Le lundi 3 décembre une audience du 4ème procès de l’organisation « Lutte Révolutionnaire » s’est tenue au tribunal de la prison de Korydallos. Elle était consacrée aux affaires de « vol » imputés à l’organisation, et des employés de banques comparaissant en tant que témoins. L’accusation a combiné environ 9 affaires d’expropriation de banques (datant de 2008-2015). Les membres des « Luttes révolutionnaires », Pola Roupa et Nikos Maziotis, ont auparavant assumé la responsabilité politique des expropriations de banques effectuées pour financer et poursuivre les actions de l’organisation.

Dans ce procès, ceux qui sont accusés d’implication ou qui font l’objet d’une enquête pour expropriation sont accusés d’avoir enfreint l’article 187P.K pour appartenance à une organisation criminelle et 187A pour avoir financé une organisation criminelle. Les accusés et jugés en première instance sont les suivants: N. Maziotis (LR), Maria Theofilou, G. Petrakakos, Themistocles et Fotis Assimakapolulos, Marios Seisidis, Kostas Sakkas, Panagiotis Argyros, Grigoris Tsiron et Spyros Christodoulou.

Nikos Maziotis

Nikos Maziotis

Samedi, à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement étudiant du 17 novembre 1973, des affrontements ont opposé la police à des manifestants à Athènes, à Patras et à Thessalonique jusque dans la nuit.

Environ 6 000 policiers supplémentaires étaient présents à Athènes pour surveiller la marche du site universitaire du soulèvement, l’Université polytechnique, à l’ambassade américaine. Plusieurs centaines de manifestants masqués ont érigé des barricades et lancé des bombes incendiaires et des pierres sur les policiers, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. D’autres affrontements ont eu lieu à Thessalonique et à Patras. Une vingtaine de manifestants ont été arrêtés par la police à Athènes, une dizaine à Tessalonique et 5 à Patras.

Les affrontements de la nuit de samedi à dimanche, à Exarchia

Les affrontements de la nuit de samedi à dimanche, à Exarchia

Samedi 20 octobre à 19h, le film « L’amour et la révolution » de Yannis Youlentas sera projeté au Mundo-B (26 rue d’Edimbourg 1050 Ixelles). Organisé par le réseau ADES, cette projection se fera au profit du groupe anarchiste grec Rouvikonas qui fait face à de nombreux procès (voir notre article) et d’autres initiatives solidaires en Grèce. Elle se fera en présence du réalisateur Yannis Youlountas !

L’Amour et la Révolution, un film de Yannis Youloutas :

Dix ans après les premières émeutes, les médias européens prétendent que la cure d’austérité en Grèce a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. À Thessalonique, des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète, des paysans s’opposent à la construction d’un nouvel aéroport. À Athènes, un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d’Exarcheia, menacé d’évacuation, le cœur de la résistance accueille les réfugiés dans l’autogestion. Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d’amour et de révolution.

Plus d’infos ici : https://bxl.indymedia.org/spip.php?article21975

Affiche de soutien aux inculpés de Rouvikonas

Affiche de soutien aux inculpés de Rouvikonas

Des manifestations commémorant hier le 5e anniversaire de l’assassinat de Pavlos Fyssas par les fascistes d’Aube Dorée ont eu lieu dans plusieurs villes de Grèce, et ont débouché sur des affrontements à Athènes et Salonique. Les manifestants ont affrontés la police avec des pierres, des engins pyrotechniques et des cocktails Molotov. Les policiers ont usé de gaz, d’autopompes et de grenades de désencerclement. Deux personnes ont dû être hospitalisées. Des vitrines de banques ont été brisées et taguées, et des poubelles incendiées.

Policiers anti-émeutes ayant essuyé un jet de cocktail Molotov à la commémoration de Pavlos Fyssas

Policiers anti-émeutes ayant essuyé un jet de cocktail Molotov à la commémoration de Pavlos Fyssas

La police grecque est venue arrêté hier Giorgos Kalaitzidis pour l’attaque de la veille menée par Rouvikonas contre le ministère grec des affaires étrangères en solidarité avec les Palestiniens. Une foule solidaire du quartier d’Exarcheia est intervenue et l’a protégé de la police et l’a sorti du guépier. Giorgos Kalaitzidis a ainsi pu quitter la Grèce pour la France et l’Italie ou il est attendu pour une série de conférence.

.

.

Le 30 mai 2018, un tribunal grec avait décidé d’extrader le militant révolutionnaire et ancien prisonnier politique Turgut Kaya vers l’Etat turc. Il a entamé une grève de la faim le 31 mai pour protester contre cette attaque. Bien qu’encore détenu, à la suite de la grève de la faim et de la solidarité générée par la campagne pour la liberté, son extradition était largement bloquée. En conséquence, il avait mis fin, la semaine passée, à sa grève de la faim (voir notre article). La menace d’extradition est maintenant tout à fait levée et Turgut Kaya vient a été remis hier en liberté.

Turgut Kaya

Turgut Kaya

Au 55ème jour de sa grève de la faim Turgut Kaya en annonce la suspension. Le 30 mai 2018 un tribunal grec avait décidé de l’extrader vers l’état turc. Il a entamé une grève de la faim le 31 mai pour protester contre cette attaque. Bien qu’il ne soit pas encore libéré, à la suite de la grève de la faim et de la solidarité générée par la campagne pour la liberté, son extradition est largement bloquée. En conséquence, il met fin à sa grève de la faim. Turgut Kaya salue la solidarité reçue en Grèce et dans le monde entier.

Calicot pour la libération de Turgut Kaya à Athènes

Déclaration de Turgut Kaya

Calicot pour la libération de Turgut Kaya à Athènes

Turgut Kaya, révolutionnaire turc détenu en Grèce, s’est vu accorder l’asile politique par la juridiction grecque. Néanmoins, le processus d’extradition n’est toujours pas annulé et il reste encore emprisonné. Il poursuit donc sa grève de la faim qui entame son 52e jour et l’ATIK appelle à intensifier la mobilisation de soutien.

Solidarité avec Turgut Kaya depuis Austin (Texas).

Solidarité avec Turgut Kaya depuis Austin (Texas).

Neuf militants accusés d’appartenance au DHKP-C et emprisonnés en Grèce ont entamé une grève de la faim de trois jours en soutien à la libération de Turgut Kaya. Ils ont été arrêtés le 28 novembre en Grèce, ils sont accusés d’avoir planifié une action contre le président Erdogan lors de sa visite officielle. Parmi ces prisonniers citons Ali Ercan Gokoglou, membre actif de Tayad (une organisation de soutien aux prisonniers politiques en Turquie), qui a finalement échappé au danger d’extradition mais qui reste en prison (voir notre article).

Graffiti de solidarité avec Pola Roupa et Turgut Kaya sur le Consulat de Grèce à Turin.

Graffiti de solidarité avec Pola Roupa et Turgut Kaya sur le Consulat de Grèce à Turin.

A la veille du 50e jour de grève de la faim de Turgut Kaya contre son extradition vers la Turquie, l’ATIK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) continue la mobilisation pour sa libération. A Francfort, une grève de la faim de trois jours (du 18 au 20 juillet) est organisée devant le Consulat de Grèce. A Hambourg, un meeting se tient demain pour sa libération dès 16H à la Neue ABC Strasse.

Grévistes de la faim à Francfort.

Grévistes de la faim à Francfort.