Les affrontements ont repris ce samedi matin à la Notre-Dame-des-Landes où des centaines de zadistes ont notamment remis des barricades là où les gendarmes se sont employés à les démanteler, au lendemain d’une visite-surprise du Premier ministre hier vendredi. Les gendarmes répondaient pas des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes aux tirs de fusées. Un drone survolait la zone. Il y avait au moins trois barricades en bois ou pneus reconstruites sur la D81, dont une enflammée.

Un survol d’hélicoptère dans la nuit a permis d’observer quatre barricades sur cette route. Une opération de dégagement a été lancée vers 07H00 ce matin avec deux blindés en tête et quelques escadrons. Les forces de l’ordre ont essuyé un tir de cocktail Molotov et jet d’acide sur le « chemin de Suez » et ont riposté avec des tirs de gaz lacrymogènes. Il n’y a pas eu de blessé. L’équipe médicale des zadistes a évoqué, pour sa part, une dizaine de blessés dans leurs rangs. Seize zadistes ont été interpellés depuis lundi 9 avril. Certains sont condamnés, d’autres pas.

Sur le chemin des fosses noires

Sur le chemin des fosses noires

Les forces de l’ordre sont intervenues hier soir, vers 21h45, pour évacuer les étudiants qui se trouvaient à l’intérieur de l’université de la Sorbonne à Paris. Deux cent étudiants réunis en assemblée générale avaient voté l’occupation du site, dans le cadre de l’opposition à la réforme de l’accès à l’université. Le recteur a requis l’intervention des forces de l’ordre qui a été rapide. Le président de l’université Panthéon-Sorbonne avait demandé mercredi une intervention des forces de l’ordre pour faire évacuer le site de Tolbiac, occupé depuis fin mars, mais la préfecture de police de Paris n’a pas donné suite à cette demande.

L’opération policière à la Sorbonne

L'opération policière à la Sorbonne

Au quatrième jour de l’opération d’évacuation de Notre-Dame-des-Landes, les forces de l’ordre se sont attachées jeudi à sécuriser les alentours de la ZAD. Objectif : permettre le déblaiement de la trentaine de lieux détruits ou en cours de destruction depuis trois jours. Des heurts entre zadistes et forces de l’ordre ont toutefois éclaté, avant un regain de violence à la mi-journée. L’incident le plus notable a concerné un escadron de gendarmerie confronté aux défenseurs d’une barricades au carrefour des Saulces, sur la RD81, une des deux routes qui traverse la ZAD. Stoppés par une barricade, ils ont été attaqués avec des projectiles divers, dont des cocktails Molotov. Dix gendarmes ont été blessés.

Ce jeudi, les gendarmes avaient fermé tous les accès routiers à la Zad pour empêcher l’arrivée de soutiens supplémentaires aux zadistes. 45 camions de gendarmes, une dizaine de voitures et plusieurs blindés s’étaient positionnés sur zone tôt dans la matinée. En outre, un hélicoptère avec un projecteur a tourné une bonne partie de la nuit pour harasser les défenseurs. Les zadistes annoncent un bilan de 80 à 100 blessés dans leurs rangs, depuis le début de l’opération, lundi. Estimation basse puisque certains ont été se soigner chez eux.

Julien C. et Yildune L. ont été acquittés jeudi des poursuites de sabotage d’une ligne ferroviaire en 2008 dans l’est de la France et d’association de malfaiteurs pour lesquels ils ont comparu devant le tribunal correctionnel de Paris. Initialement poursuivis pour terrorisme avant d’être jugés pour des délits de droit commun (voir notre article), les prévenus ont en revanche été reconnus coupables d’avoir refusé un prélèvement biologique mais ont été dispensés de peine.

Au total, le tribunal a prononcé des relaxes pour la quasi-totalité des huit prévenus, à l’exception de Christophe B., condamné notamment pour recel de vols et tentative de falsification de documents administratifs à quatre mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende. Pour la présidente du tribunal, Corinne Goetzmann, l’audience a permis de comprendre que le ‘groupe de Tarnac’ était une fiction.

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Le collectif « Libérons-les » a annoncé, ce mardi, la libération d’Antonin Bernanos. Pour rappel, Antonin est un militant anarchiste condamné dans l’affaire de la patrouilleuse incendiée Quai Valmy, dans laquelle une voiture de police avait été incendiée après une manifestation contre les violences policières (voir notre article).

Les procédures judiciaires, menées le cadre de cette affaire, se sont appuyées sur l’ensemble des dispositifs mis en place par l’état d’urgence (assignations à résidence, usage massif du renseignement, témoignages anonymes, détentions provisoires de longue durée, etc).

