Le tribunal de district de Dabrowa Górnicza a prononcé un nouveau verdict à l’encontre de membres du Komunistyczna Partia Polski, poussé par les procédures en appel incessantes du Parquet (voir notre article). Le jugement qui eu lieu sans la présence des accusés, et sans attendre la fin des mesures anti Coronavirus. Le jugement a condamné les camarades de la rédaction de Brask à une amende mais le parquet pouvant faire appel à une instance supérieure on peut s’attendre à un nouvel appel pour obtenir une condamnation plus sévère (les inculpés risquent deux ans de prison). Le KPP est victime des lois anticommunistes en vigueur, éditées par un des gouvernements les plus réactionnaires d’Europe.

Le Parti communiste polonais illégalisé

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Le lundi 2 mars 2020, le Parti Communiste de Belgique organise un rassemblement devant l’ambassade de Pologne à Bruxelles (Rue stévin 139). Ce rassemblement vise à marquer sa solidarité avec Brzask, le journal du Parti Communiste de Pologne. Plusieurs membres de la rédaction de ce journal seront, en effet, en procès à partir du 3 mars. Ces nouvelles poursuites s’inscrivent dans et sont encouragées par la résolution du parlement européen qui vise à interdire les symboles communistes (voir notre article). Le journal avait déjà subi des poursuites en 2015 pour “propagation de l’idéologie communiste où quatre personnes avaient été condamnées (voir notre article). Il avait également subi un autre procès en 2018 (voir notre article) qu’il avait gagné.

Militants du Parti Communiste Polonais

Vendredi 19 octobre, deux anarchistes ont été arrêtés à Katowice pour avoir manifesté contre le Congrès économique européen (CEE) en 2015. À l’occasion de ce congrès, des anarchistes organisèrent des manifestations, des conférences et décidèrent dans la soirée d’occuper un bâtiment abandonné. Cette occupation a mené à une nuit d’affrontements avec la police qui a procédé à 21 arrestations. Les procès ont eu lieu mais trois des accusés ont refusé des peines de travail et sont depuis recherchés.

Dans la nuit du 19 octobre 2018, deux des anarchistes recherchés ont été arrêtés au cours d’un contrôle d’identité, après trois ans de recherches policières. Ils resteront en détention 2 mois supplémentaires. Par ailleurs, l’un des détenus a été privé de repas pendant 5 jours, car son nom ne figurait pas sur la liste des cuisines des personnes officiellement détenues.

Samedi 27 octobre, des dizaines d’anarchistes et de militants se sont réunis pour exprimer leur solidarité avec les arrêtés. Plus d’infos et adresse pour soutenir les prisonniers ici

Un rassemblement s’est tenu ce samedi 27 janvier devant l’ambassade de Pologne à Paris en solidarité avec le Parti communiste polonais (KPP) dont deux militants sont poursuivis par la justice polonaise (voir notre article). Ils risquent deux ans de prison pour avoir écrit des articles dans Brzask, la revue du KPP, et sur le site internet d’une organisation pourtant légale. Des manifestations similaires ont eu lieu à Berlin, Londres, Moscou, Saint Petersbourg, Madrid et Barcelone.

France/Pologne: Rassemblement de soutien aux communistes polonais poursuivis

Ce lundi 27 novembre à Dąbrowa Górnicza (Haute-Silésie) un nouveau procès s’ouvre à l’encontre de dirigeants et militants du Parti communiste polonais (KPP) inculpés pour avoir “propagé l’idéologie communiste”. Trois militants communistes risquent deux ans de prison, et cette condamnation pourrait précéder l’interdiction du KPP en Pologne.

Manifestation du KPP

Manifestation du KPP

Les tensions étaient vives mardi entre le gouvernement et les dizaines de milliers de manifestants, essentiellement des femmes, peut-être 100.000, dénonçant une proposition de loi interdisant totalement l’avortement en Pologne. Le plus grand rassemblement a eu lieu au centre-ville de Varsovie, où la mairie a dénombré 30.000 manifestants. À Poznan, à la fin de la manifestation, des groupes d’opposants ont marché sur la place où se situe le siège local du parti PiS au pouvoir. Des affrontements ont eu lieu avec la police. Cinq policiers ont été blessés, dix manifestants ont été interpelés et trois d’entre eux – une femme et deux hommes – sont restés en détention. Lors de la manifestation de Varsovie, la police a également arrêté quatre personnes qui auraient jeté des projectiles sur les forces de sécurité s’interposant entre eux et un groupe de contre-manifestants réunis sous la colonne de Zygmunt. Face à cette mobilisation, les députés polonais ont rejeté définitivement le texte en session plénière aujourd’hui jeudi 6.

