A l’occasion de la soirée co-organisée par le Secours Rouge Toulouse et l’AFA Tolosa le 14 janvier dernier, le militant antifasciste Zaid revient sur son parcours et le sens de son engagement révolutionnaire. Mercredi 18 février, les antifas Gino et Zaid comparaîtront devant la Cour d’Appel de Paris pour statuer sur les demandes d’extradition : la Hongrie réclame Zaid, tandis que l’Allemagne demande Gino, malgré le refus de la justice française d’appliquer le mandat d’arrêt hongrois l’an dernier (voir notre article).

Le cineklub anti-impérialiste organise un nouveau ciné-débat le 21 février 2026 à 18h30 au Le Chat Noir (avenue de Muret, Toulouse) autour du film « La flaca Alejandra », réalisé par Carmen Castillo et Guy Girard. Le documentaire revient sur le parcours de Marcia Alejandra Merino, ex-militante du Movimiento de Izquierda Revolucionaria (MIR) qui, après avoir été torturée sous la dictature d’Augusto Pinochet, livra des informations sur ses camarades. De retour d’exil, Carmen Castillo confronte celle qui l’avait dénoncée, interrogeant mémoire, responsabilité et survivance politique. Entrée à prix libre, boissons et repas sur place.

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Le samedi 14 février, plus de 130 personnes se sont réunies à l’Université Toulouse Jean Jaurès pour une discussion autour de l’abolition de la prison et du système pénal en lien avec la construction de perspectives révolutionnaires avec la sociologue et militante Gwenola Ricordeau à l’occasion de la sortie de son livre « Tant qu’il y aura des prisons ». La soirée a débuté par un hommage à Frédéric Grochain, détenu Kanak déporté en France après le soulèvement populaire de mai 2024 en Kanaky, décédé le 6 février dernier à la prison de Varennes-le-Franc. Les participant·es ont exprimé leur solidarité avec sa famille, ses proches et ses camarades, notamment en participant à une caisse de soutien pour financer ses obsèques (voir ici).

La soirée a permis de poursuivre la discussion initiée lors de l’ACAB Party organisée en décembre dernier à la Chapelle par le Secours Rouge Toulouse, interrompue par l’interdiction du maire Jean-Luc Moudenc (voir notre article). Gwenola Ricordeau a abordé les slogans abolitionnistes et la critique des catégories traditionnelles de « crimes » et « criminels », dans une réflexion sur la manière de transformer l’intuition que la prison n’est pas la solution en une critique structurée et révolutionnaire du système pénal. Par ailleurs, elle est revenue sur la nécessité de construire un féminisme anticarcéral et de lier la remise en cause de la prison à la lutte contre le colonialisme et l’impérialisme.

Le mercredi 11 février à 19h, le film de Lise Baron, Dans nos prisons, histoire d’une lutte (52’), sera projeté au Chat Noir à Toulouse (270 avenue de Muret). Le documentaire retrace les mobilisations des années 1970, quand détenues, familles et militants, dont le Groupe d’information sur les prisons, ont mené mutineries et actions collectives pour dénoncer les conditions de détention inhumaines. Ces luttes ont permis de mettre en lumière la « question carcérale », un enjeu toujours d’actualité dans le débat sur la justice et les droits des prisonniers.

Après les révélations visant Capgemini (voir notre article), une enquête de presse met en cause deux autres groupes français, Parrot et Thales, pour leurs collaborations avec des agences états-uniennes liées au contrôle migratoire. Parrot a fourni des drones de surveillance au département de la Sécurité intérieure, utilisés notamment par l’ICE pour des opérations de contrôle aux frontières, tandis que Thales a contribué à des systèmes d’identification biométrique exploitant reconnaissance faciale et empreintes digitales. Ces partenariats suscitent de nombreux appels à la mobilisation pour s’opposer à ces coopérations, ainsi que pour dénoncer le rôle de l’État français, actionnaire de plusieurs entreprises du secteur.

À Toulouse, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant l’usine Thales ce mercredi 4 février. En déployant des banderoles et en collant des affiches, les manifestants ont dénoncé la coopération du fleuron industriel français avec l’ICE, mais aussi Israël, les Émirats arabes unis ou encore la Turquie. Cette entreprise française est détenue à 26,06 % par l’État, qui est donc directement responsable des activités du groupe. Thales est l’un des piliers du complexe militaro-industriel mondial, produisant drones militaires, systèmes de missiles, technologies de surveillance et véhicules blindés.

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En pleine campagne pour les municipales de 2026, le maire sortant de Toulouse, Jean Luc Moudenc, place la sécurité au cœur de son programme en proposant d’assister le réseau de vidéosurveillance par l’intelligence artificielle sans recours à la reconnaissance faciale, interdite pour le moment dans l’espace public. Il promet également l’installation d’au moins une caméra par rue, ce qui impliquerait de doubler voire de quadrupler le parc actuel de 710 caméras pour couvrir les 3 801 voies de la ville. Selon les estimations fondées sur les coûts actuels, cette extension représenterait un investissement compris entre 30 et près de 80 millions d’euros, ou entre 20 et 53 millions pour la commune après subventions, sans compter les frais de maintenance, de gestion des données et la création d’un centre de supervision centralisé. Cette orientation sécuritaire, au coût massif et à l’efficacité contestée, contraste avec les fortes réductions budgétaires opérées dans les politiques sociales locales.