Le 16 février 2026, le Collectif de prisonniers politiques communistes et antifascistes a publié les nouvelles adresses de ses membres, intégrant le prisonnier politique basque Dani Pastor Alonso. Ancien membre de l’EPPK (Collectif des Prisonniers Politiques Basques), Dani milite depuis plus de dix ans pour l’amnistie totale et défend la combinaison de la lutte pour les droits nationaux avec la lutte socialiste. Le collectif souligne son engagement pour l’unité combative antifasciste, la visibilité des prisonniers politiques et la résistance contre l’État espagnol.

Le 15 février, l’avocate des prisonniers politiques antifascistes des GRAPO María José Baños et Marcos Martín Ponce s’est vu refuser l’accès au Centro Penitenciario Murcia II, où elle souhaitait rencontrer sa cliente, récemment hospitalisée. Malgré la présentation d’une demande urgente liée à l’état de santé de la détenue, la direction de l’établissement aurait invoqué l’absence d’horaires de visite et sollicité l’intervention de la Guardia Civil, qui a procédé à l’identification de l’avocate et l’aurait menacée de poursuites. Les soutiens des détenus dénoncent une violation grave des droits de la défense et du règlement pénitentiaire.

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Le Tribunal suprême espagnol a confirmé les peines prononcées contre 12 personnes suite à leur participation à une manifestation antifasciste contre un meeting du parti d’extrême droite Vox à Bilbao le 20 octobre dernier. Les condamnés écopent de peines allant jusqu’à deux ans de prison pour troubles à l’ordre public et dégradations, après le rejet d’un recours. Selon la décision judiciaire, ils ont été condamnés en lien avec des affrontements qui ont éclaté près du Palais Euskalduna, avec jets d’objets contre la police basque, barricades et incendies de conteneurs, lors d’une mobilisation non autorisée visant à perturber l’événement.

La police espagnole a investit la raffinerie Repsol et l’usine FERTIBERIA à Puertollano pour arrêter 16 travailleurs qui auraient participé à la dernière grève de la métallurgie, en novembre dernier. Les travailleurs qui effectuaient leur travail dans l’entreprise ont été menottés devant leurs collègues et emmenés au poste de police. Pendant la grève, des travailleurs avaient bloqué les accès au complexe pétrochimique de Repsol et de FERTIBERIA, et la police avait répondu avec des charges. Les 16 travailleurs sont accusés de délits environnementaux, pour avoir brûlé des pneus et du chaume aux portes de l’usine.  Selon les services de police, l’opération n’est pas clôturée et de nouvelles arrestations pourraient encore survenir.

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En réponse à l’appel de ses camarades et de ses proches (voir notre article), des affiches ont été vues dans les rues de Bruxelles pour exiger la libération immédiate de María José Baños, prisonnière politique des GRAPO, incarcérée par l’État espagnol depuis 36 ans, sa peine actuelle ayant débuté en 2002. Atteinte du VIH et de plusieurs autres maladies, María est victime de négligence médicale et de torture psychologique de la part de l’État espagnol, qui lui a lancé un ultimatum : elle ne sera libérée que lorsqu’elle renoncera à ses convictions politiques révolutionnaires. Ce faisant, l’État espagnol révèle sa politique meurtrière à l’encontre des militants antifascistes et révolutionnaires, politique qu’il tente de dissimuler en se présentant comme un État européen relativement progressiste. Comme l’explique son camarade Pablo Hasél depuis la prison de Lledoners : « Si la solidarité avec tous les prisonniers politiques et autres victimes de représailles est essentielle, elle l’est d’autant plus avec ceux qui risquent d’être exterminés en prison. »

Le 20 janvier marque le début des auditions judiciaires des militants antifascistes arrêtés lors des événements du 12 octobre 2025, jour de la fête nationale espagnole, à Vitoria-Gasteiz. Ces poursuites font suite aux affrontements survenus lors d’une mobilisation convoquée par la Falange Española de las JONS. En réaction, des centaines de personnes avaient manifesté, étant le théâtre de répression policière. Les personnes mises en cause dénoncent une criminalisation politique protégeant les fascistes, soulignant qu’aucun membre de la Falange n’a été poursuivi.

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En Espagne, María José Baños, prisonnière politique des GRAPO gravement malade (voir notre article), reste incarcérée malgré les dispositions légales prévoyant la libération des détenus dans cet état. La militante et ses soutiens affirment que l’administration pénitentiaire a conditionné sa libération à un renoncement de son engagement politique, une pratique dénoncée comme une forme de torture visant à punir et briser les prisonniers. Plusieurs décès de détenus gravement malades rappellent le danger de cette politique, et les militants appellent à une mobilisation urgente pour obtenir sa libération et prévenir de nouveaux cas.

Le 10 janvier 2026, l’ouverture de la première antenne en Catalogne du groupe d’extrême droite Núcleo Nacional à Sentmenat (Vallès Occidental) a provoqué des affrontements et des charges policières pour empêcher les 400 manifestants antifascistes d’approcher le site. Des centaines de personnes ont protesté contre l’implantation du groupe, connu pour ses positions xénophobes et homophobes. Les affrontements ont blessés six policiers, sans arrestations à ce stade. Les manifestants, bien plus nombreux que les participants à l’événement, scandaient des slogans tels que « Voici les antifascistes » et « Pas un pas en arrière ».

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Malgré une pluie incessante, environ 65 000 personnes se sont rassemblées ce samedi 10 janvier à Bilbao, à l’appel du réseau Sare, pour exiger la fin de la législation pénitentiaire d’exception appliquée aux prisonniers basques. Soutenue par une large coalition d’organisations, la marche a revendiqué l’application du droit commun permettant la mise en liberté conditionnelle ou le régime ouvert pour les 120 prisonniers restants, dont beaucoup ont déjà purgé plus de 20 ans de prison.

Les autorités italiennes poursuivent une répression judiciaire contre le militant anarchiste Gabriel Pombo da Silva, condamné à deux ans de prison pour « incitation au délit » dans le cadre de l’opération Scripta Manent, malgré la reconnaissance par l’État espagnol qu’il a déjà purgé 2 ans et 8 mois de détention en trop. Refusant de reconnaître cette peine excédentaire ou d’accorder toute mesure alternative, le tribunal de Turin a activé un Ordre européenne de détention en s’appuyant notamment sur l’absence de « repentir ». Le 7 décembre, Gabriel a été arrêté en Espagne après s’être présenté au commissariat de Vigo à la suite de la notification de cette OEDE, avant d’être remis en liberté provisoire par l’Audience nationale de Madrid (voir notre article), qui a jugé la demande illégitime car fondée sur un « délit d’opinion ». Il reste néanmoins soumis à un strict contrôle judiciaire, tandis que s’ouvre une longue bataille juridique contre cette répression transnationale.

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