Pour la quatrième fois en moins de deux mois, salariés, étudiants et lycéens ont manifesté hier jeudi 28 contre le projet de Loi travail de la ministre Myriam El Khomri. Entre 200.000 et 500.000 personnes ont participé à 210 manifestations dans toute le France. Depuis le lancement du mouvement contre la loi travail, il y a deux mois, 961 personnes ont été interpellées. Jeudi, en marge des manifestations à Paris et en province, qui ont fait 78 blessés dans les rangs de la police, 214 personnes ont été arrêtées. Le nombre de manifestants blessé est inconnu, mais il est confirmé que l’étudiant rennois touché par un flash-ball a perdu l’usage de son oeil.

Affrontements hier en France

Affrontements hier en France

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Fabrice Roulliaux, militant CGT de Peugeot SA Rennes, a été condamné à deux mois ferme et Yann Tavernet, militant CGT de Peugeot SA à Tremery, a été condamné à 500 € d’amende. Ils ont été accusés de rébellion suite à une manifestation contre la loi Travail, ce qu’ils contestaient. Fabrice Roulliaux écope d’une peine de prison ferme car il refuse d’accepter la peine de 120 heures de TIG (Travaux d’Intérêt Général). Il est aussi condamné à 600 € d’amende pour avoir refusé de donner son ADN. Ils vont tous deux en appel.

Délégation CGT Tremery

Délégation CGT Tremery

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Environ 1.500 prisonniers politiques sont détenus dans des conditions inhumaines et dégradantes en Ukraine. La majorité des prisonniers politiques sont accusés de séparatisme et de trahison pour avoir aidé les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Outre les partisans déclarés de ces républiques, comme Andreï Sokolov, sont détenus ceux qui ont dénoncé comme fratricide la guerre contre ces républiques comme l’ancien chef adjoint du Parti des régions à la Rada, Alexandre Efremov, le journaliste Ruslan Kotsaba, accusé de trahison de la patrie, pour avoir promu à Ivano-Frank l’action « Refus de mobilisation. »

Le nombre officiel de prisonniers de cette catégorie est de 1.354. Mais 459 personnes sont portées disparues: certaines ont sans doute été assassinées ou sont mortes en détention ou sous la torture, d’autres pourraient encore être détenues dans des prisons secrètes du SBU. Car à la répression officielle s’ajoute l’action des escadrons de la mort fascistes et des services secrets. Il faut enfin ajouter nombre officiel les prisonniers politiques détenus sous des accusations de droit commun comme « port illégal d’armes » ou « bagarre ». Plusieurs prisonniers politiques ont entamés une grève de la faim à Kiev, alors que leur état de santé est précaire et qu’ils sont laissés pratiquement sans aucune assistance médicale. Les prisonniers morts dans les prisons ukrainiennes en raison de la grève de la faim seraient déjà cinq.

Andreï Sokolov

Andreï Sokolov

Des affrontements ont éclaté jeudi à la mi-journée à Rennes à l’issue de la manifestation contre la loi travail, des jeunes tentant de gagner le centre historique bloqué par les forces de l’ordre. A grands renforts de gaz lacrymogènes, les forces de l’ordre ont chargé les manifestants qui leur lançaient des projectiles et engins pyrotechniques dans une rue conduisant à la place du Parlement de Bretagne, au coeur du centre historique. 38 manifestants ont été blessés dont dix gravement. Un étudiant a été grièvement touché à l’œil et transporté à l’hôpital. Il aurait été atteint par un tir de flashball venant des policiers.

A Nantes, les affrontements ont commencés dix minutes à peine après le départ du cortège, vers 11H15, opposant les manifestants aux qui bloquaient les accès au centre-ville à l’aide d’un camion lanceur d’eau. Les forces de l’ordre ont tiré des grenades lacrymogènes. Les manifestants criaient «Nique la BAC» et «Tout le monde déteste la police». Une jeune femme a été interpellée après avoir été traînée sur plusieurs mètres par les CRS. Des caméras de vidéosurveillance ont été démolies et une Porsche incendiée.

A Lyon, un groupe de jeunes manifestants qui progressaient vers le centre-ville dans la matinée ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Deux manifestants ont été interpellés. A Bordeaux, c’est lors d’une scission entre deux groupes de manifestants que des incidents ont éclaté: tandis que le cortège officiel a continué à suivre la trajectoire déclarée mais un groupe d’étudiants a voulu prendre un autre chemin. Les CRS ont alors bloqué leur avancée et des échauffourées ont alors éclaté. Deux policiers ont été blessés par des jets de projectiles au visage à Toulouse.

