Une fusillade a éclaté mercredi 1er avril devant le quartier général de la police à Istanbul. L’une des deux assaillants(qui portait une bombe) a été tuée lorsque les policiers ont riposté. L’autre assaillant, blessé, a réussi à prendre la fuite. Un officier a été légèrement touché lors des échanges de tirs. L’action est généralement attribuée au DHKP-C, qui a renvendiqué l’attaque de la vaille au palais de justice.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des échauffourées ont opposé des policiers et des manifestants dans deux quartiers de la ville, après la mort des militants du DHKP-C et du procureur. La police a procédé à plusieurs interpellations au cours de la journée de mercredi. Vingt-deux étudiants soupçonnés d’être proches du DHKP-C ont été arrêtés à Antalya, dans le sud du pays, cinq de ses membres présumés à Izmir (Ouest), où des documents et des munitions auraient été saisis, puis cinq autres à Eskisehir (Centre).


Turquie: Fusillade, manifestation, rafles

Un soldat de la force anti-maoïste CoBRA a été blessé ce mardi dans une fusillade entre les forces de sécurité et les maoïstes dans le district de Sukma (Chhattisgarh). Le combat s’est déroulé dans les forêts alors qu’une équipe conjointe du bataillon d’élite de la CRPF – CoBRA (Compact Battallion for Resolute Action) et de la police locale exécutait une opération anti-naxalite dans la zone. Alors que les soldats encerclaient les forêts entre les villages de Burkapal et de Chintafuga, un groupe de guérilleros armés a ouvert le feu, entraînant une violente fusillade longue de plus de trente minutes. A l’issue de celle-ci, les maoïstes ont battu en retraite, après avoir blessé un soldat par balle. Dès qu’elles ont été informées de l’incident, les autorités ont envoyé des renforts sur place, et le blessé a été transporté à l’hôpital. Une opération de ratissage a été déclenchée pour retrouver les guérilleros à l’origine de cette attaque.

Un soldat de la Border Security Force a été blessé par l’explosion d’une bombe tuyau plantée par des guérillero dans le district de Kanker (Chhattisgarh). L’incident a eu lieu entre les villages de Sulangi et de Siksod dimanche après-midi. Ayant appris que des guérilleros avaient bloqué la route entre les deux villages avec des troncs d’arbres, une équipe conjointe d la Border Security Force et de la police locale avait été déployée sur place pour dégager la voie. C’est alors que la bombe a explosé.

Le procureur turc Mehmet Selim Kiraz, grièvement blessé lors de l’opération de la police qui a mis fin mardi 31 mars au soir à sa séquestration dans un tribunal d’Istanbul, par des militants armés d’un groupe d’extrême gauche, est mort des suites de ses blessures. Les deux militants du DHKP-C, qui l’avaient retenu pendant plusieurs heures dans un tribunal d’Istanbul, ont été tués par la police. Le commando avait menacé de tuer le procureur si les policiers à l’origine de la mort de Berkin Elvan ne reconnaissaient pas leur responsabilité et que les policiers (dont aucun n’a pour l’heure été formellement mis en cause dans cette affaire) soient jugés par un tribunal populaire et que les personnes poursuivies pour leur participation à des manifestations de protestation contre la mort de l’adolescent soient acquittées.

Des combattants de la NPA ont abattu un caporal du 57e bataillon d’infanterie jeudi à Makilala. Ils se sont emparé de l’arme et de la moto du militaire. Jeudi en fin d’après-midi, une groupe d’une vingtaine de guerilleros ont attaqué un poste de paramilitaires à Barangay Villaflores, dans la même province de Cotabato-Nord.

Une force conjointe de la police et de l’armée a arrêté une membre présumé de la guérilla maoïste dans le village de Dalapan, dans l’hinterland de la province de Zamboanga del Sur. Johnny Anter, alias « Bulldog » a été arrêté dimanche matin. il était en possession d’un revolver .38 et d’une grenade. Il est détenu au quartier général de la police à Pagadian City.

