Mercredi 10 juillet, deux combattants du MLPK ont été tué lors d’une frappe aérienne de l’armée turque dans la ville de Ovacik dans la province de Dersim. Il s’agissait du commandants de l’unité MLKP / FESK à Dersim, Taylan Kutlar (alias Adil Yildirim) et de Hıdır Çallı (alias Özkan Aslan).

Le camarade Taylan Kutlar a passé 10 ans de sa vie révolutionnaire dans les prisons du régime turc. Dès qu’il fut libre, il suivit des formations théoriques, politiques, organisationnelles et militaires à l’Académie du MLKP Hüseyin Demircioğlu, dont une formation spécialisée en armes lourdes. Il a ensuite participé à la révolution au Rojava où il s’était installé en 2012.

Le second martyr, Hidir Çalli (Ozkan Alsan) avait quant-à-lui commencé son travail révolutionnaire à Istanbul avant de continuer comme guérilleros lors de différentes batailles importantes au Rojava et dans l’état turc. Il a également pris part à la défense des peuples Şengal et Êzidî.

Shehid Namirin !

Hıdır Çallı combattant MLKP tombé en martyr le 10 juillet 2019

Hıdır Çallı combattant MLKP tombé en martyr le 10 juillet 2019

Depuis le 9 juillet, l’armée turque déploie des troupes, des tanks et de l’artillerie en nombre à sa frontière avec le Rojava des districts de Suruç à Ceylanpınar (de la province de Şanlıurfa dans la région de l’Anatolie du sud-est). La ville de Tel-Rifaat (dans le canton de Shahba) a quant-à-elle subi des tirs d’artillerie de la part de l’armée turque et l’armée turque a creusé des tranchées dans la ville de Akckakale. On signale également une augmentation de l’intensité des vols de l’armée de l’air turque ainsi que l’utilisation de drones pour des missions de reconnaissance. Enfin, des rumeurs d’une invasion imminente du Rojava ont circulé ces derniers jours.

Combattantes kurdes au Rojava (archive)

Combattantes kurdes au Rojava (archive)

Mardi soir à Leipzig, environ 500 personnes ont tenté de bloquer l’expulsion d’un kurde syrien avant que la police ne brise le blocage violemment. Le jeune homme devait être séparé de sa sœur et de ses parents pour être transporté en Espagne, où il avait introduit une demande d’asile pour la première fois. Selon le « règlement de Dublin », c’est donc vers ce pays qu’il devait être expulsé. Les activistes, allemands et immigrés, ont pu retarder l’expulsion de quelques heures en tentant de monter des barricades avec des meubles et des pots de fleurs, mais le blocage a finalement été brisé par la police à l’aide de coups de matraque et de gaz poivré. Les activistes ont répondu par des jets de projectiles.

Leipzig expulsion

Leipzig expulsion

À la fin du mois de juin, un groupe appelé la People’s United Revenge Militia (HBIM) a annoncé avoir mené une action de sabotage contre le Grand Efe Hotel de la région d’Özdere, dans le district de Menderes, à İzmir. Deux hôtels ont été évacués à la suite de cette action. Le groupe a menacé de continuer à cibler les entreprises touristiques et a exhorté les touristes locaux et étrangers à quitter la région. La milice explique que dans cette partie de la Turquie, les gens ont énormément souffert, que la faim, la pauvreté et les massacres sont systémiques et normalisés et que le peuple kurde subit une persécution immense.

Quelques jours plus tard, le 29 juin, dans le district de Datca à Muğla Palamutbükü, les émetteurs de télévision qui diffusaient la propagande du régime ont également été sabotés par la HBIM. Cette dernière action servant également d’avertissement. HBIM a déclaré que cette zone touristique et que toutes les zones touristiques financent le régime et resteront donc des points de conflit. Le groupe a averti les touristes et leur demande de ne pas venir dans la région qui est devenue le centre des revenus pour le régime de l’AKP-MHP qui est soutenu par les pays occidentaux. Il exhorte également les touriste à ne pas rester silencieux et à s’opposer aux actions de leurs états.

Sabotage des tours de télévision dans le district de Datca

Sabotage des tours de télévision dans le district de Datca

Suite à une décision identique d’un tribunal de Turin (voir notre article), un tribunal de Cagliari a également la demande de mesures de surveillance spéciales à l’encontre de Pierluigi Caria, un internationaliste sarde qui se trouvait au Rojava. Pierluigi avait rejoint les YPG dans sa lutte contre le Daesh puis les structures civiles de la révolution au Rojava. La mesure de surveillance spéciale demandée par le Procureur prévoyait l’interdiction pour tous les internationalistes ayant combattu au Rojava de vivre dans la ville où ils vivent actuellement, ainsi que l’interdiction de mener des activités politiques et de manifester.

