Au petit matin du 23 novembre 2014, un distributeur automatique de billet de la Banque du Pirée, square de Canningos (centre d’Athènes) a été incendié. Quatre jours plus tard, tôt dans la matinée du 27 novembre, un engin explosif a été placé devant le siège de la Poste grecque (ELTA) du district de Pefki. Ces actions ont été réalisées en solidarité avec les grévistes de la faim Nikos Romanos et Yannis Michailidis.

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A l’occasion du congrès du Front National à Lyon une importante manifestation a eu lieu. Les arrestations ont commencées avant le début du rassemblement : plusieurs personnes ont été arrêtées après que la police ait fouillé leurs affaires, un bus de paris et un autre d’Allemagne ont été bloqué à l’entrée de la ville. La manifestation a démarré en scandant « Chasse aux immigrés, guerre aux ouvriers, c’est le programme des fascistes mais aussi du Parti Socialiste » Les vitres d’un MacDonald qui avait proposé à la ville de « débarasser la place des Rroms » ont été brisées. Un service d’ordre qui démontait les barricades a dû précipitamment quitté la manifestation et des affrontements ont rapidement éclaté entre les manifestants et la police qui attaquait l’arrière du cortège. La police s’est servie à plusieurs reprises d’auto-pompes, de gaz lacrymogènes et de flashballs, plusieurs manifestants ont été blessés et au moins 17 personnes ont été arrêtées.

Manifestation antifasciste à Lyon

Manifestation antifasciste à Lyon

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Le matin du 17 novembre, deux anarchistes ont été perquisitionnés dans le cadre d’une procédure des ROS (unité spéciale des carabiniers chargée de l’antiterrorisme) suite à l’irruption, le 11 novembre, dans un siège du Parti Démocrate du quartier Corvetto à milan d’une vingtaine de personnes cagoulées qui avaient envahi le local du parti pendant une réunion, déroulant une banderole solidaire où était écrit « Bloquons les expulsions – Non au TAV », allumant des fumigènes et endommageant le lieu.

Le 18, lors des affrontements pendant la procédure d’expulsion de l’espace anarchiste occupé Rosa Nera et du Corvaccio, trois anarchistes ont été arrêtés. Dans la soirée, des vitrines et des banques sont endommagées au cours d’une manifestation non-autorisée vers la prison de San Vittore. Dans la matinée du 19, les trois anarchistes arrêtés pendant l’expulsion sous l’accusation de refus d’obtempérer ont été remis en liberté.

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En représailles à l’assassinat de Rémi Fraisse, le Front de Libération de la Terre a incendié à Bristol un véhicule de la société française GDF (qui travaille sur le nouveau réacteur nucléaire pas très loin, à Hinkley Point). Cette action a eu lieu dans la zone de Long Ashton, où trois voitures de luxe et un véhicule de la compagnie de sécurité OCS ont également été incendiés.

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Cela fait un peu moins de 10 jours que la site de la zone de police de Brabant-Est a été piraté. Un informaticien a découvert des données secrètes sur Internet. Dans cette fuite, on retrouve les matricules des policiers de la zone, avec des informations concernant les maisons vides à surveiller. Le portail de la zone de police en question a bien été piraté: toute la partie « administration » du site est ouverte, dans laquelle on retrouve notamment le planning des interventions, les passages prévus par la police locale… ‘opération menée par les pirates d’Anonymous remonte au 22 novembre et a touché les services de police belge, français et allemand.

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Dans la nuit de lundi à mardi, 28 bus des TEC Liège-Verviers ont été sabotés dans les dépôts de Rocourt, Bassenge, Omal, Geer et Warzée. Ces faits se sont produits alors que le dépôt de Jemeppe était en grève depuis quatre jours et que le mouvement allait s’étendre à une bonne partie du réseau. Des courroies ont été sectionnées, des durites endommagées, des pneus crevés et des capteurs pliés.

Lors de précédentes grèves, des actes similaires avaient déjà été constatés, mais jamais de cette ampleur. Le TEC n’a pas encore estimé le coût des dégâts, mais a déjà porté plainte, comme elle l’avait déjà fait par le passé. Les enquêtes précédemment menées n’ont cependant jamais permis de déterminer l’identité des auteurs.

