Au total, une trentaine de personnes ont été inculpées suite à la manifestation anti-Poutine du 6 mai 2012 à Moscou. Les poursuites se font sur base de la notion de ‘troubles massifs’ du code pénal russe signifiant ‘atteinte à l’ordre public par une foule, incendie volontaire, destruction de biens, utilisation d’armes à feu, d’explosifs’. Le verdict, qui devait être annoncé vendredi mas qui avait été reporté à aujourd’hui sans plus d’explication, est lourd pour sept des inculpés, une huitième personne écopant d’une peine avec sursis. Les peines prononcées vont jusqu’à quatre ans de camp. Vendredi, près de mille personnes s’étaient rassemblées devant le tribunal, parmi lesquelles le célèbre opposant Alexei Navalny ou encore deux membres des Pussy Riots. Plus de 200 personnes avaient alors été interpellées pour troubles à l’ordre public. Ce lundi, toutes les rues menant au tribunal étaient bloquées, une quinzaine de fourgons étaient stationnés à proximité du tribunal et des unités du ministère de l’Intérieur avaient été mobilisées.

Procès d'opposants russes

Procès d’opposants russes

La Carboneria, squat barcelonais occupé depuis 2008 dans le quartier de Sant Antoni, a été expulsée par la police le mercredi 19. Ce lieu était assez connu dans la mouvance autonome locale car c’était un squat d’activités, proposant de nombreuses activités, notamment une bibliothèque et une zone d’accès libre à internet. Lors de l’expulsion, deux squatters se sont suspendu-e-s depuis les fenêtres du dernier étage, tandis que les policiers envahissaient le bâtiment jusqu’au toit. Dehors, des centaines de policiers bouclaient le quartier (avec les pompiers en renfort), et de très nombreuses personnes affluaient en solidarité, le tout sous la surveillance policière d’un hélico.

Une décision de justice autorisait l’expulsion les lieux, suite à une plainte de la banque Barclays, propriétaire du bâtiment. Après l’expulsion, une manifestation sauvage s’est déroulée, puis une assemblée s’est tenue, et le soir-même, une manifestation de solidarité avec les squatters expulsé-e-s a été organisée et s’est déroulée dans la ville. Environ 2 500 personnes y ont participé. La police a tenté rapidement de disperser les manifestant-e-s, faisant notamment usage d’un camion à canon sonore, provoquant des nausées chez de nombreuses personnes. Plusieurs containers/poubelles ont été renversés et/ou brûlés sur le parcours, les manifestant-e-s ont aussi caillassé des banques et bien sûr des lignes de flics… Des banques ont été taguées et des distributeurs de billets brisés et/ou incendiés. Suite à ces émeutes, deux personnes (âgées de 23 et 26 ans) ont été arrêtées.

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Le juge Ismael Moreno de l’Audience nationale a convoqué ce samedi les experts de la Commission internationale de vérification du cessez-le feu décrété par l’ETA afin de les interroger sur le lieu où se trouvent les membres clandestins d’ETA. La Commission s’est donné pour mission de s’assurer que l’ETA mène à bien le cessez-le-feu, mais n’est pas reconnue par le gouvernement espagnol, qui insiste pour que l’organisation séparatiste mette un terme à son existence sans conditions. Une vidéo diffusée vendredi par plusieurs médias, datée de janvier et tournée dans un lieu inconnu, montrait deux militants de l’ETA, présentant des armes à deux des experts.

Un ancien ministre sud-africain, Ronnie Kasrils, et un ancien responsable gouvernemental britannique, Chris Maccabe, qui a participé au processus de paix en Irlande du Nord notamment, font partie des membres convoqués. M. Kasrils apparaît au côté de M. Mnikkalingam sur la vidéo de l’inspection des armes mises hors d’usage par les deux membres d’ETA. Les trois autres membres de la Commission convoqués par le juge madrilène sont Satish Nambiar, un ancien commandant de l’armée indienne, Aracelly Santana, ancien ambassadeur de l’Equateur à l’ONU, et l’administratrice néerlandaise de la Commission Fleur Ravensbergen.

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De violents heurts ont éclaté lors de la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui a rassemblé de 20 à 30.000 personnes. En milieu d’après-midi samedi, les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles (bouteilles, canettes, bouches d’égout, billes d’acier, fusées de détresse,) et ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau.

Au moins deux engins de chantier ont été incendiés. Des objets ont été lancés sur les caténaires SNCF afin de bloquer la circulation des trains. La vitre d’une agence Vinci, concessionnaire du projet d’aéroport, a été brisée. L’intérieur de l’agence était saccagé, et la devanture couverte de peinture. Des manifestants s’en sont également pris à la mairie, un poste de police et plusieurs magasins du centre-ville. Les incidents ont fait six blessés parmi les forces de l’ordre qui ont interpellé quatre personnes, selon la préfecture de Loire-Atlantique.

