Dimanche 25 janvier à Toulouse, une manifestation déclarée et autorisée en soutien au peuple kurde du Rojava a été réprimée par les forces de l’ordre, qui sont intervenues après les prises de parole alors que les participant·es se dispersaient calmement. Selon des témoignages, la police a frappé et gazé des manifestant·es alors que la situation était en cours de régulation par les organisateurs, provoquant des tensions qui trouvent leur origine dans l’intervention policière elle-même. Cela s’inscrit dans le cadre d’une série d’interdictions, d’arrestations et de provocations policières dans plusieurs villes de France à l’occasion des mobilisations en faveur du peuple kurde.

Présent au sein d’un cortège internationaliste, le Secours Rouge Toulouse a également pris la parole au début de la manifestation. À cette occasion, nous avons souligné que : « De par ses alliances militaires, diplomatiques et économiques, par son soutien à l’État fasciste turc et par sa normalisation avec le régime syrien, la France, comme l’ensemble des puissances occidentales, porte une responsabilité politique directe dans l’écrasement des projets progressistes et révolutionnaires au Moyen-Orient. Il faut être clair : la France n’a pas d’alliés dans la région. Elle n’a que des intérêts à défendre, quoi qu’il en coûte aux peuples, qui sont toujours les premiers sacrifiés de ses calculs iniques. »

Les salariés du McDonald’s des Minimes, mobilisés massivement lors de la grève du 1er janvier 2026, voient leurs revendications ignorées par la direction, qui refuse d’augmenter les salaires de 80 centimes brut par heure, de verser certaines primes, d’indemniser la pénibilité et de fournir les équipements de travail. Suite à des entretiens individuels, la direction a même mis à pied l’une des grévistes. Un rassemblement est appelé ce vendredi 23 janvier à 16h au McDo des Minimes (83 Boulevard Silvio Trentin, Toulouse, Métro Barrière de Paris) pour soutenir les grévistes et dénoncer ces sanctions.

Vendredi 16 janvier à Toulouse, des militants se sont rassemblés devant une filiale d’assurance Allianz pour dénoncer le rôle du groupe, principal investisseur dans les obligations de l’État d’Israël, utilisées notamment pour financer le génocide à Gaza. L’action visait également à exprimer un soutien à Daniela Klette, révolutionnaire anti-impérialiste emprisonnée en Allemagne après 30 ans de clandestinité (voir notre article), en affirmant la continuité entre les engagements révolutionnaires des années 1970 et les résistances actuelles contre le capitalisme et l’impérialisme. Plusieurs affiches ont été apposées, tandis que des slogans étaient scandés et que de nombreux tracts étaient distribués aux passants (plus d’infos).

Organisé par le Comité de soutien à la Palestine le vendredi 17 janvier à Toulouse, près d’une centaine de personnes ont participé à un rassemblement pour soutenir les militants de Palestine Action emprisonnés au Royaume-Uni mais aussi pour la libération des prisonniers palestiniens, dont Anan Yaeesh et Ahmad Sa’adat. Lors de sa prise de parole, le Secours Rouge Toulouse a souligné la « victoire partielle » obtenue par les grévistes de la faim de Palestine Action (voir notre article). Par ailleurs, il a rappelé que « leur courageuse grève de la faim a été un appel lancé au monde entier : face à la répression, la meilleure des réponses est la lutte collective dans et hors les prisons ! Évidemment, leur situation n’est pas un cas isolé. De nombreux militants de la cause palestinienne sont aujourd’hui détenues dans les geôles des puissances imperialistes comme Casey Goonan condamné à 20 ans de prison aux Etats Unis, les 5 pro-palestiniens d’Ulm et la révolutionnaire anti-impérialiste Daniela Klette en Allemagne ou encore le palestinien Anan Yaeesh qui vient d’être condamné à 5 ans et demi de prison en Italie. » Coïncidant avec le 24ᵉ anniversaire de l’arrestation d’Ahmad Sa’adat en 2002, le rassemblement a également déployé plusieurs affiches exigeant la libération du secrétaire général du FPLP emprisonné.

En octobre 2024, plusieurs sections du Secours Rouge International ont lancé une campagne de solidarité avec le Parti Démocratique du Peuple qui a déjà permis de récolter près de 5000$ afin de soutenir ses programmes sociaux (une clinique et une cantine populaire) à Saïda (voir ici).  Lors d’une délégation du Secours Rouge en octobre 2025 au Liban, nous avons réalisé un entretien avec Muhammad Hashisho, secrétaire général de l’organisation, sur la situation régionale et les enjeux pour la gauche révolutionnaire.

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Le 5 janvier 2026 dès 19H à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova, Toulouse), une cantine solidaire est organisée en soutien aux six militant·es poursuivi·es dans l’« affaire du 8 décembre », issue d’une opération antiterroriste menée en 2020 contre des personnes qualifiées « d’ultragauche » par le ministère de l’Intérieur. L’événement, à prix libre, est un moment de rencontre et d’information, avec un infokiosque dédié au dossier, dont le procès en appel se tiendra finalement en mai 2026 à la cour d’appel de Paris (voir notre article).

Dissolution de plusieurs groupes antifascistes en France, désignation du mouvement antifa comme “organisation terroriste” aux États-Unis ou en Hongrie, poursuites judiciaires et emprisonnement de militant·es antifas dans plusieurs pays : partout la criminalisation de l’antifascisme s’intensifie comme expression d’un processus de fascisation qui s’accélère.

L’« affaire de Budapest » en est l’une des illustrations les plus brutales. Il y a deux ans, des antifascistes venu·es de toute l’Europe ont convergé·e vers Budapest pour empêcher le “jour de l’honneur”, cette parade où des milliers de néo-nazis célèbrent encore l’alliance entre les troupes hitlériennes et hongroises. Depuis, une véritable traque transnationale s’est mise en place : à l’initiative de la Hongrie, plusieurs États européens coordonnent leurs forces pour retrouver, arrêter et livrer ces militant·es aux autorités hongroises. Certain·es, comme Maja, ont été extradé·es et sont dans une prison hongroise risquant des dizaines d’années de prison ; d’autres, comme Gino ou Zaid, sont menacés d’extradition depuis la France.

A l’occasion de la soirée Faisons Front #5 le mercredi 14 janvier à 19H au Chat Noir, le Secours Rouge Toulouse et l’AFA Tolosa organisent une rencontre avec des antifascistes et Zaid, militant antifa exilé en France et menacé d’extradition vers la Hongrie (en vidéo), afin de discuter et échanger sur les nécessaires solidarités à construire pour faire face à la criminalisation de l’antifascisme et construire notre autodéfense en toute indépendance de l’État.

Samedi 13 décembre, le Secours Rouge Toulouse organisait une ACAB Party à la Chapelle. Celle-ci a réuni des centaines de personnes venues dès 13H12 assister à la projection, la table ronde, mais aussi aux différentes activités proposées. Dès le début de l’événement, un important dispositif policier était déployé aux abords du lieu pour procéder à des contrôles d’identités, faire des provocations et intimider les participant·es. Finalement, un arrêté municipal d’interdiction a été annoncé sur les réseaux sociaux par le maire Jean-Luc Moudenc puis notifié par la police aux alentours de 18h. Respectant l’accord avec le lieu, la dernière conférence qui se tenait avec la militante abolitionniste pénale et sociologue Gwenola Ricordeau a été interrompue, puis le lieu a été évacué.

Lire le communiqué du Secours Rouge Toulouse