Le 19 avril, le tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles avait donné raison à la direction de Delhaize dans le conflit qui l’oppose aux syndicats dans plusieurs magasins du groupe. Le jour même, alors que les travailleurs du magasin Delhaize de Mons tenaient un piquet de grève dès ce mercredi matin, une permanente syndicale de la CNE avait été menottée et embarquée par la police. Depuis, les interventions des huissiers, accompagnés par la police, ont redoublées. La nuit passée, en riposte à cette répression antisyndicale, des membres du collectif dHELLaize ont déversé de l’huile de vidange devant cinq entrées de magasins Delhaize de Chazal, Hankar, Molière, Fort Jaco et De Fré. Les entrées ont rendues impraticables: “Nous condamnons la justice qui se range aux côtés de la multinationale Ahold Delhaize en attaquant frontalement le droit de grève. Si les grèves sont interdites, alors les entrées deviendront impraticables”, expose le communiqué. Le barrage filtrant installé mercredi par les syndicats et les travailleurs au centre de distribution de la chaîne de supermarchés Delhaize à Zellik, dans la province du Brabant flamand, a par ailleurs été levé vers 9 heures jeudi. L’entreprise a fait appel à un huissier et à la police locale.

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À Mayotte, une grande opération de police est destinée à lutter contre l’immigration clandestine vise à la destruction des bidonvilles. Les policiers de la CRS 8, unité spécialisée dans les violences urbaines, sont arrivés mercredi soir de France, ont déjà été pris à partie hier dimanche par les jeunes. Des affrontements ont éclaté dans le village de Tsoundzou, au sud de Mamoudzou. Vendredi, deux sections de la CRS avaient été déployées dans ces rues. Caillassé par les jeunes venus des bidonvilles, pour s’extraire ce dimanche après-midi, ils ont du tirer en l’air avec leur arme à feu. Lundi matin, les forces de l’ordre ont prévu d’occuper largement les grands axes routiers. Les premières destructions de bidonvilles devaient avoir lieu à partir de mardi.

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Au lendemain de la « casserolade » qui a accueilli Emmanuel Macron lors de sa visite en Alsace, un arrêté de la préfecture de l’Hérault a interdit tout « dispositif sonore portatif » jeudi à Ganges, où le chef de l’Etat français a parlé éducation. Dans un périmètre entourant notamment le collège où Emmanuel Macron se rendait avec ministre de l’Education, l’arrêté du préfet de l’Hérault interdit « l’usage » de tous « dispositifs sonores portatifs ou émanant de véhicules non dûment autorisés ». Aux barrages filtrant les entrées dans la zone de Ganges sécurisée pour l’arrivée du président, des manifestants venus avec des casseroles et des fifres ont été empêchés de passer. « Il faut s’en tenir à l’arrêté. Il s’agit de tout dispositif d’amplification du son. Cela n’a rien d’exceptionnel », a indiqué un porte-parole de la préfecture… Suite au bad buzz et au ridicule, le Ministre de l’intérieur Darmanin a cru devoir annoncer que les casseroles n’étaient pas interdites…

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Le 17 octobre au petit matin, Morgan Trowland et Marcus Decker avaient grimpé sur une des tours du Queen Elizabeth II Bridge, un pont emprunté par environ 160.000 véhicules par jour à l’est de Londres, afin de demander au gouvernement de mettre fin à l’exploitation des hydrocarbures dans le pays. Le trafic avait dû être interrompu à partir de 04H00 du matin jusqu’au lendemain 21H00. Les deux militants de Just Stop Oil ont été condamnés à trois ans de prison pour l’un, et deux ans et sept mois de prison pour l’autre. Il s’agit de la plus lourde condamnation pour une action pacifique sur le climat au Royaume-Uni. “Vous avez été punis pour le chaos que vous avez causé et pour dissuader d’autres de vous copier”, a déclaré le juge Shane Collery, du tribunal de Southend, dans l’est de l’Angleterre. Il a souligné que l’action avait affecté “plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont certaines de manière significative”. Morgan Trowland, 40 ans, a déjà été condamné six fois pour de précédentes manifestations. Marcus Decker, 34 ans, a lui déjà été condamné une fois. Depuis que Just Stop Oil a commencé ses actions, en avril 2022, il y a eu plus de 2.000 arrestations et 138 personnes ont été emprisonnées.

