Pour avoir condamné un syndicaliste qui avait refusé un prélèvement d’ADN, la France a été à son tour condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). L’affaire trouve son origine lors d’un rassemblement dans les Pyrénées-Atlantiques, en janvier 2008, à propos d’une histoire d’attribution de terres. À la suite d’une bousculade avec les gendarmes, un syndicaliste agricole est arrêté. En mars 2008, il est condamné à deux mois avec sursis pour avoir volontairement commis des violences n’ayant entraîné aucune incapacité totale de travail sur de gendarmes dont l’identité n’a pu être déterminée. Ce qu’il n’a jamais reconnu. Il ne fait cependant pas appel « dans un souci d’apaisement et dans le cadre d’un règlement amiable du dossier à l’origine du rassemblement ». Le 24 décembre 2008, à la suite d’une demande du parquet de Bayonne, il est convoqué par la police pour un prélèvement biologique. Il refuse, ce qui lui vaut de se retrouver devant un tribunal qui le condamne, en octobre 2009, à une amende de 500 euros. En 2011, il perd en appel et en cassation.

Il a finalement gagné cet été à Strasbourg, devant la Cour européenne des droits de l’homme qui a estimé que la France avait violé l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, traitant du respect de la vie privée. Selon ce texte, il ne peut y avoir ingérence de l’autorité publique que dans des cas graves. Pour les juges européens, qui avaient rejeté en 2009 une requête similaire d’un auteur de crime sexuel, le fichage génétique est une ingérence qui ne doit être effectuée que dans « le respect d’une nécessaire proportionnalité au regard des objectifs légitimes » fixés. Ce qui n’était pas le cas cette fois-ci.

La Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg

La Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg

Le site linksunten.indymedia.org est interdit. Le gouvernement de Merkel reproche à ce site d’avoir soutenu les activistes lors du dernier sommet au G20 de Hambourg où de nombreux affrontements avec la police ont eu lieu. En fouillant les locaux du site linksunten.indymedia.org à Fribourg (sud-ouest), les enquêteurs ont découvert des couteaux, matraques, tuyaux et lance-pierres. Le ministère allemand de l’Intérieur dit avoir saisi des armes blanches lors de la perquisition. « La poursuite de l’exploitation du site est, à partir de maintenant, une infraction pénale », a déclaré le ministre, qui souhaite « sévir avec force contre les extrémistes de gauche susceptibles d’être violents en Allemagne ».

Allemagne: L’Allemagne interdit Indymedia Linksunten, principal site d’extrême gauche

L’année passée, Apple a décidé d’utiliser la protection des données de ses utilisateurs comme un arguments commercial. La firme continue dans cette voie à l’occasion de la sortie imminente de la mise à jour d’iOS, son système d’exploitations pour appareils mobiles (iphones et ipads). De nombreux appareils mobiles sont à présents équipés de lecteurs d’empreintes digitales, ce qui permet d’utiliser un mot de passe long et fort de façon non contraignante. Le désavantage, c’est qu’il suffit d’immobiliser quelqu’un et de le forcer à presser son doigt sur le lecteur pour déverrouiller l’appareil, ou encore de fabriquer une « fausse » empreinte digitale à partir d’un précédent scan ou vol. La mise à jour iOS 11 apporte une nouvelle fonctionnalité surprenante: il suffira de presser 5 fois le bouton « home » sur un appareil de la marque pour désactiver l’identification par empreinte digitale et forcer l’utilisation du mot de passe. A partir de ce moment, il sera impossible de déverrouiller l’appareil et de déchiffrer son contenu sans utiliser le mot de passe. Mieux encore, une fois ce mécanisme activé, l’appareil pourra envoyer un message d’alerte à un contact prédéfini avec d’éventuelles données de localisation. Il est d’ailleurs possible de n’activer que l’une de ces deux fonctions. Sur iOS ainsi que sur Android, les empreintes digitales sont théoriquement conservées localement sur l’appareil et jamais dans le cloud.

Touch ID sur un iphone

Touch ID sur un iphone

Depuis 2010, toute personne disposant d’une caméra de surveillance doit en aviser la Commission Vie privée. En 2010, l’organe était informé de l’existence de caméra(s) dans plus de 10.084 endroits. Ce chiffre est désormais passé à 47.137. Trois catégories sont retenues par la commission: les caméras placées dans les espaces publics (822), dans les espaces fermés comme des entrepôts, des halls de sport ou des transports publics (39.198) et sur les lieux de travail (7.117).

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L’équipe de Tails présente aujourd’hui la nouvelle version de Tails, la version 3.1. Cette version corrige plusieurs failles de sécurité, les utilisateurs souvent mettre à jour aussi vite que possible. Tor Browser a été mis à jour vers la version 7.0.4 et le noyau Linux vers 4.9.30-2+deb9u3. Un bug dans lequel Thunderbird n’effacait pas son dossier temporaire a été corrigé.

Tails

Le procédé mis au point par Hitachi Kokusai Electric serait capable, à partir d’une photo ou d’images prises par une caméra de vidéosurveillance, d’identifier en temps réel une personne parmi 36 millions ! Le constructeur n’a pas dévoilé ses secrets. Il a par contre confirmé que son système n’était pas encore optimisé. Pour obtenir une bonne détection il faut que les visages mesurent 40 x 40 pixels et qu’ils se présentent sous un angle maximal de 30° verticalement et horizontalement par rapport à la caméra (seules des images en 3D permettent de contourner cet obstacle). Sans parler bien sûr de l’exposition du visage à la luminosité. Selon son intensité, la détection est plus ou moins pertinente. Malgré tout, Hitachi Kokusai Electric annonce sa commercialisation d’ici un an.

