Lundi 2 février dans la soirée, plusieurs dizaines de détenus se sont révoltés à la prison de Bellechasse, près de Morat, barricadant un étage pendant près de trois heures et saccageant les lieux pour dénoncer des conditions de détention jugées inacceptables, notamment les prix élevés à la cantine et les restrictions lors des visites. La police cantonale est intervenue pour réprimer la révolte vers 22h. Selon les autorités, il s’agit d’un événement sans précédent dans l’histoire de l’établissement, alors que les tensions sont récurrentes : les détenus avaient déjà organisé grèves, pétitions et lettres de doléances ces dernières années pour réclamer un meilleur traitement et le respect de leurs droits.

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Suite à l’arrêt de sa grève de la faim et de la soif (voir notre article), le prisonnier politique Umer Khalid est hospitalisé depuis plus d’une semaine. Tout contact avec sa famille et son avocat lui est toujours refusé. Cette détention sans accès à un conseil juridique ni à ses proches est dénoncée par ses soutiens comme une violation inacceptable de ses droits humains. Ils appellent à se mobiliser, notamment en utilisant le hashtag #FreeUmerKhalid, pour exiger le rétablissement immédiat de ses droits.

Dimanche 1er février, un militant de Forcalquier et une militante de Chambéry ont été arrêtés illégalement par les autorités israéliennes en Cisjordanie, où ils se trouvaient avec l’International Solidarity Movement (ISM), une organisation qui agit aux côtés des Palestiniens pour assurer une présence internationale face aux colons et à l’armée israélienne. Aujourd’hui emprisonnés, leur arrestation s’inscrit dans une répression plus large visant d’abord les plus de 9200 Palestiniens actuellement en détention. Une mobilisation est appelée pour exiger leur libération et celle de toutes les personnes emprisonnées : mercredi 4 février à 13h, place du Bourguet à Forcalquier.

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Cinq militants basés à Berlin sont emprisonnés sans procès depuis septembre 2025 pour une action directe contre Elbit Systems à Ulm, entreprise d’armement impliquée dans la guerre à Gaza (voir notre article). Ils dénoncent de graves violations de leurs droits en détention (accès restreint aux avocats, nourriture et médicaments, courrier bloqué, isolement prolongé). Leur procès est attendu fin juillet 2026, avec une détention provisoire susceptible d’excéder largement les délais habituels. Une campagne de financement participatif a été lancée pour couvrir les frais non pris en charge (justice, détention, visites, mobilisation) : voir ici.

Actuellement détenu à la prison HMP Lewes depuis sept mois sans procès dans le cadre de son engagement au sein de Palestine Action, Moiz Ibrahim est victime d’une campagne de discrimination ciblée de la part du personnel pénitentiaire, ayant entraîné son passage du régime « Amélioré » au régime « Basique » sans motif justifié. Il est désormais maintenu à l’isolement 23,5 heures par jour, privé de contacts sociaux. Déjà en octobre dernier, il avait vu ses droits de visite restreint de manière arbitraire (voir notre article). Une campagne de soutien invite ses soutiens à lui écrire directement pour lui apporter un soutien moral à l’adresse suivante :

Moiz Ibrahim (A2826FH), HMP Lewes, 1 Brighton Road Lewes, East Sussex, BN7 1EA, Royaume-Uni

L’Arkansas prévoit d’interdire l’envoi de livres, magazines et journaux papier aux détenus. Cette mesure, présentée comme un moyen de lutter contre l’introduction de drogues en prison, serait la plus stricte du pays. Justifiée par la détection de stupéfiants dans des envois imprimés, cette décision est vivement contestée car elle est perçue comme une atteinte aux droits fondamentaux des prisonniers. Si les détenus conservent l’accès aux bibliothèques internes et à des tablettes numériques (souvent payantes), ces restrictions limitent l’accès à l’information et à l’éducation, notamment pour les plus précaires.

Militant engagé depuis plus de 50 ans en soutien aux prisonnier·es politiques, membre du Network for the Freedom of All Political Prisoners et du Secours Rouge International, Wolfgang Lettow est aujourd’hui à son tour la cible de la répression. Le 10 décembre 2025, il a été convoqué par la police à Hambourg afin de témoigner contre Volker Staub, ancien militant de la RAF (Fraction Armée Rouge) toujours recherché. Refusant de collaborer et faisant usage de son droit au silence, Lettow s’expose désormais à de nouvelles convocations, à des amendes et potentiellement à une « Beugehaft » (détention coercitive pouvant aller jusqu’à six mois). Cette procédure s’inscrit dans une campagne plus large d’intimidation liée aux affaires Daniela Klette, Burkhard Garweg et Volker Staub, dénoncée comme une criminalisation de l’engagement antifasciste, internationaliste et anti-impérialiste.

Au Texas, des dossiers médicaux récemment obtenus révèlent que Xinachtli, prisonnier politique chicano âgé de 73 ans (voir notre article), souffre de multiples pathologies graves tout en étant victime de négligences médicales après plus de 20 ans d’isolement. Selon ses soutiens et des médecins indépendants, des informations essentielles sur son état lui ont été dissimulées, et il a été transféré à plusieurs reprises dans des établissements incapables de répondre à ses besoins, parfois dans des conditions assimilées à de la torture. Des organisations de défense des droits humains et des prisonniers exigent son retrait immédiat de l’isolement, des soins complets et sa libération sous supervision médicale, estimant que sa détention actuelle met directement sa vie en danger.

À New York, un homme a été arrêté après s’être fait passer pour un agent du FBI afin d’obtenir la libération de Luigi Mangione, 27 ans, accusé du meurtre du patron d’UnitedHealthcare, Brian Thompson, en décembre 2024. Il s’est présenté dans un centre de détention de Brooklyn avec de faux documents prétendument signés par un juge et a été interpellé avec des objets suspects dans son sac. Mangione, qui a plaidé non coupable, doit être jugé dans des procédures fédérale et étatique, cette dernière pouvant lui valoir la prison à perpétuité. L’affaire a pris une dimension symbolique pour certains opposants aux compagnies d’assurance santé, accusées de privilégier les profits au détriment des soins.

Depuis le 26 janvier, Andreas Krebs est en grève de la faim après avoir été transféré à l’unité d’isolement A9 à la suite d’une fouille de cellule au cours de laquelle des drogues auraient été découvertes, qu’il affirme lui avoir été placées. Il dénonce une forte dégradation de ses conditions de détention, avec visites derrière une vitre, restrictions téléphoniques, suppression de la télévision, des sorties, de ses études et de toute mesure d’aménagement de peine. Il exige son retour dans son ancienne unité et prévient que, sans changement rapide, il pourrait également cesser de prendre ses médicaments vitaux.

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