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Les avocats d’Alfredo Cospito ont remporté une victoire juridique hier avec la décision de la Cour constitutionnelle qui non seulement s’est prononcée sur le sort du prisonnier anarchiste, mais a également fait une déclaration d’inconstitutionnalité de l’interdiction de la prévalence de toutes les circonstances atténuantes, en ce qui concerne la récidive répétée, pour tous les crimes dont la peine légale est fixe et ne prévoit que la réclusion à perpétuité. La condamnation d’Alfredo qui a entraîné sa mise au 41bis est donc inconstitutionnelle. À ce résultat  s’ajoute la déclaration de recevabilité et l’enregistrement consécutif du recours à la Cour européenne des droits de l’homme, ayant précisément pour objet le régime pénitentiaire différencié prévu par l’article 41-bis. L’appel, dans lequel des violations graves de la Convention UDE ont été dénoncées, sera évalué au fond d’ici deux ou trois ans (tels sont les délais d’un jugement) et pourrait bannir le 41 bis, comme cela s’est produit dans le cas de la réclusion à perpétuité. Dès lors, après 180 jours de jeûne et après avoir exposé sa vie à un risque, ayant perdu 50 kilogrammes et ayant désormais irrémédiablement compromis sa capacité à marcher en raison de la détérioration irréversible du système nerveux périphérique, Alfredo Cospito a décidé aujourd’hui 19 avril de mettre un terme à sa grève de la faim.

 

Des affrontements ont de nouveau éclaté à travers la France après qu’Emmanuel Macron ait annoncé à la télévision qu’il n’y aurait « pas de demi-tour » sur la loi sur les retraites. 374 concerts de casseroles avaient été organisés dans toute la France pendant le discours télévisé. La préfecture de police de Marseille s’est distinguée en prenant un arrêté interdisant sous peine d’amende cette manifestation devant la mairie de Marseille… Quelques minutes après que le président a prononcé son discours télévisé, des manifestations ont éclaté à travers le pays. Une foule a défilé dans le quartier de la République à Paris en scandant « Macron démissionne! » et « Macron ne nous écoutera pas ? Nous ne l’écouterons pas ! » tout en allumant des feux et en brisant des vitrines. Il y a eu des scènes similaires autour de l’Hôtel de Ville – l’hôtel de ville de Paris – où une autre manifestation illégale s’est formée. Il y a eu des heurts similaires à Marseille, Toulouse, Rennes et Nantes. À Lyon, lors d’une manifestation sauvage, la mairie du 1er arrondissement a été un  moment occupée et taguée. D’autres manifestants ont incendié la devanture du poste de la police du même arrondissement. Sur le parcours de cette manifestation, des jets de projectiles et des tirs de feux d’artifice ont visé les forces de l’ordre qui ont alors répliqué par des tirs de gaz lacrymogène.

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Ce lundi matin, un rassemblement des grévistes de Delhaize a eu lieu à l’appel du front commun syndical devant le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, près de la gare du midi. Ce rassemblement s’est transformé en manifestation sauvage (photo), non sans rompre le dispositif policier. La manifestation a été bloquée à proximité de la FEB avec heurts et gaz lacrymogènes. Quatre manifestants ont été arrêtés. L’un d’eux, militant à l’Union Syndicale Etudiante, restait en détention ce soir. L’USE appelle à un rassemblement demain mardi 18 dès 8H30 devant le palais de justice où son militant arrêté doit comparaître.

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Voici la déclaration faite par notre camarade G. lors de son procès pour son engagement internationaliste au Rojava:

