Les avocats de l’Etat turc vont demander que soit cassé le jugement de la Cour d’appel de Bruxelles du 23 décembre dernier. Les décisions futures ne peuvent déboucher sur une condamnation au pénal (il ne peut y avoir de peine de prison). Il ne pourrait s’agir que de reconnaître l’Etat turc comme « victime » et lui attribuer un dédommagement.

Cet État dont l’armée a trois coups d’états militaires à son actif et dont les projets de putschs n’ont cessé de défrayer la chronique ces derniers mois, dont la police a assassiné 255 personnes ces trois dernières années, qui occupe actuellement la 123e position mondiale en matière de liberté de presse, qui nie le génocide arménien et opprime ses minorités nationales et religieuses, où des centaines d’élus politiques kurdes, d’enfants kurdes, de militants de gauche, de syndicalistes, d’étudiants sont emprisonnés, cet État se pose en victime.

Le CLEA appelle à venir assister à une action symbolique, dénonçant le terrorisme d’État turc, sur les marches du Palais de justice de Bruxelles le mardi 18 mai 2010 à 9h. Dans la foulée, se déroulera un nouvel épisode de l’affaire DHKP-C devant la 2e Chambre de la Cour de cassation, salle 1.36.

A l’issue des troubles à Athènes mercredi, 29 policiers ont été blessés et 28 personnes interpellées, y compris 12 personnes arrêtées par la suite. Des affrontements se sont produits mercredi dans différentes parties de la capitale grecque après des manifestations rassemblant des dizaines de milliers de personnes protestant contre les mesures d’austérité du gouvernement qui s’était engagé à réduire drastiquement les dépenses publiques en échange de crédits de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). Lors des affrontements, quatre bâtiments ont été incendiés. Trois personnes sont mortes, piégées par l’incendie déclenché dans une banque par un cocktail Molotov. A l’heure actuelle, la situation au centre d’Athènes revient progressivement à la normale.

Le 16 avril, dans l’après-midi, les 32 intérimaires sans-papiers de Multipro, en grève pour leur régularisation depuis le 12 octobre, comme des milliers de sans-papiers se sont rassemblés devant une agence de cette société. Les grévistes et militants présents ont été agressés, insultés et menacés avec une arme par le patron et un groupe de gros bras mobilisés pour l’occasion.

Déjà le 19 février, le rassemblement pacifique de soutien aux grévistes devant l’agence du 235 boulevard Voltaire avait été agressé par une vingtaine de gros bras dont plusieurs casqués, une militante avait été blessée et transportée aux urgences pour une fracture du coude. La police présente n’a ni contrôlé ni interpellé aucun agresseur les 19 février et 16 avril.

Multipro, qui exploite depuis des années des travailleurs sans-papiers, refuse de les reconnaître et de délivrer les documents dont ils ont besoin pour être régularisés. Plusieurs plaintes pour coups et blessures, injures à caractère racial et menaces de mort ont été déposées. Les grévistes et les forces solidaires dénoncent ces agressions, le recours systématique à la violence par Multipro et l’atteinte au droit de grève.

Rassemblement de protestation et de solidarité vendredi 7 mai à 19H00 place de la Nation (angle rue Faubourg Saint-Antoine et Boulevard Voltaire).

Alors que le pays est paralysé par une grève générale, 34.000 personnes ont défilé ce mercredi dans les rues d’Athènes et de Salonique. La mobilisation syndicale est similaire en nombre aux précédents mouvements, d’après la police. Les syndicats, de leur côté, parlent de la plus grande mobilisation depuis le début de la crise.

En marge des manifestations, de violents accrochages ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre à Salonique et à Athènes. En début d’après-midi, des groupes de jeunes cagoulés lançaient des cocktails Molotov (photo: un policier anti-émeute touché par un cocktail Molotov) et des policiers ripostaient par des tirs de gaz lacrymogènes. Certains manifestants ont mis le feu à la succursale d’une banque dans le centre d’Athènes.Trois personnes sont mortes alors que les pompiers tentaient d’évacuer la vingtaine de personnes présentes dans l’agence bancaire. Deux autres bâtiments administratifs au centre de la capitale ont été incendiés après avoir été ciblé avec des cocktails molotov.

Les incidents ont commencé vers 14h. Vers 15h reignait déjà une certaine ‘accalmie’, selon des sources policières. A Salonique, des jeunes manifestants ont jeté des pierres contre des magasins et des agences bancaires du centre de la ville, selon la police. Les forces de l’ordre ont riposté à coup de gaz lacrymogènes et les groupes de jeunes se sont ensuite dispersés.

