Mardi en début d’après-midi, de jeunes manifestants cagoulés ont bloqué la rue Barranquilla à proximité de l’Université d’Antioquia, au nord de Medellin, ils y ont jeté quelques grenades artisanales. Les forces anti-émeutes, les ESMAD , sont arrivées et des affrontements ont eu lieu jusqu’aux portes aux portes de Barranquilla. Les autorités de l’université ont suspendu les activités académiques, culturelles, sportives et administratives, et ont également ordonné à la communauté éducative de quitter les lieux pour éviter tout risque.

Les Palestiniens s’opposaient aux colons dans le village de Burqa, au nord de Naplouse, quand l’armée d’occupation est intervenue et a eu recours à des balles réelles et métalliques et des grenades lacrymogènes. De leur côté, des jeunes Palestiniens ont riposté en lançant des pierres. 72 Palestiniens ont été blessés, dont 8 par balles métalliques, 4 victimes de bombes lacrymogènes, 5 autres ayant subi des brûlures. 55 Palestiniens ont été asphyxiés suite l’inhalation du gaz lacrymogène. L’armée israélienne a fermé, depuis mardi, toutes les entrées des villes de Burqa, Sebastia, Bazaria et Wasilat al-Zuhr, pour protéger la marche des colons.

Six hommes ont été arrêtés lors de la marche de commémoration de l’insurrection de Pâques 1916, à Derry lundi, après que des policiers aient été attaqués au cocktail Molotov. Les cocktails avaient été lancés sur des Land Rovers de la police stationnés à l’extérieur du cimetière de la ville après la parade. Cinq hommes – âgés de 29, 38, 40, 50 et 54 ans – ont été arrêtés en vertu de la loi sur le terrorisme. Un sixième homme, âgé de 40 ans, a été arrêté pour suspicion de trouble à l’ordre public. Les six hommes sont toujours en détention lundi soir et la police a également saisi un certain nombre de véhicules, des uniformes et d’autres cocktails Molotov.

 

Depuis mercredi, des milliers d’étudiants antifascistes se mobilisent à Paris, Nancy ou Reims, pour protester contre le résultat du premier tour de l’élection présidentielle et alerter sur les questions écologiques et sociales. Une partie des étudiants qui occupaient la Sorbonne, dans le centre de Paris, avaient quitté les bâtiments de l’université jeudi en début de soirée tandis que d’autres étaient restés sur place. A quelques rues de là, à Sciences Po Paris, des étudiants ont bloqué jeudi l’entrée de l’école. Des banderoles indiquaient: « Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers » ou « Non à l’extrême droite ». Quelques heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène, et les étudiants place de la Sorbonne. Les manifestants tentaient d’empêcher la mise en place de barrières en métal autour de la faculté alors qu’un important dispositif policier s’est déployé vers midi tout autour du bâtiment. La Sorbonne a été évacuée par ses occupants en fin de soirée.

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Pendant deux jours, de nombreuses manifestantes ont défilé dans le centre de Monterrey pour protester contre la disparition de femmes. Elles ont tenté de pénétrer dans le Palais du gouvernement, où elles se sont heurtés à des dizaines de policiers qui gardaient le siège de l’exécutif. Elles ont brûlé une porte du bâtiment gouvernemental et peint sur le mur « Ni una menos » (Pas une de moins).

 

Lundi 11 avril des affrontements ont eu lieu en Indonésie (dans le sud de la province de Sulawesi, dans l’ouest de Java et à Jakarta). Les manifestant.es, principalement des étudiant.es, dénonçaient la hausse des prix du carburant et de denrées alimentaires ainsi que le possible report des élections présidentielles prévues en 2024. La police est intervenue devant le Parlement à Jakarta, utilisant des canons à eau et tirant des gaz lacrymogènes. On compterait plusieurs blessés graves.

Ghada Sabatine, une quadragénaire palestinienne, veuve et mère de six enfants,  a été tuée aujourd’hui par des soldats israéliens en Cisjordanie. Elle a succombé à ses blessures après avoir été la cible de tirs de soldats israéliens près de Husan parce qu’ils trouvaient sont attitude « suspecte ». Blessée grièvement à son arrivée à l’hôpital de Beit Jala, près de Bethléem, elle est décédée après avoir perdu beaucoup de sang.

L’université nationale de Medellin a dû évacuer son personnel vendredi après-midi, en raison d’une manifestation de manifestants cagoulés qui a traversé le campus. Les manifestants commémoraient le 74e anniversaire du « Bogotazo », qui a été déclenché après la mort du leader politique, Jorge Eliecer Gaitan. La manifestation a été organisée par le Movimiento Popular Revolucionario (Mouvement populaire révolutionnaire), qui, dans un communiqué, a déclaré vouloir mettre fin « aux abus violents des classes dirigeantes ».

Un manifestant a été tué le 6 avril dans le sud du Pérou, au cours d’affrontements avec la police, qui ont fait aussi plusieurs blessés. Une nouvelle journée de revendications avait lieu contre l’augmentation du coût de la vie. Le manifestant était décédé à son arrivée à l’hôpital d’Ica, à 300 km au sud de Lima, où des manifestants bloquent la circulation sur l’autoroute panaméricaine, principal axe de transit de marchandises entre l’Amérique du Nord et du Sud. Le manifestant décédé était un ouvrier agricole de 25 ans. Les affrontements ont éclaté en fin de matinée lorsque la police a tenté de déloger plusieurs dizaines de manifestants qui bloquaient l’accès à cette région fertile où opèrent de nombreuses entreprises agroalimentaires.

Le président Pedro Castillo a instauré un couvre-feu, rapidement dénoncé, sur la capitale et le port voisin de Callao, où vivent 10 millions de personnes. Il a été levé le 5 avril en milieu d’après-midi sous la pression populaire et du Parlement où l’opposition est majoritaire. Des heurts ont éclaté mardi soir dans Lima après des défilés dans plusieurs quartiers. Des bâtiments publics ont été attaqués. Le gouvernement avait supprimé la semaine dernière un impôt sur les carburants dans un souci d’apaisement et également décrété une augmentation de 10 % du salaire minimum qui atteindra l’équivalent de 277 dollars à partir du 1er mai. Des mesures insuffisantes pour la Confédération générale des travailleurs péruviens (CGTP), le principal syndicat du pays, qui a appelé à de nouveaux rassemblements jeudi.