Le commandement des YPG vient de communiquer officiellement sur la mort de deux camarades internationalistes, un Breton et un Galicien.

Kendal Breizh (Olivier François Jean Le Clainche, 40 ans) et Baran Galicia (Samuel Prada Leon, 24 ans) sont tous deux tombés au front d’Afrin, en défendant le Rojava contre l’envahisseur turc, le 10 février dernier. Ils étaient arrivés au Rojava à l’été 2017 pour rejoindre les YPG, ils ont ainsi participé à la libération de Raqqa et de Deir Ezzor en combattant Daesh dans ses derniers bastions. Le 20 janvier, quand la Turquie et Al Qaïda ont lancé leur attaque contre le Canton d’Afrin, ils ont -aux côtés de nombreux autres internationalistes- demandé à combattre l’invasion.

Kendal Breizh

Baran Galicia

Baran Galicia

Jeudi, l’association La Minoterie – A pleine voix a déposé en préfecture une déclaration de manifestation contre l’agression, turque à Afrin, le samedi 17 février à Morlaix. La préfecture du Finistère annonce qu’elle interdit la tenue de cette manifestation invoquant les incidents qui ont eu lieu le samedi 10 février, à Brest, quand des manifestants ont été agressés par des nationalistes turcs (voir notre article). Le lendemain, dimanche 11 février, une nouvelle manifestation organisée dans le centre-ville de Brest avait à nouveau occasionné des tensions. Du coup, « toute manifestation sur la thématique des relations entre la Turquie et les Kurdes sera interdite sur l’ensemble du département le samedi 17 et le dimanche 18 février. » Les organisateurs contrevenants s’exposent à une peine de six mois d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende et que les participants sont eux-mêmes passibles de poursuites.

Le samedi 10 février, à Brest

Le gouvernement français a annoncé jeudi la création d’une « police de sécurité du quotidien » avec la volonté de mettre l’accent sur les « quartiers difficiles ». Dévoilant les détails du projet, le ministre de l’Intérieur a indiqué que 10.000 postes de policiers et de gendarmes seront créés durant le quinquennat. D’ici à janvier 2019, trente quartiers voués à la « reconquête républicaine » recevront un renfort de 15 à 30 policiers à chaque fois. Trente autres quartiers seront concernés d’ici fin 2020. Le nombre de caméras-piétons serait multiplié par quatre pour atteindre 10.000 chez les forces de l’ordre d’ici à 2019 et 60.000 tablettes numériques et smartphones seraient déployés chez les gendarmes d’ici à 2020, ainsi que 50.000 chez les policiers, pour un accès rapide et direct aux fichiers de la délinquance.

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Lors du rassemblement à Brest en soutien avec Afrin à l’appel des Amitiés Kurdes de Bretagne, un groupe d’islamistes porteurs du drapeau turc a violemment attaque le rassemblement. Plusieurs manifestants ont été blessés et emmenés à l’hopital. Les manifestants ont repoussé eux-mêmes les attaquants, et trois de ces derniers auraient finalement été arrêtés.

Les agresseurs pro-Erdogan

Les agresseurs pro-Erdogan

Ce jeudi 8 février, les étudiants de Nantes sont descendus dans la rue pour dénoncer le Plan Etudiants du gouvernement. Le cortège a rapidement été bloqué par les forces de l’ordre par une ligne de CRS. Les policiers au sol étaient soutenus par deux de leurs collègues juchés sur un arrêt de tram. Ces deux hommes, vêtus de noir, étaient armés de fusils d’assaut.

CRS armés de fusils d’assaut

CRS armés de fusils d'assaut

Serge Bourgin, militant et secrétaire de la Fédération des activités postales et des télécommunications de Solidaires en Ille-et-Vilaine, passera en jugement le 13 février 2018 à 14h à Rennes. Il est poursuivi suite à une plainte pour diffamation par le chef opérationnel de la section d’intervention de la police départementale.

