Une personne a été arrêtée, auditionnée puis libérée dans le cadre de l’enquête sur l’attaque à la caserne de gendarmerie de Meylan. Le 31 octobre 2017, l’enceinte du parking de la brigade de gendarmerie de Meylan, en Isère, avait été cisaillé et quatre voitures des gendarmes avaient été incendiées (lire le communiqué ici). La personne a été arrêtée dans la rue à Gaillac (81) ce samedi 15 août. C’était une opération ciblée, suite à un mandat de recherche délivré en janvier 2020 par le parquet de Grenoble. Elle a été mise en garde à vue à Gaillac et auditionnée sur son appartenance supposée au milieu féministe et anarchiste, sur l’utilisation de son téléphone/ses déplacements (bornage téléphonique), sur ses fréquentations et notamment ses liens avec la personne mise en examen pour l’incendie à la caserne Jourdan à Limoges. La personne est ressortie libre moins de 24h après en ayant rien déclaré, sans garanties de représentation et peut-être des suites pour refus de prélèvement biologique, empreintes, photos.

L'incendie de Meylan

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Le PSNI (police de l’Irlande du Nord) et la Gardaí (police de la République d’Irlande) ont mené cette semaine une opération transfrontalière officiellement pour combattre les activités de la nouvelle IRA. Les policiers du PSNI ont procédé le 189 août à neuf arrestations dans le Nord, en vertu de la loi sur le terrorisme. Il s’agit de 7 hommes et 2 femmes, âgés de 26 à 50 ans, parmi lesquels huit membres du Parti Socialiste Républicain Révolutionnaire Irlandais, Saoradh. En République d’Irlande, la Garda a également effectué un certain nombre de perquisitions à l’appui de l’opération. Ces perquisitions ont été effectuées à Dublin, Laois, Cork et Kerry. Les détectives de l’unité d’enquête sur le terrorisme du PSNI ont obtenu du tribunal 72 heures supplémentaires de détention à partir de 5h00 du matin le jeudi 20 août pour interroger les personnes arrêtées et détenues au Musgrave Serious Crime Suite. Une nouvelle opération a enfin eu lieu ce vendredi 21 août: la PSNI a perquisitionné quatre locaux du Saoradh à Belfast, Dungannon, Newry et Derry.

La pPerquisition au local de Saoradh à Belfast

 

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Le matin du lundi 17 août 2020 le squat Terra Incognita a été expulsé par la police à Thessalonique. Les policiers ont envahi le bâtiment et durant plusieurs heures ils ont effectué des enquêtes, en confisquant du matériel. Quelques jours plus tard, le squat reste toujours ouvert. Depuis plus de 16 ans le squat Terra Incognita constitue à Thessalonique le point de lutte et de rencontre de centaines des militants-es de la base sociale. A travers plusieurs actions, interventions, débats, manifestations et affrontements contre les violences d’Etat, le squat se trouve toujours présent dans les luttes contre les intérêts du capitalisme monopoliste, contre le fascisme et le patriarcat, contre toutes les formes de discriminations et de spécisme. Les occupants appellent « les forces révolutionnaires qui luttent dans tous les coins de la terre de rejoindre leurs actions et leurs paroles avec les nôtres, afin de transformer le mois d’octobre, en mois de soutien et de solidarité non seulement à Terra Incognita mais à tous les espaces occupés, menaces par la répression d’Etat ».

Lire le texte de l’appel

Terra incognita

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Aux dernières heures de ce samedi 15 août, trois jeunes femmes, (Anna, Mandy et Inaa), qui se faisaient harceler par un homme aux alentours de la terrasse de la Brasserie Verschueren ont été prises à partie par des agents de la brigade spéciale Uneus. Ignorant pratiquement le harceleur, les policiers ont réagi violemment envers les trois jeunes filles, prétextant le non-port du masque, la commissaire prenant même l’une d’elle à la gorge pour la plaquer contre le mur. Les trois femmes ont été blessées, et des vidéos relevées sur Facebook laissent entendre les agents de la Brigade Uneus traiter les jeunes femmes « d’hystériques » ou menacer un passant qui filme la scène « de lui faire bouffer son truc ». Au Commissariat, les insultes se poursuivent de la part de la commissaire, « En même, temps avec des tenues comme ça, il ne faut pas s’étonner« . Bilan : lésions au coup et contusion à l’épaule pour Mandy et le poignet cassé pour Inaa. Deux autres jeunes hommes qui tentaient de filmer la scène ont été inquiétés : le premier s’est vu saisir et jeter son téléphone au sol (vidéo), le second a été poursuivi jusque chez lui puis ramené au commissariat où un policier lui a écrasé les parties intimes afin de le forcer à supprimer la vidéo, il n’a été libéré qu’au matin.

Quelques semaines seulement après la dernière interpellation communale à Saint-Gilles contre les violences de la Brigade Uneus, les tensions dans certains quartiers de Saint-Gilles sont très palpables.

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Des animations pour enfants en tenues anti-émeutes sont organisées par le gouvernement dans la ville de Mâcon. Des policiers sont, en effet, venus  y proposer des animations aux enfants, en leur mettant une tenue anti-émeutes, des boucliers et des matraques. La structure qui organise ce genre d’évènement s’appelle « RAID aventures », une association policière parrainée par le gouvernement. Sur son site, on peut lire que lors de « l’atelier « GTPI » (…) les policiers prennent le temps d’expliquer leur métier avec des démonstrations des gestes et techniques de protection et d’intervention, et des parcours d’obstacles en tenue de maintien de l’ordre ». Plus d’infos ici.