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La Garde civile a arrêté trois personnes pour « apologie du terrorisme », parmi lesquels un anciens prisonniers des Grapo Suso Cela Seoane, et un avocat des prisonniers de cette organisation Juan Manuel Olarieta Alberdi. Les arrestations ont eu lieu en Galice, à Madrid et La Rioja et les trois sont accusés d’avoir fait l’apologie du terrorisme et appelé à la lutte armée les 22 et 23 ans novembre de l’an dernier à l’occasion d’une conférence anticapitaliste organisé par la Gazte Asanblada de la municipalité de Llodio (Álava) l’an dernier. La troisième personne arrêtée, Aitor Cuervo Taboada, avait déjà été arrêté à une autre occasion pour « apologie du terrorisme ».

Suso Cela Seoane, ancien prisonnier du GRAPO libéré l’année dernière après 23 ans de prison. Il est le frère de José Francisco et Carlos, deux autres membres GRAPO et leur mère, Josefa Seoane, est persécutée pour le soutien apporté à ses fils (elle a été inculpé en mai par la juge de la Cour nationale Santiago Pedraz pour « apologie du terrorisme »).

Suso Cela Seoane

Suso Cela Seoane

Samedi 8 novembre, un hélicoptère de la police a été visé par rayon laser vers 19 heures 15 à Borgerhout, au sud-est d’Anvers. L’appareil volait à basse altitude au profit d’unités de police à terre qui recherchait des cambrioleurs en action. Alors que plusieurs policiers recherchaient les cambrioleurs un adolescent a joué avec un pointeur laser en direction de l’hélicoptère. Le pilote a réussi à éviter l’éblouissement, qui aurait pu s’avérer très vite particulièrement dangereux pour sa vue et le vol. S’est alors engagé une course-poursuite rapide entre l’adolescent et les policiers belges. une fois interpellé il a raconté avoir juste voulu s’amuser sans comprendre l’étendu de son acte. Il a été convoqué devant le procureur du roi.

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La Defensoría Popular est un collectif créé dans les années 2008 par un groupe de travailleurs (avocats, procureurs et étudiants) pour pour défendre pénalement les personnes, les travailleurs, les organisations syndicales ou estudiantines engagées dans les luttes sociales au Chili. Defensoría Popular est présent dans la rue, dans chaque manifestation et dans les tribunaux. Defensoría Popular dénonce l’utilisation de la loi antiterroriste et a démontré l’utilisation de montages policiers dans des procès contre des militants étudiants, syndicaux, sociaux et les Mapuche. Dans le procès « Caso bombas », le collectif a pu démontrer la violation des droits de la défense et dévoiler les montages policiers à l’encontre d’anarchistes arrêtés arbitrairement, séquestrés et déclarés coupables avant que les tribunaux ne disposent des « pièces à conviction ».

Deux de ses membres, avocats, effectuent une tournée en Europe pour présenter son action. La conférence organisée au Pianofabriek, ce vendredi 28, à 19H00 permettra de découvrir ce collectif.

Le 22 novembre, une des deux conférencières, l’avocate membre de la Defensoría Popular, María Ribera, a été détenue à l’aéroport Charles de Gaule de Paris par des policiers français qui n’ayant trouvé aucun motif pour lui interdire l’entrée, ont justifié sa rétention pour des motifs politiques. A sa descente d’avion, les policiers ont retenu son passeport et l’ont conduite dans une salle d’interrogatoire et ensuite dans une cellule, où elle est restée enfermée plusieurs heures. Ils l’ont interrogé sur les motifs de son voyage et disposaient de toute son histoire politique y compris des informations concernant sa détention par la police militaire à l’époque de la dictature de Pinochet.

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Le site de Defensoria Popular

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Deux des suspects, des dockers anversois, nient toute implication dans les affrontements survenus lors de la manifestation. Le troisième, un étudiant, reconnaît quant à lui avoir jeté des pierres ainsi qu’une poubelle. Selon les avocats des suspects, l’enquête concernant leurs clients est achevée et le parquet de Bruxelles demandera vraisemblablement leur renvoi devant le tribunal correctionnel en chambre du conseil. La date n’a pas encore été fixée.

Une centaine de policiers ont été blessés lors des incidents survenus en marge de la manifestation nationale du 6 novembre. Onze véhicules ont été incendiés et 62 autres endommagés. La police a intercepté le jour même 43 personnes dont deux ont été arrêtés judiciairement. Jeudi dernier, la police bruxelloise a encore intercepté 12 personnes. Quatre d’entre elles ont été citées à comparaître en procédure accélérée les 4 décembre et 16 janvier prochains. Cinq personnes ont comparu devant un juge d’instruction, qui a délivré trois mandats d’arrêt et relâché deux personnes.

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