Un membre de la Chhattisgarh Armed Force a été tué ce lundi alors qu’un autre a été blessé dans l’explosion d’une bombe qui aurait été amorcée par des maoïstes dans le district de Sukma. L’attaque a eu lieu à proximité du village de Temelwada alors qu’une patrouille de reconnaissance des forces de sécurité rentrait à l’issue d’une opération dans la région. Cette patrouille avait été déployée sur la route densément forestières de Dornapal-Jagargunda à environ 400 kilomètres de la capitale de l’état pour dégager la voie afin de permettre aux véhicules militaires de circuler librement dans la région. C’est en rentrant vers leur camp de base dans le village de Temelwada qu’ils sont tombés sur une bombe à proximité du village, bombe qui a explosé à leur passage. Un des soldats a été tué sur le coup tandis qu’un autre a été grièvement blessé à la jambe et emmené à l’hôpital. Rapidement informées de l’attaque, les autorités ont immédiatement envoyé des renforts sur place, tant pour évacuer le blessé que pour engager une opération de ratissage pour retrouver les guérilleros présumés responsables.

İlhami Yıldırım, un conseiller du président Erdogan, qui s’était signalé par des déclarations les plus agressives contre les manifestants de mai, a été la cible d’une attaque des Forces Populaires Partisanes (la branche armée du MKP, le Parti Communiste Maoïste). Son chauffeur/garde du corps du politicien a été blessé (et ses armes confisquée) tandis que Yıldırım quittait le véhicule mitraillé et s’enfuyait. Il a été blessé d’une balle à la jambe dans sa fuite. İlhami Yıldırım est par ailleurs le frère de l’ancien ministre des Transports Binali Yıldırım. L’attaque a eu lieu dans le quartier Mehmet Akif du quartier Çekmeköy d’Istanbul.

Le lieu de l’embuscade

Le lieu de l'embuscade

Cinq combattants de la NPA, dont un commandant, ont été tué ce lundi matin dans un combat à Label (Sarangani, Mindanao). Le commandant était connu sous l’alias de « Ka Lucas », il était secrétaire du Front 75 de la région de Far South Mindanao. C’est un détachement de la 1002e brigade de l’armée qui a repéré puis poursuivi le groupe de guérilleros jusqu’à le rattraper. Les militaires ont récupéré sur le terrain six armes automatiques.

Le bilan s’est par contre alourdi pour l’armée lors de l’engagement d’hier. Ce sont finalement trois militaires qui ont été tués par l’explosion d’un IED tandis qu’ils se portaient au secours d’un commissariat de police attaqué par la guérilla.

Au moins deux militaires et un guérillero maoïste ont été tués lorsqu’une unité de la NPA a attaqué un commissariat de police à Mati City, Davao Oriental, ce dimanche soir. Un policier a également été blessé. Les guérilleros étaient entré dans la ville à bord d’un camion et d’un van. Les militaires appartenaient à 701e Brigade de l’armée qui s’était porté au secours du commissariat attaqué. La guérilla a d’ailleurs fait exploser deux IED près des casernements de la 701e Brigade, à Barangay Don Martin Marundan.

Hier, les autorités du Chhattisgarh ont annoncé avoir démantelé un camp d’entraînement maoïste et avoir découverte une cache d’armes et de munitions, ainsi que du matériel destiné à la fabrication d’explosifs dans le district de Dantewada. La saisie a eu lieu dans les collines de Gonderas par une équipe conjointe de membres des forces de sécurité mercredi soir. Parmi le matériel saisi, 37 tiges de gélatine, onze détonateurs, deux grenades, un fusil, des explosifs, de la poudre à canon, etc. L’équipe composée de membre de la Special Task Force et de la police locale menait une opération de contre-insurrection durant trois jours dans le sud du Dantewada, à environ 400 kilomètres de la capitale de l’état, Raipur. C’est alors qu’ils étaient en train d’encercler une zone qu’ils ont été informés de la présence du camp maoïste sur une colline à proximité. A l’arrivée des soldats, les guérilleros ont battu en retraite, abandonnant tout leur matériel ainsi qu’une grande quantité de matériel de propagande ainsi que des documents.