Affrontements à Poznan

Affrontements à Poznan

Le 31 décembre 2015 le Procureur Régional de Katowice avait envoyé au Tribunal de 1ère instance de Dabrowa Gornicza un acte d’accusation dirigés contre des militants du Parti Communiste Polonais contenant l’accusation suivante: „Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine „Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”

Le 31 mars dernier quatre militants ont été condamnés sur cette base à 9 mois de prison ferme ou à des travaux d’intérêt général ainsi qu’à une forte amende pour avoir “propagé l’idéologie communiste”. Le tribunal a jugé les militants selon une procédure spéciale appliquée dans les cas de délits dans lesquels „la culpabilité de l’accusé ne pose pas de doute”, en se basant uniquement sur l’acte d’accusation. De ce fait, les accusés ont été privés du droit à la défense. L’article 256§1 du code pénal polonais vise notamment : “Qui publiquement fait la propagande pour un système totalitaire”.

Militants du Parti Communiste Polonais

Militants du Parti Communiste Polonais

Trois anarchistes polonais, âgés de 17 à 35 ans, ont été arrêtés lundi dans la nuit alors qu’ils tentaient, selon l’accusation policière, de placer des engins incendiaires sous deux voitures de polices parquées devant le commissariat de Włochy, un district de Varsovie.

Le commissariat de Warszawa Włochy

Le commissariat de Warszawa Włochy

Après avoir été arrêté en janvier dernier en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par la Turquie, Erdal Gökoglu est passé en cour d’extradition le 6 avril dernier. Le tribunal a finalement décidé de laisser Erdal rentrer en Belgique. Des dizaines de manifestants étaient rassemblés devant la cour.

Manifestants rassemblés devant le tribunal

Manifestants rassemblés devant le tribunal

Erdal Gökoglu a été incarcéré comme prisonnier politique e juin 1995, alors qu’il était étudiant. A Ulucanlar, le 26 septembre 1999, dix de ses compagnons de chambrée ont été massacrés par les militaires. Erdal a été blessé par les balles. Les militaires l’ont cru mort et ont mis son corps avec celui des détenus tués dans les douches de la prison. Après avoir découvert qu’il était vivant, ils l’ont déporté vers la prison de Burdur. Le 5 juillet 2000, l’armée intervient cette fois à la prison de Burdur avec des bulldozers après que les prisonniers politiques aient refusé de comparaître à leur procès en raison des mauvais traitements qu’ils subissaient sur le chemin du tribunal. Erdal Gökoglu a une nouvelle fois été blessé.

Lorsque le gouvernement a annoncé l’ouverture de prisons d’isolement, Erdal a participé au vaste mouvement de grève de la faim qui s’est soldé par la mort de dizaines de détenus. Le 19 décembre 2001, l’armée est intervenue dans 20 prisons pour mater la grève. Erdal Gökoglu, a été gravement blessé mais a malgré tout poursuivi sa grève de la faim. Après plusieurs mois de grève de la faim, Erdal Gökoglu a été alimenté de force. Aujourd’hui encore, il souffre de séquelles de cette intervention. En 2001, il est libéré plus mort que vif suivant une loi qui prévoit une remise en liberté de six mois (éventuellement renouvelable) pour raisons médicale. Erdal est exfiltré du pays par ses amis pour qu’il puisse recevoir des soins médicaux adéquats. En 2002, Erdal introduit une demande d’asile politique en Belgique, demande reconnue en 2007. Erdal a participé à plusieurs des activités du CLEA en Belgique et a figuré parmi les intervenants du Festival du film d’Attac.

Il a été arrêté le 24 janvier dernier à la frontière germano-polonaise alors qu’il se rendait au mariage de l’un de ses amis. Il est menacé d’extradition vers la Turquie sur base d’un mandat d’arrêt international turc pour son appartenance présumée au DHKP-C. Il est jugé dans la ville de Gorzow Wielkopolski ou il comparaît dans une cage en verre, menottes aux poignets et chaînes aux pieds. Il est détenu à la prison de Goleniow. Erdal Gökoglu est en grève de la faim. Il demande la fin de ses mauvais traitements et son rapatriement en Belgique.

Manifestation pour Erdal Gökoglu devant l’ambassade de Belgique à Berlin

Manifestation pour Erdal Gökoglu devant l'ambassade de Belgique à Berlin