« Aujourd’hui on m’accuse de service militaire à l’étranger. La grande question semble être de savoir si oui ou non j’ai contribué à la résistance des Unité de Défense du Peuple (YPG) lors de mon séjour. En tant que militant communiste suisse, le but de mon voyage était de voir une révolution de mes propres yeux et d’y participer.
Aujourd’hui, la Confédération suisse me juge par votre biais car j’aurais violé la «fameuse» neutralité helvétique en me rendant au nord de la Syrie et j’aurais porté atteinte à la puissance défensive du pays. A se demander si la Suisse a tant d’intérêt commun avec l’État Islamique ou le fascisme turc ?
Deux rapports de police disent clairement qu’il n’est pas possible de savoir ce que j’aurais fait durant mon séjour. Les preuves manquent à l’évidence. A contrario, les preuves que la neutralité suisse n’est qu’un mythe bien utile à la bourgeoisie sont nombreuses.
Quand la Suisse vend des armes ou des composants d’armes à l’État fasciste turc la neutralité importe peu, seul le profit compte. Ces armes servent à réprimer les mouvements progressistes en Turquie. Certaines se sont aussi retrouvées dans les mains de l’Etat Islamique.
Quand la Suisse extrade des militants et militantes progressistes turques et kurdes à la demande du régime d’Erdogan ou d’autres Etats européens, où est donc la neutralité ?
Quand les plus grandes banques du pays investissent chaque année plusieurs milliards dans l’industrie de l’armement, qui alimente les conflits du monde entier, où est donc la neutralité ?
L’État suisse n’est pas neutre. Il a choisi son camp depuis longtemps, celui de l’impérialisme occidental. Moi aussi j’ai choisi mon camp, celui des opprimés.
Depuis deux siècles s’est développée une tradition de solidarité révolutionnaire internationale. En me rendant au Rojava, j’y ai soutenu le camp des peuples qui luttent pour leur liberté. Il n ‘ y a qu’une solidarité internationale, ses formes sont multiples et toutes sont légitimes. Une révolution ne peut se construire sans projet de société et elle ne peut vivre si elle ne peut pas se défendre.
En suivant l’exemple donné par Norman Bethune ou Barbara Kistler , j’ai continué cette tradition. De même que toutes celles et ceux qui ont participé, d’une manière ou d’une autre, à la lutte de peuples qui n’était pas le leur. De la résistance antifasciste en Espagne à la lutte pour la libération de l’Algérie ou de la Palestine, nombreux et nombreuses sont les camarades qui ont porté leur engagement au niveau international. Cet engagement a pris différentes formes, toutes ayant leur importance.
En me rendant au Rojava, j’ai soutenu la construction d’une société basée sur des principes de justice sociale, de féminisme et d’écologie. Une société qui aujourd’hui lutte toujours contre le fascisme turc et ses soutiens occidentaux.
Mon choix est un choix politique, tout comme celui que l’État Suisse fait en me faisant passer, sur mandat de l’exécutif, devant ce tribunal. Sans preuves concrètes, je suis amené à comparaître devant vous, ceci sur un simple et seul avis des Service de renseignement de le Confédération, qui n’ont visiblement pas daigné fournir les fondements de leurs allégations.
Partout en Europe, la solidarité avec le mouvement kurde est attaquée. Le peuple du Kurdistan nous montre qu’une révolution est possible et bien réelle. C’est pour cette raison que notre solidarité et les liens que nous construisons sont vus comme dangereux.
Quelque que soit l’issue de ce jugement, je n’ai aucun regret. Je continuerai à soutenir la lutte révolutionnaire au Kurdistan car comme le dit un de leur proverbe : « La résistance, c’est la vie ! »
En tant que militant révolutionnaire et internationaliste, je tiens à finir ma déclaration en saluant le camarade Alfredo Cospito et toutes celles et ceux qui luttent contre le régime d’isolement 41bis en Italie.
Je salue aussi Georges Ibrahim Abdallah et les prisonniers et prisonnières de la cause palestinienne.
Je salue Pola Roupa et Nikos Maziotis emprisonnés en Grèce pour leur engagement révolutionnaire.
Je salue aussi les milliers de prisonnières et prisonniers politiques actuellement dans les geôles du régime fasciste turc.
Je salue l’engagement de celles et ceux qui crient tous les jours dans les rues d’Iran, «Jin, Jîyan Azadî» et se font emprisonner ou tuer.
Je salue Serge, militant français dalns le coma qui lutte pour garder la vie. Il y a deux semaines, il a été gravement blessé par la police lors des manifestations contre le projet écocidaire des mégas-bassines dans l’ouest de la France.
Tous ces militants et militantes nous démontrent que même en faisant face à la plus dure des répressions, la lutte pour un monde meilleur continue.
Comme l’a très bien dit le camarade Fred Hampton : «On peut emprisonner un révolutionnaire, mais on ne peut pas emprisonner la révolution.»« 

La déclaration en anglais

Ce 14 avril, s’est tenu Sion le procès, devant la justice militaire suisse, d’un militant du Secours Rouge de Genève. Il est accusé « d’atteinte à la puissance défensive du pays » et de « service militaire à l’étranger ». L’État suisse lui reproche d’avoir pris les armes, pendant environ six mois entre 2015 et 2016, pour défendre la révolution au Rojava contre le Daesh. Une mobilisation solidaire a eu lieu pendant l’audience, devant le tribunal (photo). La justice a conclu que notre camarade s’était bien rendu au Rojava, mais que les preuves de sa participation à des combats armés ont été jugées insuffisantes. Le verdict est donc un acquittement. Les coûts de la procédure ainsi que les frais d’avocat sont à la charge de la Confédération.

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La décision du Conseil constitutionnel, qui a validé l’essentiel de la réforme des retraites, a été accueillie vendredi par des huées sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris, où plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées. Une manifestation sauvage s’est alors mise en route. Le cortège se dirigeait vers le Conseil constitutionnel, mais il a été stoppé par la police, il s’est alors dirigée en direction de la place de la Bastille. Plusieurs vélos en libre-service et plusieurs poubelles ont été incendiés. À 22 h 30, la préfecture de police avait procédé à 112 arrestations.  D’autres manifestations ont été organisées partout en France ce vendredi soir, notamment à Marseille (ou le trafic ferroviaire a été suspendu  en raison de la présence de manifestants sur les voies), Toulouse, Nantes, Montpellier ou Lille. Une manifestation sauvage a également eu lieu à Grenoble, où des gaz lacrymogènes ont été tirés par la police contre les manifestants. À Strasbourg, quelques centaines de personnes, sont parties après la fin du rassemblement en manifestation sauvage dans les quartiers bordant l’hypercentre et les forces de l’ordre ont là aussi fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes. A Rennes, la porte d’un poste de police du centre de Rennes et celle d’un centre des congrès ont été incendiées lors de la manifestation.

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