Dans la nuit de lundi à mardi 15 octobre, un engin incendiaire a été jeté sur le balcon du premier étage du consulat de Turquie à Nantes et des tags contre le chef d’Etat turc (« dictateur fasciste », « Erdogan assassin »), accompagnés d’un « A » cerclé, ont été tracés sur la façade.  Vers 1 h 50 du matin, un témoin a appelé les pompiers, constatant un début d’incendie au niveau du balcon. Les sapeurs-pompiers ont éteint les flammes. La nuit suivante, vers 2h du matin, ce même consulat a été attaqué par trois personnes qui ont été interpellées. Le bâtiment était sous surveillance policière depuis l’attaque de la nuit précédente. De la peinture verte a été aspergée sur les murs du consulat et de l’essence répandue le long des grilles.

Le consulat turc badigeonné de peinture verte

 

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51 personnes ont été arrêtées en Catalogne après les affrontements dans la nuit de mardi à mercredi lors des manifestations contre la condamnation de dirigeants indépendantistes (voir notre article). 29 personnes ont été arrêtées dans la province de Barcelone, 14 dans celle de Tarragone et 8 dans celle de Lérida. A Barcelone, les associations indépendantistes avaient appelé à manifester devant les bâtiments gouvernementaux. 40.000 personnes ont participé à la manifestation avant que les heurts n’opposent les manifestants aux forces de l’ordre qui ont chargé. La mobilisation contre la condamnation lundi de dirigeants indépendantistes à des peines allant de neuf à 13 ans de prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017 se poursuit mercredi. La ligne à grande vitesse entre Barcelone et la France a été coupée suite à un sabotage. Des marches vont partir mercredi de cinq villes catalanes pour converger à Barcelone vendredi, jour de grève générale et de manifestation de masse.

Affrontements à Barcelone

 

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Mardi 15 octobre au soir, Jock Palfreeman a été libéré du centre de détention pour immigrants de Busmantsi à Sofia où il a passé près d’un mois après sa libération conditionnelle (voir notre article). Cette libération intervient suite à une récente décision judiciaire ordonnant expressément sa libération du centre. Jock Palfreeman  n’est cependant toujours pas libre de quitter la Bulgarie: les autorités ont confisqué son nouveau passeport australien et il doit se présenter à la police une fois par semaine jusqu’à la levée de l’interdiction de quitter le pays. Accusé du meurtre d’un néo-nazi, Jock Palfreeman a toujours affirmé qu’il avait agi en légitime défense ce que confirme une vidéo de l’affrontement prise par une caméra de sécurité et récemment publiée par son avocat, Kalin Angelov.

Jock Palfreeman à sa libération

Jock Palfreeman à sa libération

Le Parti Communiste de Belgique appelle à un rassemblement devant le parlement européen à Bruxelles, demain mercredi, pour manifester contre la résolution qui assimile fascisme et communisme et interdit les symboles communistes (voir nos articles ici et ici).  Rassemblement mercredi 16 octobre à 17h30 devant le Parlement européen, place du Luxembourg. Le Secours rouge répondra à cet appel.

Une enquête a été ouverte au sein de la police de Bruxelles à propos des méthodes utilisées par les forces de l’ordre pour faire évacuer la place royale que les manifestants d’Extinction Rebellion occupaient, samedi en fin de journée (voir notre article). Le porte-parole de la police de Bruxelles-Capitale-Ixelles reconnait qu’“Il y a eu l’usage de spray lacrymogène qui n’était clairement pas conforme aux directives.” Cela fera l’objet d’une enquête à rendre à Philippe Close. Il faut dire que cette fois-ci, la police a maltraité quelques notables, ainsi Olivier de Schutter, professeur d’université et ancien rapporteur de l’ONU, gazé au visage par un gradé (il porte l’insigne d’inspecteur principal) alors qu’il interpellait pacifiquement un policier.

Olivier de Schutter une seconde avant le gazage

 

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Entre 9 ans et 13 ans de prison pour sédition, malversation de fonds publics et désobéissance. Le verdict du procès des dirigeants indépendantistes catalans est tombé aujourd’hui à Madrid. Deux ans après la tenue du référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017 et de la déclaration d’indépendance unilatérale qui a suivi, la Cour suprême a rendu ses conclusions. A l’unanimité, les sept magistrats ont rejeté le très contesté chef d’accusation de « rébellion », défendu par le parquet général de l’Etat, passible de vingt-cinq ans de prison. Ils lui ont préféré celui de sédition. Alors que la rébellion est définie pénalement comme « un soulèvement violent contre l’ordre constitutionnel », la sédition est « un soulèvement public et tumultueux pour empêcher par la force ou en dehors des voies légales l’application des lois ». Les peines n’en restent pas moins lourdes: le vice-président du gouvernement catalan, Oriol Junbqueras, de la Gauche républicaine catalane (ERC), écope de treize ans de prison et d’inéligibilité. « Il n’y a pas d’autre option que de construire un nouvel Etat pour fuir celui-ci qui pourchasse des démocrates », a réagi M. Junqueras dans une lettre écrite aux militants depuis sa cellule.