Les incidents commencent à Paris…l’entrée du pont d’Austerlitz, sur la rive gauche de la Seine, plusieurs dizaines de manifestants ont lancé des bouteilles, des pavés et des extincteurs contre les forces de l’ordre, qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes. Ces incidents ont interrompu la progression du cortège, qui n’avait pas encore passé le pont, et provoqué l’arrivée de CRS en renfort.

EDIT 23H00
Un nombre inconnu de manifestants et 24 policiers ou gendarmes ont été blessés, à travers la France ce jeudi lors des manifestations contre la « loi Travail ». Plus de 120 personnes ont été interpellées sur l’ensemble du territoire.

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Ce 20 avril débutait un énorme procès anti-anarchiste visant 22 personnes ainsi que la Conspiration des Cellules de Feu. Le procès englobe plusieurs affaires, tentant de semer la confusion entre qui est membre de la Conspiration et qui ne l’est pas, qui est anarchiste et qui ne l’est pas. Le procès vise donc des actions qui ont eu lieu durant ces sept dernières années, dont certains ont réellement été revendiqués par des cellules de la CCF, pour d’autres c’est la police qui tente de faire croire à leur participation.

Le procès englobe les les six affaires suivantes:
– L’affaire Halandri (attaques à la bombe en 2009),
– Les colis piégés de novembre 2010,
– Les arrestations à Nea Smyrni, Athènes en décembre 2010,
– La capture de 5 membres de la CCF à Volos en mars 2011,
– La fusillade avec la police à Pefki, Athènes, en mai 2011,
– Les arrestations pour le double braquage à Velventos en février 2013.

La justice grecque fait beaucoup d’acrobaties dans ce dossier: elle fait apparaître de nouveaux inculpés dans des dossiers d’appel, elle colle des mesures spéciales anti-terroristes à des inculpés blanchis d’appartenance à une organisation terroriste.

Tag solidaire à Zürich

Tag solidaire à Zürich

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Le 10 mai, la chambre du conseil décidera de confirmer ou non la tenue d’un procès contre 12 anarchistes à Bruxelles. Ce 4 mai, une soirée d’information aura lieu au Garcia Lorca (Rue des Foulons 47, 1000 Bruxelles) autour du procès.

Soirée d’infos sur le procès ’antiterroriste’ contre des anarchistes

Soirée d’infos sur le procès ’antiterroriste’ contre des anarchistes

En plus des 1.200 caméras dont elle profite déjà, la Préfecture de Police voudrait acquérir deux drones supplémentaires à travers un appel d’offres qu’elle vient de publier. Les deux drones devront être équipés de caméras et être capables d’effectuer des missions de surveillance à basse altitude. Plusieurs unités de police (DOSTL, BRI,…) ont été formées au pilotage de ces engins, quand elles n’en possèdent pas déjà.

Deux drones supplémentaires pour la Préfecture de Police de Paris

Deux drones supplémentaires pour la Préfecture de Police de Paris

La police autrichienne a utilisé, aujourd’hui dimanche au col du Brenner, du gaz lacrymogène et des matraques, pour repousser des activistes italiens qui s’opposent aux contrôles envisagés par l’Autriche dans le cadre de la crise des migrants. Environ 300 policiers ont été déployés au col du Brenner, frontière dans les Alpes entre l’Autriche et l’Italie. Environ 250 personnes, des Italiens en grande majorité, ont protesté contre les projets de Vienne qui entend renforcer les contrôles sur ce point de passage. L’Autriche souhaite renforcer les contrôles si les autorités italiennes n’arrivent pas à mieux contrôler les routes de migration.

Cet après-midi au col du Brenner

Cet après-midi au col du Brenner

Suite à la manif sauvage du 14 avril qui s’est rendue de la place de la République aux Buttes Chaumont, les policiers ont affirmé avoir trouvé des traces d’ADN sur des débris de la vitrine d’un concessionnaire Jaguar saccagé. Une perquisition a eu lieu cette semaine et une personne a été mise en garde à vue, déferrée, et est passée en comparution immédiate hier après-midi, le vendredi 22 avril. Défendue par une avocate dont le nom a été fourni par le groupe de défense collective, elle a été relaxée. Durant toute sa garde à vue, la personne a gardé le silence. Au tribunal, elle a reconnu sa présence à la manifestation, et devant la concession Jaguar, mais a nié toute participation aux dégradations. L’avocate a plaidé qu’une trace ADN sans autre élément de preuve ne prouvait que la présence de la personne sur les lieux, mais pas sa participation aux faits. Cette arrestation a lieu une semaine après la manif, alors que la préfecture avait annoncé que des enquêtes auraient lieu suite aux différentes manifs sauvages et aux affrontements avec les policiers.

Le concessionnaire Jaguar dévasté le 14

Le concessionnaire Jaguar dévasté le 14

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