Antonin, condamné à 5 ans de prison, a obtenu le 6 avril un aménagement de sa peine de prison avec placement sous surveillance électronique. Le collectif « Libérons-les » rappelle que cela ne constitue pas une libération mais une forme d’externalisation de sa peine de prison. Par ailleurs, une personne reste détenue dans le cadre de l’affaire du Quai de Valmy.
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Plus d’informations ici ->https://www.facebook.com/pg/LiberonsLes/about/?ref=page_internal]

La voiture de police incendiée Quai Valmy

La voiture de police incendiée Quai Valmy

Les militants sont de plus en plus nombreux face aux gendarmes à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ce mercredi 11 avril, au troisième jour de l’opération d’évacuation, plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de militants sont venus rejoindre la ZAD pour résister aux opérations d’évacuation et de destruction des lieux de vie. Hier mardi, les zadistes ont regagné du terrain sur la route des « Fausses noires ». Ce mercredi, des barricades ont été embrasées pour maintenir leurs positions. Plusieurs lieux connus sur place ont été détruits, comme La Chèvrerie, le Lama fâché ou encore 100 Noms. La préfecture chiffrait à 15, mercredi, le nombre de sites démolis.

Hier en début de soirée l’explosion d’une grenade a blessé quatre gendarmes, dont un plus gravement au pied. Un hélicoptère du CHU de Nantes a dû se poser dans la soirée pour évacuer ce blessé en urgence, toutes les routes étant complètement fermées au nord de la ZAD. Le grave incident a eu lieu lors d’une manœuvre de désengagement, lors de laquelle les gendarmes ont fait usage de grenades, sans que l’on sache si les gendarmes ont été blessés par une mauvaise manipulation ou par un renvoi de la grenade.

Les affrontements à notre-Dame-des-Landes

Des heurts violents ont encore éclaté ce mardi entre les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et les forces de l’ordre qui ont entamé la destruction de lieux de vie ou de projets agricoles, parfois implantés de longue date sur le site. Dix gendarmes et une trentaine d’opposants ont été blessés, dont deux blessés graves hospitalisés.

Les heurts ont commencé vers 07H30, un peu plus d’une heure après la reprise des opérations. Les gendarmes ont lancé plusieurs grenades assourdissantes et tiré des gaz lacrymogènes. Les opposants ont répondu par des jets de projectiles, des cocktails Molotov et des tirs de fusées. Les gendarmes ont tiré avec des lanceurs de balle de défense. En début de soirée, des affrontements continuaient encore près de la D281, aux Fosses noires. L’objectif annoncé pour les forces de l’ordre est de 30 à 40 sites à démanteler. Avec les deux nouveaux lieux évacués ce mardi, le nombre total des sites évacués est de 16. Sur ces 16 sites, 15 ont été démolis, dont neuf aujourd’hui.

Poursuite des affrontements à la ZAD

Poursuite des affrontements à la ZAD

Plusieurs organisations et collectifs appellent mercredi 11 avril à Toulouse à un rassemblement de soutien à la libération de toutes et tous les prisonniers palestiniens. Plusieurs prisonniers seront mis en avant, notamment Khalida Jarrar (voir ici), Ahmad Sa’adat et Georges Abdallah (voir ici).
Au programme, diffusion de musique palestinienne, distribution de tracts, atelier d’écriture aux prisonniers, prises de parole etc.

Rassemblement à Toulouse pour les prisonniers palestiniens

Rassemblement à Toulouse pour les prisonniers palestiniens

À l’université de Lille 2, la police a gazé et matraqué les étudiants et cheminots (dont des enfants) rassemblés devant la faculté pour dénoncer les mauvaises conditions d’examen (pourtant maintenus), le manque de moyens, la répression dans les facultés et la loi Vidal, ainsi que celle du statut des cheminots.

Intervention policière à Lille 2

Intervention policière à Lille 2

La faculté Paris-Nanterre a été le théâtre d’un important déploiement policier, ce lundi midi, après l’occupation d’un de ses bâtiments par des étudiants. Mobilisée contre la loi Vidal qui instaure une sélection à l’entrée de l’université, une trentaine d’entre eux s’est introduite, à 7 heures du matin, dans le bâtiment E avant de s’y barricader puis d’en gagner le toit. Les policiers des CRS et CSI (compagnies de sécurisation et d’intervention) ont investi le bâtiment vers 15 heures et procédé à sept arrestations.

L’intervention des CRS à Nanterre