Pérou construira cette année 12 nouvelles bases militaires dans la vallée de la rivière Apurimac Ene et Mantaro (Vraem) pour lutter contre la guérilla maoïste du PCP-SL, a annoncé mardi le ministre de la Défense lors de l’inauguration de la nouvelle base militaire Boca anapati. Cette base, situé dans la ville de Satipo, à 440 km de Lima, est équipée de systèmes modernes d’alerte et la surveillance, de caméras de vision nocturne et d’un héliport. Le ministre a aussi déclaré que 8 des 24 hélicoptères MI-171 SP-P achetés à la Russie opèrent déjà contre la guérilla dans la région Vraem.

Hélicoptères Mi-171 péruviens

Hélicoptères Mi-171 péruviens

Le gouvernement régional NDA a donné son accord pour lancer la première grosse opération anti-maoïste dans la région du Bastar (Chhattisgarh) avant le début de la mousson. Une aide spéciale sera également attribuée par le gouvernement central à l’appareil étatique régional. Cette décision intervient suite à la première attaque meurtrière attribuée à la guérilla depuis l’arrivée au pouvoir de Modi en mai dernier. Cette attaque avait fait une douzaine de victimes dans le camp des forces de sécurité dans le district de Sukma. Des opérations coordonnées par le Chhattisgarh et les états voisins du Maharashtra, du Télengana et de l’Orissa se dérouleront au cours des quatre prochains mois dans le but avoué d’éradiquer la présence maoïste dans cette zone. Durant ces opérations, les forces de sécurité seront en mesure de faire voler des drones à partir d’une nouvelle base située au Chhattisgarh pour traquer les cachettes des guérilleros et tous leurs mouvements. En effet, selon plusieurs sources, outre la base située à Hyderabad, les forces de sécurité auront accès à un nouveau camp de base à Bhilai, dans le district de Durg, camp depuis lequel seront lancé les drones.

Six présumés maoïstes, dont trois femmes, ont été arrêtés dans le district de Kanker (Chhattisgarh) ce lundi. Il ont été capturé dans une zone forestière à proximité du village de Koyalibeda au cours d’une opération conjointe menée par la BSF et la police locale. Ils étaient recherchés pour leur implication suspectée dans une embuscade attribuée à la guérilla la semaine dernière au cours de laquelle deux policiers ont été tués. Sur base de renseignements précis, une équipe de force paramilitaire et de la police a mené une opération ciblée et a procédé aux arrestations. D’après les autorités, tous ont pu être identifiés, sont âgés de 21 à 28 ans et seraient membres de diverses branches du parti maoïste. Par ailleurs, ils sont accusés d’avoir pris part à diverses actions dans la région, parmi lesquelles des attaques contre la police et des pillages de bâtiments.

Les troupes de la 3e Division d’infanterie de l’armée philippines ont découvert deux camps de la guérilla maoïste à Iloilo. Le premier était localisé à Sitio Tig-atay, Barangay Igpaho. Découvert le 6 février, il abritait 70 personnes et était composé de 12 bunkers, 15 postes, deux salles de bain, une salle de cours et une cuisine. Deux jours plus tard un autre camp de la NPA était découvert à Sitio Tigmarabas, Barangay Ongyod. Conçu pour 50 personnes, il comprenait 20 bunkers, 5 postes de guet, deux salles de bain et un bâtiment administratif. A chaque fois, les guérilleros avaient évacués le camp avec armes et bagages.

A l’aube du mardi 3 février, une attaque incendiaire a eu lieu contre le bureau du Partido Popular d’Espagne à Montevideo. L’action a été revendiqué en solidarité avec Mónica Caballero et Francisco Solar, détenus et incarcérés depuis plus d’un an par l’État espagnol, accusés d’appartenir à une « organisation terroriste » et d’avoir déposé un engin explosif en octobre 2013 dans la Basílique de Pilar à Saragosse.