Dans un courrier à la Ministre Fédérale de la Mobilité écrit en janvier dernier, le patron de la SNCB Jo Cornu proposait d’armer les agents de Securail en plus de les autoriser à procéder à des fouilles, à des contrôles d’identité et à des rondes accompagnés de chiens détectant les explosifs. Réagissant à la divulgation de cette information, divers syndicats policiers ont également plaidé pour une intégration des agents de Sécurail à la Police des Chemins de Fer.

Securail

Securail

Ce soir à la « Salle Jeunesse », Rue Melsens 38, 1000 Bruxelles (Place Sainte-Catherine). Débats et concerts contre la répression (à trois jours de la manifestation annuelle contre la violence policière), les fonds récoltés iront au financement des frais du procès contre la police fédérale, duquel Zin TV et ATTAC sont parties civiles.

Soirée contre la répression ce soir

Soirée contre la répression ce soir

Dossier(s): Archives Belgique Tags:

Une lourde opération policière a eu lieu le 18 février dernier à Padoue contre le mouvement pour le droit au logement. De nombreuses perquisitions ont eu lieu et ont résulté en 11 mesures de contrôle, en la saisie du siège de l’association « Nicola Pasian ». Les principaux accusés sont issus du « Comité de Lutte pour la Casa », identifié comme une « association de malfaiteurs » après avoir empêché 32 expulsions de logements et avoir soutenu 8 occupations de bâtiments. Les crimes qui leur sont reprochés sont « résistance », « refus d’obtempérer » et « interruption d’un service public ». La web-radio « Radiazione » est elle aussi désignée comme une association criminelle. Des manifestations de soutien ont eu lieu le 27 février dernier sous la banderolle « La lutte pour la Casa ne s’arrête pas ».

La Lutte pour la Casa ne s'arrête pas.

La Lutte pour la Casa ne s’arrête pas.

Dossier(s): Archives Italie Tags:

Ce mercredi Sylvie Polinière, syndicaliste CGT, enseignante du lycée professionnel Paul-Langevin à Beaucaire, a été condamnée à une amende de 300 € dont 150 € avec sursis, pour outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique suite à une plainte déposée par le maire FN, Julien Sanchez, et un adjoint, Stéphane Vidal. Les deux élus de la mairie de Beaucaire reprochent à cette syndicaliste et enseignante de les avoir qualifiés de « racistes et xénophobes » (en fait, elle lisait une motion votée par la majorité des travailleurs) lors d’un conseil d’administration prévu au lycée Paul-Langevin. Des professeurs élus au conseil d’administration avaient refusé de serrer les mains des élus FN. Mercredi, près d’un millier de personnes étaient réunies devant le tribunal, en soutien à la syndicaliste qui a fait appel de la décision.

La syndicaliste et la manifestation de soutien

La syndicaliste et la manifestation de soutien

Onze policiers ont été blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans des heurts autour du centre alternatif de la Reitschule à Berne. Des barricades enflammées ont été érigées et tant la police que les pompiers ont été caillassés.

Des heurts de moindre ampleur avaient déjà eu lieu la nuit précédente. Dimanche, les échauffourées ont débuté vers 00h15, et les policiers ont été accueillis dès leur arrivée sur place par des jets de pierres, de bouteilles et d’engins pyrotechniques. Les forces de l’ordre ont répliqué à coups de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Leur position était précaire du fait que certains des émeutiers s’étaient postés sur le toit de la Reitschule. Les agents ont en outre dû couvrir les pompiers venus éteindre deux barricades, qui se faisaient eux-mêmes bombarder de projectiles. Plusieurs véhicules ont en outre été endommagés. La police a lancé un appel aux témoins afin d’identifier les émeutiers.

Affrontements autour de la Reitschule

Affrontements autour de la Reitschule

Dossier(s): Archives Suisse Tags: ,

Une grande mobilisation contre la loi Travail s’est déroulée dans toute la France. Des incidents ont éclaté à Lyon en fin d’après-midi. Plusieurs milliers de personnes (20.000 selon les syndicats) s’y étaient mobilisées. En fin de parcours, une partie des manifestants a décidé de poursuivre le mouvement pour rejoindre le point de départ. Les CRS se sont interposés, ils ont essuyés quelques jets de cannettes et ont fait usage de gazeuses et de grenades lacrymogènes, ils ont brutalement chargés et effectués des tirs de flashball, blessant gravement deux manifestants. Les affrontements avec la police se sont poursuivis avec environ 200 personnes jusqu’à 17 heures. À l’issue de ces incidents, il y a eu trois interpellations.

Incidents à Lyon

Incidents à Lyon

À Nantes, cinq interpellations ont également eu lieu après de légers heurts avec les forces de l’ordre. Des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre qui ont répliqué avec du gaz lacrymogène. En outre, plusieurs sièges du PS ont été dégradés par les manifestants, comme à Rouen.

