Les guérilleros de l’Armée du Peuple Paraguayen (Ejército del Pueblo Paraguayo, EPP) ont tué deux policiers le 14 juillet dans le cadre de ce qui semblait être une vaste embuscade contre les forces de sécurité, puisque de puissants IED ont été retrouvés à proximité de l’attaque. Les deux sous-officiers ont été mitraillés alors qu’ils patrouillaient le long d’une route de campagne près de la ville frontière de Capitan Bado, proche du Brésil.

Le 17 juillet, une autre embuscade de l’EPP a coûté la vie à trois policiers dans la forêt de Yaguareté. Les victimes sont un chef de police et deux sous-officiers. Un homme identifié comme Alberto Duarte a été arrêté le même jour dans le nord du pays. Il est accusé d’être membre de la logistique de l’EPP et a été arrêté à environ deux kilomètres de l’endroit de l’embuscade du 14 juillet.

La scène de l'embuscade du 17 juillet

La scène de l’embuscade du 17 juillet

Un policier militaire a été tué et trois autres blessés dans une embuscade tendue par les guérilleros de l’ELN dans le village de Mararabe, à huit kilomètres de la ville de Tame, (département d’Arauca). Les soldats appartenant à la Brigade mobile des Carabiniers se rendaient à une alerte signalée sur la signe téléphonique d’urgence quand ils ont été pris sous le feu d’armes automatiques. Après l’attaque, les trois blessés ont été soignés à l’hôpital de San Antonio, à Tame, puis transférés en avion-ambulance à Bogota.

Le lieu de l'embuscade à Mararabe

Le lieu de l’embuscade à Mararabe

Trois nouvelles attaques ont été attribuées aux FARC à quatre jours d’une trêve unilatérale que la guérilla a promis d’observer, dans le cadre du dialogue de paix. La première attaque est survenue à l’aube aujourd’hui dans la région de Cauca, où les guérilleros du Front 39 s’en sont pris au poste de police d’El Mango. Dans la deuxième attaque, des guérilleros ont activé une charge explosive près de la voie Panaméricaine, coupant la voie pendant plusieurs heures. Enfin, une troisième attaque a eu lieu quand des membres du Front 48 des FARC ont activé un IED contre l’oléoduc trasandin, dans une zone rurale de la région de Nariño, frontalière avec l’Equateur.

Le commissariat d'El Mango attaqué par les FARC

Le commissariat d’El Mango attaqué par les FARC

Le procureur général de Colombie a annoncé aujourd’hui qu’au second semestre de cette année, le parquet se préparait à énoncer les premières mises en examen pour crimes de guerre contre l’état-major et le secrétariat des FARC pour « crime de guerre ». Les FARC seraient accusées d’avoir miné un territoire indigène et d’avoir procédé au recrutement forcé de mineurs. Les négociations de paix entre les FARC et le gouvernement ont réglé trois des six points figurant à l’ordre du jour, mais le problème le plus épineux demeure celui de la justice transitionnelle devant s’appliquer aux démobilisés, les FARC refusant un accord impliquant de la prison pour les guérilleros. Avant-hier, les FARC avaient annoncé une trêve unilatérale d’un mois.

Les délégations des FARC (à gauche) et du gouvernement (à droite) à La Havane

Les délégations des FARC (à gauche) et du gouvernement (à droite) à La Havane

La ville de San Francisco de Macoris, en République dominicaine, a été le théâtre d’affrontements entre grévistes et policiers. La grève générale, qui a commencé jeudi à six heures, a pour revendication la démission du maire. Celui-ci passe en procès pour avoir détourné des millions à la municipalité. Les grévistes exigent également le respect d’une série de promesses comme la construction d’un l’hôpital, d’une route, et une distribution d’électricité 24 heures par jour. Les policiers ont tiré à la chevrotine, blessant un jeune manifestant, tandis qu’ils se faisaient caillasser. Tous les commerces de la ville ont fermé leurs portes et on a observé une baisse de 90% de la circulation automobile dans le centre-ville, alors que les transports publics étaient paralysés.

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Hier 9 juillet, le Pérou était traversé de manifestations, de blocus routiers et d’arrêts de travail suite à l’appel à la grève nationale lancé par les principaux syndicats péruviens contre la politique économique du gouvernement. La Confédération générale des travailleurs (CGTP) et d’autres organisations, appelle également à des mesures contre la corruption et l’impunité et des solutions à l’insécurité. A Lima, les manifestants se sont rassemblés dès les premières heures en 16 points situés à la périphérie de la ville, pour converger place Dos de Mayo, à une concentration dans l’intention d’exprimer leur mécontentement avec le palais du gouvernement. 5.000 policiers gardaient les abords du palais présidentiel.