Les manifestants protestent contre les mesures d’austérité imposées par les instances internationales en échange d’un plan d’aide de 110 milliards d’euros en faveur d’une Grèce en grande difficulté pour faire face à sa dette. Le plan de rigueur prévoit une hausse de la TVA et des baisses de salaires pour les fonctionnaires. Il s’agit de la troisième grève générale en Grèce depuis février. Tous les transports, des avions aux ferries, en passant par les bus, sont paralysés. Dans la fonction publique, seuls les hôpitaux fonctionnent grâce à des équipes d’astreintes. Les commerces sont en revanche ouverts.

Policier anti-émeute grec touché par un cocktail molotov

Policier anti-émeute grec touché par un cocktail molotov

Jeudi 6 mai, à 9 heures, débutera la seconde phase du procès de Youri, Lola et Nicolo, les trois membres du Comité d’action et de soutien aux sans-papiers (CAS) poursuivis pour leurs actions solidaires.

Rassemblement à 8h30 devant le Palais de Justice de Bruxelles pour soutenir et marquer notre solidarité avec les inculpés. Soyons nombreux!

Ce matin à 9 heures s’est tenue l’audience en référé pour Luk Vervaet, au nouveau palais de justice de Bruxelles. Cet après-midi avait lieu le rassemblement devant l’ambassade du Mexique en solidarité avec les communauté indigènes victimes des paramilitaires. Une quinzaine de personnes étaient chaque fois présente – et à chaque fois une délégation de notre Secours Rouge.

Manifestation devant l’ambassade du Mexique à Bruxelles

Manifestation devant l'ambassade du Mexique à Bruxelles

Juste après le début de la manifestation officielle du premier mai à Gand, plusieurs marches alternatives ont été brutalement interrompues par la police. Cela fut le cas de la ‘procession du porte-monnaie vide’ et du défilé anarchiste. Selon les autorités, c’est parce que certains participants étaient masqués dans ces défilés que la police est intervenue.

Arrestations au Premier mai à Gand

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Arrestations au Premier mai à Gand

Le 27 avril, un groupe de paramilitaires a ouvert le feu par balle une caravane de mission civile humanitaire internationale qui se rendait à San Juan Copala (région Triqui de Oaxaca) afin d’y apporter des vêtements et de la nourriture. La communauté autonome de San Juan Copala est victime des groupes paramilitaires depuis qu’elle a proclamé son autonomie, et cette violence s’est accrue drastiquement ces derniers temps (coupure d’électricité, d’eau, harcèlement paramilitaire, …). C’est pourquoi une caravane s’est mise en place, afin de dénoncer la situation vécue par cette communauté. L’embuscade qui a coûté la vie à deux personnes: Yyry Jaakkola (Finlande) et Beatriz Cariño Trujillo.

Rassemblement de protestation lundi 3 mai à 16 heures, 92 avenue Franklin Roosevelt 1050 Bxl

Crime des paramilitaires à Oaxaca

Crime des paramilitaires à Oaxaca

Libérable depuis plus de dix ans, le militant libanais des FARL Georges Ibrahim Abdallah est toujours détenu à la prison de Lannemezan, dans le sud-ouest de la France. Ce vendredi, une centaine de personnes entourées d’un cordon policier important se sont réunies devant l’ambassade de France à Beyrouth pour réclamer sa libération. Elles ont remis un communiqué à l’ambassade, qu’elles ont également distribué aux passants. Dans ce texte, les manifestants affirment: « Georges Ibrahim Abdallah est le plus ancien prisonnier politique en France. Nous exigeons des autorités françaises la libération immédiate et sans conditions de Georges Ibrahim Abdallah. Cette détention est arbitraire et contrevient aux lois internationales. Son maintien en détention malgré le fait qu’il ait rempli les conditions demandées pour bénéficier d’une liberté conditionnelle depuis 1999 est une décision politique dont les gouvernements français portent la responsabilité. La justice française (…) ne doit pas se plier aux pressions américaines et israéliennes ». La demande de liberté de Georges Ibrahim Abdallah avait été rejetée par la cour d’appel de Paris qui avait qualifié le prisonnier « d’activiste résolu et implacable » risquant de reprendre son combat révolutionnaire en cas d’expulsion vers le Liban.

Rassemblement pour G.I. Abdallah à Beyrouth

Rassemblement pour G.I. Abdallah à Beyrouth

120 manifestants cagoulés ont causé de gros dégâts en ville de Bâle samedi 1er mai en soirée. Ils ont tagué des bâtiments et des trams, jeté des pierres et des pétards et attaqué un poste de police au cocktail molotov. Les pompiers ont dû intervenir pour éteindre un début d’incendie ainsi qu’une voiture en feu. Quinze personnes ont été arrêtées. Il s’agit de 13 hommes et de 2 femmes âgés de 17 à 41 ans.

Incidents au 1 Mai à Bâle

Incidents au 1 Mai à Bâle