Le 16 novembre 2017, SUD-Solidaires, la CGT et FO organisaient une manifestation à Rennes contre les ordonnances Macron. Alors que le cortège suivait le parcours déposé et était arrêté à l’entrée du boulevard de la Liberté, la section d’intervention (SIR) armée de boucliers, casques et matraques, a remonté la manifestation pour charger la tête du cortège. Serge Bourgin a alors pris un mégaphone et a fait une intervention spontanée déclarant que « la SIR et son chef opérationnel avaient tiré au LDB 40 sur la manifestation étudiante le 28 avril 2016 éborgnant un étudiant ». Dans la même intervention, au mégaphone, le responsable de syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention était coutumière de provocations lors des manifestations contre la loi travail. Ce sont ces propos, plusieurs fois confirmés par les faits, qui valent à Serge Bourgin de passer au tribunal.

Des militants tunisiens sont intervenus lors du bain de foule du président français en visite d’État en Tunisie, jeudi 1 février, pour exiger la libération de Georges Abdallah. Cette interpellation, dont la vidéo a amplement circulé sur le net, n’a été qu’un moment de la mobilisation du comité tunisien pour la libération de Georges Abdallah.

Le premier février à Tunis

Le premier février à Tunis

Un rassemblement s’est tenu ce samedi 27 janvier devant l’ambassade de Pologne à Paris en solidarité avec le Parti communiste polonais (KPP) dont deux militants sont poursuivis par la justice polonaise (voir notre article). Ils risquent deux ans de prison pour avoir écrit des articles dans Brzask, la revue du KPP, et sur le site internet d’une organisation pourtant légale. Des manifestations similaires ont eu lieu à Berlin, Londres, Moscou, Saint Petersbourg, Madrid et Barcelone.

France/Pologne: Rassemblement de soutien aux communistes polonais poursuivis

La ville française de Nice teste depuis lundi « Reporty », une application développée en Israël par la start-up de l’ancien Premier ministre Ehud Barak, qui permet d’appeler lorsqu’on est témoin d’une « incivilité » et de filmer l’incident en temps réel avec le centre de vidéosurveillance de la police municipale. Elle sera testée dans un premier temps par 2.000 personnes, des agents de la ville de Nice, des comités de quartier ou encore, des membres du réseau « Voisins vigilants ».

La personne qui appelle tombe directement sur le centre de supervision urbaine (CSU) et peut transmettre en direct des images de bonne qualité, ce qui permet de la géolocaliser, de cibler les caméras sur la zone et de dépêcher une patrouille. Un système de messagerie instantanée avec traduction automatique permet aussi à un touriste étranger ne parlant pas français de se faire comprendre par la police municipale niçoise. Un bilan sera fait dans deux mois. Nice, dont la police municipale est la première en France en effectif, est quadrillée par 1.950 caméras de vidéosurveillance, soit 27 au kilomètre carré, un record dans l’Hexagone.

L’application Reporty

L'application Reporty

La Cour d’Appel de Metz jugeait une nouvelle fois le président du Collectif BDS 57, suite à une plainte d’un pharmacien de la ville qui avait reçu un courrier, privé, lui demandant de ne plus vendre les génériques Teva, une grosse entreprise israélienne. Lors d’un premier procès au printemps dernier, Richard S. avait bénéficié d’une relaxe. Il y a eu appel des 3 parties civiles ( Téva Santé, France-Israël et Avocats sans Frontières) et de la procureure. Le procès en appel n’avait pu se tenir suite à un mouvement d’avocats. Hier enfin il s’est tenu à partir de 14 h, jusque vers 17h. La décision a été mise en délibéré au 28 février. De 60 à 80 personnes solidaires étaient présentent pour exiger la relaxe pour Richard S., face à une trentaine de contre-manifestants sionistes. Le verdict sera rendu le 28 février.

Rassemblement devant le palais de justice de Metz lors du procès en première instance

Rassemblement devant le palais de justice de Metz lors du procès en première instance