Internationalistes breton et sarde au Rojava

Internationalistes breton et sarde au Rojava

Vendredi 28 juin, les Forces de Libération d’Afrin (HRE) ont rendu public différentes actions qu’elles avaient mené contre les troupes turques et ses alliés djihadistes dans et autour de la ville occupée d’Afrin. Selon un communiqué, au moins 14 membres de l’armée turque et des ses mercenaires alliés ont été abattu, et de nombreux autres ont été blessés à Afrin et dans son district de Sherawa.

Le 26 juin, les combattant·e·s des HRE ont tendu une embuscade à un convoi militaire de l’armée turque près du village de Basute dans le district de Sherawa (Afrin) le 26 juin. Au cours des affrontements qui ont suivi, un soldat turc a été tué et sept autres blessés. Le lendemain, les HRE ont visé des mercenaires soutenus par la Turquie stationnés sur une colline du village de Kebashin à Sherawa. On compte 4 mercenaires tués et un autre blessé. À la suite cette action, les combattants des HRE ont mené une opération simultanée contre les forces turques et des mercenaires dans le village. Les actions menées par les combattants de l’EDH ont fait 5 morts et 2 blessés.

Dans une autre action, les combattants de l’EDH ont visé une base militaire des groupes de mercenaires dans le village de Kebashin, tuant 3 djihadistes et faisant de nombreux autres blessés. Le même jour à Afrin, les combattant·e·s des HRE ont saboté une position de la « police militaire » dans le quartier de Tirinde, dans le centre d’Afrin. Un 3 djihadiste a été tué et un autre blessé. Depuis l’occupation du canton d’Afrin en mars 2018, des actions de résistances et de guérilla continuent d’être menées contre l’occupant (voir notre article).

Plus d’infos ici

Logo des Forces de Libération d’Afrin

Logo des Forces de Libération d'Afrin

Hier, deux appartements ont été perquisitionnés à Gießen et Mayence, ainsi qu’un centre culturel kurde à Rüsselsheim. Deux personnes ont été arrêtées. Le centre culturel a été perquisitionné sur demande du parquet de Koblenz. Un ordinateur et 300€ ont été confisqués. La perquisition à Gießen ciblait le domicile de Mazhur Turan, qui s’est fait arrêter par la suite, et contre lequel un juge a émis un mandat d’arrêt.

police allemande

police allemande

Aujourd’hui, la campagne Fight 4 Rojava a mené une action à Zurich pour honorer la mémoire de Tekoşer Piling (de son vrai nom Lorenzo Orsetti) tombé en martyr en mars en combattant Deash (voir notre article).

Les militant·e·s se sont rassemblés et on placé une banderole à l’extérieur du siège de Rheinmetall AG (un conglomérat industriel allemand spécialisé dans l’armement et l’équipement automobile). Rheinmetall AG est un profiteur de guerre et est responsable de la mort d’Orso. La campagne appelle à attaquer des entreprises et des organisations comme Rheinmetall AG !

Plus d’infos sur la campagne Fight 4 Rojava

L’action de la campagne Fight 4 Rojava en mémoire d’Orso

L'action de la campagne Fight 4 Rojava en mémoire d'Orso

Hayrettin Demir, qui vit en France depuis 20 ans avec un titre de séjour, a été arrêté lors d’une descente à son domicile à Marseille mardi dernier, suite à une demande d’extradition vers la Turquie. Il a comparu devant un juge, et aurait été libéré par la suite, sous contrôle judiciaire et avec assignation à résidence. Demir encourt en Turquie une peine de plus de 30 ans de prison en raison de ses activités militantes en faveur de la cause kurde.

Cette arrestation a lieu dans un contexte de répression croissante contre les Kurdes en France. Des dirigeants et membres du Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) ont notamment fait l’objet de mesures administratives de gel de fonds, dans le cadre de la législation dite de ‘lutte contre le financement du terrorisme’.

police nationale france

police nationale france

Aujourd’hui, les Forces de défense du peuple (HPG) ont annoncé que la commandante internationaliste Sarah Handelmann (alias Sara Dorsin) avait été tuée dans une frappe aérienne turque contre les zones de défense de Medyale 7 avril.

Dans un communiqué, le HPG a souligné les nombreuses qualités de la commandante et a apporté quelque précisions concernant son parcours. En 2017, la camarade Sara était venue d’Allemagne rejoindre le PKK. Elle a combattu dans les YJA-STAR (l’Unité des Femmes Libres) et servait comme commandante d’unité.

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Şehîd Namirin !

Sara Dorsin, commandante dans les YJA-STAR

Sara Dorsin, commandante dans les YJA-STAR