Dans la ville de Chiclayo (nord du Pérou), les manifestants ont bloqué un pont. Ils ont affronté la police puis ont manifesté en ville. Dans la ville andine de Cusco, un important pont a également été bloqué, et les services de transport urbain et d’autres activités ont été paralysés. A Huancayo, un manifestant a perdu trois doigts dans l’explosion d’un dispositif pyrotechnique qu’il s’apprêtait à lancer. Là aussi, un important pont a été bloqué, provoquant l’intervention de la police avec des gaz lacrymogènes. A Loretto, la principale ville de l’Amazonie péruvienne, une manifestation de masse à tourné à l’émeute et la police a arrêté quatre manifestants. Deux autres manifestants ont été blessés. Dans la ville d’Ica, à 300 kilomètres au sud de Lima, la route panaméricaine menant à la capitale a été bloquée, puis débloquée par la police qui a usé de gaz lacrymogènes.

Arrestations à Huancayo

Arrestations à Huancayo

La police anti-terroriste péruvienne a arrêté deux personnes qui auraient été envoyées par le PCP-SL pour réorganiser ses forces dans le Huallaga. Ces arrestations surviennent peu après la levée de l’état d’urgence dans la région. Une des personnes arrêtées a été identifiée, il s’agit de Jamais Cabanillas. Ils ont été transférés à Lima.

14 membres présumés du réseau de guérilla urbaine de l’ELN, qui serait responsable d’attaque à la bombes le 2 juillet, ont été arrêtés. Le 2 juillet en effet, deux attentats contre l’institution financière PORVENIR avait fait 10 blessés. Parmi les personnes arrêtées, le commandant des unités urbaines de l’ELN, connu sous l’alias « El Profe». Des documents et des uniformes ont été saisis.Par ailleurs, une patrouille de huit policiers a été attaqué à l’arme automatique par l’ELN dans la ville de Norosí, au sud de la province de Bolivar. Les policiers ont répliqué et la fusillade a duré entre 10 et 15 minutes. Aucune perte n’a été signalée.

Un des deux sièges de PORVENIR attaqués par l'ELN

Un des deux sièges de PORVENIR attaqués par l’ELN

Joaquin Sorianello, chercheur en sécurité informatique a découvert une faille permettant à un assaillant de faire passer son ordinateur pour une des urnes électroniques utilisée lors des élections municipales de ce dimanche 5 juin à Buenos Aires. Cette fausse urne pouvait envoyer ses propres résultats au serveur central qui agrégeait la totalité des résultats. La faille était plutôt simple : les certificats SSL étaient à la disposition de tous. Ce sont ces certificats qui sont censés permettre aux urnes de communiquer avec le serveur centra de façon sécuriséel. Le chercheur a d’abord contacté la firme (privée) qui s’assurait seule du vote électronique, celle-ci ne donnant pas de réponses, Joaquin a rendu sa découverte publique et a rapidement reçu la visite de la police qui a saisit la totalité de son matériel informatique.

D’autres chercheurs ont démontré samedi, la veille du vote, que les bulletins (des bulletins papiers équipés de puces RFID) pouvaient aisément être contrefaits. Un attaquant avec un smartphone équipé d’une puce NFC (Communication en Champs Proche) pouvait donc théoriquement voter autant de fois qu’il le souhaitait. A nouveaux, pas de détection possible. Cette découverte ayant été ignorée : les hackers ont démontré en vidéo qu’ils pouvaient utiliser cette faille très facilement (voir la vidéo plus bas). Une université avait été chargée d’auditer le système de votes électroniques et n’a trouvé aucune de ces énormes failles informatiques.

La prisonnière anarchiste Nataly Casanova a été punie lors de son passage au tribunal le 25 juin dernier, elle s’est vue interdire les visites pour deux jours. Quant à ses co-accusés, Juan Flores n’a pas encore eu son audience (il est probable qu’il soit également privé de visite), Guillermo Durán est en résidence surveillée et Enrique Guzmán est toujours en prison à Santiago, sa détention à domicile ayant été révoquée le 9 juin dernier.

Notre article sur la grève de la faim de Nataly, Juan, Guillermo et Enrique.. Notre article sur l’arrêt de la grève, le 7 juin dernier.

Nataly Casanova

Nataly Casanova