Les FARC, qui observent un cessez-le-feu illimité depuis décembre en Colombie, ont reconnu hier mercredi avoir tué un soldat lors de récents combats provoqués par l’armée dans la province du Meta, dans le centre du pays. « Nous regrettons la mort » du soldat mais « elle aurait pu être évitée si le gouvernement n’attaquait pas la guérilla durant sa trêve », a déclaré Pastor Alape, l’un des commandants des FARC. Au cours de ses opérations dans le Meta, l’armée affirme que des détachements de la septième brigade ont capturé lors d’un combat, cinq guérilleros. Quatre d’entre eux, blessés dans la fusillade, ont été emmenés par hélicoptère à la ville de Villavicencio où ils sont traités dans un centre médical. L’armée a aussi récupéré des armes et des munitions.

Engagées dans des pourparlers de paix, délocalisés depuis plus de deux ans à Cuba, les FARC réclament régulièrement aux autorités de Bogota la suspension des opérations militaires à son encontre. Le président Juan Manuel Santos a exclu jusqu’à présent toute trêve avant la signature d’un accord de paix définitif. Le chef de l’Etat a toutefois prononcé la semaine dernière un arrêt des bombardements durant un mois en signe d’apaisement.

Colombie: Un militaire tué par les FARC, 5 guérilleros capturés

Au moins trois soldats d’élites (Scout Rangers) ont été tués et cinq autres blessés dans une embuscade organisée par les guérilleros maoïstes à los Arcos (Agusan del Sur), samedi soir. C’est un convoi de la contre-guérilla qui a été touché par l’explosion d’un IED suivi d’une fusillade nourrie. Le même samedi, un policier a été blessé lors d’une autre embuscade de la NPA, dans le village de Tigao (Surigao del Sur).

Un détachement mixte du 29e Bataillon d’infanterie et du 13e Bataillon régional de Sécurité publique a accroché lundi, à Barangay Himbangan, (Kicharao, Agusan del Norte), un groupe de la NPA. La fusillade a duré 30 minutes, un guérillero a été tué et l’armée a récupéré plusieurs armes sur le terrain. Un autre affrontement a eu lieu lundi à Kagumay (Sta. Cruz, Rosario), où des militaires du 75e bataillon d’infanterie 75e s’est affronté aux guérilleros, capturant l’un d’eux.

Au moins quatre personnes ont été blessées lors d’un affrontement entre des policiers du Groupe des opérations spéciales (GEO) et des paysans sans terre dans le département du Caaguazú, (Est du Paraguay). La confrontation a commencé quand environ 80 paysans sans terre sont entré dans deux domaines appartenant à la compagnie brésilienne de biocarburant Colonia Laterza Cué. À la suite de cette confrontation plusieurs paysans ont été blessés par des balles en caoutchouc et quatre policiers blessés par des couteaux et des objets contondants. En octobre 2013, la police avait expulsés violemment 180 familles de paysans des terres que la compagnie brésilienne revendique siennes, même si l’Institut national de développement rural et de l’aménagement (INDERT) du Paraguay a reconnu que les paysans sont occupants légitimes. En juin 2012, 11 paysans et six policiers avaient été tués dans une confrontation au cours d’une expulsion similaire.

Une rassemblement, datant de la semaine passée, de paysans spolié par la société brésilienne.

Par ailleurs, les forces armées paraguayenne ont découvert une base des guerillleros de l’Ejército del Pueblo Paraguayo (EPP) contenant des tenues de camouflage, des munitions et du matériel médical.

Une rassemblement, datant de la semaine passée, de paysans spolié par la société brésilienne.

Dans une descente conjointe organisée par la police de l’East Champaran (Bihar) et la CRPF, les autorités ont annoncé avoir capturé le commandant de la zone du North Bihar du CPI(Maoist) alors qu’il se trouvait dans le village de Nakardewa samedi soir. Munchun Sah était poursuivi par les soldats depuis trois jours, mais était toujours parvenu à leur échapper. Le responsable des opérations Rajiv Kumar a déclaré que ses soldats avaient découvert un pistolet, des cartouches, quatre téléphones portables, des lettres et de la littérature maoïste en sa possession. Selon lui, Munchun Sah aurait reconnu être impliqué dans diverses actions attribuées à la guérilla maoïste depuis 2012 dans la région. Kumar a également ajouté que ses hommes avaient arrêté trois autres maoïstes suite aux aveux de Sah et que d’autres guérilleros seraient bientôt capturés. Selon lui, ils auraient saisi un carnet dans lequel se trouveraient des noms et les adresses de plus de 200 maoïstes. Des opérations ont été déclenché à travers le district pour les arrêter.