Cinq ministres conseillers catalans ont été condamnés à des peines allant entre dix et douze ans de prison et d’inéligibilité. L’ancienne présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell, écope d’une peine de onze ans et demi. Quant aux présidents des deux puissantes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural, Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, leur peine s’élève à neuf ans de prison. Trois autres ministres-conseillers catalans, ayant joué un rôle secondaire dans les faits reprochés, sont condamnés à de simples amendes. Puisque neuf des condamnés ont déjà passé près de deux ans en prison préventive, certains devraient pouvoir bénéficier de permis de sortie dès les prochains mois, grâce au système espagnol d’aménagement de peines, qui permet des remises en liberté surveillée une fois purgé un quart de la durée de la peine.

Dès l’annonce de la sentence, des milliers de personnes sont descendues dans la rue avant de rejoindre, à l’appel d’une plateforme baptisée « Tsunami démocratique », l’aéroport pour le bloquer. La police anti-émeutes a chargé à plusieurs reprises des centaines de militants tentant de pénétrer dans le terminal et jetant pierres et poubelles. Selon les services d’urgence, au moins 53 personnes blessées ont reçu une assistance médicale à l’aéroport. 108 vols ont été annulés. Un peu partout en Catalogne, dont le gouvernement régional est toujours contrôlé par les indépendantistes, des militants ont coupé des routes et des voies de chemin de fer.

Affrontements à l'aéroport de Barcelone

Chaque année, la Gendarmerie nationale a besoin d’acquérir entre 2.000 et 3.000 nouveaux véhicules afin de renouveler une partie de sa flotte, laquelle a été très sollicitée par les évacuations de ZAD et la répression des Gilets jaunes. Cela concerne évidemment les blindés du Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) de Satory dont les « Véhicules blindés à roues de la Gendarmerie » (VBRG) sont en service depuis plus de 40 ans. Comme le contexte budgétaire ne permet pas à la gendarmerie de se procurer des blindés neufs, elle a entrepris le rétrofit des blindés existants, c’est à dire des VBRG et des Véhicules de l’avant blindé [VAB] transférés de l’Armée de terre (qui reçoit des blindés neufs de type Griffon). Pour répondre à ses besoins particuliers la gendarmerie a testé avec succès des VBRG remotorisés et VAB « gendarmisé ». Ces derniers sont similaires à ceux conçus en son temps par Renault Véhicules Industriels (devenu ARQUUS): un véhicule de maintien de l’ordre qui était en réalité un VAB équipé d’une lame de déblaiement, d’un kit anti-cocktail Molotov, de sabords de tir et d’un tourelleau d’observation.

Le VAB de maintien de l'ordre

Ce dimanche soir, une manifestation surprise s’est organisée dans la gare du midi à Bruxelles en soutien à la population du Rojava qui subit actuellement les attaques du régime turc. Une centaine de manifestants se sont regroupés dans la gare pour dénoncer les attaques que subit le territoire du nord-est de la Syrie depuis 5 jours par l’armée turque ainsi que l’inaction de la communauté internationale. Cette manifestation fait également suite au massacre, par l’armée turque, d’un convoi de civils à Serekaniye/Ras al-Aïn qui a fait une dizaine de mort ce dimanche.

Manifestion à la gare du Midi à Bruxelles en soutien au Rojava

Des rassemblements et des manifestations de Gilets jaunes ont eu lieu ce samedi dans plusieurs villes du pays, comme à Metz, Lille, Bordeaux et aussi Paris. À Toulouse, désignée capitale nationale de la mobilisation pour ce 48e acte, des échauffourées ont éclaté dès le début de la manifestation. Plusieurs milliers de manifestants s’étaient rassemblés, même s’il était difficile d’évaluer le nombre de manifestants puisque le défilé n’a duré que quelques minutes, avant sa dispersion en petits groupes de dizaines ou centaines de personnes dans les artères du centre-ville. La manifestation n’avait pas été déclarée en préfecture et très peu de manifestants portaient le gilet fluo. Essuyant des jets de projectiles, les forces de l’ordre ont toute l’après-midi noyé des rues commerçantes sous d’épais nuages de gaz lacrymogène. La place du capitole était une nouvelle fois interdite d’accès par la préfecture. Dix-sept personnes ont été interpellées pour « transport d’objets interdits, jets de projectiles sur des agents des forces de sécurité, violences sur agents, interdiction de participation à la manifestation ». Quelques affrontements ont aussi eu lieu à Metz. Des projectiles, dont trois cocktails Molotov, ont été lancés sur les policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes.

Les affrontements à Toulouse

 

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La police bruxelloise a interpellé samedi après-midi 435 manifestants d’Extinction Rebellion sur la place des Palais et la place Royale, dont 317 ont fait l’objet d’une arrestation administrative. Les autres ont été emmenés au commissariat pour identification et ont été relâchés. Extinction Rebellion avait appelé à une occupation des jardins du Palais royal afin d’y tenir des débats citoyens sur la question climatique. Ces jardins se trouvent dans la zone neutre, où les manifestations sont interdites. La police avait dès lors tout prévu pour empêcher cette occupation. Elle a interpellé 147 activistes qui ont tenté de pénétrer dans les jardins, souvent de manière extrêmement brutale en utilisant une autopompe et du spray au poivre. Les manifestants ont tenté de résister de manière pacifique mais ont finalement été embarqués.

Un manifestant maintenu au sol et gazé en pleine face

Le lien vers Extinction Rebellion Belgium

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