En Espagne, le comité de soutien à Lola López Resina réclame sa libération à l’occasion de son 75ᵉ anniversaire, alors qu’elle est incarcérée à la prison de Zaballa (Álava). Révolutionnaire catalane engagée pour le communisme et l’autodétermination des peuples, elle a été arrêtée en 1980 avec des militants du Parti Communiste d’Espagne (internationaliste), a subi des tortures et a été condamnée à neuf ans de prison. Après sa libération, elle a rejoint ETA puis elle est arrêtée de nouveau en 2001 en France. Elle a été extradée vers l’État espagnol en 2018, où elle purge une peine dépassant vingt ans. Détenue depuis 25 ans entre la France et l’Espagne, elle pourrait sortir en 2031 après révision de peine, alors que sa libération était initialement prévue pour 2046. Ses soutiens invoquent des raisons juridiques et humanitaires, soulignant son âge, la dissolution d’ETA et ses conditions de détention, et poursuivent mobilisations et campagnes pour obtenir sa remise en liberté.

En Espagne, 200 professeurs et universitaires issus de 95 universités dans 25 pays ont signé un manifeste demandant la libération immédiate du rappeur antifasciste Pablo Hasél, emprisonné depuis 2021 et dont la détention doit se prolonger jusqu’en 2027 (voir notre article). Présenté à Barcelone par l’Assemblea Nacional Catalana (ANC), le texte dénonce une condamnation jugée injuste pour des faits liés à des propos contre la monarchie et à « l’apologie du terrorisme », et propose sa candidature au Prix Sakharov du Parlement européen.

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En Espagne, des prisonniers politiques incarcérés à la prison d’A Lama (Pontevedra), appartenant au PCE (r) et aux GRAPO, ont entamé une journée de jeûne hebdomadaire (chaque mardi à partir de la semaine prochaine) pour demander la libération de María José Baños Andujar (voir notre article), détenue à la prison de Murcia II. Ils dénoncent la dégradation critique de son état de santé, estimant que son maintien en détention met sa vie en danger malgré des avis médicaux favorables à sa remise en liberté, et accusent le gouvernement dirigé par Pedro Sánchez et Yolanda Díaz d’exercer des pressions politiques à son encontre.

Le 16 février 2026, le Collectif de prisonniers politiques communistes et antifascistes a publié les nouvelles adresses de ses membres, intégrant le prisonnier politique basque Dani Pastor Alonso. Ancien membre de l’EPPK (Collectif des Prisonniers Politiques Basques), Dani milite depuis plus de dix ans pour l’amnistie totale et défend la combinaison de la lutte pour les droits nationaux avec la lutte socialiste. Le collectif souligne son engagement pour l’unité combative antifasciste, la visibilité des prisonniers politiques et la résistance contre l’État espagnol.

Le 15 février, l’avocate des prisonniers politiques antifascistes des GRAPO María José Baños et Marcos Martín Ponce s’est vu refuser l’accès au Centro Penitenciario Murcia II, où elle souhaitait rencontrer sa cliente, récemment hospitalisée. Malgré la présentation d’une demande urgente liée à l’état de santé de la détenue, la direction de l’établissement aurait invoqué l’absence d’horaires de visite et sollicité l’intervention de la Guardia Civil, qui a procédé à l’identification de l’avocate et l’aurait menacée de poursuites. Les soutiens des détenus dénoncent une violation grave des droits de la défense et du règlement pénitentiaire.

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La police espagnole a investit la raffinerie Repsol et l’usine FERTIBERIA à Puertollano pour arrêter 16 travailleurs qui auraient participé à la dernière grève de la métallurgie, en novembre dernier. Les travailleurs qui effectuaient leur travail dans l’entreprise ont été menottés devant leurs collègues et emmenés au poste de police. Pendant la grève, des travailleurs avaient bloqué les accès au complexe pétrochimique de Repsol et de FERTIBERIA, et la police avait répondu avec des charges. Les 16 travailleurs sont accusés de délits environnementaux, pour avoir brûlé des pneus et du chaume aux portes de l’usine.  Selon les services de police, l’opération n’est pas clôturée et de nouvelles arrestations pourraient encore survenir.

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En réponse à l’appel de ses camarades et de ses proches (voir notre article), des affiches ont été vues dans les rues de Bruxelles pour exiger la libération immédiate de María José Baños, prisonnière politique des GRAPO, incarcérée par l’État espagnol depuis 36 ans, sa peine actuelle ayant débuté en 2002. Atteinte du VIH et de plusieurs autres maladies, María est victime de négligence médicale et de torture psychologique de la part de l’État espagnol, qui lui a lancé un ultimatum : elle ne sera libérée que lorsqu’elle renoncera à ses convictions politiques révolutionnaires. Ce faisant, l’État espagnol révèle sa politique meurtrière à l’encontre des militants antifascistes et révolutionnaires, politique qu’il tente de dissimuler en se présentant comme un État européen relativement progressiste. Comme l’explique son camarade Pablo Hasél depuis la prison de Lledoners : « Si la solidarité avec tous les prisonniers politiques et autres victimes de représailles est essentielle, elle l’est d’autant plus avec ceux qui risquent d’être exterminés en prison. »

Le 20 janvier marque le début des auditions judiciaires des militants antifascistes arrêtés lors des événements du 12 octobre 2025, jour de la fête nationale espagnole, à Vitoria-Gasteiz. Ces poursuites font suite aux affrontements survenus lors d’une mobilisation convoquée par la Falange Española de las JONS. En réaction, des centaines de personnes avaient manifesté, étant le théâtre de répression policière. Les personnes mises en cause dénoncent une criminalisation politique protégeant les fascistes, soulignant qu’aucun membre de la Falange n’a été poursuivi.

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En Espagne, María José Baños, prisonnière politique des GRAPO gravement malade (voir notre article), reste incarcérée malgré les dispositions légales prévoyant la libération des détenus dans cet état. La militante et ses soutiens affirment que l’administration pénitentiaire a conditionné sa libération à un renoncement de son engagement politique, une pratique dénoncée comme une forme de torture visant à punir et briser les prisonniers. Plusieurs décès de détenus gravement malades rappellent le danger de cette politique, et les militants appellent à une mobilisation urgente pour obtenir sa libération et prévenir de nouveaux cas.

Le 10 janvier 2026, l’ouverture de la première antenne en Catalogne du groupe d’extrême droite Núcleo Nacional à Sentmenat (Vallès Occidental) a provoqué des affrontements et des charges policières pour empêcher les 400 manifestants antifascistes d’approcher le site. Des centaines de personnes ont protesté contre l’implantation du groupe, connu pour ses positions xénophobes et homophobes. Les affrontements ont blessés six policiers, sans arrestations à ce stade. Les manifestants, bien plus nombreux que les participants à l’événement, scandaient des slogans tels que « Voici les antifascistes » et « Pas un pas en arrière ».

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