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Notre site avait gardé une réserve prudente sur les événements de Kiev (comme sur ceux de Caracas) en raisons de la présence massive, ouverte et dirigeante de forces ouvertement réactionnaires dans les manifestations. Ces événements étaient d’ailleurs largement couverts par les médias officiels.

Comme en Syrie, une partie des forces de la gauche refusent de joindre l’insurrection pour cette raison, voire même soutenir le régime comme le fait l’important Parti Communiste Ukrainien (hériter du vieux parti soviétique) qui a créé un Front populaire antifasciste qui (nous citons) « comprend des représentants de diverses organisations sociales, unies pour lutter contre la menace d’une rébellion fasciste dans le pays ». A l’inverse, mettant en avant le caractère anti-populaire du régime, une partie des forces de gauche se joignent à l’insurrection où elles veulent combattre l’influence fasciste (plusieurs incidents ont opposés des fascistes à des membres de la gauche révolutionnaire place Maidan). C’est notamment le cas des anarchistes. L’un d’entre eux, Sergei Kemskiy, a été tué par balle lors de la fusillade mortelle de la place Maidan.

Sergei Kemskiy

Sergei Kemskiy

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Un des deux hommes arrêtés après des attaques incendiaires à Tarbes et Pau revendiquées par un Groupe d’Action Directe International était jugé ce lundi en comparution immédiate à Tarbes, le parquet antiterroriste de Paris s’étant dessaisi. Après avoir fait une déclaration politique devant les magistrats du tribunal correctionnel, le prévenu a été reconnu coupable de tous les faits reprochés et a été condamné à deux ans de prison ferme. Le parquet avait requis 4 ans et il en risquait 10. Le condamné est un Français de 31 ans. Aucune charge n’a été retenue contre un Espagnol de 39 ans, placé lui aussi en garde à vue la semaine dernière à Pau par la Sous-direction antiterroriste et la direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux.

Le prévenu a notamment déclaré au procès: «Je revendique ces attaques en soutien aux compagnons anarchistes emprisonnés et contre les conséquences des politiques libérales appliquées en Europe. L’ascenseur social ne fonctionne pas. Le capitalisme, ce système féodal dans lequel la vie entière d’un individu est déterminée à la naissance, il est là le vrai terrorisme, quand des familles sont jetées à la rue, quand des parents ne peuvent plus nourrir leurs enfants, quand la dignité humaine est piétinée. Regardez votre terrorisme dans les yeux avant de juger le mien.»

procès attaques incendiaires tarbes

procès attaques incendiaires tarbes

L’ASBL Greenpeace Belgium, son directeur exécutif de l’époque et son ancien directeur de campagne ont été acquittés aujourd’hui jeudi par le tribunal correctionnel de Huy pour l’intrusion de ses membres sur le site de la centrale nucléaire de Tihange en octobre 2006. Dans son délibéré, le tribunal a considéré que « les faits n’étaient pas punissables à l’époque où ils ont été commis ». Le tribunal a suivi l’avocat de l’ASBL et des deux prévenus qui arguait que la loi sur laquelle s’appuyait l’arrêté déterminant les lieux où on ne peut pénétrer avait été abrogé et que la nouvelle loi n’étant pas encore publiée à l’époque, l’arrêté ne pouvait donc sortir ses effets.

Le tribunal a considéré que pour des questions de sécurité juridique en l’absence de cette loi entre 2003 et 2012, il ne pouvait condamner Greenpeace Belgium et les deux prévenus pour ces faits datant de 2006. Au civil, le tribunal s’est déclaré incompétent. Le 25 octobre 2006, des membres de Greenpeace étaient parvenus à pénétrer sur le site de la centrale nucléaire de Tihange. Ils s’étaient hissés sur le dôme renfermant le réacteur nucléaire de Tihange 1 et y avaient peint une fissure et y avaient fait figurer le mot « Périmé ».

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Trois candidats se sont manifestés avant la date limite du 16 février pour diriger la Sûreté de l’Etat, Alain Winants, administrateur général sortant, étiqueté Open Vld, Jaak Raes, directeur du centre de crise, étiqueté CD&V et l’ancien procureur général de Liège Cédric Visart de Bocarmé (CDH). Il y aurait un nombre de candidatures plus important pour le poste d’administrateur adjoint.

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Le 12 juillet dernier la police est intervenue pour vider un immeuble vacant, rue Planterose occupée par des familles sans logis en détresse avec enfants bas âge. Ces personnes ont été expulsées le 16 Juillet suite à une forte médiatisation. Le 19 Juillet, 4 militants du DAL33 sont mis 12h en garde et vue. Leurs logements sont perquisitionnés et leurs effets personnels sont saisis. La garde a vue a été renouvelée le 19 Septembre.

Le Parquet de Bordeaux attaque 5 membres de l’association Droit Au Logement 33 sous prétexte d’une prétendue violation de domicile. Ils encourent 1 an de prison et 15000 euros d’amende. Une première réunion d’organisation du comité de soutien au DAL33 et aux 5 accusés se tiendra le 24 février 2014 à 20h au local 8 rue de la Course 33000 Bordeaux.

dal

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