Des animations pour enfants simulant la répression des manifestant·es

Des animations pour enfants simulant la répression des manifestant·es

Ce jeudi 13 août à 23h, trois policiers de la Brigade Anti Criminalité (BAC) du 20e arrondissement de Paris se sont présentés au Saint Sauveur et ont demandé à voir le responsable. Ils venaient faire signer un procès-verbal de notification. Après 15 ans d’existence et pour la deuxième fois en six mois, le Saint-Sauveur se voit donc imposer une nouvelle mesure de fermeture administrative d’une durée de deux semaines. Cette fermeture intervient après les neufs jours imposés en janvier dernier, après les presque trois mois de fermeture imposés parce que nécessaire par la crise sanitaire (voir notre article). Les prétendus motifs invoqués rendent responsable ce bar de tous ce qui se passe sur la place où il est situé. On leur reproche également d’avoir subi une attaque organisée par un groupe de fascistes armés de barres de fer, manches de pioche et gazeuses (voir notre article). Plus d’infos ici.

Le Saint-Sauveur

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Le 12 août, les anarchistes Alexander Frantskevich et Akihiro Khanada ont été arrêtés en Biélorussie. Frantskevitch est un ex-prisonnier politique, emprisonné de 2010 à 2013 pour des accusations d’attaque de bâtiments gouvernementaux (voir notre article). La police l’a désigné comme le « leader du groupe anarchiste le plus radical du pays, Action Révolutionnaire ». Il est actuellement inculpé pour « organisation d’émeutes de masse », risquant de 5 à 15 années dans les prisons de la dictature. Concernant le second anarchiste emprisonné, Akihiro Hanada, nous ne savons pas encore de quoi il est accusé. Les télévisions d’État ont directement accusé les anarchistes russes et biélorusses d’être les « coordinateurs des émeutes » Frantskevich et Akihiro risquent donc une longue peine d’enfermement pour avoir combattu la dictature. Rappelons que l’anarchiste Nikita Yemelyanov est toujours emprisonné en Biélorussie, condamné à 4 ans de prison pour avoir mené des actions symboliques contre des bâtiments judiciaires ainsi qu’une unité d’isolement à Minsk. Vous pouvez envoyer vos témoignages de soutien à : revolutionaruaction@riseup.net

Les anarchistes emprisonnés en Biélorussie

 

En avril 2020, Anthony Smith, inspecteur du travail du département de la Marne et syndicaliste CGT, s’était vu suspendre de ses fonctions, à titre conservatoire, dans l’attente de la mise en œuvre d’une possible sanction disciplinaire. Cette mise à pied avait été faite suite à une procédure de référé qu’Anthony Smith a intenté visant une structure d’aide à domicile n’ayant pas pris de mesures suffisantes pour préserver la santé et la sécurité de ses employés (voir notre article). Il a été sanctionné par une mutation d’office. Le 21 juillet, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées devant le ministère des Solidarités pour le soutenir. Une pétition de soutien lancée mi-avril avait quant-à-elle recueilli près de 150 000 signatures.

 Un inspecteur du travail sanctionné pour avoir défendu des mesures sanitaires

Les 10 et 12 août derniers, police de Bruxelles-Capitale/Ixelles a arrêté trois hommes, soupçonnés d’avoir lancé des projectiles sur des policiers lors de la manifestation “Black Lives Matter” du 7 juin dernier. Le premier a été relaxé après audition, tandis qu’un seconde a également été relaxé par le juge d’instruction. Le troisième homme a pour sa part reçu une citation à comparaître directement devant le tribunal correctionnel. Les trois personnes faisaient l’objet d’un signalement à la suite d’un long travail d’identification, sur base des images de caméras de vidéosurveillance, effectué par la police. Le 7 juin, près de 10.000 manifestant.e.s ont participé au rassemblement Black Lives Matter place Poelaert pour dénoncer les crimes policiers et le racisme de la police. Cette manifestation avait donné lieux à des émeutes (voir notre article).

Manifestation BLM à Bruxelles

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Les autorités biélorusses ont annoncé mercredi la mort d’un homme interpellé lors d’un rassemblement contre la réélection du président Alexandre Loukachenko et la police a dit avoir ouvert le feu à balles réelles à Brest (sud-ouest), faisant un blessé. Dans l’hyper-centre de la capitale, les stations de métro étaient fermées dans la soirée de mercredi et la circulation interdite. De nombreux policiers étaient également déployés dans de grandes artères quasiment vides. Près de la station Ouroutché, au nord-est de Minsk, des manifestants ayant formé une chaîne humaine ont été dispersés et frappés par des policiers, au milieu des cris. Des dizaines de femmes, vêtues de blanc, ont également formé des chaînes humaines dans d’autres endroits de la capitale pour dénoncer la répression policière visant les protestations contre la réélection le 9 août du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans.

Sur les réseaux sociaux, des vidéos montraient des dizaines de manifestants rassemblées ou barrant temporairement des rues de Minsk, sur fond des klaxons de véhicules. Lors des trois nuits de protestation précédentes, les forces de sécurité ont arrêté quelque 6.000 personnes à travers le pays, sans que l’on sache combien sont encore détenues. Depuis dimanche soir, la police use de grenades assourdissantes et de balles en caoutchouc contre les protestataires et au moins 250 blessés ont été admis à l’hôpital.

Manifestant arrêté à Minsk

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