Un grève illimitée dans la province de Tayacaja, Huancavelica, a été menée parce que la population exige que le gouvernement central de reconnaître le Comité d’organisation de l’Université Autonome de Tayacaja. Les manifestations ont tournés à des affrontements extrêmement violents. Un policier anti-émeute, isolé de ses collègues, a été battu et lapidé jusqu’à l’inconscience par les villageois de la province Tayacaja. Finalement dégagé par ses collègues, il a dû être hospitalisé dans la clinique de Huancayo. 19 autres policiers ont été blessés, l’un d’entre eux pourraient même perdre la vue et devrait être déplacé d’urgence à Lima. En outre, quatre policiers ont été séquestrés par les villageois pendant 10 heures.

Policier lapidé par les habitants de Tayacaja

Policier lapidé par les habitants de Tayacaja

De violents affrontements entre manifestants cagoulés et policiers, avec barricades et voitures incendiées, ont marqué la « journée du jeune combattant » qui commémore à Santiago du Chili, la mort des frères Rafael et Eduardo Vergara Toledo lors d’une manifestation contre la dictature de Pinochet le 29 mars 1985. Les affrontements ont été particulièrement violent dans le quartier ouvrier de Villa Francia, où sont morts les frères Vergara. A plusieurs reprises, les policiers ont dû se réfugier dans les véhicules blindés pour éviter d’être touché par les projectiles. Des affrontements ont aussi eu lieu dans les quartiers de à San Bernardo, Lo Hermida, La Pincoya, Lo Espejo et Maipú.

A Santiago et dans la municipalité de La Pintana, des policiers ont essuyés des coups de feu. On a également signalé des barricades et des troubles dans la ville de Concepción, situé 515 kilomètres au sud de Santiago. Pendant la journée, des centaines de personnes ont été empêchées d’employer des transports en commun dans la capitale chilienne: de nombreux conducteurs ayant refusé de prendre le volant pour ne pas s’exposer aux cocktails Molotov des manifestants masqués.

Affrontements à Santiago pour la

Affrontements à Santiago pour la

Le procureur de la Colombie a mis en accusation cinq dirigeants de l’ELN, à savoir Nicolas Rodríguez Bautista, Eliecer Herlinton Chamorro Acosta, Antonio García; Israel Ramírez Pineda, Rafael Sierra Granados, et Gustavo Anibal Giraldo Quinchia. Le dossier porte essentiellement sur les attaques contre les oléoducs mais, mais le procureur étudie également un certain nombre d’autres faits attribués à l’ELN, avec 15.741 enquêtes ouvertes. Cette mise en accusation est interprétée comme une volonté d’une partie de l’appareil d’état de torpiller les négociations de paix entre l’ELN et le gouvernement colombien, alors qu’un premier accord était annoncé pour les semaines à venir.

Propagande de l'ELN

Propagande de l’ELN

Des groupes de manifestants masqués porteurs de drapeaux rouges et noirs ont provoqué des incidents au cours de la marche à Córdoba, en commémoration du 40e anniversaire du coup d’Etat militaire du 24 mars 1976. Les manifestants ont dévasté un McDonald, endommagé des succursales bancaires, caillassé des policiers, tiré des engins pyrotechniques et mis le feu à un drapeau américain.

Les incidents à Córdoba

Les incidents à Córdoba

Un commandant de l’ELN connu sous le nom de guerre de ​​ »Danilo », qui dirigeait la compagnie «  »Luciano Ariza » de l’ELN, a été tué dans une opération conjointe de l’armée et de la police dans la municipalité de Villanueva (La Guajira). Une femme a été capturée dans la même opération. « Danilo » était sous le coup de six mandats d’arrêt pour enlèvements, extorsion et assassiner. Il aurait été l’un des responsables de plusieurs attaques contre les forces de sécurité à La Guajira et Cesar.

Militaires portant la dépouilles de

Militaires portant la dépouilles de

Un caporal de l’armée colombienne, prisonnier de la guérilla de l’ELN depuis le 3 février, a été libéré hier dimanche dans le nord-ouest du pays. Ce même dimanche, un policier circulant en moto est tombé sur un barrage de l’ELN dans la petite ville de Tiquisio, dans la province de Bolivar. Capturé par les guérillero, il a été emmené par eux.

Guérilla de l'ELN

Guérilla de l’ELN

A l’occasion d’une journée nationale de grève générale et de protestation contre la politique économique du gouvernement, les syndicats colombiens avaient organisés plusieurs cortèges dans la capitale dont plusieurs ont convergé Plaza Bolivar. Près de 15.000 personnes ont participés aux manifestations. A la fin des manifestations, de violents incidents ont éclatés entre manifestants et police anti-émeute (ESMAD). 2500 policiers, appuyés par des arroseuses blindées, sont intervenus. 15 personnes ont été arrêtées. D’autres incidents ont eu lieu à Medellin.

Plaza Bolivar, à Bogota

Plaza Bolivar, à Bogota

Cinq guérilleros de l’ELN ont tués lors d’une opération militaire dans le Munguidó. L’affrontements a eu lieu dans un zone rurale de la municipalité de Litoral del San Juan, dans le département du Chocó. Les guérilleros appartenaient à la compagnie « Nestor Tulio Durán » qui fait partie du front « Ernesto Che Guevara ». Les militaires ont récupérés deux fusils, quarante grenades, un lance-grenades, des munitions et des équipements.

Le département du Choco

Le département du Choco

La militante écologiste et indigène hondurienne Berta Caceres, dirigeante du Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras (COPINH), a été assassinée jeudi dans sa ville natale de La Esperanza, à environ 200 km au nord-ouest de Tegucigalpa. Deux hommes encagoulés sont entrés par l’arrière de la maison où elle dormait. Elle s’est levée en entendant du bruit et a tenté de résister aux deux hommes. Ces derniers lui ont alors fracturé un bras et une jambe avant de tirer sur elle à huit reprises au moins. Berta Caceres avait été menacée par l’armée, la police et les paramilitaires quand elle avait pris la défense du Gualcarque, un fleuve du département de Santa Barbara (nord-ouest), où une entreprise chinoise voulait construire un barrage hydroélectrique menaçant de priver d’eau des centaines d’habitants. Des milliers de personnes ont assisté samedi aux cris de « Justice ! Justice ! », à l’enterrement.

 Berta Caceres

Berta Caceres