Une trentaine de personnes ayant été victimes de violences policières ont déjà déposé leur témoignage sur le site Obspol (Observatoire des Violences Policières en Belgique). Vous pouvez visiter le site ici : obspol.be

Le site a d’abord été victime de son succès, puisque 1500 personnes se sont connectées sur le site simultanément lors de la publication du site. La Ligue des Droits de l’Homme (d’où émane Obspol) a depuis renforcé son infrastructure.

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Dans son arrêt rendu jeudi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a confirmé l’ordonnance de non-lieu prise par le juge au bénéfice de quatre policiers. Ceux-ci ont, le 19 mars 2009, tiré au flash-ball en direction de la foule d’une manifestation estudiantine à Toulouse, blessant Joan Celsis à l’oeil. Malgré deux opérations, le jeune homme a perdu la quasi totalité de l’usage de son oeil droit. En octobre 2012, le juge d’instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu parce que l’enquête n’avait pas pu conduire à identifier l’auteur du tir, les quatre policiers se couvrant mutuellement. Cette décision a donc été confirmée. La défense a d’ores et déjà annoncé son intention de se pourvoir en Cassation, car outre la blessure infligée à Joan Celsis par le tir de flash-ball, ‘cet arrêt de la cour donne un quasi blanc seing aux policiers pour faire un usage immodéré de cette arme’.

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De janvier 2007 à décembre 2011, le ministère public a recensé 673 personnes impliquées dans des dossiers qualifiés de terrorisme. Dans plus d’un quart des cas (26,45%, soit 178 suspects), le dossier a été classé sans suite, selon une réponse de la ministre de la Justice à une question écrite d’un sénateur. Sur ces 673 suspects, moins d’un sur dix (62) ont fait de la détention préventive. Onze ont déjà fait l’objet d’une condamnation en correctionnelle et un acquittement a été prononcé. Les charges reprochées le plus souvent sont celles d’organisation criminelle, blanchiment d’argent, trafic d’armes, rébellion, menaces ou comportements suspects.

Succès en fin d’après-midi pour la manifestation organisée par la JOC contre les violences policières et les sanctions administratives communales. Un gros millier de manifestants (plus du double de l’année précédente) avaient répondu à l’appel, parmi lesquels une délégation de notre Secours rouge. La manifestation officielle s’est terminée à la Bourse mais une centaine de manifestants ont tenté de poursuivre boulevard Lemmonier. Trois policiers en civil qui filmaient le groupe ont été pris à partie, ils ont du fuir en panique sous une pluie de projectiles divers (chaise de terrasse, poubelle, pétard, pierre). Un moment de tension s’en est suivit entre manifestants approuvant ou non la chose. Aux dernières nouvelles (20H30) deux cents manifestants restaient place de la Bourse et se dispersaient peu à peu.

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Voici une mise à jour de l’article posté précédemment.

150 personnes ont occupé la Direction Générale des Affaires Economiques et Financières de l’Union Européenne et ont pratiqué une Assemblée Populaire à l’intérieur, tout en remplaçant le drapeau européen par un drapeau « European Spring ».

Plus tard, la police a fait irruption et a arrêté brièvement les 150 occupants venus de Belgique mais aussi de France, d’Italie et d’Allemagne. Après avoir relaché la plupart des manifestants, une trentaine d’entre-eux sont toujours en état d’arrestation. Il semblerait que la police ait pratiqué sur eux des arrestations judiciaires et les aient inculpé de « dégradations ».

La police devant la DG finance à Bruxelles

La police devant la DG finance à Bruxelles

La police devant la DG finance à Bruxelles

La police devant la DG finance à Bruxelles

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Le 27 septembre 2009, un détenu a été battu à coups de pieds et de matraques par deux policiers (qui remplaçaient des gardiens en grève) au moment de la distribution des repas. L’homme, dont la cellule était maculée de sang, avait été transporté inconscient à l’hôpital. Hier, le tribunal correction a rendu son verdict, le juge décidant de ne pas prononcer de peine. Le tribunal a confirmé que les deux policiers avaient eu recours à un usage disproportionné de la violence, mais motive cette suspension de prononcé par le contexte particulier d’une prison en ébullition ainsi que par l’inexpérience des deux inspecteurs au moment des faits. Ceux-ci sont donc établis, mais aucune peine ne sanctionne les deux auteurs.

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Depuis le 18 février, la cour d’assise spéciale de Paris jugeait dix militants se revendiquant de l’ETA. Parmi les accusés, Garikoitz Asiazu, alias ‘Txeroki’, considéré comme l’ancien chef militaire de l’organisation avant son arrestation en 2008. Selon l’accusation, il aurait enlevé et séquestré une famille espagnole afin d’utiliser son camping-car pour une attaque à l’explosif dans une station balnéaire. Jugé coupable, il a été condamné hier à une peine de vingt ans de réclusion criminelle. Trois autres des accusés écopent d’une peine équivalente, et les quatre sont assorties d’une période de sûreté des deux-tiers. Les six autres accusés ont été condamnés à des peines de 8 à 18 ans de prison.

La Ligue des Droits de l’Homme va lancer, à partir du 15 mars, une plate-forme d’informations destinées aux victimes et aux témoins de brutalités policières. Le site sera également un outil de recueil statistique qui pourra fournir des données de base concrète afin d’interpeller les autorités. L’objectif d’ObsPOL est triple: informer les victimes et le public, créer un instrument de contrôle sur les abus de la police et contribuer à faire évoluer les politiques publiques. Un formulaire sera entre autre mis en ligne à disposition des victimes de violences policières afin qu’elles puissent témoigner.

Vous pourrez visitez le site à l’adresse suivante : http://obspol.be Il est pour le moment victime de son succès et régulièrement inaccessible.

EDIT (15 mars): ObsPOL reste victime de son succès. Le site a démarré à minuit et a fonctionné jusqu’à 09h30, avant que le serveur ne saute en raison du trop grand nombre de connexions. Une adresse de secours (83.101.5.54/obspol/index.php) a été mise en place.

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L’ARCEP, l’organe de régulation des télécommunications en France) a déposé hier une requête pour obliger Skype à prendre le statut d’opérateur teléphonique. Si Skype le devenait, il serait forcé de mettre en oeuvres deux choses : la possibilité d’appeler les services d’urgence gratuitement depuis son service, et la possibilité pour les autorités d’utiliser Skype pour mettre sur écoute ses utilisateurs.

Skype, un service de Voix sur IP (VoIP, protocole de transmission de voix par internet) a récemment vu sa popularité explosé. Il s’est d’ailleurs fait racheter dernièrement par Microsoft qui l’a fusionné à son propre service de chat MSN, et l’a incorporé dans les nouveaux produits Microsoft, tablettes, ordinateurs et smartphones. Skype voit donc son nombre d’utilisateurs en constante augmentation et occupe une part auparavant occupée par la téléphonie classique. Le problème pour la police est qu’il n’y a actuellement aucun cadre légal à la mise sur écoute, ni même de cadre technique. En effet, si un agent d’un service de renseignement écoute une conversation sur Skype, le service est mis au courant, et la mise sur écoute n’est donc plus secrète. Le débat sur l’espionnage de la VoIP est en cours au niveau européen depuis 2009.