Les systèmes efficaces en situation dite “coopérative”, c’est-à-dire lorsque la personne se prête volontairement à la captation de son visage (et suit les consignes qui lui sont données) ne le sont pas avec des captations effectuées de façon “non coopérative”. À ce jour, aucun traitement informatique n’a réussi à égaler le couple œil humain + mémoire. Les performances théoriques des systèmes (Eigenface, GaussianFace, …) butent sur plusieurs paramètres essentiels et en particulier la qualité de l’image. Le système de Hitachi serait le premier à franchir le cap.

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La Direction du Renseignement de la Préfecture de Police (DRPP) a acheté un nouveau IMSI Catcher pour 15.000€. Un IMSI Catcher est un dispositif qui imite une antenne relai de téléphonie mobile afin d’identifier tous les numéros de téléphone qui se trouvent à proximité. Un cas classique d’utilisation est donc de lister des personnes se trouvant dans ou aux alentours d’une manifestation. Les engins peuvent être dissimulés dans un véhicule, dans un sac à dos ou même dans des vêtements. Certains modèles peuvent aller jusqu’à intercepter des conversations. La DRPP a donc cherché à acquérir l’un de ces dispositifs tout en se tournant vers un nouveau fournisseur. C’est cette nouvelle source d’approvisionnement qui explique que personne à la DRPP ne soit actuellement capable de faire fonctionner l’engin, des fonctionnaires volontaires pourraient néanmoins recevoir une formation en septembre ou en octobre prochain.

Une application Android existe pour tenter de se prémunir de ces engins et de détecter leur présence. Voir pour cela l’article que nous avions rédigé en avril 2015.

Fonctionnement d’un IMSI Catcher

Deux comptes Facebook liés à la page « Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava » ont été momentanément suspendus ainsi que la page elle-même. Facebook a conditionné la remise en ligne des comptes et de la page à la suppression de deux contenus jugés comme « non-respectueux des standards de la communauté ». Les deux contenus:

– une photo et un extrait traduit de la fondation de la TQILA (L’Armée de Libération et d’Insurrection Queer), un sous-groupe de l’IRPGF (Forces de Guérilla Populaires Révolutionnaires Internationales), une composante anarchiste de l’IFB (Bataillon International de Libération).
– une vidéo « Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava ». Cette vidéo avait déjà été brièvement censurée par Youtube en mai dernier, mais avait été rapidement remise en ligne après avoir fait appel.

Aucune de ces deux publications (ni aucune publication de la page en général) ne contient de contenu ‘graphique’ pouvant heurter la sensibilité de qui que ce soit. Le Bataillon International de Libération ainsi que ses composantes (MLKP, TKPML, BÖG, IRPGF,…), le Tabûra Enternasyonal (anciennement appelé Antifa Tabur) sont en ce moment même au front à Raqqah, pour déloger l’Etat Islamique de la ville qui fût sa capitale. L’ensemble des Forces Démocratiques Syriennes (QSD) lutte contre l’Etat Islamique et garantit à la ville une autonomie administrative du reste de la Fédération du Nord de la Syrie (Rojava) afin de ne pas lui imposer une énième occupation militaire. Ce n’est pas la première fois que Facebook censure du contenu lié à la résistance contre l’Etat Islamique, contre les groupes rebelles islamistes et contre les puissances impérialistes et réactionnaires en Syrie.

Censure de la page de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava


Facebook censure la page de Soutien au Bataillon International

Censure de la page de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava
Facebook censure la page de Soutien au Bataillon International

C’est une première aux Etats-Unis. Dès le mardi 1er août, des employés d’une entreprise du Wisconsin pourront payer la cantine ou encore faire des photocopies grâce à une puce RFID logée sous la peau de la main. Une cinquantaine de salariés – sur 80 – de la compagnie Three Square Market de River Falls se sont portés volontaires. La puce, de la taille d’un grain de riz, leur sera gratuitement implantée entre le pouce et l’index. Un simple mouvement suffira alors aux employés pour ouvrir une porte, payer la cantine ou débloquer leur ordinateur. Cette puce, dont le coût s’élève à 300 dollars, opère sous le principe de l’identification par radiofréquence (RFID, Radio Frequency Identification), une technologie courante pour suivre les livraisons en transit.

Three Square Market

Three Square Market

Motorola, dont la caméra Si500 équipe notamment certains officiers de police de Chicago, a annoncé un partenariat avec l’entreprise Neurala, spécialisée dans la création de réseaux neuronaux artificiels, pour créer des caméras mobiles permettant d’identifier des personnes ou objets, enfant disparu ou suspect recherché. Neurala n’est pas à son coup d’essai : l’entreprise fournit depuis peu ses services aux drones de la fondation Lindbergh qui parcourent le continent africain pour repérer les braconniers à l’œuvre ainsi permettre la protection des animaux grâce à une intervention quasi-immédiate des gardes-forestiers.

La caméra Motorola Si500

La caméra Motorola Si500