestants et forces de l’ordre dans le quartier de Mong Kok. Plusieurs dizaines de policiers armés de matraques et de boucliers sont intervenus pour la première fois depuis deux semaines dans ce quartier où étaient rassemblés des centaines de manifestants. Les échauffourées ont commencé peu après deux heures du matin. Une trentaine de personnes portant le masque de Guy Fawkes, ont rejoint les manifestants.

Hong Kong: Nouveaux heurts entre les manifestants et la police

À Zhumadian (province du Henan), suite à des expulsions de logements, lundi 13 octobre, des manifestants s’en sont pris aux policiers qui protégeaient un terrain, mais la police a finalement pris le dessus, blessant plusieurs manifestants. C’est à Kunming (capitale de la province du Yunnan) que la révolte et la répression ont été les plus intenses: mardi 14 octobre, faisant face à un projet de développement urbain, des habitants d’un quartier rural de la ville, expulsés ou menacés d’expulsion, ont pris les rues de Yunnan pour exprimer leur colère. Ils ont été attaqué-e-s par des hommes de main de l’entreprise de construction ou de l’État (ou des deux), ce qui a provoqué des émeutes et des affrontements violents. Les hommes de main, arrivés dans des camions, étaient moins nombreux que les manifestants, mais équipés comme des policiers anti-émeute, et avec des couteaux… Deux manifestants et six hommes de main ont été tués. Au moins 18 personnes ont été blessées.

Entre le samedi 11 et le lundi 13 octobre à Sansui (province du Guizhou), des manifs rassemblant jusqu’à 10.000 personnes ont eu lieu contre le pouvoir local et les nombreuses expulsions. Ces expulsions ont été effectuées pour laisser place à la construction d’un bâtiment administratif, mais cette construction n’aura finalement pas lieu à cet endroit. Ce qui ne change rien aux expulsions et expropriations qui ont déjà été faites, suivies de destructions des logements concernés… Pendant trois jours, ces manifs ont été réprimées dans une violence inouïe par la police chinoise. Deux personnes ont été tuées par les policiers, et des centaines de personnes ont été blessées. Les forces de l’ordre ont utilisé des véhicules blindés, des chiens, des canons à eaux et des hélicoptères.

Chine: Emeutes du logement en série

Des policiers anti-émeute hongkongais ont affronté vendredi des centaines de manifestants en colère, qui ont repris un secteur d’où ils avaient été évincés quelques heures plus tôt. Les policiers ont utilisé du gaz poivré et des matraques pour affronter les foules qui s’étaient reformées à Mong Kok. Plusieurs manifestants ont été projetés au sol ou emmenés par la police. Un manifestant saignait de la tête quand il a été transporté vers un véhicule de la police, quelques instants après avoir été jeté au sol par des policiers.

Hong Kong: Toujours des affrontements