Dossier(s): Archives France Tags:

La dernière session du procès a eu lieu le 2 mars au tribunal de Turin. Les procureurs et les avocats de la défense ont présentés réquisitoires et plaidoiries. Les procureurs ont demandé 5 ans et 8 mois pour Costa (Costantino Ragusa), 5 ans et 4 mois pour Silvia (Silvia Guerin) et Billy (Luca Bernasconi). Le verdict sera rendu le 23 mars. Billy, Costa et Silvia avaient purgé quelques années de prison en Suisse pour avoir été accusés d’avoir planifié une action de sabotage contre un centre de nanotechnologie d’IBM. Ce procès est le volet italien de l’affaire : les trois sont accusés d’association criminelle, d’avoir ’conspiré’ et illégalement obtenu les matériaux nécessaires à l’assemblage d’engins explosifs et de l’avoir passé à travers la frontière italo-suisse. Tous les chefs d’inculpation sont aggravés par la circonstance de ’finalité terroriste’. (lire notre précédent article sur ce procès)

Soldiarité en Suisse avec Billy, Costa et Silvia

Soldiarité en Suisse avec Billy, Costa et Silvia

La surpopulation dans les prisons belges est toujours largement supérieure à la moyenne européenne. En 2013, il y avait 129 prisonniers pour 100 places contre 94 en Europe, mettant la Belgique à la seconde place européenne. 1.600.324 sont emprisonnées en Europe. Le taux de suicide en Belgique en 2013 était de 11 pour 10.000 (contre 7,6 en moyenne en Europe). 41% des personnes incarcérées en Belgique viennent d’un autre pays. Les affaires liées à la drogue restent la première cause d’emprisonnement (16,5%), devant les vols (14%), les vols avec violence (13,1%) et les homicides (12,3%).

La future prison de Haren

La future prison de Haren

Erdal Gökoglu a été incarcéré comme prisonnier politique e juin 1995, alors qu’il était étudiant. A Ulucanlar, le 26 septembre 1999, dix de ses compagnons de chambrée ont été massacrés par les militaires. Erdal a été blessé par les balles. Les militaires l’ont cru mort et ont mis son corps avec celui des détenus tués dans les douches de la prison. Après avoir découvert qu’il était vivant, ils l’ont déporté vers la prison de Burdur. Le 5 juillet 2000, l’armée intervient cette fois à la prison de Burdur avec des bulldozers après que les prisonniers politiques aient refusé de comparaître à leur procès en raison des mauvais traitements qu’ils subissaient sur le chemin du tribunal. Erdal Gökoglu a une nouvelle fois été blessé.

Lorsque le gouvernement a annoncé l’ouverture de prisons d’isolement, Erdal a participé au vaste mouvement de grève de la faim qui s’est soldé par la mort de dizaines de détenus. Le 19 décembre 2001, l’armée est intervenue dans 20 prisons pour mater la grève. Erdal Gökoglu, a été gravement blessé mais a malgré tout poursuivi sa grève de la faim. Après plusieurs mois de grève de la faim, Erdal Gökoglu a été alimenté de force. Aujourd’hui encore, il souffre de séquelles de cette intervention. En 2001, il est libéré plus mort que vif suivant une loi qui prévoit une remise en liberté de six mois (éventuellement renouvelable) pour raisons médicale. Erdal est exfiltré du pays par ses amis pour qu’il puisse recevoir des soins médicaux adéquats. En 2002, Erdal introduit une demande d’asile politique en Belgique, demande reconnue en 2007. Erdal a participé à plusieurs des activités du CLEA en Belgique et a figuré parmi les intervenants du Festival du film d’Attac.

Il a été arrêté le 24 janvier dernier à la frontière germano-polonaise alors qu’il se rendait au mariage de l’un de ses amis. Il est menacé d’extradition vers la Turquie sur base d’un mandat d’arrêt international turc pour son appartenance présumée au DHKP-C. Il est jugé dans la ville de Gorzow Wielkopolski ou il comparaît dans une cage en verre, menottes aux poignets et chaînes aux pieds. Il est détenu à la prison de Goleniow. Erdal Gökoglu est en grève de la faim. Il demande la fin de ses mauvais traitements et son rapatriement en Belgique.

Manifestation pour Erdal Gökoglu devant l'ambassade de Belgique à Berlin

Manifestation pour Erdal Gökoglu devant l’ambassade de Belgique à Berlin

Dans l’affaire de la « tentative d’évasion des Cellules de Feu », les autorités grecques ont prouvé à plusieurs reprises qu’elles ne craignaient pas le ridicule. Dernier exemple en date: Athena Tsakalos et Evi Statiri ne peuvent légalement pas se présenter à leur propre procès. Pour la troisième fois, au début de la journée au tribunal, lorsque le juge appelle les deux femmes (parentes de prisonniers de la Conspiration des Cellules de Feu), les avocats de la défense doivent expliquer que les deux femmes sont en liberté conditionnelle. La condition pour Athena est de ne pas quitter son domicile situé sur l’île de Salamine tandis que Evi ne peut s’éloigner à plus d’1km du sien.

Christos et Gerasimos Tsakalos (dont Athena est la mère et Evi est la compagne du second) tous deux accusés dans le procès refusent de laisser le procès commencer dans ces conditions ridicules.

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